March 4th, 2009

Status Quo : HELLO !Un an seulement après l’album Piledriver avec lequel il avait fait parler de lui, Status Quo revient avec Hello, un nouvel opus (le sixième déjà !). Les britanniques sont en pleine inspiration vu l’écart entre les sorties de ces deux albums. Piledriver dévoilait une musique variée, tantôt boogie, tantôt posée, ce qui prouve que le groupe s’en sort dans différents domaines.

La pochette de Hello est noire avec en plein centre le quatuor en train de saluer. Sobre mais reconnaissable, cette nouvelle galette comporte 8 titres, tout comme Piledriver.

« Roll over lay down » nous fait entrer tout de suite dans le vif du sujet. Le son (même s’il n’est pas extraordinaire) est lourd sur la rythmique guitare / basse / batterie et Rossi est époustouflant sur les soli. Le titre nous dévoile de bonnes parties, un break excellent avec des variations de tempo. Ce titre est bon également pour l’improvisation où Rossi peut expérimenter et s’amuser sur sa 6 cordes. « Roll over lay down » est une entrée en matière parfaite ! « Claudie » calme le jeu. La chanson est plus posée, plus pop, néanmoins agréable mais paraît un peu « fade » après l’entraînante « Roll over lay down ». Morceau doux également, « And it’s better now » est assez spéciale. Difficile de définir le genre de la chanson oscillant entre country et variété. « Reason for living » passe très bien et la fin transformée en blues est très réussie. On aimerait que cela dure plus longtemps. Le tempo s’accélère avec l’incisive « Blue eyed lady ». L’intro est complexe avec de belles lignes de guitare. Le rythme est rapide, les parties guitare très bonnes, probablement l’un des titres phares de l’album avec « Roll over lay down ». « Blue eyed lady » s’enchaîne avec deux autres titres tout aussi efficaces. « Caroline » contient une rythmique accrocheuse, les paroles le sont aussi. Un refrain qui trotte dans la tête après l’écoute du morceau. « Caroline » ne contient pas de solo mais cette absence est vite oubliée par une rythmique vraiment terrible. « Softer ride » commence doucement avec de belles lignes de guitare. Le titre est crescendo, le rythme s’accélère au fur et à mesure, pour nous donner un titre accrocheur comme le groupe sait si bien faire. A la fois technique et incisif, « Softer ride » est très bon.

« 4500 times », titre final, a une particularité : sa durée. En effet, cette chanson atteint quasiment la dizaine de minutes. Le début du titre est assez posé, dévoilant des parties de guitare intéressantes. Ce que fait Rossi est très beau. Rick assure bien au chant. Le rythme s’accélère en nous envoyant un boogie vraiment efficace. Pas très rapide mais très prenant. C’est lourd, on tape du pied ! Le mini-break basse/guitare est excellent avant d’entamer la partie solo du titre. Rossi s’en sort très bien, la section rythmique tape bien la mesure. C’est accrocheur, efficace, on ne voit pas les dix minutes passer.

En bref, Hello se révèle être de très bonne facture. La majorité des titres est réussie. Le quatuor britannique enfonce le clou avec cet opus qui les fera connaître et c’est amplement mérité !

March 4th, 2009

Status Quo : PiledriverSTATUS Quo : Piledriver (1972)

8/10

Certaines personnes ont tendance à associer Piledriver comme le premier vrai album du groupe. Il faut quand même souligner que Status Quo en est déjà à son cinquième album. A peine un an se déroule entre chaque sortie des premiers opus, c’est dire l’envie du groupe et son imagination.

La pochette montre le Quo au naturel. Jambes écartées, cheveux très longs, le headbanging est présent.

Dès le premier titre, le ton est donné. « Don’t waste my time » nous embarque dans un boogie rock efficace. La rythmique est très bien assurée et les soli sont très bien trouvés. Comme autre titre accrocheur, soulignons l’excellent « Paper plane » avec ses soli à la Chuck Berry. « Big fat mama » assommera l’auditeur tellement la rythmique est lourde. Le chant de Rick est excellent. L’intro basse/guitare également. Le break est très beau pour reprendre ensuite sur un solo endiablé de Mr Rossi. Un classique ! Parmi les autres titres, notons la bluesy « Unspoken words », parfaitement interprété par le quatuor Rosi/Parfitt/Lancaster/Coghlan. Il est très bien placé car juste après c’est « Big fat mama » qui démarre. Les solis de Rossi sur « Unspoken words » sont très agréables. Les lignes de basse de Lancaster sont également bien faites. La guitare de Parfitt est plus en retrait mais le mariage des instruments rend très bien. Dans les titres assez posés, notons la présence de « All the reasons » qui comprend de très belles lignes de guitare. La basse est bien mise en avant et très bien exécutée. « A year », plus calme encore, montre que le groupe ne fait pas toujours la même chose en dévoilant un titre assez spécial. L’intro est sombre avec les notes de basse bien choisies. Au final, « A year » s’écoute bien car il est fort agréable. On soulignera la présence de quelques notes de synthé jouées par Jimmy Horowitz.

