Bruce Dickinson : Accident of Birth

September 13th, 2008 by admin

Bruce Dickinson : Accident of BirthNous sommes en présence d’un album spécial, car cet Accident of Birth est l’histoire d’une aventure musicale, et d’un aventurier :

L’incroyable Bruce Dickinson, chanteur émérite de la vierge de fer, pilote d’avion, champion d’escrime, écrivain, passionné d’art, de poésie et de philosophie, réalise en cette année 1997 son troisième album solo. Comme pour le précédent Balls to Picasso au succès toutefois limité, Roy Z, en provenance du groupe californien Tribe Of Gypsies, officiera au poste de guitariste et produira du reste l’album.

Ensuite, le guitariste soliste n’est autre que le ressuscité Adrian Smith, débarqué du cargo Maiden en 1989, et qui depuis n’arrivait plus à percer avec ses projets personnels.

Eddie Casillas à la basse et David Ingraham à la batterie viennent compléter le casting de cet album placé sous le sigle de la Naissance, de l’Enfance, et de la Mort naturellement (soyez rassurés).

On est déjà très excités au premier regard sur la pochette signée de Derek Riggs, à qui l’on doit les illustrations de Iron Maiden, Gamma Ray, Stratovarius, Steve « O », Stranglehold et autres …

Outre la couleur dominante qui est le rouge, le dessin met en scène un clown monstrueux et psychopathe façon « Joker » qui perfore de l’intérieur le ventre d’un malheureux, à la manière d’un Alien s’échappant de son hôte dans la quadrilogie à succès. En tout cas, c’est ce à quoi on assiste sur la pochette originelle, car la pochette de la version 2003 du disque est différente. Un petit clin d’œil externe est amusant : En effet, un drapeau de l’Union Jack (Royaume-Uni) fait office de pantalon pour le clown, puis surtout son bonnet de « bouffon » est aux couleurs du drapeau français. Peut-être est-ce une coïncidence laissée par le graphiste de l’album, ou bien peut-être est-ce un hommage indirect voulu par Dickinson, qui est très attaché aux fans français, et à la France en général, au point de parler la langue de Molières aussi bien voire mieux que certains français eux-mêmes (en concert, c’est bluffant).

Enfin, pour finir ce petit tour de la pochette de l’album, on remarquera un autre clin d’œil évident, soit l’ombre de la silhouette de la Mort avec sa faux sur la droite du dessin. Etrange, ceci rappelle un détail de l’illustration d’un légendaire single de Iron Maiden datant de 1983 … Etrange.

Rapprochons-nous de la musique. Pour replacer l’album dans son contexte, notons :

_ que le précédent Balls to Picasso avaient eu un succès très mitigé.

_ que en 1996 l’ancien groupe de Dickinson (Maiden) avait placé une barre assez haut avec son X Factor.

_ que la même année, le précédent projet de Dickinson avec Roy Z nommé affreusement Skunkworks avait lamentablement échoué, et avec au final un succès encore plus maigre que pour Balls to Picasso.

Donc, pour Bruce, le temps était enfin venu de démontrer son talent en solo au monde ; bien qu’un peu dans l’ombre de la vierge de fer, il devait à tout prix renouer avec le succès, car un troisième échec commercial pourrait le condamner à l’oubli (concernant sa carrière solo en tout cas). Le retour de Smith est également là pour donner un coup de pouce, d’autant que des fans de la Vierge seront probablement attirés par ces retrouvailles entre deux enfants terribles du Heavy Metal, les deux vilains petits canards qui avaient quitté Maiden.

L’album s’ouvre sur – déjà – un premier tube, à savoir FREAK. Dès les premières notes lourdes et épaisses de guitare, on nage entre Rock et Heavy Metal pur, avec un groove parfait. Groove parfait car les mélodies et notamment le riff dantesque font de Freak une tuerie d’entrée. Pour le chant Dickinson assure, et on se prend naturellement à chanter ce riff mémorable avec lui : « Who leads you to the dark secret ».

TOLTEC 7 ARRIVAL rompt volontairement le rythme pendant quarante secondes d’instrumental familial, avec un peu de guitare, un peu de mellatron (sorte d’instrument mi piano mi accordéon à la Jean-Michel Jarre pour simplifier) et la petite voix de Bruce qui nous conte une courte histoire nous invitant à la réflexion et au recueillement, où le thème de l’enfance est roi. Il demande ainsi à « sa mère de le bénir parce qu’il a pêché ». Qu’il soit pardonné pour ce qui fût et ce qui suit.

Ce petit récital terminé, on enchaine avec une autre chanson sur l’enfance, STARCHILDREN. Comme pour FREAK, le niveau est très élevé. Les guitares sonnent lourdes et le tempo reste toujours aussi agréable.

TAKING THE QUEEN ralentit de nouveau le rythme, du moins en partie, avec notamment une longue et chaleureuse intro à la guitare électro-acoustique forte de nombreuses variations et d’effets. La seconde partie est plus électrifiée au niveau du son, même si le tempo reste très coulé, très détendu, très baladeur. On se détend à vrai dire, comme sur une croisière.

En revanche, sur DARKSIDE OF THE AQUARIUS, après une belle intro mélodique, on retrouve ce précédent son, qui s’inscrit dans un rock agressif, oldschool, percutant, et les guitares y sont encore une fois accrocheuses.

Avec ROAD TO HELL, on fait un petit voyage dans le temps, car la guitare de Smith rappelle aussitôt le style de la vierge de fer. Bruce se retrouve en terrain connu et nous chante sur un rythme assez familier. La chanson dispose d’un groove impeccable, car les couplets mi-endiablés débouchent sur un riff assez émouvant et la mélodie est naturellement mémorisable tant c’est merveilleusement bien exécuté. Les ponts sont réussis eux aussi, et Adrian Smith nous sert même un solo typique des dizaines qu’il a pu composer pour Iron Maiden.

MAN OF SORROWS, malgré qu’elle demeure une des plus douces est sans nul doute le tube de cet album. On s’écarte en effet un peu du monde du Metal pour une magnifique et émouvante chanson, dans laquelle Bruce est seul, dans un style épique, face au Monde. Magnifique le piano joué par Roy Z, de même que ce solo d’Anthologie joué par Smith. Ce solo, pas des plus longs non plus, mériterait de figurer au panthéon des plus beaux solos de toute l’histoire de la musique. Assurément, car cette belle mélodie respecte tous les codes de la bonne Musique et qui plus est, est très imagée. La chanson justement traite encore une fois de thèmes chers à Bruce sur cet album, comme l’enfance, la religion également.

Accident of Birth, comme FREAK ou le tout frais MAN OF SORROWS est l’un des grands moments de l’album. Toujours cette rythmique rapide ; s’y ajoutent des arpèges bien trouvés de Roy Z, et des soli superbes après le refrain, légendaire également.

La chanson a des attraits de tragédie, en touchant de manière assez gore au thème de la naissance, les paroles du refrain faisant effectivement référence à un accident de naissance, soit une tragédie à l’accouchement, un enfant mort-né.

THE MAGICIAN dégivre notre sang avec un état d’esprit résolument plus joyeux, plus positif, plus déclaratif. Peu de folies ici, mais cette tournerie autour des pouvoirs de magicien se digère très bien.

WELCOME TO THE PIT (« bienvenue dans la fosse/faille »), nous replonge quelque peu dans cet état d’esprit très GARAGE ROCK, mi-morbide mi-joyeux. Notons un beau refrain bien exécuté et un joli solo de Smith dans la deuxième partie.

OMEGA est une chanson dans la trempe de TAKING THE QUEEN, où on alterne entre passages doux en acoustique et séquences rock bon enfant, sans grandes folies, mais le tout bien exécuté. Il convient encore de signaler un solo très « amoureux » de Smith, et la voix de Bruce, qui de manière générale, comme dans tous les autres morceaux colle parfaitement à la musique.

L’album se termine en roue libre sur ARC OF SPACE, une magnifique ballade très douce à la guitare acoustique, sonnant folk par moments, et avec quelques influences hispaniques sur d’autres. Tout cela ajouté à la voix langoureuse de Bruce et un petit synthé ambiant agréable, on termine en douceur ce violent (dans les mots) Accident of Birth. Ainsi, la morale de ce disque est que Bruce Dickinson, avant d’être un chanteur de Heavy Metal est un chanteur tout simplement, et sait nous émouvoir comme sur MAN OF SORROWS pour exemple.

Bien avant la bombe que sera l’album suivant The Chemical Wedding en 1998, Accident of Birth reste donc un album réussi, avec ses quelques tubes comme FREAK, STARCHILDREN, ROAD TO HELL, MAN OF SORROWS ou Accident of Birth justement, où on nous sert une musique de qualité qui oscille entre le Rock et le Heavy.

C’est un album original, varié, bien mené, susceptible de surprendre, et qui sans pouvoir prétendre à une place dans le hall of frame du Metal mérite cependant un hommage ; et enfin il me fallait un album d’exception pour mon vingt-septième article qui me tient à cœur en raison de la place et de l’histoire qu’occupe ce nombre spécial chez moi.

15/20.

Bruce Dickinson : Accident of Birth

September 13th, 2008 by admin

Bruce Dickinson : Accident of BirthNous sommes en présence d’un album spécial, car cet Accident of Birth est l’histoire d’une aventure musicale, et d’un aventurier :

L’incroyable Bruce Dickinson, chanteur émérite de la vierge de fer, pilote d’avion, champion d’escrime, écrivain, passionné d’art, de poésie et de philosophie, réalise en cette année 1997 son troisième album solo. Comme pour le précédent Balls to Picasso au succès toutefois limité, Roy Z, en provenance du groupe californien Tribe Of Gypsies, officiera au poste de guitariste et produira du reste l’album.

Ensuite, le guitariste soliste n’est autre que le ressuscité Adrian Smith, débarqué du cargo Maiden en 1989, et qui depuis n’arrivait plus à percer avec ses projets personnels.

Eddie Casillas à la basse et David Ingraham à la batterie viennent compléter le casting de cet album placé sous le sigle de la Naissance, de l’Enfance, et de la Mort naturellement (soyez rassurés).

On est déjà très excités au premier regard sur la pochette signée de Derek Riggs, à qui l’on doit les illustrations de Iron Maiden, Gamma Ray, Stratovarius, Steve « O », Stranglehold et autres …

Outre la couleur dominante qui est le rouge, le dessin met en scène un clown monstrueux et psychopathe façon « Joker » qui perfore de l’intérieur le ventre d’un malheureux, à la manière d’un Alien s’échappant de son hôte dans la quadrilogie à succès. En tout cas, c’est ce à quoi on assiste sur la pochette originelle, car la pochette de la version 2003 du disque est différente. Un petit clin d’œil externe est amusant : En effet, un drapeau de l’Union Jack (Royaume-Uni) fait office de pantalon pour le clown, puis surtout son bonnet de « bouffon » est aux couleurs du drapeau français. Peut-être est-ce une coïncidence laissée par le graphiste de l’album, ou bien peut-être est-ce un hommage indirect voulu par Dickinson, qui est très attaché aux fans français, et à la France en général, au point de parler la langue de Molières aussi bien voire mieux que certains français eux-mêmes (en concert, c’est bluffant).

Enfin, pour finir ce petit tour de la pochette de l’album, on remarquera un autre clin d’œil évident, soit l’ombre de la silhouette de la Mort avec sa faux sur la droite du dessin. Etrange, ceci rappelle un détail de l’illustration d’un légendaire single de Iron Maiden datant de 1983 … Etrange.

Rapprochons-nous de la musique. Pour replacer l’album dans son contexte, notons :

_ que le précédent Balls to Picasso avaient eu un succès très mitigé.

_ que en 1996 l’ancien groupe de Dickinson (Maiden) avait placé une barre assez haut avec son X Factor.

_ que la même année, le précédent projet de Dickinson avec Roy Z nommé affreusement Skunkworks avait lamentablement échoué, et avec au final un succès encore plus maigre que pour Balls to Picasso.

Donc, pour Bruce, le temps était enfin venu de démontrer son talent en solo au monde ; bien qu’un peu dans l’ombre de la vierge de fer, il devait à tout prix renouer avec le succès, car un troisième échec commercial pourrait le condamner à l’oubli (concernant sa carrière solo en tout cas). Le retour de Smith est également là pour donner un coup de pouce, d’autant que des fans de la Vierge seront probablement attirés par ces retrouvailles entre deux enfants terribles du Heavy Metal, les deux vilains petits canards qui avaient quitté Maiden.

