Altars of Fab' Death

Necrosanct : Desolate

Necrosanct : DesolateUne année après le terrible Incarnate, Necrosanct rejoint Rex aux Montezuma Studios de Stockholm, pour les sessions de Desolate, son troisième méfait. Fidèle à son death grind caverneux, le quatuor britannique ne fléchit pas d’un pouce, demeurant dans un trip d’une barbarie incroyable.

Les tapageurs Bleed et Reprisal plantent de suite le décor, sur les rythmiques effrénées de Finlay, la basse ronflante de Ant, les guitares féroces du duo Cal / Chris, et leur soli endiablés. Les vocaux de Ant enfoncent alors le clou, grâce à leur brutalité à toute épreuve. L’auditeur doit alors attendre les redoutables Plagued Mind et Darkest Fears, pour se reposer quelques peu les tympans, grâce à leur structure (un peu) plus middle tempo.

Necrosanct améliore également ses ambiances, qui se font plus lourdes et plus oppressantes, à l’image de l’excellent titre éponyme Desolate, clôturant royalement l’album. Doté de surcroît d’une production puissante et rugueuse au possible, le death grind des anglais dévaste ainsi tout sur son passage, ne laissant au final qu’une poignée d’irréductibles survivants.

Véritable phénomène du death des années 90’s, Necrosanct confirme largement sa place parmi les groupes les plus sauvages et les plus roots de son époque. D’une qualité équivalente à son prédécesseur, Desolate ravira ainsi les fans les plus durs et les plus acharnés, mais révèlera parallèlement tous les trésors de subtilités qu’il renferme, au-delà de sa violence pourtant si déconcertante.

Fabien.

> - Les chroniques -, Necrosanct — admin @ 2:00

7 janvier 2008