Altars of Fab' Death

Toxic Holocaust : Hell on Earth

Toxic Holocaust : Hell on EarthToxic Holocaust se forme en 1999 sous l’impulsion de Joel Grind, vouant un culte absolu au thrash metal rugueux des eighties. Après plusieurs démos, split LP, et l’album Evil Never Dies paru en 2003, le multi instrumentiste retourne en studio en juin 2005, pour les sessions d’Hell on Earth, son second full lenght. Le disque paraît en octobre de la même année chez l’écurie Nuclear War Now (plus précisément spécialisée en war metal), judicieusement muni d’une couverture du maître Edouard Repka (Death, Megadeth, Possessed), qui livre l’un de ses thèmes favoris des années 80’s, avec son lot de zombies mutants rescapés d’une catastrophe nucléaire, sur ses tons pastels caractéristiques.

Loin des structures travaillées de Municipal Waste & Dekapitator, le speed thrash de Toxic Holocaust est nettement plus rugueux, réduit à une expression simple, se collant sur les débuts du thrash metal, dans l’esprit des premiers pas de Destruction & Bathory. A l’image de sa chevelure en pétard et décolorée, Joel Grind insuffle parallèlement de fort relents punk, entre GBH et The Exploited, apportant ce côté résolument destroy, renforcé par son chant très écorché.

Débutant par un instrumental cassant la baraque, Hell on Earth enchaine sur les rythmiques entrainantes et les riffs basiques de Joel, qui garde toujours sous le coude quelques breaks bien balancés et quelques soli furieux, à l’image des bons Metallic Crucifixion & Ready To Fight, ou encore du titre éponyme, sur lequel Bobby Steele (ex-Misfits) lâche d’ailleurs un solo très rock’n roll. Tout comme ses paroles destroy, Toxic Holocaust délivre ainsi un thrash sans effet et sans fioriture, n’ayant que l’unique but de déclencher un maximum de pogos, avec ses plans de batterie binaires et ses guitares corrosives.

Plus rugueux qu’Evil In The Night (Merciless Death), mais aussi très punk dans l’esprit, Hell on Earth risque d’ennuyer rapidement les mordus de belle technique, tant ses structures restent simples & identiques. Toxic Holocaust privilégie en effet le feeling à toute forme de complexité, balançant durant 28 minutes son toxic thrash aux colorations rétro exquises, charmant le thrasher nostalgique d’une époque à la génèse de nombreux styles et sans arrière pensée, et ayant d’ores et déjà conquis le célèbre label Relapse Records, spécialiste des groupes à forte identité.

Fabien.

> - Les chroniques -, Toxic Holocaust — admin @ 2:00

2 mai 2008