L’album s’ouvre sur – déjà – un premier tube, à savoir FREAK. Dès les premières notes lourdes et épaisses de guitare, on nage entre Rock et Heavy Metal pur, avec un groove parfait. Groove parfait car les mélodies et notamment le riff dantesque font de Freak une tuerie d’entrée. Pour le chant Dickinson assure, et on se prend naturellement à chanter ce riff mémorable avec lui : « Who leads you to the dark secret ».

TOLTEC 7 ARRIVAL rompt volontairement le rythme pendant quarante secondes d’instrumental familial, avec un peu de guitare, un peu de mellatron (sorte d’instrument mi piano mi accordéon à la Jean-Michel Jarre pour simplifier) et la petite voix de Bruce qui nous conte une courte histoire nous invitant à la réflexion et au recueillement, où le thème de l’enfance est roi. Il demande ainsi à « sa mère de le bénir parce qu’il a pêché ». Qu’il soit pardonné pour ce qui fût et ce qui suit.

Ce petit récital terminé, on enchaine avec une autre chanson sur l’enfance, STARCHILDREN. Comme pour FREAK, le niveau est très élevé. Les guitares sonnent lourdes et le tempo reste toujours aussi agréable.

TAKING THE QUEEN ralentit de nouveau le rythme, du moins en partie, avec notamment une longue et chaleureuse intro à la guitare électro-acoustique forte de nombreuses variations et d’effets. La seconde partie est plus électrifiée au niveau du son, même si le tempo reste très coulé, très détendu, très baladeur. On se détend à vrai dire, comme sur une croisière.

En revanche, sur DARKSIDE OF THE AQUARIUS, après une belle intro mélodique, on retrouve ce précédent son, qui s’inscrit dans un rock agressif, oldschool, percutant, et les guitares y sont encore une fois accrocheuses.

Avec ROAD TO HELL, on fait un petit voyage dans le temps, car la guitare de Smith rappelle aussitôt le style de la vierge de fer. Bruce se retrouve en terrain connu et nous chante sur un rythme assez familier. La chanson dispose d’un groove impeccable, car les couplets mi-endiablés débouchent sur un riff assez émouvant et la mélodie est naturellement mémorisable tant c’est merveilleusement bien exécuté. Les ponts sont réussis eux aussi, et Adrian Smith nous sert même un solo typique des dizaines qu’il a pu composer pour Iron Maiden.

MAN OF SORROWS, malgré qu’elle demeure une des plus douces est sans nul doute le tube de cet album. On s’écarte en effet un peu du monde du Metal pour une magnifique et émouvante chanson, dans laquelle Bruce est seul, dans un style épique, face au Monde. Magnifique le piano joué par Roy Z, de même que ce solo d’Anthologie joué par Smith. Ce solo, pas des plus longs non plus, mériterait de figurer au panthéon des plus beaux solos de toute l’histoire de la musique. Assurément, car cette belle mélodie respecte tous les codes de la bonne Musique et qui plus est, est très imagée. La chanson justement traite encore une fois de thèmes chers à Bruce sur cet album, comme l’enfance, la religion également.

Accident of Birth, comme FREAK ou le tout frais MAN OF SORROWS est l’un des grands moments de l’album. Toujours cette rythmique rapide ; s’y ajoutent des arpèges bien trouvés de Roy Z, et des soli superbes après le refrain, légendaire également.

La chanson a des attraits de tragédie, en touchant de manière assez gore au thème de la naissance, les paroles du refrain faisant effectivement référence à un accident de naissance, soit une tragédie à l’accouchement, un enfant mort-né.

THE MAGICIAN dégivre notre sang avec un état d’esprit résolument plus joyeux, plus positif, plus déclaratif. Peu de folies ici, mais cette tournerie autour des pouvoirs de magicien se digère très bien.

WELCOME TO THE PIT (« bienvenue dans la fosse/faille »), nous replonge quelque peu dans cet état d’esprit très GARAGE ROCK, mi-morbide mi-joyeux. Notons un beau refrain bien exécuté et un joli solo de Smith dans la deuxième partie.

OMEGA est une chanson dans la trempe de TAKING THE QUEEN, où on alterne entre passages doux en acoustique et séquences rock bon enfant, sans grandes folies, mais le tout bien exécuté. Il convient encore de signaler un solo très « amoureux » de Smith, et la voix de Bruce, qui de manière générale, comme dans tous les autres morceaux colle parfaitement à la musique.

L’album se termine en roue libre sur ARC OF SPACE, une magnifique ballade très douce à la guitare acoustique, sonnant folk par moments, et avec quelques influences hispaniques sur d’autres. Tout cela ajouté à la voix langoureuse de Bruce et un petit synthé ambiant agréable, on termine en douceur ce violent (dans les mots) Accident of Birth. Ainsi, la morale de ce disque est que Bruce Dickinson, avant d’être un chanteur de Heavy Metal est un chanteur tout simplement, et sait nous émouvoir comme sur MAN OF SORROWS pour exemple.

Bien avant la bombe que sera l’album suivant The Chemical Wedding en 1998, Accident of Birth reste donc un album réussi, avec ses quelques tubes comme FREAK, STARCHILDREN, ROAD TO HELL, MAN OF SORROWS ou Accident of Birth justement, où on nous sert une musique de qualité qui oscille entre le Rock et le Heavy.

C’est un album original, varié, bien mené, susceptible de surprendre, et qui sans pouvoir prétendre à une place dans le hall of frame du Metal mérite cependant un hommage ; et enfin il me fallait un album d’exception pour mon vingt-septième article qui me tient à cœur en raison de la place et de l’histoire qu’occupe ce nombre spécial chez moi.

15/20.

Primus : Suck on This

September 9th, 2008 by admin

Primus : Suck on ThisDécidément les trois « fous » de San Francisco n’ont jamais fait comme les autres. Non content de faire dans un style unique en son genre, Primus a étonnement entamé sa discographie sur un disque live. En effet, le groupe alternatif trouvant peu de partenaires fit confiance au petit label Caroline Records. Afin de faire une production peu couteuse, un concert live fut donc enregistré en 1989 en guise d’EP sous le nom « Suck on This ». Ce fut un succès dans toute la Californie et les états voisins pour ce petit disque sans prétentions et ceci permit que le groupe sorte l’année suivante son premier album Frizzle Fry, qui comprend notamment quelques chansons de Suck on This. Le succès sera aussi au rendez-vous avec Frizzle Fry, puis le groupe signera avec son label historique Interscope, pour sortir le grand Sailing the Seas of Cheese et toute sa glorieuse descendance.

Bref, inutile de détailler d’avantage l’histoire. Venons-en donc à la musique des débuts de la carrière de Primus, très difficile à trouver, au point qu’il m’a fallu importer ce live, avec le coût qui va avec, tout comme Frizzle Fry, car ces deux disques sont peu imprimés, et sont rarement faciles à trouver sur le sol français. Cher payé pour ce qui en sera, mais quand on aime un groupe, on ne compte plus la tune mise dans les disques et tous les objets dérivés.

C’est un live très court, d’à peine quarante-cinq minutes, et neuf titres. Sur plusieurs morceaux les conditions du live font que la basse de claypool est discrète, car c’est surtout la voix et la batterie qu’on entend.

Le track-list est hétérogène, avec d’abord de bons morceaux comme le grand Frizzle Fry, titre plus ambiant, lent, qui donnera d’ailleurs son nom au premier album, ou encore la très bonne chanson The Heckler, avec cette rythmique d’enfer. Ce dernier titre cité sera d’ailleurs la chanson bonus de l’album Antipop, caché après une minute de silence suivant Coattails of A Dead Man.

A l’inverse, Tommy The Cat, qu’on entendra plus tard sur le meurtrier Sailing the Seas of Cheese, est ici catastrophique, la guitare frôle le larsen à plusieurs moments et couvre la basse par un espèce d’écho.

Le grand morceau de ce live est sans nul doute Pudding Time, trippant à souhait, et cette fois avec un son impeccable. On en oublierait presque que c’est un live. Les lignes de chant quasiment proche du Rap pendant les couplets et la basse terrible par-dessus donne assurément un rythme infernal à ce titre.

The Pressman, qu’on retrouvera en 1993 sur Pork Soda, est ici toujours aussi ennuyeux (si vous avez déjà écouté Pork Soda). C’est plat, il y a un faux rythme (il y en a eu souvent chez Primus, mais celui-ci demeure vraiment énervant). Il y a bien quelques moments où çà bouge un peu plus, mais c’est court, et sans saveur.

De très bons morceaux hélas ne connaitront pas la consécration dans un véritable album comme Jellikit, qui est un sacré avant goût que sera Primus : un titre dantesque, avec des lignes de basse en slap’ monstrueuses, agrémentées d’une batterie au style inclassable.

Malgré quelques ratés quant au son, Suck on This reste un bon live, … sinon LE live, car Primus n’en a jamais sorti d’autres. Etrange. Il faut lire en ces trois gars la volonté de ne jamais vendre leurs performances live. D’ailleurs, le public est souvent invité à faire son live. Lors de concerts de Primus, il est courant pour Claypool de donner la consigne aux agents de sécurité des salles de concert, de laisser les caméras numériques rentrer.

C’est ce qu’on appelle la classe, Claypool admet qu’on lui vole ainsi les images, mais il s’en contre-fiche, il laisse sa liberté au public, en espérant qu’ils n’en fassent pas commerce. Il semblerait que le public se soit montré respectueux, car Primus continue de tolérer tout cela.

C’est un disque qui n’est ici susceptible que de plaire aux ultras de Primus. Et encore, même le primussien que je suis déplore quelque peu ce live, en raison du son, qui est imparfait sur certains morceaux, et le court track-list qui ne nous propose pas que des bons morceaux.

Un disque que vous pouvez vous procurer si vous vous sentez l’âme d’un collectionneur.

11/20.

Primus : Southbound Pachyderm

September 9th, 2008 by admin

Primus : Southbound Pachyderm1996. Une année étrange pour Primus. Elle marque un bon album à savoir Tales From Punchbowl, et paradoxalement, elle précipite le groupe dans la crise avec le départ de son batteur historique Tim Alexander aka “Herb’”.

Et la même année, pour apaiser notre peine sort cette minable et insignifiante compilation.

Minable évidemment pas par la musique, car le disque nous sert cinq classiques de Primus, et des plus rythmés en plus. On retrouve notamment pour le meilleur le bon Southbound Pachyderm de l’album précédemment cité, Jerry Was A Race Car Driver de Sailing the Seas of Cheese, et l’inoubliable My Name Is mud, l’un des tubes de Pork Soda. Les deux autres sont deux chansons banales.

Bref, il est ridicule voire scandaleux de qualifier ce track-list abstrait et commercial comme une compilation.

Primus avait sérieusement fait dans la connerie ce jour là, et dans la radinerie surtout, à moins que la maison de disque Interscope ait voulu la jouer petits bras pour le coup.

Il eut été plus judicieux de mette plus de tubes pour en faire une bonne compilation. Et celle-ci aurait au moins du comprendre une dizaine sinon une douzaine de titres, car nombre sont oubliés à mon goût.

Où sont les Tommy The Cat, Frizzle Fry, les Pork Soda, les Year of the Parrot, les Welcome to This World, ou encore les Is It Luck, ou les Sgt Baker ?!!!

Au placard… ces titres auraient certainement donné plus d’entrain à ce mini-disque.

Evidemment, il n’était pas prévu de faire un best-of, mais tout de même, qualifier ce disque de compilation est une hérésie, et ressemblerait plus à un EP, un petit maxi-cd, une démo. Evidemment j’exagère, car les chanons servies restent de bonnes chanons, mais ce ridicule pachyderme est plus que dispensable, à l’instar du pitoyable Miscellaneous Debris de 1992.

A l’inverse, They Can’t All Be Zingers de 2006 est une excellente compilation qui cette fois a des airs de best-of. Oui forcément, car celle-ci est intervenue entre la séparation et la reformation du groupe. On trouvera dans celle-ci plus de tubes.

Donc inutile de vous précipiter sur Southbound Pachyderm sauf si vous êtes collectionneur. Les personnes cherchant à découvrir Primus doivent surtout se procurer dans l’immédiat la bible qu’est Sailing the Seas of Cheese, et dans un style encore assez ouvert le bon Antipop.