Pour conclure cet album, le Quo a choisi de mettre une reprise. « one, two, three, four, one, two, three, four » et c’est parti pour l’un des titres les plus connus des Doors. Sur « Roadhouse blues », Lancaster s’occupe du chant et s’en sort très bien. La rythmique est très lourde, Rossi montre tout son talent de soliste. Bob Young ajoutera des notes d’harmonica sur ce titre pour pousser encore plus la mélodie.

En conclusion, Piledriver se révèle être de très bonne facture. Contrairement aux critiques, cet album n’est pas linéaire. Piledriver, au contraire, montre que le groupe sait dévoiler plusieurs facettes de sa musique. Les parties blues, sombres, boogie font de cet album un bon mariage entre ces différents styles.

Une belle réussite !

March 4th, 2009

Status Quo : QuoSeptième album au compteur, les britanniques de Status Quo ne chôment pas. Enchaînant deux bons albums que sont Piledriver et Hello, la côte de popularité du groupe commence à grandir. Les sorties d’albums sont espacées d’à peine un an et cette nouvelle galette sobrement appelée Quo n’échappera pas à la règle.

Sur les huit titres présents, Lancaster a mis sa touche sur six, « Slow train » et « Fine fine fine » étant écrits par le tandem Rossi/Young. D’ailleurs, sur les titres où Lancaster a mis sa touche, cinq ont été co-écrits avec Rick Parfitt. Cette grande présence de ces deux musiciens dans l’écriture et la composition se ressentent par le rythme global de l’album. Compos plus hard, on le sent d’emblée avec le doublon gagnant « Backwater / Just take me », interprété entièrement par Lancaster. La rythmique est lourde, John Coghlan martèle son instrument comme jamais, Rossi toujours époustouflant et Lancaster assure très bien le chant. L’intro batterie de « Just take me » n’est pas sans rappeler des rythmiques un peu brésiliennes. Une première pour le Quo de commencer un titre de cette façon et on peut dire que c’est réussi. Le côté hard est prononcé encore plus sur « Drifting away », titre incisif ou Lancaster excelle encore au chant. Les guitares hard, la basse en double croche et la technique de Coghlan renforcent ce titre. La « touche Lancaster » est aussi présente sur « Don’t think it matters », titre lourd, qui fera taper du pied plus d’un. Le solo de Rossi est sublime et la rythmique est très bien assurée.

En ce qui concerne le reste car Lancaster n’a pas tout fait non plus, notons la simple mais efficace « Break the Rules » avec son rythme accrocheur. Ce titre est diffusé dans les jukebox et joué par des orchestres de soirée, c’est pour dire le succès de celui-ci. « Break the Rules » a aussi la particularité d’avoir été écrite par l’intégralité du groupe. Après la déferlante « Drifting away / Don’t think it matters », « Fine fine fine » paraît plus mou. Mais il reste néanmoins un très bon titre, montrant encore une fois la qualité de composition de la paire Rossi/Young. Titre plus gentil, il contient un bon solo, une bonne interprétation de Rossi et permet une sorte de trêve par rapport aux titres précédents typés plus hard. Le rythme ne reprendra pas du poil de la bête car « Lonely man » est une balade. Contenant des passages réussis et de jolies mélodies de guitare, « Lonely man » est un titre agréable même si toutefois je le trouve un peu trop long. Ca devient une habitude, le Quo aime bien finir avec un long titre. Après la reprise des Doors, « Roadhouse blues » et « 4500 times », « Slow train » est le nom de ce nouveau long titre. Dès le début du titre, le Quo nous balance un rythme comme il sait si bien faire. On tape du pied, Rossi est très bon au chant. Mais ce qui rend le titre encore plus intéressant, c’est toute sa partie musicale. Les lignes de guitare et basse sont très réussies avec un côté un peu folk/celte dans la mélodie, fort agréable. Notons également la présence d’un mini solo de batterie parfaitement exécuté par Coghlan pour reprendre ensuite sur le chant et le rythme initial. « Slow train » se veut technique tout en restant accrocheur.

En bref, les britanniques continuent leur très bon parcours avec cet album qui est de très bonne facture. Certains reprocheront son côté hard, c’est sûr que Lancaster aura mis beaucoup de sa plume pour cet album. Quo est très réussi avec des compos tantôt hard, tantôt plus posées. un album à posséder !