Altars of Fab' Death

Opeth : My Arms, Your Hearse

Devenue cette icône aussi incontournable qu’atypique, Opeth semble décidement s’inscrire dans une logique d’exigence musicale continuelle, condamné qu’il est par l’excellence de ces deux premiers albums, Orchid et Morningrise. Raisonnablement, les suédois ne peuvent pas reproduire l’exubérance progressive de Morningrise, et ce pour de multiples raisons. L’étendue de leur potentiel n’est plus à démontrer, du moins plus par l’abondance et la profusion stylistique, et la double tête pensante Akerfeldt / Lingren en étant pleinement consciente, My Arms, Your Hearse se doit naturellement d’afficher un certain détachement musical vis à vis de son prédécesseur, sans mettre en péril la personnalité du groupe.

Si la transition et l’évolution sont dans l’air du moment, différents évènements extérieurs y contribuent… Opeth voit son line-up évoluer en profondeur, suite au départ complet de sa section rythmique, et prend sa forme « historique ». C’est ainsi que le groupe, pourtant figure emblématique du death suédois, se voit renforcé de deux nouveaux membres… uruguayens (Martin Lopez à la batterie, rejoint peu de temps après par son ami Martin Mendez le bassiste, trop tard cependant pour participer à l’enregistrement). C’est donc un trio qui prend le chemin des Studios Fredman courant 97 pour entreprendre ce nouveau projet.

Musicalement, My Arms, Your Hearse constitue bien un changement relativement marqué, immédiatement révélé par le nombre plus important de morceaux présents sur le disque, parallèlement accompagné d’une nette réduction de leur durée moyenne. Aucun titre ne dépasse les dix minutes. Cette tendance se retrouve à l’échelle des compositions. Après le bien nommé Prologue ponctué d’une poignée de notes au piano – augurant au passage d’une ambiance toujours aussi peu joviale -, April Ethereal révèle très vite la teneur de l’album et ses orientations stylistiques. Si les premiers thèmes du morceau, furieux et sombres, présentent une face particulièrement froide et brutale d’Opeth, que l’on ne connaissait pas aussi marquée (les growls plus caverneux d’Akerfeldt, les riffs élégants et incisifs des guitares appuyées par une rythmique de fer), l’enchaînement avec les habituels passages aériens et mélodiques se fait à la fois avec plus de fluidité, mais aussi moins de variété et de ruptures à foison.

Pour être plus précis, on ressent nettement l’allègement des structures et des variations, April Ethereal (pour rester sur cet exemple aussi brillant que significatif) présente une certaine homogénéité de tempo, un emploi plus parcimonieux des breaks acoustiques, et enfin une ligne mélodique plus épurée. Bref, presque neuf minutes d’un condensé d’Opeth, toujours habité de la même force et de la même richesse, mais sous une forme plus directe, exacerbant les contrastes. L’émotion est aussitôt là, jaillissant sans réel préambule…

En suivant scrupuleusement le même schéma, et en restant sur la même excellence, When incarne le meilleur de l’album. Notes acoustiques superbes, alternant violemment avec les accents colériques où Martin Lopez prouve sa polyvalence. La construction est toujours savamment complexe, en préservant des plages unitairement cohérentes, le tout en transitions aussi habiles que marquées. L’oscillation des sentiments, entre virulence et désespoir, ne quitte pas le spectre de la noirceur, même lors de ce lancinant final au chant clair, dont l’harmonie apaisante ne débouche que sur l’ombre. When, où la première preuve que le génie d’Opeth peut s’accomoder d’une certaine sobriété.

Après vingt minutes de haute volée, la suite donne curieusement la sensation de devenir plus laborieuse. Non pas que The Amen Corner ou Karma soient de mauvais titres, mais à plusieurs reprises la musique d’Opeth devient étonnament rêche, les changements de rythme moins cohérents, la simplification des riffs trop radicale. Même si, le temps de Demon Of The Fall, on voit défiler un court instant l’ombre séduisante et phantasmagorique d’Orchid, ses guitares enchevêtrées et son atmosphère naturaliste ensorcelante, la seconde partie du disque reste plutôt en retrait.

