The Damned Things : Ironiclast

The Damned Things : Ironiclast«Ah Ah !…lol», c’est la réaction première que l’on a quand on découvre le line-up de ce nouveau groupe.

Quand un des chantres du Big 4, s’accouple avec une star du rock metallisé pour midinette.

Quand le sévèrement burné Thrash metal s’accoquine avec le Gay Metal.

Quand Anthrax intoxique Fall Out Boy.

Quand le metal extrême rencontre l’extrême mainstream.

Le line-up de The Damned Things: la section guitare d’Anthrax, Scott Ian(+ chant) et Rob Caggiano (+ basse), Andy Hurley et Joe Trohman de Fall Out Boy aux tambours et à la guitare; Keith Buckley d’Every Time I Die en lead vocal.

Un line-up qui fera craindre le pire, aussi bien aux thrashers qu’aux emos.

Perso, j’ai un album des Fall Out Boy, «Infinity On High», sympathique, varié, bien écrit et agréable à écouter mais assez rare dans mon lecteur CD, et un vague souvenir du Anthrax des tous débuts et ce qu’il m’en reste, une préférence pour Metallica.

Et je me dis, pourquoi pas…il y a des connections, le thrash et l’emocore ont les mêmes racines, le Punk…. Même si ce n’est pas ou plus vraiment le même.

Les deux pratiquent la double et les guitares thrash. Bon, nettement moins chez Fall Out Boy c’est sur. Alors pourquoi pas?

Surtout que quelque part…qu’est c’qu’on en a à foutre…The Damned Things, est un nouveau groupe. Et il sort son 1er album.

Et pour couper court sur un hypothétique match Thrash VS Emo…ce sont les Emos qui gagnent. Et de très belle manière…

Mais non…lol…y’a pas d’match. The Damned Things fait du Metal . C’est sa culture.

Culture metal qui voit actuellement et de façon de plus en plus marquée, l’émergence non pas d’un nouveau genre, mais d’un mouvement qui assume les mélanges de sous genres, parfois opposés, insolites, exotiques, avec un Heavy Metal et un Hard Rock Old School, pour en donner une lecture moderne et actuelle. Mettant un peu au placard les perpétuelles résurrections et relecture d’AC/DC, Led Zep, Maiden ou Motörhead. Mouvement apparemment dénommé «Street Metal», assez vague pour ne vouloir rien dire. Que veut dire d’autre «Street Culture», que mélange(c’est vague)? Ici, appliqué au metal.

Mouvement qui ne serait pas un retour du Hard, mais son évolution normale, après une longue période…« végétative»…ou presque.

Mouvement, dans lequel s’inscrit The Damned Things, ne se limitant pas bien sur et heureusement, au mélange du thrash et de l’emo, donnant un album très varié et éclectique, comme le spectacle de la rue.

Les premiers accords de «Handbook For The Recently Decease», pourraient être de Thin Lizzy, ou bien d’autres, bien vite, entre un beau chant clair et adulescent, un peu décalé, mais sur la ligne Heavy du titre, se décalant franchement sur un chant toujours très clair, Néo/Emo, s’ajoute des inflexions New Wave avant de prendre une option rock thrash prog. Un joli titre travaillé mais pas surchargé, d’une mélancolie positive, orné, et c’est la moindre des choses avec trois guitariste dans la manche, d’un très beau solo.

Un titre qui n’est pas représentatif du genre de l’album car il n’en à pas de «défini», mais bien représentatif du groupe et de l’état d’esprit. Des types de talent qui en ont sous le pied mais qui ne sont pas là pour vous en mettre plein la vue, mais simplement plein les oreilles pour notre plus grand plaisir et le leur. Un rock qui ne vous mettra pas le cul par terre (Kiss me l’a rarement fait…et pourtant) mais en a-t-on vraiment besoin, pour avoir la gaule.

Et elle ne retombera pas jusqu’à la fin des 10 titres.

C’est madame qui va être contente.

Un metal, un hard, un rock qui part un peu dans tout les sens mais intelligemment, tantôt doux, tantôt hard, léger là, heavy ici, guitare thrash, guitare cool.

Un hard dont les inspirations et variations ne viennent pas le recouvrir comme une sauce épaisse. On n’est pas dans le Sympho.

Mais par touche plus ou moins marquées, comme des épices.

Aucun des titres, n’est 100% quelque chose…à part bon.

Je ne peux vous en donner le détail mais le chant et les solos sont partagés donnant, si il en était encore besoin, encore plus de variété.

Vous voulez headBangger, «Ironicast», s’offre à vous, un titre qui fera mal en live et dans l’pit.

Vous voulez sentir le cambouis, le blues et la sueur grasse des gars du sud sans vous interdire un p’tit pogo, écoutez «Black Heart»…crénom.

