Suckerstarz : Easy Romance

Suckerstarz : Easy RomanceComme notre cher président, Suckerstarz, est un groupe Franco-Hongrois, fondé en Hongrie, dans la back stage d’un festival, par Blondie , chanteur des Hongrois de The Joystix et Stuffy et Pamyz, du groupe Punk Rock Français Highschool Motherfuckers. Suckerstarz, qui a déjà sorti un EP ultra confidentiel au Japon (???) et un non moins confidentiel Slit avec Sonicdollz (on notera le Z final). Suckerstarz se voit offrir par Shotgun Generation Record, une diffusion plus large pour son 1er Album « Full Length».

Un 1er album d’un mélange détonnant de Rock and Roll plutôt Garage de Speed de Hard Rock de Street de Surf de Punk de Glam de Sleaze, d’énergie et de bonne humeur.

Depuis que le jeune est reconnu comme jeune, en gros depuis les années 60 et l’adolescence des Baby Boomers, 3 choses semblent l’intéresser. La vitesse, le bruit et le sexe.

Et le Rock and Roll, depuis lors, en est aussi bien sa synthèse que sa bande son.

Que vous aimiez Motörhead, Supersuckers, les Ramones, le Glam, la Pop ou le Surf sautillant, vous vous y retrouverez.

Ne cherchez surtout pas le recherché ou l’émouvant, Suckerstarz, ne pêche pas en ces eaux.

Suckerstarz, c’est de l’énergie pure, un trio de sales gosses qui montent sur la table pour nous montrer leurs culs boutonneux.

Même assis en écrivant cette chro, impossible de rester passifs, mes pieds dansent et je ne peux m’empêcher d’appuyer quelques Riffs bien acérés de la rythmique en l’Air. Les compos sont bien pêchus, ni très novatrices ni vraiment originales, mais fraiches et dynamiques. Dynamisme appuyé par une prod vrombissante mêlant punch Punky, Glam Glizzy et fraicheur acnéique.

Une production qui ici, heureusement, est complètement dépourvue de ce que pourrait entrainer la présence de 2 Français au sein de ce Trio bondissant, la fameuse «French Touch» qui handicape finalement tellement le «Rock Français» à l’international, ce côté mou du genou intello fatigué/fatigant. Mais une Production qui donne à cette formation positivement Européenne un son résolument étasunien. Des sonorités typiquement Garage («Hard»Rock US ancêtre du Punk UK), un groove qui vous met des fourmis dans les jambes et des guitares qui vous scarifient et vous enfièvrent. Un mix sonore du Rock radical des sixties à nos jours et qui vous colle la frite pour la journée.

Un album bref et rapide, qui s’écoute d’une traite et fini largement avant l’apparition du moindre signe de lassitude.

Huit titres courts, le plus long ne fait que 3′32” et le plus court, 1′42”, ce qui n’empêche pas à «Go To Trail», sans être abyssal, d’être le titre le plus profond de l’album.

Un album que l’on redécouvre à chaque écoute, tellement il passe vite, tout en étant d’une densité et d’une variété étonnante pour un sms de cette espèce.

Un 1er album prometteur, d’un groupe Européen, qui enfin, ne flotte plus entre «exception culturelle» et l’école Américaine de l’ «Entertainement», laissant avec classe et panache tomber la première option pour se vautrer avec délectation dans la seconde, à l’image de ce «The Lasttime» qui sent la gomina et le Coca, et qui aurait sa place dans le Juke Box du générique d’ «Happy Days»

fabkiss

Dimanche ~ avril 04, 2011 by admin

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