Altars of Fab’ Death

Origin : Antithesis

Bon, allez, j’arrête de trembler, je respire un grand coup, je bois un verre d’eau glacée et surtout je me calme. Comprenez moi, je viens d’écouter un album de death comme je n’en ai pas entendu depuis fort longtemps. Antithesis est le quatrième album de Origin, groupe US formé en 1997. Leur meilleur album ? C’est fort probable…

Origin n’a absolument pas changé son bazooka d’épaule, il ferra logiquement fuir les allergiques au death brutal et jouir les mordus du brutal death hyper technique. Moi j’ai joui, et pas qu’une fois, mon caleçon peut vous en causer… Le groupe atteint tout simplement la perfection dans l’art d’accoupler bestialité et déboires techniques en tout genre. Fans de Spawn Of Possession et de Necrophagist, courez vous offrir ce bijou ou volez le, bref, démerdez vous pour vous le procurer !

Origin est formé de membres qui ont traîné leur savates dans des formations comme Vile, Angelcorpse, Skinless et bien d’autres, on a donc à faire à des musiciens confirmés qui ont l’art et la manière de composer des compos à la fois sidérantes de précision et de technique et à la fois d’une violence assommante. C’est le genre de production qui normalement peut vite me saouler, mais Origin possède vraiment une façon de composer sidérante, et même si on peut parler de débauche technique, tant dans les rythmiques que dans les soli, chaque titre se montre tout simplement captivant. De plus, les musiciens placent par petites touches quelques lignes mélodiques du meilleurs effet, sans forcément ralentir les tempo, ce qui donne encore plus de caractère à l’album. Perso, je ne me remets toujours pas du final magistral de la dernière piste, Antithesis, qui filera la migraine à tous les apprentis gratteux…

La formation ralentit assez rarement les rythmes et John Longstreth, véritable lapin Duracell, place des parties de double colossales sur les quelques parties plus lourdes disséminées ça et là. Chez Origin, point de traces de thrash, encore moins de heavy, juste du brutal, du brutal et encore du brutal, mais avec classe. De même, les amoureux de death old school se chopperont rapidement la migraine, car les mid tempo headbanguesques construits sur des riffs basiques n’existent pas chez Origin. Vous êtes prévenus…

Véritable terminator du death brutal (j’imagine bien Schwartzy à batterie tiens !), Origin nous pond là un album magistral qui ferra probablement office de référence dans les années à venir. Régalez vous avec cette merveille qui ferrait presque passer Cannibal Corpse pour des danseurs de claquettes…

Tonio (www.metal-blogs.com/tonio)

Plus fort que le redoutable Fury And Flames, Antithesis réprésente ma plus grosse claque Death Metal depuis AssassiNation & Noctambulant (Krisiun / Spawn Of Possession - 2006), désarmant par sa maîtrise, sa technique, son avant garde et sa débauche d’énergie pure. Son titre éponyme en clôture et son final sont cultes à en mourir… Purée, c’est pas possible. Dépassant son standard Informis Infinitas de 2002, Origin règne désormais en maître sur la scène brutal death technique US, aux côtés de Nile & d’Hate Eternal. L’hyper technique au service de la puissance ultime. Vénération absolue. Fabien.

> - Les guests -, Origin — fabien @ 4:00 am

January 1, 2008

Origin : Origin

OriginAlors que le death métal connaît un renouveau à la fin des nineties, sous l’impulsion de Nile, Hate Eternal, Krisiun et Angel Corpse, c’est au tour d’Origin de mettre le feu aux poudres à cette période. Le groupe se forme au Kansas en 1997, autour des guitaristes Paul Ryan & Jeremy Turner et, suite à son EP A Coming Into Existence, décroche un précieux contrat avec l’écurie Relapse Records. Tout ce beau monde se retrouve alors au Studio One sous la houlette de Chris Djuricic (Disgorge US), pour les sessions du premier album éponyme, commercialisé en juillet 2000.

D’emblée, Origin assomme l’auditeur avec les rythmiques sans concession de John Longstreth (Angel Corpse), à coups de blast beats omniprésents, ne relâchant la pression qu’au profit de contretemps ou de doubles pédalages tout aussi meurtriers. Les riffs syncopés & techniques du couple Ryan / Turner, ajoutés aux aboiements misanthropiques de Mark Manning, achèvent alors les tympans du métalleux avec une brutalité manifeste, épurant toute forme de mélodie, à l’image des fracassants Mental Torment et Manimal Instincts.

Mais malgré sa petite demi heure, Origin instaure rapidement une certaine linéarité au fil de ses morceaux, certes complexes et écrasants, mais construits autour de schémas trop souvent identiques, et manquant en parallèle cruellement de soli, qui auraient permis l’apport d’un relief appréciable.

Certes moins percutant que les redoutables Black Seeds, Conquering The Throne, Conquerors of Armageddon & The Inexorable sortis dans les mêmes temps, Origin contribue en revanche à l’instauration d’une nouvelle forme de death métal, à l’instar des albums précités, repoussant encore les limites techniques et la brutalité du death de quelques crans. Ayant encore des efforts à accomplir pour canaliser sa débauche d’énergie et rendre son death plus attrayant, le quinquet nord américain possède en effet cette vision novatrice et ce potentiel impressionnant, permettant véritablement de croire en son ascension.

Fabien.

> - Les chroniques -, Origin — admin @ 4:15 am

January 1, 2000