On sent à ce titre toutes les limites du moment du groupe, dans sa quête d’évolution. Non pas que le talent des Suédois se soit évanoui, mais la simplification des structures et la froideur de l’ensemble manque quelque peu de corps et de liant. On le sent par ailleurs dans l’interprétation de Credence, morceau acoustique qui affirme sans détour l’influence assumée du rock progressif des années 70. Opeth ose, assume, mais n’est pas encore à ce niveau de maîtrise et d’inspiration qui sera le sien dans les disques à suivre.
Dans la même veine, tel un message sans détour pour l’avenir, l’album se clôt par un morceau à l’inspiration pink-floydienne (déjà…), mais cette fois ci d’une beauté à pleurer.

Un signe fort à l’encontre de ses fans, qui peuvent désormais s’attendre au meilleur, dès lors qu’Opeth sera en mesure de rééditer la performance de manière complètement aboutie, ce qui ne tardera pas. Sans perdre de vue que des albums de transition de ce tonneau, ils ne sont pas légion…

Eulmatt (www.metal-blogs.com/eulmatt).

Dernier album de la « trilogie Candlelight » (telle que je la nomme personnellement), My Arms est une réalisation plus compacte, moins progressive, que ses deux aînées, demeurant à ce titre un poil moins ambitieuse, même si l’on ressent cette volonté d’Opeth de tendre vers des influences prog’rock & seventies plus marquées. En outre, bien que de très bonne facture, évidemment, My Arms ne contient pas, à mon humble avis, le même degré émotionnel que le somptueux Morningrise. Fabien.

> - Les guests -, Opeth — fabien @ 4:45

12 janvier 1998

Opeth : Morningrise

L’heure de la confirmation a déjà sonné. Grâce à Orchid, Opeth s’est ouvert les portes d’un univers artistique paraissant sans limites. Par la même occasion, il a généré une attente fiévreuse au sein d’un monde du metal interloqué par le phénomène. N’ayant pas tout dit sur Orchid, Opeth décide de poursuivre allègrement dans cette même veine, sauf que la réussite de leur premier opus leur permet d’aller plus loin dans la démesure. Et c’est donc par le biais de compositions plus longues et copieusement progressives que les Suédois entament la création de Morningrise.
Au travers de cette voie résolument ambitieuse, Opeth se singularise un peu plus.

C’est ainsi qu’Advent, le premier morceau, crée résolument une fracture rédhibitoire entre la frange la plus passionnée des fans d’Opeth, et celle plus hermétique des amateurs d’un metal plus direct, qui ne se retrouvent plus dans cet univers pointu, ardu et trop complexe. Faisant résolument parti de la première faction, je confirme combien il est regrettable de s’arrêter à une première écoute qui il est vrai peut apparaître presque pénible. Toutefois, il est à noter que Morningrise est bâti sur une construction allant du plus complexe au plus épuré, ce qui peut encourager les plus sceptiques à ne pas décrocher. Au combien ils ne le regretteront pas.

Nous reviendrons sur le cas Advent à la fin de la chronique. Enchaînons plutôt sur l’incroyable The Night And The Silent Water…peut être dans l’esprit le morceau le plus doom de toute la discographie d’Opeth. Quasiment tout au long de ce titre, le tempo reste plombé, très lent. Autour de cette rythmique étonnamment nonchalante, mais jamais pesante, les instruments à cordes déploient toute leur richesse, alternant parties saturées essentiellement basées sur des lignes mélodiques très élégantes, et des pauses acoustiques plus légères, le tout gardant une forte empreinte mélancolique, qui fait la cohérence et le sens artistique du morceau. Puis vient enfin l’apothéose dans les deux dernières minutes, avec le retour du thème initial légèrement revu, amenant un surplus émotionnel absolument génial.

