Altars of Fab' Death

Xentrix : For Whose Advantage

Xentrix : For Whose AdvantageFort d’un line up et d’un label inchangés, Xentrix revient une petite année après la sortie remarquée de Shattered Existence, muni de son nouvel album, enregistré en juin 1990 aux Loco Studios, sous la houlette de Jon Cuniberti. Commercialisé en fin d’année, For Whose Advantage reprend ainsi la recette d’un thrash vigoureux et mélodique, coloré d’une teinte Bay Area certaine, mais dégageant cette fois quelques accents plus heavy.

Le quatuor britannique débute de nouveau sur les chapeaux de roue, balançant l’excellent Questions et l’éponyme For Whose Advantage, sur les rythmiques bigrement entraînantes de Dennis Gasser, soutenant les riffs à la fois mélodiques et tranchants d’Havard & Astley, et leurs soli vertueux. La voix de Chris Astley prend par ailleurs plus d’importance, se collant parfaitement aux guitares énergiques et aériennes.

Mais à l’instar de son premier effort, bien que ses compositions soient désormais plus variées, Xentrix maintient difficilement l’intensité déployée lors des deux premiers morceaux. Restant inspiré et rageur, à l’image du brillant False Ideals et du nerveux Desperate Remedies, For Whose Advantage reste moins mémorable au fil de son avancée, se terminant d’ailleurs par Running White Faced, une reprise heavy speed de Gillan (Glory Road – 1980) plutôt légère.

D’une qualité équivalente à son prédécesseur, For Whose Advantage offre un thrash tonique, mélodieux et soigné, s’adressant aux fans de Rust In Peace, Never Neverland, Violent By Nature et Twisted Into Form (Megadeth, Annihilator, Atrophy, Forbidden), sortis cette même année 1990. En revanche, Xentrix ne parvient toujours pas à s’affranchir de ses influences thrash californiennes décidément trop marquées, condamné dès lors et inévitablement, à rester dans l’ombre de ses leaders, Metallica & Testament.

Fabien.

> - Les chroniques -, Xentrix — admin @ 2:00

18 janvier 2008

Xentrix : Shattered Existence

Xentrix : Shattered ExistenceFondé à Preston en 1986 autour du guitariste chanteur Chris Astley, Xentrix débute sa carrière par des reprises, avant de se lancer dans la composition d’un speed thrash directement inspiré par l’école Bay Area de Metallica & Testament. Encore intéressée par le thrash à cette époque, et séduite par les deux démos du groupe, l’écurie Roadrunner lui offre alors un contrat début 1989, débouchant sur le premier LP Shattered Existence. L’album est relativement bien accueilli à sa sortie, et particulièrement sur le territoire britannique, qui possède enfin son leader tant attendu, capable de rivaliser avec les formations heavy thrash californiennes, d’une suprématie insolente.

D’entrée, Shattered Existence frappe fort avec les mémorables No Compromise et Balance Of Power, sur leurs rythmiques entraînantes et leurs riffs mélodiques, soutenant le chant nerveux de Chris Astley, rappelant incroyablement les intonations de James Hetfield et de Chuck Billy. Mais, bien que l’album réserve encore d’agréables surprises, à l’image des inspirés Crimes et Heaven Cent, il développe en revanche des structures trop similaires, pour conserver la force de ses deux premiers morceaux.

Heureusement, grâce à la qualité de ses harmonies et de ses nombreux soli, tout en restant brillamment hargneux, Shattered Existence s’écoute ainsi très facilement, dégageant une fraîcheur en tout point appréciable. L’album bénéficie en outre d’un enregistrement soigné de John Cuniberti, dotant l’ensemble d’un son à la fois mordant, profond et chaleureux, qui illumine admirablement les compositions.

Aux colorations Master Of Puppets et The Legacy évidentes, Shattered Existence trouve ainsi immédiatement son public, citant Xentrix comme la relève assurée de Metallica et de Testament, qui s’écartent progressivement du thrash fougueux de leurs débuts. Ces comparaisons flatteuses sous-entendent toutefois le manque flagrant d’identité du quatuor britannique, dont la pérennité doit impérativement passer par un thrash plus personnel, qui lui permettrait de dépasser le simple stade des bons albums.

Fabien.

> - Les chroniques -, Xentrix — admin @ 2:00

17 janvier 2008