Sinon, pour faire une promenade en un disque sur à peu près toute la carrière de Primus au jour d’aujourd’hui, il convient aussi de se procurer la dernière compilation en date.

Pour ce disque en l’espèce, ignorez-le, ne perdez pas votre argent dans cette escroquerie en cinq sets, car justement on en a peu pour notre argent.

7/20.

Primus : Brown Album

September 7th, 2008 by admin

Primus : Brown AlbumEn 1996, Tim « Herb’ » Alexander, batteur historique et fétiche de Primus décida de quitter le groupe pour raisons professionnelles. En réalité on se demande si ce départ ne s’explique pas par des divergences musicales, car l’album Tales from the Punchbowl malgré une qualité musicale confirmée n’avait pas rencontré le même succès que le fameux Sailing The Seas of Cheese. Ainsi avec le Brown Album se tourne une page de Primus, à noter ce clin d’œil évident à la galette qu’est le Black Album de Metallica, sorti en 1991.

Ainsi arrivera le batteur Bryan « brain » Mantia pour remplacer Herb’.

Bien qu’il soit difficile sinon impossible de savoir à quoi aurait ressemblé ce cinquième opus si Herb’ était resté, on se rendra compte assez vite que la musique de Primus a pris un tournant au cours de ce Brown Album, et que les divergences musicales entre « Herb’ » et Claypool (leader naturel et charismatique du groupe) forment bien un facteur probable du départ du concerné. En effet, cet album nous servira quelques morceaux incontournables réunissant les ingrédients habituels de Primus, et d’autres qui innovent un peu avec une réussite plus ou moins évidente. D’avance donc, il n’est point scandaleux de parler ici d’un album moyen pour Primus.

Le morceau introductif The return of Sathington Willoughby est typiquement primussien, avec un tempo lent, une basse alarmante et lourde, une guitare stridente, et une ambiance de foule, de live sur le fond comme ce fut le cas pour l’intro de l’album Tales from the Punchbowl. On notera aussi les sonorités tribales sortant de l’instrument magique de Les Claypool. L’ensemble se veut angoissant pesant. Ce morceau quant à la voix de Claypool nous conditionne un peu comme sur l’intro de Blackmail The Universe sur l’album The System has Failed de Megadeth.

Fisticuffs commence sur un rythme bon enfant de Claypool à la basse avec une sonorité normale (pour une fois). Comme pour le précédent titre, la rythmique est vraiment ralentie, lancinante. On notera cette tranquilité dans la composition au niveau de la batterie, qui nous joue du très classique, avec des structures un peu jazzy, avec peu de variations dans le tempo.

La guitare de Lalonde sonne encore stridente, et ses interventions sont que trop rares. Même la voix de Claypool nous déçoit sur ce morceau, car celle-ci est une forme de complainte sans profondeur, et le chant varie peu, garde le même ton plaintif et descriptif tout le long.

Heureusement, Golden Boy rompt un peu l’ennui, avec une ballade primussienne retrouvée, avec une basse sonnant très metallique, plus d’entrain pour le chant, une guitare qui varie plus son jeu et surtout accompagne la basse à part entière. La batterie cependant est encore trop discrète. On commence déjà à regretter les combos ingénieux et aux sonorités variées de Tim Alexander, car Bryan Mantia semble vouloir juste suivre les deux autres. Il se lâche rarement, il n’arrive pas à nous sortir des séquences herbiennes, ses rythmes restant carrés mais peu originaux. C’est là qu’on ressent la mainmise de Claypool sur le groupe et les compositions plus forte que par le passé car Lalonde et « Brain » ont peu d’occasions de se mettre véritablement en valeur, et ne peuvent seulement que le suivre.

Claypool dirige donc jusque là, mais lui-même manque pour le moment d’ingéniosité, car il nous sert du réchauffé, on n’a pas encore noté de véritable folie musicale dans la basse ou dans ses lignes de chant.

Over the Falls nous rassure un peu, avec une ballade semi-alternative (rock) et semi-country (au niveau du son). Hélàs, la rythmique pêche un peu, car ce morceau est encore une fois trop calme pour être du primus, et il en ressort peu d’ingéniosité dans les mélodies, peu de variations. L’ensemble groove un peu, mais tout ceci reste très banal. Primus aurait-il perdu son identité avec le départ d’Alexander ? Peut-être, car malgré l’énorme de travail de la locomotive Claypool au chant et à la basse évidemment dans le groupe, on peut quand même estimer que le jeu si particulier de Herb’ donnait de la profondeur aux compositions de Primus par le passé. Il variait énormément les rythmes, pouvaient opérer des transitions à lui tout seul alors que la guitare et la basse s’étaient tues. Honnêtement les mesures de « Brain » Mantia sont pointues et formidables de précision, mais elles restent trop classiques pour du primus, et ne permettent pas d’enflammer les chansons. Peut-être est-ce là un début d’explication des débuts poussifs de ce disque, dans lequel à cet instant de l’écoute, Primus nous la joue petits-bras.

Heureusement arrive une des réjouissances du Brown Album avec Shake Hands With Beef.

Le tempo est un peu plus rapide et surtout la slapping-touch de Claypool revient pour notre plus grand plaisir. Et elle est énergique ! La mélodie formée est vraiment jouissive. Le son est très lourd, très rock. Oui très rock, car à une ou deux notes près dans la même gamme, et avec un tempo quasiment identique, on croirait entendre ce tube que fut en 1982 « I Love Rock’ N’Roll » de la délicieuse Joan Jett !!!

On va retrouver encore plus de réjouissance sur le TUBE du Brown Album, à savoir le génial Camelback Cinema !

La batterie ressuscite d’un coup, démarre tambours battants, et la mélodie, à la fois très rock, et très incisive, qui suit sera culte à jamais. Dès le premier écoute, on aimera ce morceau, aussi grâce à au ton si particulier de Claypool au moment de répéter les mots du titre. Du très grand, c’est surement là la nouveauté de Primus : on nage dans un rock très prenant, très lourd, et rarement les trois malades de San Francisco ne nous avait composé un morceau aussi démentiel !

Après cette grande surprise, Hats off est un petit interlude mi-country mi-rock de deux minutes. Derrière ce court morceau, on ressent encore ce nouveau son, ceT état d’esprit de Primus agréablement nouveau.

Avec Puddin’Taine, Primus nous ouvre définitivement la voie au rock alternatif. Dans le style on se rapproche assez du groupe Electric Six, avec des mélodies très percutantes, puis un débit rapide et ton décalé dans le chant.

Bob’s party time lounge est une chanson en demi-teinte, très progressive, dont la seconde partie reste la meilleure partie, où pour le coup Lalonde nous envoie enfin un solo de rocker digne de ce nom. La première partie en effet proposait des couplets d’une lenteur lassante, et d’un rythme peu inspiré.

Duchess and the Proverbial Mind Spread, est un morceau au tempo ralenti, mais qui reste entrainante, et surtout est très riche. Dans l’instrumental, on notera quelques influences reggae sur la rythmique de la guitare, un peu de funk maquillé dans la basse de Claypool. Pour le coup, c’est un condensé de plaisir pour les musiciens, malgré une batterie peu initiative.

Cependant, elle a un peu plus d’entrain sur Restin’ Bones, avec un rythme sympa qui sera tenu quasiment toute la chanson. Par-dessus, Claypool appose une bonne ligne psychédélique de basse. Hélàs, malgré une grande maitrise, on ne peut que déplorer ce tempo très lent déjà présent sur plusieurs chansons précédentes et celles-ci maintenant.

On oublie, car Coddington est une merveille, avec une plongée dans un rock rythmé, avec quelques attraits de punk, notamment dans la batterie qui se réveille enfin un peu. La chanson est rebelle à souhait, la rythmique est d’enfer, et Claypool nous déverse ses bons mots dans la gueule. Tout çà est classique, rien de nouveau, d’autres groupes classés punk ont déjà exploré ce type de musique, mais bon sang, que çà fait du bien cette énergie dépensée.

Kalamazoo est une chanson dans les cordes de Puddin’Taine. Un bon rythme, mais il y a toujours ce je-ne-sais quoi dans le tempo qui nous empêche de nous lâcher et de sauter au plafond, de vivre des moments démentiels comme sur des tubes comme Is It Luck ou Tommy The Cat sur Sailing the Seas of Cheese. Pour le coup, le futur Antipop aura le mérite de garder ce nouveau son résolument plus rock, toutefois en nous offrant de nombreux passages entrainants voire délirants. Ainsi, Brown Album peut exactement être qualifié d’album de transition, c’est indéniable, avec du primus old-school qui ennui u n peu, et du new-school qui captive sur certaines séquences. Malgré toutes ces imperfections, on se souviendra quand même du potentiel qu’a le groupe avec ce nouveau son.

The Chastising of Renegade est encore un album riche instrumentalement avec ces famaux passages proches du reggae. Une rythmique un peu plus développée, avec un refrain jouissif pour le coup. On y retrouve en effet un peu plus de folie qu’avant, et c’est le signe que le groupe commence à s’imprégner du nouveau son et à se faire plaisir. Même la batterie arrive un peu à sortir son épingle du jeu. Puis pour finir, la guitare nous sert de bons solos.

Arnie, très instrumental qui clôt ce moyen Brown Album présente un maigre intérêt en ce qu’il n’apporte rien de nouveau. Il fallait juste finir l’album, alors micro-libre pour les instruments qui ne font qu’un simple training, limite une petite improvisation entre musiciens épicuriens confirmés.

Bref on s’en fiche, venons-en aux grands enseignements de ce Brown Album :

Il a permis de démontrer que le style qui perdurait chez Primus depuis ses débuts a montré cette fois ses limites. Le filon est épuisé.

Il fallait donc évoluer. Ce nouveau son résolument plus rock mis au jour devrait relancer le groupe, mais encore faut-il bien savoir s’en servir, car tout ce potentiel n’est pas suffisamment consommé, utilisé, et du coup, ce son de tuerie se retrouve enfermé dans des compos plutôt plates, trop soft. Grosse frustration, car quand on devrait logiquement accélérer, transcender la musique, on fait machine arrière et on temporise.

Il n’en demeure pas moins que des morceaux comme Shake Hands with Beef et Camelback Cinema sont de véritables tubes, et laissent envisager un futur proche reluisant pour le groupe.

Le très bon Antipop nous donnera raison. Dans l’immédiat, cet album de transition mérite au moins un 12/20.

Saxon : Unleash The Beast

September 5th, 2008 by admin

Saxon : Unleash The BeastAprès un album raté que fut Destiny en 1988, Saxon avait retrouvé quelque peu le succès avec les albums Solid Ball Of Rock, Forever Free et Dogs Of War, dont la principale caractéristique fut la rupture avec le son que l’on connaissait depuis les années 70, immortalisé par des tubes comme 747, Denim and Leather, Wheels of Steel bien sur, Princess Of The Night ou encore The Crusader et autres galettes mémorables.

En effet, il était temps de couper le cordon avec les seventies, Saxon devait évoluer avec son époque, et l’échec de Destiny, jugé plus commercial, plus facile, moins inspiré leur servit d’avertissement.

Pour ne pas disparaitre de la circulation, Saxon avait sérieusement musclé son jeu, pour se rapprocher d’un son heavy plus viril, typique des années 90 et du Heavy Metal allemand. En effet, les cinq musiciens de Saxon avaient fait le choix d’enregistrer leurs opus en Allemagne, et s’étaient fortement inspiré de ce son allemand, qui allie rythme et puissance.

Bien que ce son fût adopté par Saxon en 1990 sur Solid Ball Of Rock, le véritable album du retour de Saxon sera indéniablement Unleash The Beast en 1997, avec une nouvelle évolution décisive du son. Celui-ci s’inscrit toujours dans la mouvance de l’école germanique, mais cette fois l’ensemble est encore plus musclé et surtout plus sombre.

Ceci va redonner une nouvelle jeunesse au groupe avec des compositions plus modernes. De plus, on notera un appel au public allemand avec une couverture d’album monstrueuse montrant une créature mi-gargouille mi-démon prête à prendre son envol depuis le haut d’un édifice au style gothique. Une telle illustration rappelle quelque peu celles de Edguy ou Motörhead, très populaires, pour ne pas dire glorifiés par le public allemand. De toutes les couvertures d’album de Saxon, on n’avait jamais fait aussi sombre et effrayant, et celle-ci est particulièrement révélatrice de l’ambiance qui va perdurer durant tout cet album.

