Altars of Fab’ Death

Pyrexia : Age Of The Wicked

Age Of The WickedAprès un deuxième album en demi teinte et moult changements de line up, dont le départ de Guy Marchais chez Suffocation, Chris Basile et Keith DeVito (le neveu de l’acteur Dany DeVito !) fondent Catastrophic avec leur ami Trevor Perez d’Obituary. La carrière de Pyrexia est ainsi mise entre parenthèses jusqu’en 2004, année durant laquelle C.Basile, seul rescapé de la formation d’origine, recrute de nouveaux musiciens, et enregistre trois nouveaux morceaux figurant sur Cruelty Beyond Submission, la compilation de leur deux premiers albums. Il faut alors attendre début 2007, pour voir enfin Age Of The Wicked, 10 ans après son prédécesseur System Of The Animal, et représentant seulement le troisième full lenght des New Yorkais, en 17 ans d’existence !

Age Of The Wicked sort chez Unique Leader, les spécialistes du brutal death underground, avec une illustration du meilleur effet, dans un style très DanSeagrave. Depuis Sermon Of Mockery, le groupe, ayant changé la quasi intégralité de son line up, à également modelé son brutal death, ne sonnant plus comme une réplique de Suffocation, mais se situant plus dans un registre entre Dying Fetus & Malevolent Creation.

Age Of The Wicked contient des morceaux très entraînants, aux riffs tranchants et aux breaks particulièrement lourds, à l’image de l’excellent titre éponyme Age Of The Wicked. La part des blasts est également très importante, avec Justin DiPinto, ex-Malevolent Creation, au jeu brutal et terriblement millimétré. Enfin, La voix d’Erik Shute, rauque sans être caverneuse, possède beaucoup de punch, et renforce le côté percutant des compositions.

Mais, malgré des titres relativement bien assemblés, l’album dégage tout de même une certaine linéarité ; la production est quant à elle honnête, sans casser non plus des barres en terme de puissance. Enfin, il est préjudiciable que les trois derniers titres aient été enregistré lors de sessions différentes du reste de l’album, puisque l’écart de son, sans être flagrant, est tout de même assez perceptible.

En cette année 2007, Pyrexia revient ainsi avec une galette de trente minutes convaincante, sans toutefois sortir de la masse des produits death metal inondant le marché. Age Of The Wicked plaira certainement aux métalleux ayant apprécié War Of Attrition, le dernier Dying Fetus, mais laissera de marbre les plus exigeants d’entre vous.

Fabien.

> - Les chroniques -, Pyrexia — admin @ 12:45 am

January 1, 2007

Pyrexia : Sermon of Mockery

Sermon of MockeryPyrexia se forme en 1990 à New York autour de Chris Basile et Guy Marchais, et balance un brutal death US à la Suffocation. La première démo, Liturgy Of Impurity, déboule en 1992, et attire l’attention de Dave Rotten, qui signe le groupe sur son label Drowned production (devenu Repulse, puis Xtreem music), aux côtés de Demigod et Rottrevore. Ceci se concrétise par la sortie courant 1993 du premier album, reprenant trois titres de la démo précitée.

Dès la première écoute de Sermon of Mockery, la ressemblance avec Effigy Of The Forgotten est flagrante ; les rythmiques alambiquées, les riffs de guitares brutaux et techniques, la voix terriblement caverneuse de Darryl Wagner, tous ces éléments rappellent indéniablement l’ombre de l’album culte de Suffocation. Côté technique, il n’y a par contre rien à redire ; tous les titres sont remarquablement assemblés, à l’image des très bons Demigod et Liturgy Of Impurity, sur les riffs redoutables des guitaristes Cavavella / Marchais (ce dernier officie aujourd’hui chez Suffocation), qui possédent chacun une dextérité et une précision étonnante, ainsi que des jeux nuancés et particulièrement complémentaires.

Malheureusement, la production de l’album aux studios Sabella est assez moyenne ; le son est certes suffisamment clair pour la compréhension de la musique brutale et complexe des morceaux, mais ce dernier est d’une platitude extrême, avec une batterie manquant de profondeur, et des basses sans relief.

Ainsi, avec une musique beaucoup trop typée Suffocation et un son d’une qualité moyenne, mais aussi distribué sur un petit label avec une pochette contestable, Sermon of Mockery ne parvient logiquement pas à s’imposer. Dommage, car le potentiel et la technique de la formation sont pourtant impressionnants à cette époque.

Fabien.

> - Les chroniques -, Pyrexia — admin @ 7:00 pm

January 1, 1993