Altars of Fab’ Death

Necrophobic : Bloodhymns

BloodhymnsSuite au démoniaque The Third Antichrist, Necrophobic retourne aux Sunlight Studios en novembre 2001 pour l’enregistrement de Bloodhymns, son quatrième effort. Celui-ci marque le départ de Martin Halfdan, remplacé au pied levé par Johan Bergebäck, ainsi que la séparation du groupe avec son label Black Mark, qui durant toutes ces années, n’a pas effectué une promotion à la hauteur de son talent. Hammerheart, sa nouvelle écurie, met alors le paquet sur le nouvel album sortant en mars 2002, à commencer par le superbe livret accompagnant le CD.

Reprenant la recette de Darkside & The Third Antichrist, Necrophobic balance un death black très personnel et particulièrement saisissant. Les rythmiques de Sterner et les riffs de Ramstedt / Bergebäck, diablement tranchants, contrastent avec l’atmosphère noire et satanique dégagée par les vocaux possédés de Sidegard et le son très froid des guitares. Toute la haine du groupe est admirablement retranscrite, à l’image du joyau Dreams Shall Flesh, fait de riffs lacérants et d’harmonies poignantes.

Parallèlement à sa hargne considérable, Necrophobic possède un sens de la mélodie étonnant ; il sait ainsi judicieusement ralentir la cadence, dégageant dans ces moments une intensité considérable, depuis les ambiances pesantes de Morningsoul jusqu’à la beauté noire de Roots Of Heldrasill. Tomas Skogsberg signe enfin une production manquant d’épaisseur au premier abord, mais apportant en revanche un son incroyablement glacial, servant admirablement le death black nordique du quatuor suédois.

Dans la continuité des deux précédents albums, Bloodhymns est une oeuvre d’une qualité irréprochable, dégageant une essence satanique et une froideur remarquables. Une fois encore, Necrophobic réussit le parfait mélange entre toute l’incision du death metal et les atmosphères sombres du black metal

Fabien.

> - Les chroniques -, Necrophobic — admin @ 2:00 am

January 1, 2002

Necrophobic : The Third Antichrist

The Third AntichristEnregistré entre décembre 1998 et mai 1999 aux Sunlight Studios de Stockholm, The Third Antichrist est un album important dans la carrière de Necrophobic, s’agissant de la première réalisation composée en l’absence de David Parland, ancien leader de la formation. Fidèle à son label Black Mark, le combo suédois sort ainsi son nouvel effort en ce mois d’octobre 1999.

Empruntant les accents death de Nocturnal Silence et les ambiances black de Darkside, The Third Antichrist est l’osmose parfaite entre les deux styles. Malgré l’absence de Parland, le quatuor suédois s’en sort haut la main dans l’art de l’écriture, en composant des morceaux remarquables, violents et mélodiques, à l’aura démoniaque indescriptible. Des riffs assassins d’Into Armageddon, jusqu’aux mélodies sombres d’Isaz, en passant par les solos magnifiques de Frozen Empire, Necrophobic oppose ainsi judicieusement une atmosphère infernale à une beauté noire des plus envoûtantes.

Captant brillamment la violence rythmique de Sterner, les riffs tranchants d’Halfdan / Ramstedt et la voix possédée de Sidegard, Tomas Skogsberg dote également l’ensemble d’un son clair et agressif. En ajoutant enfin son concept ultra satanique, avec son livret CD brûlant dans les mille feux de l’enfer, l’album dégage vraiment une force obscure impressionnante.

D’une essence purement diabolique, The Third Antichrist assène donc un death black intense et profond, montrant Necrophobic plus déterminé que jamais. Mais une fois encore, le manque de soutien de Black Mark ne permet pas au groupe se faire suffisamment entendre, malgré sa personnalité et ses qualités indéniables.

Fabien.