L’introduction nommée Gothic Dreams est exactement l’expression musicale de cette couverture et également du dessin au verso du boitier du disque, avec un heavy metal mis de coté au profit d’un instrumental angoissant, servi par des bruitages d’une autre dimension, d’un clavier très gothique, et dans le fond un chÅ“ur, le tout laissant présager une menace qui grandit et qui se rapproche.

D’ailleurs, en fermant les yeux, puis en se remémorant les deux images citées pendant l’écoute de cette intro, on se recrée sois-même cette ambiance. On imagine un autre monde, type héroic-fantasy, avec une faune et des paysages qui ne sont pas du nôtre, une tour au style gothique très haute, au bord d’un précipice effrayant de raideur pouvant nous rappeler la Tour d’Ivoire de l’Histoire Sans Fin, et tout en haut de celle-ci une bête démoniaque et sanguinaire qui attend son heure, que le soleil se couche.

Puis la bête est lâchée et se déchaine sur le titre éponyme de l’album qui nous crucifie dès les premières notes, avec ce son incroyable de puissance. Un rythme entrainant, et la voix de Biff Byford convient parfaitement au ton de la chanson. En fait, on se dit qu’il est né pour ce style, et sa performance est peut-être encore plus étincelante, plus remarquée que sur les vieilles chansons des 70’s. Tout y est, un refrain magique, une rythmique d’enfer, et aussi un solo magistralement interprété. Cela faisait bien longtemps que Saxon ne nous avait pas bougé comme çà.

Terminal Velocity s’inscrit dans cette belle dynamique cumulant tous ces ingrédients. De plus, le thème de la chanson, à savoir la vitesse atteinte en chute libre avant l’ouverture d’un parachute est porteur pour du heavy metal. Le titre reprend celui d’un film d’action-aventures (pas terrible) de 1994 avec Charlie Sheen et Natassja Kinski.

Bref, pour en revenir à la musique, c’est très bon une fois encore, avec un rythme qui ne faiblit pas, des guitares jouissives, notamment quand elles sonnent dans les aigus sur les solos.

Circle of Light ralentit un peu le rythme, mais on ne sort pas de cette ambiance sombre et pesante, avec de magnifiques mélodies de guitare, et aussi la voix inquiétante sur les couplets et émouvante sur les refrains de Biff Byford.

The Thin Red Line (« la ligne rouge ») emprunte son titre aux films de guerre du même nom de 1964 et du réussi remake (toutefois inondé de visages trop connus dans le casting) de 1998. Les paroles content le mode de vie des soldats (anglais !) pendant la seconde guerre mondiale, les raisons de leur engagement et aussi la terrible fatalité de nombre d’entre eux.

Une chanson émouvante, et magnifiquement interprétée. Saxon continue de nous surprendre dans cet album. La chanson se termine par un petit chant de patrouille des soldats.

Ministry Of Fools (« ministère des imbéciles ») part en guerre contre les discours politiques et les promesses non tenues. Tout ce message de contestation passe comme une lettre à la boîte grâce à un bel instrumental et la voix de Byford. Un énième tube sur cet album assurément, avec ce si beau refrain, plein d’émotion et teintée d’exaspération sur la Politique.

The Preacher est une chanson très sombre, débutant avec un orgue nous évoquant la religion, et dont les paroles semblent s’orienter sur le thème de la pédophilie (et notamment dans le refrain « let the preacher lay its hand on you »).

Puis Bloodletter nous ramène de force dans l’ambiance de l’album, avec un rythme infernal et des paroles touchant au monde de l’épouvante avec les vampires. Chanson captivante malgré un refrain un peu abstrait.

Cut Out The Disease est aussi un grand morceau du disque grâce à un rythme tourmenté, triste, sombre à souhait. On est susceptible d’aimer dès le premier écoute avec ce refrain culte : « Cut of the disease , the lies and deceipt ».

Absent Friends est le moment de recueillement en acoustique du disque, en la mémoire d’un certain John Jones et de son épouse Carole, des amis du groupe disparus pendant la composition de l’album. La musique de qualité rend encore plus beau cet hommage.

L’album se termine par un bon All Hell Breaking Loose, qui toutefois ne rivalise pas avec tous les autres tubes de l’album. La rythmique est bien là, avec une grande débauche d’énergie. Certains accords de guitare pendant les couplets nous rappellent le son du Saxon des 70’s, difficile à décrire, mais qu’on a appelé pour simplifier le fameux « red noise ». Mais ce rythme est plus difficile à digérer que les précédents car offre peu de variations, malgré encore une fois un solo très inspiré dans le milieu de la chanson.

Un grand album de Saxon, l’album new-school de Saxon à écouter pour ceux qui connaitraient peu sinon pas du tout ce grand groupe. Les titres oldschool restent légendaires, mais cet album nouvelle génération est un must, et à titre personnel ce fut un album qui m’eut beaucoup marqué par sa fraicheur, son énergie, et son ambiance gothique par son concept à vrai-dire aussi, alors que je n’avais que douze ans en 1999.

Voilà aussi pourquoi j’ai choisi cet album très spécial pour mon vingtième article, et j’invite les puristes de Heavy Metal à découvrir ou redécouvrir cette merveille d’un des plus grands mythes de la New Wave Of British Heavy Metal aux cotés de Iron Maiden, Judas Priest et Def Leppard.

18/20.

Lyr Drowning : Orchestral March

September 5th, 2008 by admin

Lyr Drowning : Orchestral MarchLyr Drowning est un groupe parisien crée en 2002 par Goulven Jeffroy (chant et guitare) et Manu Rousseau, jouant une musique qui se veut non seulement agressive mais aussi mélodique, la rendant ainsi variée, émouvante, majestueuse, épique.

Sort ainsi ce maxi-cd Orchestral March en 2004, avec en plus des deux musiciens précités le bassiste Sébastien Vitry, et un autre guitariste prénommé Olivier. À noter sur la composition de cet EP l’absence de batteur, et que le groupe a eu recours à une boite à rythmes. C’est bluffant, car celle-ci est à peine perceptible.

Orchestral March to the dark way commence sous les meilleurs auspices ; après une introduction suave très progressive à la guitare électro-acoustique, la voix très coulée de Goulven le chanteur et le clavier de Manu viennent ajouter toute la tendresse à cette première partie. La deuxième partie, elle est déjà plus branchée sur le Black Metal, forcément plus agressive, avec une guitare rapide et plus obscure. La troisième partie est une reprise de la première avec toute la tendresse qu’on lui avait trouvé, sauf qu’elle se clôt avec une petite séquence de clavier et quelques arpèges supplémentaires de guitare, le tout pour rajouter un peu d’émotion plus qu’il n’y en avait déjà.

Dementia and distant horizons s’inscrit purement dans un Black Death très mélodique avec un son de guitare proche de celui de Anathema. Le clavier y est notamment très limpide avec un son quasi cristallin, féérique. La chanson est également marquée par des rythmes favorables à la voix plaintive du chanteur. On retrouve aussi quelques passages acoustiques au milieu de la chanson, dans les mêmes cordes que l’intro et la fin du Orchestral March précédent.

To Rain est incontestablement le tube de ce MCD, avec pour commencer une mélodie émouvante dans un style épique mémorisable dès le premier écoute. Un passage plus lent en acoustique, puis un retour de cette belle mélodie sortant des guitares saturées de Goulven et Olivier. Un pont très ambiant opère la transition au milieu de la chanson avec une séquence très sombre dans laquelle la basse de Sébastien et aussi le clavier se mettent un peu dans la lumière. Puis jusqu’à la fin, on se cale sur cette mélodie déjà culte, et des variations de chant et de clavier viennent se fixer dessus. Le plus beau titre. Maintenant quand il pleut il m’arrive même d’avoir cette chanson en tête tant elle convient pour décrire l’ambiance de la pluie, tantôt délicate, fine, tantôt agressive, orageuse.

Lycanthropia enchaine naturellement sur une mélodie du même modèle, dans la même gamme, jouissive elle aussi, toutefois encore plus rythmée. Ceci n’est pas un exemple de violence, mais il faut avouer que c’est une belle musique à l’instrumental mature et soigné. Encore une fois, on ressent des inspirations en provenance de groupes tels Anathema, Dimmu Borgir. Comme sur le précédent titre, de belles variations de rythmes sont à noter, ainsi qu’un timbre de voix du chanteur dont on ne se lasse pas. On pourrait qualifier le tout de Black-death-mélodique-progressif, tant cette musique recèle de richesses.

Signalons la présence d’un solo de clavier à la Vangelis au milieu de tout çà, avec des notes percutantes.

Sans transition, on est lancé sur le dernier morceau de cet EP prometteur, à savoir Ecstasy Through Hysteria qui cette fois fait dans un style plus incisif, plus agressif. Le son fait Thrash Metal, c’est logique quand on y pense, car le groupe a commencé avec des compos très Thrash. On devine dans cette mélodie des influences évidentes de Metallica, par le son de guitare et aussi le rythme très rebelle de la batterie. On devine aussi dans les parties qui suivent des influences de groupes progressifs comme DreamTheater, avec un clavier parfait qui joue en écho, une guitare très énergique. Mais la comparaison s’arrête là, car Goulven le chanteur n’a pas une voix exécrable à la James LaBrie. Cette comparaison douteuse à ce chanteur trop clair serait une insulte, car la voix de Goulven s’inscrit évidemment dans le Black Metal. Toutes ces variations sont là pour nous perdre, brouiller les pistes et nous rendre hystériques à chaque nouveau son, d’où peut-être un début d’explication du titre. Les thèmes d’hystérie et d’ecstasy ne pouvaient pas se percuter l’un et l’autre au cours d’une même chanson aussi simplement, d’où la composition d’une musique très progressive, avec plusieurs parties différentes dans la structure.

Bref, ce maxi-cd se termine aussi bien qu’il a commencé, avec un morceau où les quatre se font plaisir, et nous font plaisir, car il est inutile de tergiverser plus longtemps, le verdict sera sans appel : ce disque est une merveille pour les oreilles, il est difficile d’isoler un titre décevant. Ces cinq morceaux forment un glorieux ensemble, comme les cinq doigts d’une main. Ils sont tous indispensables pour comprendre toutes les subtilités, apprécier toutes les richesses de la musique de Lyr Drowning, avec toutefois une prépondérance sérieuse pour le « must » de ce disque qu’est To Rain.

17/20.

Saxon : Unleash The Beast

September 5th, 2008 by admin

Saxon : Unleash The BeastAprès un album raté que fut Destiny en 1988, Saxon avait retrouvé quelque peu le succès avec les albums Solid Ball Of Rock, Forever Free et Dogs Of War, dont la principale caractéristique fut la rupture avec le son que lâ??on connaissait depuis les années 70, immortalisé par des tubes comme 747, Denim and Leather, Wheels of Steel bien sur, Princess Of The Night ou encore The Crusader et autres galettes mémorables.

En effet, il était temps de couper le cordon avec les seventies, Saxon devait évoluer avec son époque, et lâ??échec de Destiny, jugé plus commercial, plus facile, moins inspiré leur servit dâ??avertissement.

Pour ne pas disparaitre de la circulation, Saxon avait sérieusement musclé son jeu, pour se rapprocher dâ??un son heavy plus viril, typique des années 90 et du Heavy Metal allemand. En effet, les cinq musiciens de Saxon avaient fait le choix dâ??enregistrer leurs opus en Allemagne, et sâ??étaient fortement inspiré de ce son allemand, qui allie rythme et puissance.

Bien que ce son fût adopté par Saxon en 1990 sur Solid Ball Of Rock, le véritable album du retour de Saxon sera indéniablement Unleash The Beast en 1997, avec une nouvelle évolution décisive du son. Celui-ci sâ??inscrit toujours dans la mouvance de lâ??école germanique, mais cette fois lâ??ensemble est encore plus musclé et surtout plus sombre.

Ceci va redonner une nouvelle jeunesse au groupe avec des compositions plus modernes. De plus, on notera un appel au public allemand avec une couverture dâ??album monstrueuse montrant une créature mi-gargouille mi-démon prête à prendre son envol depuis le haut d’un édifice au style gothique. Une telle illustration rappelle quelque peu celles de Edguy ou Motörhead, très populaires, pour ne pas dire glorifiés par le public allemand. De toutes les couvertures dâ??album de Saxon, on nâ??avait jamais fait aussi sombre et effrayant, et celle-ci est particulièrement révélatrice de lâ??ambiance qui va perdurer durant tout cet album.

