Altars of Fab' Death

Sadistic Intent : Ancient Black Earth

Sadistic Intent : Ancient Black EarthGroupe influent malgré une faible exposition, Sadistic Intent ne possède pas une discographie très prolifique, notre quatuor californien n’ayant à ce jour pas dépassé le cap d’un mini-album depuis sa formation en 1987. Calé entre Seven Churches et Altars of Madness, le terrible MCD Resurrection de 94 représente la réalisation la plus marquante des frères Cortez, 6 titres et 25 minutes d’un deathmetal sombre, incisif & diablement inspiré. Trois années plus tard, sur son propre label Dark Realm Records, le groupe revient pour trois nouveaux morceaux immortalisés sur le EP Ancient Black Earth, à l’ambiance tout aussi diabolique.

On retrouve ainsi durant un quart d’heure l’ombre planante de Slayer, Possessed, Sodom, Morbid Angel ou Grotesque, cette essence pure & maléfique puisant son inspiration au cœur des années 80. Si Untimely End et le morceau éponyme sont des titres sacrément solides, structurés sur les rythmes redoutables du nouveau batteur Emilio Marquez (frappeur dont la qualité du jeu n’est pas à sous-estimer), l’EP Ancient Black Earth marque son apogée sur Funerals Obscure, sept minutes aux riffs d’introduction envoutants (à 1:25 tu meurs), à l’articulation habile, aux guitares acérées, au chant agressif si proche de celui de David Vincent à ses débuts. EP rapidement épuisé, notamment sur sa version MCD strictement limitée à 500 exemplaires à l’époque, il est peut-être encore temps de le dégoter, compilé par l’excellent label allemand Iron Pegasus (Desaster, Sabbat (jap), Mortem (per), Pentacle) avec son prédécesseur, sous le nom Resurrection of the Ancient Black Earth.

Fabien.

> - Les commentaires -, Sadistic Intent — fabien @ 18:27

21 juin 2013

Sadistic Intent : Resurrection

Sadistic Intent : ResurrectionFormé en 1987 dans l’état de Californie, dans les mêmes temps que son voisin et homonyme Autopsy, Sadistic Intent figure parmi les précurseurs de la scène deathmetal de la côte ouest des Etats-Unis. Depuis l’origine, le groupe s’articule autour des frères Cortez, directement influencé durant les années 80 par le thrash obscur de Slayer, Sodom, Kreator, Possessed, répendant son deaththrash satanique grâce aux réseaux incontournables du tape-trading de l’époque.

Si les EP Impending Doom et A Calm Before the Storm installent confortablement Sadistic Intent dans l’underground US, aux côtés des imparables Incantation, Goreaphobia ou Morpheus Descends sur la côte est, le groupe ouest américain ne confirme étrangement pas avec un album complet durant ces années où pleuvent pourtant les disques cultes. Il faut attendre jusqu’en 1994 pour le largage de Resurrection, alignant seulement six titres réunis sous forme de mini-LP, sous couverture du petit label Gothic Records (à qui l’on doit notamment le premier album d’Absu sur le continent outre atlantique).

L’intro mystique de Resurrection fixe immédiatement un climat lourd et occulte, permettant au deathster de s’immerger directement dans les contrées blasphématoires de Sadistic Intent. Le titre s’enchaine alors sur le culte Asphyxiation, aux cascades de riffs meurtriers de Rick Cortez & Vince Cervera, supportés par le jeu de batterie puissant de Joel Marquez. Les nombreux changements de rythmes, les leads de Rick, ou encore le chant possédé de Bay Cortez (au timbre proche de David Vincent sur Altars of Madness), sont autant d’éléments magnifiant ce morceau issu des profondeurs les plus obscures.

Puis, le rythme infernal de Conflict Within, les accélérations de Dark Predictions, l’incision toute particulière de Condemned Misery, ainsi que la superbe outro A Mass For Tortured Souls au parallèle judicieux avec le premier titre, permettent de maintenir toute l’intensité de l’oeuvre durant ses 24 minutes, n’ayant jamais parues aussi courtes. Non rien, décidément rien ne vient entacher le culte MLP Resurrection, hormis sa courte durée ou son arrivée tardive au sein de l’underground deathmetal.

Longtemps épuisé, Resurrection est aujourd’hui réuni en CD aux côtés des EP Ancient Black Earth et Morbid Faith grâce à la volonté du label germanique Iron Pegasus. Respectivement parus quelques trois et huit années plus tard, ces deux EP perpétuent brillamment l’esprit deathmetal des années 80/90 du groupe californien, depuis l’impitoyable Funerals Obscure aux riffs entêtants jusqu’à l’excellente reprise The Exorcist de son confrère et ami Possessed. Amateur de l’essence death métallique des premières heures, il est donc encore temps pour toi de te laisser emporter par la magie noire de Sadistic Intent.

Fabien.

> - Les chroniques -, Sadistic Intent — admin @ 2:00

14 septembre 2009