Suffocation : Suffocation
Mai 2005, Souls to deny marque le grand retour de Suffocation ; mais, malgré un album de très bonne facture, le groupe ne parvient pas à reconquérir sa place de leader sur la scène death brutale, peut-être à cause d’une image figée en 1991/95, mais surtout à cause de l’ombre prédatrice des nouveaux Nile, Hate Eternal, Krisiun et compagnie.
Septembre 2007, le groupe livre enfin la seconde galette depuis son come-back, sobrement intitulé Suffocation. Les new-yorkais débarquent avec une pochette simple et sombre, mais aussi avec une nouvelle icône en guise de logo, leur conférant de suite un côté plus actuel ; fini les couvertures de DanSeagrave, certes magnifiques, mais hélas trop révélatrices d’une époque désormais baptisée old school. De son côté, la production obtient elle aussi une approche plus moderne, avec un son plus clair & incisif. Incontestablement, Suffocation possède aujourd’hui les bonnes cartes en main.
Coté compositions, comme d’habitude, il n’y a strictement rien à redire ; le groupe garde intacte sa recette magique, dans la construction de titres brutaux et terriblement alambiqués, nécessitant des milliers d’heures d’écoute, avant la compréhension de toutes les subtilités. De la première à la dernière seconde, tout est remarquablement ficelé, sur des rythmiques d’une précision déconcertante, servies par un Mike Smith au mieux de sa forme derrière les fûts, et par la paire de guitaristes Hoobs/Marchais, qui parvient à égaler le couple mythique Hoobs/Cerrito que l’on croyait pourtant intouchable. De plus, le troisième titre, l’excellent Redemption, débute par une intro acoustique à la fois belle et inquiétante, avec ses accords sombres & disharmoniques, conférant à elle seule, cette atmosphère made by Suffocation si particulière.
Avec cet album plus convaincant, Suffocation se rapproche un peu plus du trône du death brutal & sombre, autrefois conquis aux côtés des suprêmes Morbid Angel & Immolation. Je ne doute pas qu’il y siège une nouvelle fois prochaine, en nous livrant un album culte à la Effigy Of The Forgotten ou Pierced from within ; en tout cas, le potentiel est là, et les tournées intensives à travers le monde, montrent le groupe plus déterminé et plus fort que jamais.
Fabien.
Successeur attendu du cultissime
Avec sa courte durée, considérant en plus la reprise Catatonia, Despise The Sun offre peu à se mettre sous la dent, mais l’ensemble reste d’une finesse et d’une précision irréprochables. Ce mini CD était surtout l’occasion à Suffocation de démarcher un nouveau label, suite à son éviction de Roadrunner. La mauvaise santé de la scène death métal aura toutefois raison des new-yorkais, se séparant peu après l’enregistrement, pour quelques six années. Despise The Sun représente aussi le dernier enregistrement death métal de Scott Burns, mais encore les dernières sessions avec Doug Cerrito, qui donnera un coup de main à Erik Rutan dès l’année suivante, sur Conquering The Throne. Fabien.
Si en 95, les bases musicales du death metal et de ses innombrables sous-genres sont clairement établies, il n’en demeure pas moins vrai que le mouvement cherche un second souffle. Dès lors il est de bon ton pour les leaders du genre de confirmer leur rang au sein d’une hiérarchie impitoyable. Indéniablement, pour Suffocation, c’est 

En 1991 paraît le premier EP d’un groupe de légende au sein du death métal :