Lâ??introduction nommée Gothic Dreams est exactement l’expression musicale de cette couverture et également du dessin au verso du boitier du disque, avec un heavy metal mis de coté au profit dâ??un instrumental angoissant, servi par des bruitages dâ??une autre dimension, dâ??un clavier très gothique, et dans le fond un chÅ?ur, le tout laissant présager une menace qui grandit et qui se rapproche.

Dâ??ailleurs, en fermant les yeux, puis en se remémorant les deux images citées pendant lâ??écoute de cette intro, on se recrée sois-même cette ambiance. On imagine un autre monde, type héroic-fantasy, avec une faune et des paysages qui ne sont pas du nôtre, une tour au style gothique très haute, au bord dâ??un précipice effrayant de raideur pouvant nous rappeler la Tour dâ??Ivoire de lâ??Histoire Sans Fin, et tout en haut de celle-ci une bête démoniaque et sanguinaire qui attend son heure, que le soleil se couche.

Puis la bête est lâchée et se déchaine sur le titre éponyme de lâ??album qui nous crucifie dès les premières notes, avec ce son incroyable de puissance. Un rythme entrainant, et la voix de Biff Byford convient parfaitement au ton de la chanson. En fait, on se dit quâ??il est né pour ce style, et sa performance est peut-être encore plus étincelante, plus remarquée que sur les vieilles chansons des 70â??s. Tout y est, un refrain magique, une rythmique dâ??enfer, et aussi un solo magistralement interprété. Cela faisait bien longtemps que Saxon ne nous avait pas bougé comme çà.

Terminal Velocity sâ??inscrit dans cette belle dynamique cumulant tous ces ingrédients. De plus, le thème de la chanson, à savoir la vitesse atteinte en chute libre avant lâ??ouverture dâ??un parachute est porteur pour du heavy metal. Le titre reprend celui dâ??un film dâ??action-aventures (pas terrible) de 1994 avec Charlie Sheen et Natassja Kinski.

Bref, pour en revenir à la musique, câ??est très bon une fois encore, avec un rythme qui ne faiblit pas, des guitares jouissives, notamment quand elles sonnent dans les aigus sur les solos.

Circle of Light ralentit un peu le rythme, mais on ne sort pas de cette ambiance sombre et pesante, avec de magnifiques mélodies de guitare, et aussi la voix inquiétante sur les couplets et émouvante sur les refrains de Biff Byford.

The Thin Red Line (« la ligne rouge ») emprunte son titre aux films de guerre du même nom de 1964 et du réussi remake (toutefois inondé de visages trop connus dans le casting) de 1998. Les paroles content le mode de vie des soldats (anglais !) pendant la seconde guerre mondiale, les raisons de leur engagement et aussi la terrible fatalité de nombre dâ??entre eux.

Une chanson émouvante, et magnifiquement interprétée. Saxon continue de nous surprendre dans cet album. La chanson se termine par un petit chant de patrouille des soldats.

Ministry Of Fools (« ministère des imbéciles ») part en guerre contre les discours politiques et les promesses non tenues. Tout ce message de contestation passe comme une lettre à la boîte grâce à un bel instrumental et la voix de Byford. Un énième tube sur cet album assurément, avec ce si beau refrain, plein dâ??émotion et teintée dâ??exaspération sur la Politique.

The Preacher est une chanson très sombre, débutant avec un orgue nous évoquant la religion, et dont les paroles semblent sâ??orienter sur le thème de la pédophilie (et notamment dans le refrain « let the preacher lay its hand on you »).

Puis Bloodletter nous ramène de force dans lâ??ambiance de lâ??album, avec un rythme infernal et des paroles touchant au monde de lâ??épouvante avec les vampires. Chanson captivante malgré un refrain un peu abstrait.

Cut Out The Disease est aussi un grand morceau du disque grâce à un rythme tourmenté, triste, sombre à souhait. On est susceptible dâ??aimer dès le premier écoute avec ce refrain culte : « Cut of the disease , the lies and deceipt ».

Absent Friends est le moment de recueillement en acoustique du disque, en la mémoire dâ??un certain John Jones et de son épouse Carole, des amis du groupe disparus pendant la composition de lâ??album. La musique de qualité rend encore plus beau cet hommage.

Lâ??album se termine par un bon All Hell Breaking Loose, qui toutefois ne rivalise pas avec tous les autres tubes de lâ??album. La rythmique est bien là, avec une grande débauche dâ??énergie. Certains accords de guitare pendant les couplets nous rappellent le son du Saxon des 70â??s, difficile à décrire, mais quâ??on a appelé pour simplifier le fameux « red noise ». Mais ce rythme est plus difficile à digérer que les précédents car offre peu de variations, malgré encore une fois un solo très inspiré dans le milieu de la chanson.

Un grand album de Saxon, lâ??album new-school de Saxon à écouter pour ceux qui connaitraient peu sinon pas du tout ce grand groupe. Les titres oldschool restent légendaires, mais cet album nouvelle génération est un must, et à titre personnel ce fut un album qui mâ??eut beaucoup marqué par sa fraicheur, son énergie, et son ambiance gothique par son concept à vrai-dire aussi, alors que je nâ??avais que douze ans en 1999.

Voilà aussi pourquoi jâ??ai choisi cet album très spécial pour mon vingtième article, et jâ??invite les puristes de Heavy Metal à découvrir ou redécouvrir cette merveille dâ??un des plus grands mythes de la New Wave Of British Heavy Metal aux cotés de Iron Maiden, Judas Priest et Def Leppard.

18/20.

Trust (FRA) : Live

September 5th, 2008 by admin

Trust (FRA) : LiveOn ne les présente plus, Trust est l’une des figures marquantes du heavy metal francais. 1980 est une année spéciale, de par d’abord l’album référence de Trust à savoir “Répression” qui renferme nombre de tubes dont le célèbre Antisocial. Une grande année aussi par la tournée monstrueuse dans toute la France qui a suivi cet album. Douze ans plus tard sort cet album Live nous proposant un track-list de qualité avec onze tubes de 1977 à 1980, et deux surprises.

Aucun tube n’est oublié, avec ces must que furent Darquier de Pellepoix, Police-milice, Préfabriqués, Le Matteur, Antisocial bien-sur, et d’autres. Notons la reprise de deux chansons de AC/DC que sont Problem Child et Live Wire.

En effet, c’est une manière pour Trust de rendre hommage à Bon Scott alias « dynamite », chanteur de AC/DC, décédé tragiquement dans les circonstances qu’on connait (enfin, rien n’est sur !) le 19 Février 1980, soit avant le début de la fameuse tournée.

Pour le reste les morceaux sont bien interprétés, le son demeure assez bon.

Un bon Live pour les puristes des débuts de Trust, les meilleures chansons à vrai dire, mais toutefois à réserver aux inconditionnels de Trust.

14/20.

Primus : Sailing the Seas of Cheese

September 4th, 2008 by admin

Primus : Sailing the Seas of CheeseC’est en 1991 que Primus, pas encore connu au delà des frontières américaines sortit ce chef-d’œuvre que fut Sailing the Seas of Cheese. Chef-d’œuvre, car cet album reste encore à ce jour leur album référence, comme le plus abouti, ne recelant que de tubes.

Après une complainte marine rapide en guise d’introduction, on rentre dans le vif du sujet, avec un HERE COME THE BASTARDS prenant, dont les premières notes nous rappelleraient presque celles du thème de la panthère rose. La basse sonne très metallique comme d’habitude, puis la voix plaintive, amusante, décalée, effacée de Les Claypool nous entraine sur ce rythme guignolesque (« here we go »).

SGT BAKER, chanson anti-militariste de son état est un modèle du genre primussien, avec une intro de basse lourde, puis un couplet où la basse sonne plus claire et métallique sous l’effet de la slapping-touch de maitre Les Claypool, le rythme étant volontairement « foutage de gueule » et rebelle.

On devine dans son titre que AMERICAN LIFE référence et critique les désagréments du mode de vie « américain ». Cet état des lieux est une nouvelle fois servi par un thème à la basse monumental, sur lequel Larry Lalonde (guitare) et Tim « Herb’ » Alexander (batterie) se font chacun plaisir avec leurs instruments. Lalonde nous joue un solo en notes blanches longues dont le son nous évoque quelque chose d’alternatif. Herb’ lui fait le tour de sa batterie par des combos et des rythmes pas ultra rapides, mais difficiles à tenir pour nous auditeurs, tant il varie son jeu.

JERRY WAS A CAR DRIVER est la cinquième pierre à ce glorieux édifice, avec une chanson ponctuée de séquences musicales variées pour chacun des trois hommes.

ELEVEN est une chanson sympathique dans laquelle les séquences de batterie de Herb’ sont splendides, avec ce son boisé, cet écho dans les tomes fort agréable à entendre. Par-dessus, c’est une ballade étrangement menée surtout par la guitare aux effets variés de Lalonde, Claypool restant un peu en retrait et ne se contentant que d’un thème d’accompagnement. Cà reste quand même captivant.

Les amateurs de slapping-bass seront ensuite aux anges sur IS IT LUCK, dans laquelle principalement Les Claypool nous fait une belle démonstration de son talent à trouver des mélodies de basse marrantes quasi psychédéliques, et toujours avec ce son métallique qui claque bien. Si Lalonde n’est pas mal non plus avec ses petits arpèges machiavéliques par-dessus et Herb’ avec quelques petits combos endiablés, il n’en demeure pas moins que c’est la basse la première attraction.

Car Claypool est vraiment ce qu’on pourrait appeler un bass hero. S’il ne saurait prétendre à boxer dans la même catégorie que les Steve Harris, Lemmy, Robert Trujillo et autres bassistes monstrueux par leur rapidité et leur dextérité, Les Claypool demeure un bassiste d’exception.

Il reste unique pour son jeu si particulier, et pas seulement en slap’, car il trouve toujours sur les six cordes de son manche des sonorités démentielles, étranges, intrigantes et fait de ce grand n’importe quoi une mélodie extra-terrestre.

Ensuite, GRANDAD’S LITTLE DITTY est un petit interlude amusant de trente-sept secondes qui consiste en un type chantant sous la douche, sauf que sa voix flanche dans un ton mozinorien, un peu comme un disque vinyle tournant trop lentement, ou encore un dictaphone en batterie faible.

TOMMY THE CAT est ensuite sans doute le grand moment de l’album, déjà pour la collaboration exceptionnelle de Tom Waits (bien avant Antipop), dont on devine la voix de fumeur (cinq paquets par jour minimum pour réussir un régime) malgré une distorsion qui en fait une voix radio. Grand moment aussi pour la musique, qui est sans doute une des plus folles que Primus n’ait jamais composé. Un rythme frénétique provenant d’une basse dopée, une voix endiablée, bref les ingrédients d’un énorme tube.

SATHINGTON WALTZ vient casser ce rythme monstrueux avec une ambiance semi country, semi-psychédélique, bref lente et étrange. Dans l’état d’esprit, cela pourrait rappeler l’intro de Pork Soda, à savoir Pork Chop’s Little Ditty.

Les trois dernières chansons demeurent elles aussi monstruseuses, avec une rythmique toujours aussi énergique, malgré quelques passages plus lents, et notamment une séquence un peu country au début de FISH ON (Fisherman’s chronicles part II)

Il faut savoir que Claypool est un vrai fan de pêche, et que les thèmes de la mer, des poissons etc sont récurrents chez Primus, de même que les métaphores sur les animaux en général.

Ces métaphores comportent plusieurs avantages. D’abord nous raconter des histoires marrantes avec des porcs, des poissons, des chiens, des chats… et de ce fait, cacher le véritable sens de certaines des paroles. Au moins, cela peut faire réfléchir, et peut aussi éviter la critique sur des paroles contant des histoires gores, comme sur la chanson Pork Soda très critique quant à la Société de Consommation (une célèbre marque de soda à base de cola y est notamment visée).

L’album se termine comme il a commencé avec LOS BASTARDOS, qui est une reprise du premier titre Here come the bastards, avec disons, un peu plus de « folie ».