Danser un p’tit rock avec votre copine…«A Great Reckoning»…en plus…le chanteur…il est trop beau !……par la voix.

Un rock, un groupe, un album à l’image de son emballage. Prenant le portrait de Washington sur les dollars, pour en faire quelque chose d’autre ou ressortir une personnalité cachée.

Une réussite sans ombre.

Un très très bon album, varié, créatif et surtout d’une fraicheur indéniable qui fait du bien.

1er album d’un nouveau «supergroupe» ou Side Project sans lendemain…l’avenir nous le dira.

Mais si il doit y avoir suite, je l’attends déjà.

Et Anthrax et Fall Out Boy…heu…et…heu…Every Time I Die (j’connais pas…encore)…Idem…l’avenir …

Et les fans de…des 3 groupes…

Si il doit y avoir des suicides…ce ne pourra être qu’un bien pour l’humanité…trop con.

fabkiss

Dimanche ~ janvier 01, 2011 by admin

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General Chaos : Calamity Circus

General Chaos : Calamity CircusGeneral Chaos…ça m’as rappelé le Captain Chaos de ma jeunesse, un Héros de dessin animés, une espèce d’homme préhistorique, qui sortait tout et n’importe quoi de sa toison…corporelle. Un mammouth, un char d’assaut, un méga sandwich au beurre de cacahuètes.

Sinon…non, je ne connais pas le General Chaos, et c’est tout à fait normal, c’est leur 1er album.

Un groupe Allemand. Moi qui viens de me répandre en de dégoulinants éloges béats sur la chronique du dernier Opus d’un autre groupe Teuton (Motorjesus), y ayant trouvé, choses si mal distribuées Outre-Rhin. Originalité, Feeling et Charisme…les 3 à la fois.

J’insert le CD dans mon lecteur, en espérant y trouver trace d’un début de contagion.

Non, l’OMS peu continuer à dormir, l’Allemagne va bien, Motorjesus étant surement le denier soubresaut d’une Germanie, jadis 3ème nation du Rock, grâce aux implantations massives de bases Américaine, d’après guerre. Passage obligé pendant les 60s des Beatles et autres groupes Anglais avant leurs envols. Et de groupes Américains, venant visiter les Boys et la vielle Europe.

Le 1er album de General Chaos, porte lui aussi, magnifiquement son nom… «Calamitity Circus», sauf qu’il n’est ni drôle(sauf à un degré bien au dessus du second), ni divertissent. Par contre, c’est une véritable calamité. Et n’est que Chaos.

Que Chaos, mais pas général. Car ces jeunes gens, essaient malgré tout de faire de la musique, ce qui entend….normalement…malgré tout aussi, une certaine…ordonnance.

C’est très rare, et ça faisait un bail que je n’étais pas tombé sur un disque aussi nul, et le mot est faible.

Déjà, qu’est ce que c’est ?? une espèce de Thrash, plutôt trash…glissant sur des sonorité et accords «Black»,des tempos oscillant aux limites du Doom et d’un Speed mou, des airs de MetalCore dans le chant et la batterie, une guitare rythmique affligeante de platitude, une Lead d’une indigence dramatique et ridicule, mais, heureusement rare. La basse…la basse, sans vouloir être méchant…elle est tarte. Le type l’a surement trouvé dans la rue et s’est découvert ainsi…Bassiste.

Une production qui se veut crade, mais proprement. Faisant plutôt office de brouillard de camouflage.

Alors qu’ils ne sont surement pas si mauvais, tous s’accordent à rivalisé de petitesse et manque de tout. Il y a bien quelques Riffs bien senties, comme sur «Black As Disease» et…heu…et c’est tout.

Bon, la batterie…ça va…du moment que le gars est dans les temps…après…de là à être bon, ou simplement avoir de l’interet. Non…le General Chaos ne mange pas de ce pain la.

J’ai beau chercher, il n’y à rien d’autre d’intéressant.

Non rien, sauf le chant, qui à l’extrême limite, sauve un peu les meubles. Ayant les qualités d’être «juste» et bien placé, pour l’originalité et le charisme, faudra repasser.

Un album dont j’espère, vous ferez l’économie, ayant fait la dépense pour vous.

La seule réussite de ce disque, étant sa pochette.

Bon…allez, pour finir sur une autre note positive «Black As Disease» sort un peu du lot, c’est le moins pire.

Mais outre la nullité abyssale de General Chaos et son «Calamity Circus», qui pourrait donner une image assez juste de ce qu’est le vide intersidéral.

Ce qui me catastrophis le plus, c’est le bilan carbone d’une telle inutilité.

fabkiss

Dimanche ~ janvier 01, 2011 by admin

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