Nectar, plus varié et pluriel, puise davantage dans les passages plus intransigeants où le guttural d’Akerfeldt et la double pédale viennent renforcer l’aspect massif et monumental de la musique, qui pour le reste s’appuie toujours sur les constructions guitaristiques imbriquées et sur une basse décidément fondamentale, dans son rôle de liant mélodique indispensable à la cohérence du jeu complexe des guitares. Les breaks acoustiques se font ainsi plus abrupts et surprenants, et l’on sent qu’à aucun moment Opeth ne veut perdre la maîtrise du tempo et de l’atmosphère, multipliant les enchaînements et les ruptures. Il en résulte une désorientation qui perturbe de prime abord, mais qui devient appréciable au fil des écoutes, révélant une richesse faite de détails et d’univers en plusieurs dimensions.

Comme je l’annonçais précédemment, le disque montant crescendo, le Black Rose Immortal qui suit est un monument. Ses vingt long minutes époustouflantes pourraient résumer à elles seules le sommet artistique qu’atteint Opeth sur Morningrise. Durant la première moitié du morceau, on a le droit au côté le plus sombre d’Opeth, résolument tourné vers un metal intransigeant et massif, qui souffre peut-être à ce niveau des limites d’une production peu tournée vers la puissance pure, mais qu’importe. Les growls descendent un peu plus bas, la rythmique y compris au niveau des guitares retrouve de l’impact et du groove, sans jamais rompre avec une finition mélodique jamais galvaudée. Véritable colère glacée, cette première partie n’en demeure pas d’une richesse époustouflante, ponctuée ça et là de courtes pauses judicieuses et enchaînant en permanence sur de nouveaux thèmes tous plus accrocheurs les uns que les autres. Puis soudain, la tempête s’apaise, et un superbe chant clair vient introduire le second volet du morceau, d’une tristesse mélancolique sans fin, qui n’a d’équivalent que sa beauté. La remarquable partie acoustique chargée d’émotion s’enchaîne alors avec des riffs lyriques monumentaux, et l’intensité émotionnelle monte encore d’un cran pour atteindre des sommets enclins à donner la chair de poule au plus insensible d’entre nous. Une émotion savamment entretenue par le thème final qui clôt magistralement l’ouvrage, après un dernier accès de fièvre métallique. L’immersion est telle que les derniers repères spatio-temporels ont disparu pour de bon. Les sentiments affluent, diffus et exacerbés, baignant entre plénitude et désespoir.

Tous les sens étant désormais éveillés par une telle orgie musicale, le dessert n’en sera que plus goûteux. To Bid You Farewell, sa finesse incroyable, cette basse virevoltante et raffinée, ces touches acoustiques envoûtantes…c’est bien d’une langoureuse balade dont il s’agit, et les Suédois démontrent pour la première fois (ce ne sera pas la dernière) une nouvelle facette de leur expertise. Beau à en pleurer, ce titre dépasse toutes les frontières stylistiques et ne peut que faire frémir tout individu pourvu de la sensibilité musicale même la plus commune. Rompant avec les changements intempestifs de rythmes et de mélodies, Opeth découvre avec délice la terrible force d’immersion de ces longues effluves mélodiques, lancinantes et entêtantes, qui au fil des minutes font leur effet hypnotique…quand soudain, un riff glacé, épique et génial, vient éclater, pour parachever avec majesté les dernières minutes de ce moment de jouissance musicale. Une fois de plus, après plus d’une heure d’un voyage incroyable, cette formidable sensation d’avoir à nouveau toucher au divin.

Comme promis, je reviens à Advent…que forcément vous allez écouter d’une autre oreille. Comment ne pas apprécier ce savoir-faire, ne serait-ce que par ces premiers riffs à l’assise massive et la finition soignée, signe d’une évidente maturité technique ? Et les écoutes successives, révélant toujours plus de détails et de cohérence, ne feront que renforcer continuellement l’évidence que l’on est en face de quelque chose de grand, même si ce morceau reste peut être le plus hétérogène et le plus hermétique du disque.