Jamais le groupe ne sera aussi inspiré, et même les albums Pork Soda, Tales from Punchbowl ou Antipop, excellents du reste, ne feront mieux. Je complimente beaucoup, mais veuillez croire que cet album est parfait en tous points par rapport aux autres qui comportaient parfois quelques chansons et séquences moins bonnes. Ici, on frôle la perfection.

C’est bien simple, tous les titres de ce bijou méritent un hommage, et lui apposer la note de 20/20 ne serait pas scandaleux non plus, mais on s’en tiendra à un 19, car en cherchant on finirait toujours par trouver un petit défaut à cet album. Indéniablement, c’est l’album à posséder pour ceux qui n’auraient encore jamais écouté la musique de ces trois zouaves San-franciscains de Primus.

19/20.

Megadeth : Rude Awakening

September 4th, 2008 by admin

Megadeth : Rude AwakeningAprès l’échec de l’album Risk (1999), Megadeth était bien revenu sur le devant de la scène avec le bon The World Needs a Hero (2001), qui pourtant recut un accueil contrasté du public.

L’année suivante fut enregistré à la fois en cd et en dvd ce live de la tournée nord-américaine de The World Needs a Hero, lors d’un concert mémorable le 19 Mars dans une petite salle aux allures de theatre à l’architecture hispanique de Phoenix en Arizona devant un parterre de 8000 personnes. Un spectacle sobre, sans effets pyrotechniques ni show à l’américaine. Un concert familial avec peu de spectateurs, sans comparaison avec le très bon Live Rock In Rio de la même année de Iron Maiden où plus de 200.000 personnes avaient assisté à la performance des Irons.

Ce petit concert en apparence est en réalité une tuerie, disons-le, et outre le son de qualité, le track-list très varié donne à cet album live les caractéristiques d’un best-of. D’ailleurs, ce disque sera jusqu’en 2004 avec la reformation du groupe la dernière performance de Megadeth, puisque le 3 Avril 2002, soit deux semaines après cette folle nuit en Arizona, Dave Mustaine était atteint d’une paralysie de son avant-bras gauche. A ce moment l’espoir de revoir un jour Dave rejouer de la guitare était mince, mais la suite nous offrira un retour en puissance et d’autres bons albums de Megadeth.

Pour la musique, le live propose évidemment les quelques tubes en provenance du dernier opus alors en date, avec des titres bien maitrisés sur scène comme Dread and the fugitive mankind, les bons 1000 times goodbye ou Return to Hangar (reprise des paroles de Hangar 18 sur une musique nouvelle plus sombre, ou même le très émouvant A Tout le Monde (avec son refrain francophone culte)). Cependant, on notera les quelques difficultés vocales sur le titre Burning Bridges, où malgré un bon instrumental Dave pousse sur les aigus.

Pour le reste, le track-list ne dénie aucun album de Megadeth, sauf le catastrophique Risk. Celà reste donc varié, et bien évidemment les vieilles chansons qui ont fait la gloire du groupe tout le long des années 80 et 90 sont de la partie, avec les Hangar 18, In my darkest hour, Devil’s Island, le politisé Mechanix, le dément Sweating Bullets, l’inoubliable Symphony of Destruction, Holy Wars (hymne à jamais du Speed Thrash), et bien sur le fabuleux Peace Sells qui sans être le premier morceau de megadeth reste le tube qui les a mis sur la voie du succès.

Les autres chansons non encore citées s’inscrivent également dans un choix judicieux. Certaines comme Trust et Almost Honnest du très rock oldschool Cryptic Writings sont interpétées à merveille, avec un son de grat’ jouissif. On notera aussi de grands moments du disque sur un Wake Up Dead joué plus accéléré que sur l’album Peace Sells … but who’s buying, sur Mechanix où Dave charge sur son « ancien groupe », ou encore la fusion avec le public sur Sweating Bullets, dans lequel Dave fait son fameux numéro du schizophrène pris d’hallucinations comme dans le clip.

Coté musiciens, les quatre sont au point, même si on constate une présence accrue de Dave sur les trois autres (c’est d’ailleurs fort visible si vous vous procurez le dvd, qui donne une toute autre dimension à ce live assurément). Il joue les trois quarts des solos, et se ballade plus que le très bon Al Pitrelli deuxième gratteux, ou David Ellefson (qui lui à l’inverse reste sagement dans son coin à la droite du batteur)

Le batteur justement, Jimmy Grasso, qui avait auparavant déjà collaboré avec Mustaine sur le projet solo de ce dernier (MD-45), est absolument fantastique, et sa performance fait presque oublier le regretté des fans Nick Menza, qui a stoppé la batterie en raison d’une tumeur au genou.

Même chose pour Al Pitrelli, qui assure sur tous les morceaux et se place à un niveau largement égal à celui de Marty Friedman.

Un très bon live assurément, sans doute l’un des meilleurs de Megadeth encore aujourd’hui, malgré un bon “a night in Buenos Aires“.

Cependant je recommanderais de se procurer le dvd plutôt que le cd, car encore une fois, les images du concert donnent une nouvelle dimension à la musique produite.

Réjouissant. 17/20.

Megadeth : Rude Awakening

September 4th, 2008 by admin

Megadeth : Rude AwakeningAprès l’échec de l’album Risk (1999), Megadeth était bien revenu sur le devant de la scène avec le bon The World Needs a Hero (2001), qui pourtant recut un accueil contrasté du public.

L’année suivante fut enregistré à la fois en cd et en dvd ce live de la tournée nord-américaine de The World Needs a Hero, lors d’un concert mémorable le 19 Mars dans une petite salle aux allures de theatre à l’architecture hispanique de Phoenix en Arizona devant un parterre de 8000 personnes. Un spectacle sobre, sans effets pyrotechniques ni show à l’américaine. Un concert familial avec peu de spectateurs, sans comparaison avec le très bon Live Rock In Rio de la même année de Iron Maiden où plus de 200.000 personnes avaient assisté à la performance des Irons.

Ce petit concert en apparence est en réalité une tuerie, disons-le, et outre le son de qualité, le track-list très varié donne à cet album live les caractéristiques d’un best-of. D’ailleurs, ce disque sera jusqu’en 2004 avec la reformation du groupe la dernière performance de Megadeth, puisque le 3 Avril 2002, soit deux semaines après cette folle nuit en Arizona, Dave Mustaine était atteint d’une paralysie de son avant-bras gauche. A ce moment l’espoir de revoir un jour Dave rejouer de la guitare était mince, mais la suite nous offrira un retour en puissance et d’autres bons albums de Megadeth.

Pour la musique, le live propose évidemment les quelques tubes en provenance du dernier opus alors en date, avec des titres bien maitrisés sur scène comme Dread and the fugitive mankind, les bons 1000 times goodbye ou Return to Hangar (reprise des paroles de Hangar 18 sur une musique nouvelle plus sombre, ou même le très émouvant A Tout le Monde (avec son refrain francophone culte)). Cependant, on notera les quelques difficultés vocales sur le titre Burning Bridges, où malgré un bon instrumental Dave pousse sur les aigus.

Pour le reste, le track-list ne dénie aucun album de Megadeth, sauf le catastrophique Risk. Celà reste donc varié, et bien évidemment les vieilles chansons qui ont fait la gloire du groupe tout le long des années 80 et 90 sont de la partie, avec les Hangar 18, In my darkest hour, Devil’s Island, le politisé Mechanix, le dément Sweating Bullets, l’inoubliable Symphony Of Destruction, Holy Wars (hymne à jamais du Speed Thrash), et bien sur le fabuleux Peace Sells qui sans être le premier morceau de megadeth reste le tube qui les a mis sur la voie du succès.

Les autres chansons non encore citées s’inscrivent également dans un choix judicieux. Certaines comme Trust et Almost Honnest du très rock oldschool Cryptic Writings sont interpétées à merveille, avec un son de grat’ jouissif. On notera aussi de grands moments du disque sur un Wake Up Dead joué plus accéléré que sur l’album Peace Sells … but who’s buying, sur Mechanix où Dave charge sur son « ancien groupe », ou encore la fusion avec le public sur Sweating Bullets, dans lequel Dave fait son fameux numéro du schizophrène pris d’hallucinations comme dans le clip.

Coté musiciens, les quatre sont au point, même si on constate une présence accrue de Dave sur les trois autres (c’est d’ailleurs fort visible si vous vous procurez le dvd, qui donne une toute autre dimension à ce live assurément). Il joue les trois quarts des solos, et se ballade plus que le très bon Al Pitrelli deuxième gratteux, ou David Ellefson (qui lui à l’inverse reste sagement dans son coin à la droite du batteur)

Le batteur justement, Jimmy Grasso, qui avait auparavant déjà collaboré avec Mustaine sur le projet solo de ce dernier (MD-45), est absolument fantastique, et sa performance fait presque oublier le regretté des fans Nick Menza, qui a stoppé la batterie en raison d’une tumeur au genou.

Même chose pour Al Pitrelli, qui assure sur tous les morceaux et se place à un niveau largement égal à celui de Marty Friedman.

Un très bon live assurément, sans doute l’un des meilleurs de Megadeth encore aujourd’hui, malgré un bon “a night in Buenos Aires“.

Cependant je recommanderais de se procurer le dvd plutôt que le cd, car encore une fois, les images du concert donnent une nouvelle dimension à la musique produite.

Réjouissant. 17/20.

Megadeth : Rude Awakening

September 4th, 2008 by admin

Megadeth : Rude AwakeningAprès l’échec de l’album Risk (1999), Megadeth était bien revenu sur le devant de la scène avec le bon The World Needs A Hero (2001), qui pourtant recut un accueil contrasté du public.

L’année suivante fut enregistré à la fois en cd et en dvd ce live de la tournée nord-américaine de The World Needs A Hero, lors d’un concert mémorable le 19 Mars dans une petite salle aux allures de theatre à l’architecture hispanique de Phoenix en Arizona devant un parterre de 8000 personnes. Un spectacle sobre, sans effets pyrotechniques ni show à l’américaine. Un concert familial avec peu de spectateurs, sans comparaison avec le très bon Live Rock In Rio de la même année de Iron Maiden où plus de 200.000 personnes avaient assisté à la performance des Irons.

Ce petit concert en apparence est en réalité une tuerie, disons-le, et outre le son de qualité, le track-list très varié donne à cet album live les caractéristiques d’un best-of. D’ailleurs, ce disque sera jusqu’en 2004 avec la reformation du groupe la dernière performance de Megadeth, puisque le 3 Avril 2002, soit deux semaines après cette folle nuit en Arizona, Dave Mustaine était atteint d’une paralysie de son avant-bras gauche. A ce moment l’espoir de revoir un jour Dave rejouer de la guitare était mince, mais la suite nous offrira un retour en puissance et d’autres bons albums de Megadeth.

Pour la musique, le live propose évidemment les quelques tubes en provenance du dernier opus alors en date, avec des titres bien maitrisés sur scène comme Dread and the fugitive mankind, les bons 1000 times goodbye ou Return to Hangar (reprise des paroles de Hangar 18 sur une musique nouvelle plus sombre, ou même le très émouvant A Tout le Monde (avec son refrain francophone culte)). Cependant, on notera les quelques difficultés vocales sur le titre Burning Bridges, où malgré un bon instrumental Dave pousse sur les aigus.

Pour le reste, le track-list ne dénie aucun album de Megadeth, sauf le catastrophique Risk. Celà reste donc varié, et bien évidemment les vieilles chansons qui ont fait la gloire du groupe tout le long des années 80 et 90 sont de la partie, avec les Hangar 18, In my darkest hour, Devil’s Island, le politisé Mechanix, le dément Sweating Bullets, l’inoubliable Symphony Of Destruction, Holy Wars (hymne à jamais du Speed Thrash), et bien sur le fabuleux Peace Sells qui sans être le premier morceau de megadeth reste le tube qui les a mis sur la voie du succès.

Les autres chansons non encore citées s’inscrivent également dans un choix judicieux. Certaines comme Trust et Almost Honnest du très rock oldschool Cryptic Writings sont interpétées à merveille, avec un son de grat’ jouissif. On notera aussi de grands moments du disque sur un Wake Up Dead joué plus accéléré que sur l’album Peace Sells … but who’s buying, sur Mechanix où Dave charge sur son « ancien groupe », ou encore la fusion avec le public sur Sweating Bullets, dans lequel Dave fait son fameux numéro du schizophrène pris d’hallucinations comme dans le clip.

