Altars of Fab' Death

Warlord (UK) : Maximum Carnage

Warlord (UK) : Maximum CarnageFormé en 1990 à Birmingham, autour du bassiste chanteur Mark White et des guitaristes Andrew Stone & Michael Gorst, Warlord U.K. distille un deathmetal typiquement britannique. Suite au départ de son batteur Neil Hutton chez Benediction, le groupe recrute alors Neil Farrington derrière les fûts et décroche dans la foulée un contrat avec Nuclearblast. Il enregistre alors son premier album aux célèbre Rhythm Studios (Cadaver, Cerebral Fix) pour le compte de l’écurie allemande, qui commercialise son bien nommé Maximum Carnage courant 1996.

Maximum Carnage commence très fort, par trois titres middle tempo aux riffs particulièrement lourds & écrasants, à la manière de Bolt Thrower et Benediction. Puis, les cinq titres suivants lâchent un death restant plaisant à l’écoute, mais tout de même plus linéaire et moins accrocheur. La démonstration ne durant finalement que 31 minutes reparties en huit titres, Warlord U.K inclus alors trois reprises, les bons Nobody’s Driving & Chain Reaction d’Amebix au parfum crustcore british, que l’on hume d’ailleurs sur la globalité de l’album, pour finir avec le célèbre Reign In Blood de Slayer, forcément moins bon que l’original, mais d’une facture académique néanmoins correcte.

Mais, outre son deathmetal finement ciselé sans renverser non plus des montagnes, Warlord U.K. possède une coloration Benediction trop marquée. Son approche musicale, son ingénieur du son Paul Johnson, sont autant d’éléments rappelant décidément le groupe anglais, sans parler du timbre guttural de Mark White identique à celui de Dave Ingram, qui effectue d’ailleurs des backings sur trois morceaux.

Avec un deathmetal conventionnel et sans grande personnalité, Warlord U.K. rate inévitablement son entrée sur la scène deathmetal, déjà douloureusement en perte de vitesse en cette année 1996. Au delà, bien que Maximum Carnage ne laisse certes pas un souvenir impérissable, il propose néanmoins un death middle tempo de bonne facture, à recommander en priorité aux fans irréductibles de Benediction, période The Grand Leveller et The Dreams You Dread.

Fabien.

> - Les chroniques -, Warlord U.K. — admin @ 2:00

3 octobre 2007