La condition sine qua non étant remplie, Opeth devient par le biais de son second chef d’œuvre un groupe culte. Poussant une première fois son exploration jusqu’à une des limites de son vaste territoire artistique, la plus progressive et la plus chargée, les suédois signent là un premier joyau confirmant un potentiel vertigineux.

Eulmatt (www.spirit-of-metal.com).

L’un des meilleurs albums de la première période d’Opeth à mon sens. Riche, fluide, intense, avec ses touches progressives si particulières, se fondant à merveille dans l’ensemble, tout en conservant brillamement ce ton death caratéristique. Morningrise confirme définitivement le statut groupe de Mikael Akerfeldt, telle une entité unique & incontournable.  Fabien.

> - Les guests -, Opeth — fabien @ 4:30

12 janvier 1996

Opeth : Orchid

La légende naquit ainsi, dès les premières notes de In Mist She Was Standing. Ces jeunes Suédois du nom d’Opeth, menés par un leader déjà charismatique et tellement doué du haut de ses vingt ans, avait déjà conquis et enthousiasmé l’underground scandinave. Une chance leur était donc offerte, et les premières minutes d’Orchid n’ont sans doute jamais laissé entrevoir le moindre doute quant au potentiel incroyable de ce jeune groupe. A croire que le génie peut avoir des origines un tant soit peu surnaturelles, voire divines. In Mist She Was Standing, quatorze minutes d’une incroyable démonstration artistique issue de nulle part. L’enchevêtrement de ces deux guitares jouant en plusieurs dimensions des mélopées d’une harmonie à pleurer, l’émotion brute sortant à chaque instant, balayant la colère, la tristesse, la beauté, la haine, la mort, la vie…

Dès à présent, on comprend la difficulté des observateurs de l’époque pour décrire cette révolution musicale. Dans quelle case ranger Opeth ? Les growls très caverneux de Mikael Akerfeldt et la puissance rythmique d’Opeth, basée sur une basse solide et une batterie s’appuyant sur un usage répété de la double pédale, ne laissent pas de doute quant à l’appartenance au death metal. Seulement voilà, comment appréhender ces parties soyeuses et ciselées de guitare, d’un lyrisme et d’une harmonie ne trouvant des équivalents que dans les plus beaux passages du heavy metal, voire dans la musique classique…et d’où vient donc cette drôle de propension à rallonger les morceaux, pour en faire de véritables pièces en plusieurs actes, agrémentées de pauses acoustiques renvoyant aux grandes heures du rock progressif ? Enfin à quelle ascendance doit renvoyer la beauté hors d’âge de ces soli amples et généreux, sinon à une forme intemporelle que ne renieraient pas les plus grands des seventies ?

Et quand bien même on voudrait déceler dans le premier morceau une forme de surenchère stylistique qui voudrait en mettre plein la vue, la suite rend cette hypothèse ridicule et irrecevable, tant la constance de son niveau et sa cohérence apparaissent évidents tout au long du disque. Prenons donc cette longue séquence acoustique, lente et onirique, un brin angoissante, que l’on ne retrouverait que dans le meilleur de Pink Floyd, au milieu de Under The Weeping Moon, qui s’enchaîne de manière jouissive avec cette arrivée de la batterie et d’une guitare lancinante venant hanter un chant écorché… qui lui-même s’efface pour un épilogue en chant clair d’une beauté sans équivalente, le feeling des guitaristes faisant mouche à chaque note, aussi bien dans le jeu acoustique qu’en son saturé, qui vient s’élever doucement pour conclure dix minutes de rêve.