Coté musiciens, les quatre sont au point, même si on constate une présence accrue de Dave sur les trois autres (c’est d’ailleurs fort visible si vous vous procurez le dvd, qui donne une toute autre dimension à ce live assurément). Il joue les trois quarts des solos, et se ballade plus que le très bon Al Pitrelli deuxième gratteux, ou David Ellefson (qui lui à l’inverse reste sagement dans son coin à la droite du batteur)

Le batteur justement, Jimmy Grasso, qui avait auparavant déjà collaboré avec Mustaine sur le projet solo de ce dernier (MD-45), est absolument fantastique, et sa performance fait presque oublier le regretté des fans Nick Menza, qui a stoppé la batterie en raison d’une tumeur au genou.

Même chose pour Al Pitrelli, qui assure sur tous les morceaux et se place à un niveau largement égal à celui de Marty Friedman.

Un très bon live assurément, sans doute l’un des meilleurs de Megadeth encore aujourd’hui, malgré un bon “a night in Buenos Aires“.

Cependant je recommanderais de se procurer le dvd plutôt que le cd, car encore une fois, les images du concert donnent une nouvelle dimension à la musique produite.

Réjouissant. 17/20.

Megadeth : Rude Awakening

September 4th, 2008 by admin

Megadeth : Rude AwakeningAprès l’échec de l’album Risk (1999), Megadeth était bien revenu sur le devant de la scène avec le bon The World Needs A Hero (2001), qui pourtant recut un accueil contrasté du public.

L’année suivante fut enregistré à la fois en cd et en dvd ce live de la tournée nord-américaine de The World Needs A Hero, lors d’un concert mémorable le 19 Mars dans une petite salle aux allures de theatre à l’architecture hispanique de Phoenix en Arizona devant un parterre de 8000 personnes. Un spectacle sobre, sans effets pyrotechniques ni show à l’américaine. Un concert familial avec peu de spectateurs, sans comparaison avec le très bon Live Rock In Rio de la même année de Iron Maiden où plus de 200.000 personnes avaient assisté à la performance des Irons.

Ce petit concert en apparence est en réalité une tuerie, disons-le, et outre le son de qualité, le track-list très varié donne à cet album live les caractéristiques d’un best-of. D’ailleurs, ce disque sera jusqu’en 2004 avec la reformation du groupe la dernière performance de Megadeth, puisque le 3 Avril 2002, soit deux semaines après cette folle nuit en Arizona, Dave Mustaine était atteint d’une paralysie de son avant-bras gauche. A ce moment l’espoir de revoir un jour Dave rejouer de la guitare était mince, mais la suite nous offrira un retour en puissance et d’autres bons albums de Megadeth.

Pour la musique, le live propose évidemment les quelques tubes en provenance du dernier opus alors en date, avec des titres bien maitrisés sur scène comme Dread and the fugitive mankind, les bons 1000 times goodbye ou Return to Hangar (reprise des paroles de Hangar 18 sur une musique nouvelle plus sombre, ou même le très émouvant A Tout le Monde (avec son refrain francophone culte)). Cependant, on notera les quelques difficultés vocales sur le titre Burning Bridges, où malgré un bon instrumental Dave pousse sur les aigus.

Pour le reste, le track-list ne dénie aucun album de Megadeth, sauf le catastrophique Risk. Celà reste donc varié, et bien évidemment les vieilles chansons qui ont fait la gloire du groupe tout le long des années 80 et 90 sont de la partie, avec les Hangar 18, In my darkest hour, Devil’s Island, le politisé Mechanix, le dément Sweating Bullets, l’inoubliable Symphony Of Destruction, Holy Wars (hymne à jamais du Speed Thrash), et bien sur le fabuleux Peace Sells qui sans être le premier morceau de megadeth reste le tube qui les a mis sur la voie du succès.

Les autres chansons non encore citées s’inscrivent également dans un choix judicieux. Certaines comme Trust et Almost Honnest du très rock oldschool Cryptic Writings sont interpétées à merveille, avec un son de grat’ jouissif. On notera aussi de grands moments du disque sur un Wake Up Dead joué plus accéléré que sur l’album Peace Sells … but who’s buying, sur Mechanix où Dave charge sur son « ancien groupe », ou encore la fusion avec le public sur Sweating Bullets, dans lequel Dave fait son fameux numéro du schizophrène pris d’hallucinations comme dans le clip.

Coté musiciens, les quatre sont au point, même si on constate une présence accrue de Dave sur les trois autres (c’est d’ailleurs fort visible si vous vous procurez le dvd, qui donne une toute autre dimension à ce live assurément). Il joue les trois quarts des solos, et se ballade plus que le très bon Al Pitrelli deuxième gratteux, ou David Ellefson (qui lui à l’inverse reste sagement dans son coin à la droite du batteur)

Le batteur justement, Jimmy Grasso, qui avait auparavant déjà collaboré avec Mustaine sur le projet solo de ce dernier (MD-45), est absolument fantastique, et sa performance fait presque oublier le regretté des fans Nick Menza, qui a stoppé la batterie en raison d’une tumeur au genou.

Même chose pour Al Pitrelli, qui assure sur tous les morceaux et se place à un niveau largement égal à celui de Marty Friedman.

Un très bon live assurément, sans doute l’un des meilleurs de Megadeth encore aujourd’hui, malgré un bon “a night in Buenos Aires“.

Cependant je recommanderais de se procurer le dvd plutôt que le cd, car encore une fois, les images du concert donnent une nouvelle dimension à la musique produite.

Réjouissant. 17/20.

Megadeth : Rude Awakening

September 4th, 2008 by admin

Megadeth : Rude AwakeningAprès l’échec de l’album Risk (1999), Megadeth était bien revenu sur le devant de la scène avec le bon The World Needs A Hero (2001), qui pourtant recut un accueil contrasté du public.

L’année suivante fut enregistré à la fois en cd et en dvd ce live de la tournée nord-américaine de The World Needs A Hero, lors d’un concert mémorable le 19 Mars dans une petite salle aux allures de theatre à l’architecture hispanique de Phoenix en Arizona devant un parterre de 8000 personnes. Un spectacle sobre, sans effets pyrotechniques ni show à l’américaine. Un concert familial avec peu de spectateurs, sans comparaison avec le très bon Live Rock In Rio de la même année de Iron Maiden où plus de 200.000 personnes avaient assisté à la performance des Irons.

Ce petit concert en apparence est en réalité une tuerie, disons-le, et outre le son de qualité, le track-list très varié donne à cet album live les caractéristiques d’un best-of. D’ailleurs, ce disque sera jusqu’en 2004 avec la reformation du groupe la dernière performance de Megadeth, puisque le 3 Avril 2002, soit deux semaines après cette folle nuit en Arizona, Dave Mustaine était atteint d’une paralysie de son avant-bras gauche. A ce moment l’espoir de revoir un jour Dave rejouer de la guitare était mince, mais la suite nous offrira un retour en puissance et d’autres bons albums de Megadeth.

Pour la musique, le live propose évidemment les quelques tubes en provenance du dernier opus alors en date, avec des titres bien maitrisés sur scène comme Dread and the fugitive mankind, les bons 1000 times goodbye ou Return to Hangar (reprise des paroles de Hangar 18 sur une musique nouvelle plus sombre, ou même le très émouvant A Tout le Monde (avec son refrain francophone culte)). Cependant, on notera les quelques difficultés vocales sur le titre Burning Bridges, où malgré un bon instrumental Dave pousse sur les aigus.

Pour le reste, le track-list ne dénie aucun album de Megadeth, sauf le catastrophique Risk. Celà reste donc varié, et bien évidemment les vieilles chansons qui ont fait la gloire du groupe tout le long des années 80 et 90 sont de la partie, avec les Hangar 18, In my darkest hour, Devil’s Island, le politisé Mechanix, le dément Sweating Bullets, l’inoubliable Symphony Of Destruction, Holy Wars (hymne à jamais du Speed Thrash), et bien sur le fabuleux Peace Sells qui sans être le premier morceau de megadeth reste le tube qui les a mis sur la voie du succès.

Les autres chansons non encore citées s’inscrivent également dans un choix judicieux. Certaines comme Trust et Almost Honnest du très rock oldschool Cryptic Writings sont interpétées à merveille, avec un son de grat’ jouissif. On notera aussi de grands moments du disque sur un Wake Up Dead joué plus accéléré que sur l’album Peace Sells … but who’s buying, sur Mechanix où Dave charge sur son « ancien groupe », ou encore la fusion avec le public sur Sweating Bullets, dans lequel Dave fait son fameux numéro du schizophrène pris d’hallucinations comme dans le clip.

Coté musiciens, les quatre sont au point, même si on constate une présence accrue de Dave sur les trois autres (c’est d’ailleurs fort visible si vous vous procurez le dvd, qui donne une toute autre dimension à ce live assurément). Il joue les trois quarts des solos, et se ballade plus que le très bon Al Pitrelli deuxième gratteux, ou David Ellefson (qui lui à l’inverse reste sagement dans son coin à la droite du batteur)

Le batteur justement, Jimmy Grasso, qui avait auparavant déjà collaboré avec Mustaine sur le projet solo de ce dernier (MD-45), est absolument fantastique, et sa performance fait presque oublier le regretté des fans Nick Menza, qui a stoppé la batterie en raison d’une tumeur au genou.

Même chose pour Al Pitrelli, qui assure sur tous les morceaux et se place à un niveau largement égal à celui de Marty Friedman.

Un très bon live assurément, sans doute l’un des meilleurs de Megadeth encore aujourd’hui, malgré un bon “a night in Buenos Aires“.

Cependant je recommanderais de se procurer le dvd plutôt que le cd, car encore une fois, les images du concert donnent une nouvelle dimension à la musique produite.

Réjouissant. 17/20.

Megadeth : Rude Awakening

September 4th, 2008 by admin

Megadeth : Rude AwakeningAprès l’échec de l’album Risk (1999), Megadeth était bien revenu sur le devant de la scène avec le bon The World Needs A Hero (2001), qui pourtant recut un accueil contrasté du public.

L’année suivante fut enregistré à la fois en cd et en dvd ce live de la tournée nord-américaine de The World Needs A Hero, lors d’un concert mémorable le 19 Mars dans une petite salle aux allures de theatre à l’architecture hispanique de Phoenix en Arizona devant un parterre de 8000 personnes. Un spectacle sobre, sans effets pyrotechniques ni show à l’américaine. Un concert familial avec peu de spectateurs, sans comparaison avec le très bon Live Rock In Rio de la même année de Iron Maiden où plus de 200.000 personnes avaient assisté à la performance des Irons.

Ce petit concert en apparence est en réalité une tuerie, disons-le, et outre le son de qualité, le track-list très varié donne à cet album live les caractéristiques d’un best-of. D’ailleurs, ce disque sera jusqu’en 2004 avec la reformation du groupe la dernière performance de Megadeth, puisque le 3 Avril 2002, soit deux semaines après cette folle nuit en Arizona, Dave Mustaine était atteint d’une paralysie de son avant-bras gauche. A ce moment l’espoir de revoir un jour Dave rejouer de la guitare était mince, mais la suite nous offrira un retour en puissance et d’autres bons albums de Megadeth.

Pour la musique, le live propose évidemment les quelques tubes en provenance du dernier opus alors en date, avec des titres bien maitrisés sur scène comme Dread and the fugitive mankind, les bons 1000 times goodbye ou Return to Hangar (reprise des paroles de Hangar 18 sur une musique nouvelle plus sombre, ou même le très émouvant A Tout le Monde (avec son refrain francophone culte)). Cependant, on notera les quelques difficultés vocales sur le titre Burning Bridges, où malgré un bon instrumental Dave pousse sur les aigus.

Pour le reste, le track-list ne dénie aucun album de Megadeth, sauf le catastrophique Risk. Celà reste donc varié, et bien évidemment les vieilles chansons qui ont fait la gloire du groupe tout le long des années 80 et 90 sont de la partie, avec les Hangar 18, In my darkest hour, Devil’s Island, le politisé Mechanix, le dément Sweating Bullets, l’inoubliable Symphony Of Destruction, Holy Wars (hymne à jamais du Speed Thrash), et bien sur le fabuleux Peace Sells qui sans être le premier morceau de megadeth reste le tube qui les a mis sur la voie du succès.

