Altars of Fab' Death

Necrosanct : Desolate

Necrosanct : DesolateUne année après le terrible Incarnate, Necrosanct rejoint Rex aux Montezuma Studios de Stockholm, pour les sessions de Desolate, son troisième méfait. Fidèle à son death grind caverneux, le quatuor britannique ne fléchit pas d’un pouce, demeurant dans un trip d’une barbarie incroyable.

Les tapageurs Bleed et Reprisal plantent de suite le décor, sur les rythmiques effrénées de Finlay, la basse ronflante de Ant, les guitares féroces du duo Cal / Chris, et leur soli endiablés. Les vocaux de Ant enfoncent alors le clou, grâce à leur brutalité à toute épreuve. L’auditeur doit alors attendre les redoutables Plagued Mind et Darkest Fears, pour se reposer quelques peu les tympans, grâce à leur structure (un peu) plus middle tempo.

Necrosanct améliore également ses ambiances, qui se font plus lourdes et plus oppressantes, à l’image de l’excellent titre éponyme Desolate, clôturant royalement l’album. Doté de surcroît d’une production puissante et rugueuse au possible, le death grind des anglais dévaste ainsi tout sur son passage, ne laissant au final qu’une poignée d’irréductibles survivants.

Véritable phénomène du death des années 90’s, Necrosanct confirme largement sa place parmi les groupes les plus sauvages et les plus roots de son époque. D’une qualité équivalente à son prédécesseur, Desolate ravira ainsi les fans les plus durs et les plus acharnés, mais révèlera parallèlement tous les trésors de subtilités qu’il renferme, au-delà de sa violence pourtant si déconcertante.

Fabien.

> - Les chroniques -, Necrosanct — admin @ 2:00

7 janvier 2008

Necrosanct : Incarnate

Necrosanct : IncarnateA l’antithèse de la musique douce, figure incontestablement Necrosanct, plutôt synonyme de bourrinage dévastateur. Le quatuor se forme en Angleterre, et sort rapidement son premier album, le maladroit Equal In Death, attirant néanmoins l’attention de Black Mark, qui ajoute alors le groupe à son catalogue deathmetal, aux côtés de Cemetary et Seance, fraichement signés. Le contrat débouche ainsi sur la sortie d’Incarnate à l’été 1992, brillamment mis en valeur par son illustration, avec sa chimère en décomposition.

Necrosanct jette en pleine face un death caverneux et particulièrement violent, construit autour de blasts, de riffs diablement tranchants et de soli furieux à grand coup de vibratos, sur lesquels s’ajoutent les grunts terrifiants d’Ant Ryan. Le groupe ne ressemble à aucun autre, emprutant à la fois la pureté du death d’Immolation et la folie grind de Napalm Death, mais avec son caractère unique et déjanté.

Depuis le chaos des incroyables Ritual Act et Ominous Despair, jusqu’aux riffs terrassants d’Undeath Dead Dying et de Solace, Incarnate déblaye ainsi tout sur son passage. Pourtant, au-delà d’une telle déferlante de brutalité, Necrosanct maîtrise formidablement son death grind sans concession, ralentissant parfois la cadence, pour asséner alors une rafale de riffs achevant les derniers survivants de son attaque sonore.

S’illustrant parmi les formations les plus bestiales du débuts des années 90, Necrosanct ne se fixe aucune limite, balançant son death anarchiste, en se moquant éperdument des codes et des standards du moment. Bénéficiant d’une production de Boss puissante, rugueuse et cristalline, Incarnate symbolise ainsi à lui seul l’essence même de la brutalité la plus pure et la plus primaire.

Fabien.

> - Les chroniques -, Necrosanct — admin @ 2:00

18 décembre 2007