Et ces premiers instants de Forest Of October, ce son de guitare si chaleureux et si solennel, qui rend une nouvelle fois le jeu complémentaire des deux guitaristes, tout en relief et en toucher, si prenant. Parcourons le plus en détail, ce fameux morceau, tant il est symptomatique de l’univers d’Opeth. Outre son introduction flamboyante, on retrouve par la suite cette alternance équilibrée de passages virulents et compacts, balancés entre la lourdeur d’un death/doom puissant – et d’un côté glacial et cinglant qui n’est pas sans conférer au black metal – et de ces innombrables breaks acoustiques, opérant tels des respirations bienvenues, tout en renforçant la puissance sombre et angoissée de l’atmosphère. Puis vient soudain cette guitare plaintive, jouant langoureusement un solo lent et angoissé sorti tout droit du hard rock de vingt ans en arrière, qui amène avec brio l’enchaînement vers le second thème du morceau. Nouvel accès de colère noire, toujours rehaussée par des touches mélodiques lui conférant une beauté glaciale. Le travail de la basse y est d’ailleurs à souligner, venant judicieusement jouer un double rôle de rythmique et de lead mélodique lorsque les guitares s’évadent dans leurs effluves baroques. Et enfin, l’épilogue acoustique tout en toucher et en finesse, histoire de finir au fond du trou…

The Twilight Is My Tobe reprend la même recette, sauf que sur le fond le morceau est moins nuancé et joue plus la carte de la colère que du désespoir. On y retrouve ainsi à la fois les parties les plus massives et les plus violentes du disque, mais aussi les breaks les plus rock, bref une approche progressive poussée encore plus loin, mais toujours avec le même bonheur. A noter ici les embryons de chant clair du plus bel effet sur la fin du morceau, lui conférant à la fois un côté mystique et laissant auguré un potentiel qu’Opeth exploitera plus tard avec plus de gourmandise.

Cinquième et dernière pièce finale, The Apostle in Triumph est peut-être le morceau le plus esthétique, le plus lourdement chargé en émotion. Et pour ce faire, on a droit à une démonstration époustouflante du savoir-faire des musiciens, ceux-ci parvenant à donner un corps et un relief incroyable à leur musique, les trois instruments à corde jouant par moment simultanément des lignes mélodiques complexes qui viennent s’imbriquer les unes dans les autres pour former un résultat d’une richesse incroyable, le tout étant épaulé par un jeu de batterie à la fois massif et très fin. C’est en fait ce qui deviendra la marque de fabrique des Suédois, ce qui explique aussi les vaines tentatives de catalogage de la musique d’Opeth. Death, Doom, Heavy, Black, Rock, Prog, Néo-classique, Jazz, tout y passera, et pourtant cette longue litanie n’est jamais parvenue à décrire ne serait-ce qu’un dixième de la richesse de la musique d’Opeth.

La légende est née grâce à cela. Comme sortis de nulle part, paraissant affranchis de toute influence trop marquée, les jeunes Suédois semblent être parvenu à créer un univers musical unique, caractérisé par l’utilisation de divers inspirations et courants musicaux, aidé par une technique individuelle bluffante. Et bien loin de tomber dans les travers que ses détracteurs stigmatisent par ignorance musicale ou par jalousie, Orchid n’est ni prétentieux, ni pompeux, ni désordonné.

La démonstration du génie d’Opeth prend corps immédiatemment dans son premier album. Ambitieux comme aucun autre disque à l’époque, Opeth sait où il veut aller, avec conviction. Et les écoutes successives n’en sont que plus révélatrices : au-delà d’une forme sophistiquée, complexe et jamais vue, le fond de l’œuvre est bien plus riche et plus vaste encore, d’une richesse émotionnelle qui ne se laisse découvrir qu’avec le temps.
Ce premier chef d’œuvre fait déjà rentrer Opeth dans la légende. Pour peu qu’il récidive sur un second album, ce qui n’est jamais le plus simple, il deviendra culte…

Eulmatt (www.metal-blogs.com/eulmatt).
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Dès son premier album, Opeth se démarque déjà de toute la scène death dark de l’époque, poussant le côté progressif et la richesse émotionnelle du genre vers des contrées encore insoupçonnées. Metalian n’avait pourtant pas été tendre envers Orchid à sa sortie, trouvant le style assez ennuyeux. Visiblement, le chroniqueur de l’époque doit aujourd’hui s’en mordre les doigts ! Fabien.

> - Les guests -, Opeth — fabien @ 7:45

12 janvier 1995