> - Les chroniques -, Necrophobic — admin @ 5:15 am

January 1, 1997

Necrophobic : Darkside

DarksideRetour en 1996, où David Parland quitte Necrophobic peu après l’enregistrement du mini CD Spawned By Evil, pour rejoindre Dark Funeral. Le groupe, ayant déjà dû affronter le départ du chanteur Anders Strokirk en 1993, se voit dès lors amputé de son compositeur principal qui, fort heureusement, a largement contribué à l’écriture des titres de ce second album. Le groupe recrute ainsi Sebastian Ramstedt (ex-Morpheus) en renfort de Martin Halfdan, tandis que Tobias Sidegard, bassiste de son état, assure désormais le chant depuis Spawned By Evil.

Fort d’un line up désormais stable, Joakim Sterner et ses acolytes rentrent donc au studios Sunlight sous la houlette de Tomas Skogsberg, pour l’enregistrement de Darkside, sortant en ce début d’année 1997, avec à la clé, une superbe pochette du célèbre Kristian Wahlin (alias Necrolord), le Dan SeaGrave suédois. Ce nouvel effort, à la patte Necrophobic certes indéniable, montre toutefois le groupe délaissant le death metal typiquement scandinave du culte Nocturnal Silence, pour des accents black plus prononcés, se rapprochant de combos tel que Dissection ou Dark Funeral.

Le climat de l’album est en effet froid et sombre, notamment au niveau du son des guitares particulièrement glacial. Malgré une production un peu creuse, les titres dégagent néanmoins une atmosphère et une intensité remarquables, à l’image des excellents Bloodthirst & The Call, ou encore de l’instrumental Nifelhel et de son riff principal envoûtant.

Disque de Necrophobic aux influences black les plus marquées, Darkside s’inscrit parmi les passerelles incontournables entre le death et le black, au même titre que The Somberlain de Dissection. L’album contient en effet nombre de classiques plaçant le quatuor suédois parmi les groupes phares évoluant à la frontière de ces deux styles.

Fabien.

> - Les chroniques -, Necrophobic — admin @ 1:15 am

Necrophobic : The Nocturnal Silence

The Nocturnal SilenceEn 1992, Necrophobic est un nom quasi culte dans l’underground, grâce à son EP The Call, décidant l’écurie Black Mark à signer le groupe. Le label envoie dès lors son poulain aux Sunlight Studios ce mois de mars 1993, et commercialise son premier effort, The Nocturnal Silence, en août de cette même année. Mais à l’époque, malgré la présence d’un gros label, l’album est particulièrement dur à trouver, ne l’empêchant pas de connaitre rapidement une importante reconnaissance dans le milieu, et une acclamation dans la presse spécialisée.

Il faut dire que Nocturnal Silence est particulièrement diabolique et ce, dans tous les sens du terme, avec une pochette, un concept et des paroles d’inspiration très sataniste, rapellant un certain Deicide. La musique est très fluide, bénéficiant d’une rythmique hyper carrée et d’un niveau technique étonnant. Chaque titre, exécuté sur des riffs incisifs et terriblement percutants, est souvent soutenu par une guitare sombre & mélodique, sonnant dès lors de façon très intense, à l’image des redoutables Ancient Gates et Sinners Burn.

De plus, d’envoutantes intros aux claviers, au début d’Awakening et de Nocturnal Silence, ainsi que des solos délicieusement sombres, renforcent cette magie noire qui se dégage de l’album. La voix hyper profonde d’Anders Strokirk, tout simplement phénoménale, s’ajoute enfin à cette aura si satanique. Pour courronner le tout, Tomas Skogsberg signe un de ses meilleurs enregistrements, d’une profondeur et d’une clarté exemplaires, permettant de restituer la puissance et l’essence même de chaque composition.

En 1993, Necrophobic sort un pur classique du death metal, avant de virer au black/death, rappelant à tous ce que le mot riff veut dire, à une époque où l’on commence pourtant à penser que le meilleur du death est déjà derrière. The Nocturnal Silence représente en effet, ni plus ni moins, le meilleur de Necrophobic à ce jour, à rajouter impérativement dans toute discothèque death métal qui se respecte.

Fabien.

> - Les chroniques -, Necrophobic — admin @ 10:15 am

January 1, 1993