Les autres chansons non encore citées s’inscrivent également dans un choix judicieux. Certaines comme Trust et Almost Honnest du très rock oldschool Cryptic Writings sont interpétées à merveille, avec un son de grat’ jouissif. On notera aussi de grands moments du disque sur un Wake Up Dead joué plus accéléré que sur l’album Peace Sells … but who’s buying, sur Mechanix où Dave charge sur son « ancien groupe », ou encore la fusion avec le public sur Sweating Bullets, dans lequel Dave fait son fameux numéro du schizophrène pris d’hallucinations comme dans le clip.

Coté musiciens, les quatre sont au point, même si on constate une présence accrue de Dave sur les trois autres (c’est d’ailleurs fort visible si vous vous procurez le dvd, qui donne une toute autre dimension à ce live assurément). Il joue les trois quarts des solos, et se ballade plus que le très bon Al Pitrelli deuxième gratteux, ou David Ellefson (qui lui à l’inverse reste sagement dans son coin à la droite du batteur)

Le batteur justement, Jimmy Grasso, qui avait auparavant déjà collaboré avec Mustaine sur le projet solo de ce dernier (MD-45), est absolument fantastique, et sa performance fait presque oublier le regretté des fans Nick Menza, qui a stoppé la batterie en raison d’une tumeur au genou.

Même chose pour Al Pitrelli, qui assure sur tous les morceaux et se place à un niveau largement égal à celui de Marty Friedman.

Un très bon live assurément, sans doute l’un des meilleurs de Megadeth encore aujourd’hui, malgré un bon “a night in Buenos Aires“.

Cependant je recommanderais de se procurer le dvd plutôt que le cd, car encore une fois, les images du concert donnent une nouvelle dimension à la musique produite.

Réjouissant. 17/20.

In Arkadia : Release the Shadow

September 3rd, 2008 by admin

In Arkadia : Release the ShadowVoilà un disque de Death Mélodique du groupe IN ARKADIA qui vaut le détour. Cet album aurait pu ne jamais voir le jour si des dizaines de personnes n’avaient pas souscrit à la prévente de l’album, assurant ainsi aux groupes un budget suffisant pour l’impression du disque. Cette confiance a semble t’il motivé les quatre (non, trois _ c’est compliqué) lyonnais, tant souffle sur cet album un vent frais d’inspiration, d’émotion, d’énergie, bref tout ce qu’on aime.

A noter que sur le papier le groupe a une ossature classique, soit un batteur, un chanteur et deux guitaristes, mais que pour une raison inconnue, le bassiste nommé Eduardo n’était plus dans le groupe durant la composition de l’album, et n’est revenu qu’après.

Ainsi Release the Shadow fut composé sans basse, mais ceci n’a pas handicapé la marche du groupe, et cette absence n’est absolument pas choquante.

L’album s’ouvre par une magnifique mélodie douce aux claviers sur Stream Of Oblivion. Le morceau est quasi épique, et nous conditionne dans une bonne ambiance.

Pour rompre avec cette douceur, Ignition fait dans l’efficacité, qui alterne tantôt une rythmique de Death classique avec cette guitare si omniprésente et un chant énergique, et tantôt un rythme s’inscrivant dans le Thrash, des restes des débuts du groupe en 2005 lorsque le groupe était classé dans le Heavy Thrash. Sur cette première banderille, l’absence de basse importe peu, et au contraire, l’absence d’une rythmique lourde semble donner plus de fraicheur aux mélodies jouées par les guitares, et notamment quelques solos harmoniques vraiment réussis.

Le bassiste Eduardo voudra sans doute la peau du chroniqueur, tant il semble fâché avec la basse. Pas du tout, car bassiste moi-même, je trouve finalement ce premier titre très bon, mais indéniablement la basse est ici dispensable. Il n’y a rien à rajouter sur ce premier morceau.

Somber Light commence par une mélodie tourmentée de la guitare, un peu comme une tournerie « fjordienne », car les notes évoquent l’espace. Passé cette métaphore personnelle douteuse, je poursuivrai en constatant encore sur ce morceau une forte présence de Théo, le chanteur, qui se cale parfaitement sur un rythme plus lent, mais restant tout aussi captivant que sur Ignition. Un solo sympathique vient enrichir ce bon morceau qui cependant émeut un peu moins que son prédécesseur.

Delirium Tremens est quant à elle l’un des grands moments du disque, et ce ne sera pas un hasard si le groupe en fera un vidéo-clip l’année suivante, lui-même un grand succès au sein des frontières françaises et au delà, puisqu’il a été à ce jour téléchargé sur internet environ quinze-mille fois en quelques mois. Delirium nous percute d’entrée par une ouverture sonnant en pur Heavy, puis les guitares se font moins lourdes pour lancer solennellement et permettre au chanteur de rentrer. Un des morceaux les plus rythmés de l’album assurément, et sur quelques séquences de Heavy Metal, on se croirait à entendre un son semblable à des groupes de Power comme les aristocrates de Gamma Ray. La comparaison s’arrête là, mais en tout cas on peut ressentir une inspiration Power Metal affirmée sur ce morceau. Les mélodies puis les solos, sans être démentiels ou exponentiels restent soignés.

En revanche, pour Deadnightmare, Flo, Seb et Théo, ont légèrement rompu avec la rythmique des précédents morceaux, car ici la structure globale de la chanson reste banale, sans grandes variations, et moins de place est laissée aux guitaristes pour caler un solo. On comprendra que ce titre ne sert qu’à calmer un peu le jeu, en demeurant normal classique, avant que ne surgisse un autre must du disque.

Crusador est effectivement un morceau en tous points excellent, qui commence sur un rythme purement Heavy. Ce son rappelle un peu celui de Saxon sur l’album Unleash The Beast. Mais la voix de Theo qui suit n’a plus rien de Saxonnien, et celle-ci est fort captivante, peut-être pas par sa puissance vocale, car on a connu des chanteurs à la cage thoracique plus musclée, mais elle séduit cependant par un timbre plaintif qui fait qu’elle s’accommode parfaitement au style joué. Difficile à expliquer d’avantage.

A noter un enchainement de solos prodigieux sur le milieu de la chanson, où on retrouve quelque peu ce son provenant du Power Metal allemand, auquel Saxon avait adhéré sur Unleash The Beast. C’est un avis personnel qui peut se discuter, mais à l’oreille on s’en rapproche beaucoup.

Avec Not Enough Time, l’accent est à la tristesse et à l’émotion, et ce sentiment est bien servi par une musique très bien construite. Le morceau est un des plus aboutis de l’album, car c’est peut-être dans celui-ci que les trois musiciens ont exploré toutes les nuances de leur musique. Pour simplifier cette phrase alambiquée que je viens d’écrire, j’analyserai cette chanson en plusieurs séquences.

Au cours d’une bonne introduction à la guitare acoustique, on alterne entre un chant semi-clair, teinté de souffrance et de mélancolie, et un solo de guitare mélodique entrainant. Après ce passage, la chanson est un long couplet où le chanteur se lâche, charge et surcharge dans la souffrance. La deuxième moitié de la chanson est une succession de solos tous plus magnifiques les uns des autres, dans un style qu’on pourrait qualifier de « stratovariusien ».

Crave et Stormkeeper sont deux autres modèles du genre, toutefois sans intros acoustiques, et un peu plus sur la réserve quant l’état d’esprit par rapports aux précédents titres.

Blood Lust, comporte un thème au son délicat et agréable. La guitare est encore une fois fabuleuse. Un grand morceau comme les précédents, mais agrémenté ici d’une mélodie naturellement entrainante, solos divins à l’appui.

Sur le début The Last Rain, on retrouve l’ambiance épique et luxuriante déjà évoqué dans Stream Of Oblivion, avec un clavier rassurant, des chants quasi elfiques en second plan. Mais ce calme est une nouvelle fois rompu pour une enième ballade musicale, l’apothéose, la dernière pierre de ce magnifique colosse qu’est Release the Shadow, qui ne comporte quasiment aucune mauvaise note.

18/20.

Primus : Antipop

September 2nd, 2008 by admin

Primus : AntipopL’album Antipop sorti en 1999 marquera le dernier tournant de la carrière de Primus. D’abord, cet album se fera sans Tim Herb’ Alexander qui avait quitté le groupe en 1996 pour divergences musicales. Ensuite car ce sera à la suite de cet ultime opus que les trois « fous » de San Francisco se sépareront, et ce malgré quelques retours lors de tournées évènements. Avant Antipop, les moments forts du groupe furent le génial album Sailling The Seas Of Cheese, album référence depuis 1991, et la renommée internationale renforcée par la composition fin 1996 de la musique du générique de la série-animée South Park.

Antipop devait être le dernier album avant l’entrée dans le deuxième millénaire, et pour le coup, Primus a mis le paquet. D’abord par un style résolument plus rock qu’avant. Le coté décalé et humoristique auquel nous avait habitué le groupe est toujours là, mais cette fois la pluie de clowneries laisse sa place à de la « loufoquerie aristocrate ». En effet, dans l’ensemble le style est plus carré, plus maitrisé qu’avant, plus sérieux. Les structures des chansons sont alors plus académiques, avec moins d’improvisations délirantes.

Cependant, le Primus qu’on connait demeure, et l’état d’esprit détendu et drôle qu’on connaissait chez eux n’est pas mort.

Le groupe s’est également fait plaisir avec quelques collaborations musicales plus ou moins inattendues, comme Tom Morello, l’ancien guitariste au style rappeur de Rage Against The Machine et de Audioslave, Jim Martin connu pour avoir joué dans Faith No More et Angel Dust ou James Hetfield qui cette année-là mit de coté Metallica pour venir partager quelques trucs de musique avec les San Franciscains. Coté production, on notera aussi les contributions de Matt Stone (co-créateur avec Trey Parker de la série South Park) sur Natural Joe, du magnifique Stewart Copeland (Police) sur Dirty Drowning Man et de l’exaspérant Fred Durst (Limp Bizkit) pour Laquer Head.

Mais surtout, le disque sera clôturé sur Coattails of a dead man, un duo entre Primus et un vieil ami fort sympathique, à savoir le génial Tom Waits, qui avait déjà participé à un duo avec Primus sur la chanson Tommy The Cat de l’album Sailling The Seas Of Cheese.

Peut-être un bon présage donc, quand on connait le succès qu’ont eu les mers de fromages.

L’album recevra un accueil mitigé chez les fans malgré un large succès commercial. Primus avait cherché à séduire un public plus large en limitant les clowneries et en orientant la musique vers un coté résolument rock-heavy, et ce demi-succès de Antipop les avait donc précipité vers la rupture, même si encore une fois des tournées évènementielles ont lieu, et que des rumeurs de nouvel album persistent.

Avant un détail plus approfondi des chansons, il convient d’abord de dire que cet album est fabuleux, car bien que différent de tous ses prédécesseurs, Antipop regorge de nouveautés et de bons moments, ce qui en fait en ce qui me concerne, un très bon album, à l’instar du fameux Sailling The Seas Of Cheese.

L’intro consiste en un avant goût de dix-sept secondes de la superbe et dernière chanson Coattails of a Dead Man.

Un lancement à la one, two, three, puis on attaque sur le premier tube du disque, à savoir le génial Electric Uncle Sam. Tube disais-je, car le son très rock nous séduit dès les premières notes de basse de Les Claypool, la guitare saturée de Lalonde, et la batterie de Mantia très pointue.

Les paroles de la chanson ont aussi concouru à faire de cette chanson un must, et notamment lors du trippant refrain : « don’t get caught with your fingers in my pie .. ». Le rythme et la voix de Les Claypool font plaisir à nos oreilles. Une belle entrée en matière donc.

Natural Joe est excellente elle aussi. La basse de Claypool est jouissive sur ce rythme trépidant tout le long du morceau, mais plus encore sur le pont qui permet surtout à Larry de nous jouer un solo divin, dans un ton heavy semi-saturé et semi-psychédélique.

Le plaisir reste intact sur un Laquer Head très prenant, ou la guitare fait métronome avec une note unique. Puis la guitare reçoit en réponse un son de basse percutant de Les, qui nous fait un grand numéro. Le batteur dans tout çà ? Pour le moment Bryan Mantia se contente de suivre le rythme. Son style est résolument plus discret que Herb’, cependant on notera un bon son de ses tomes impeccables à l’instar de son prédécesseur. Et justement pendant les refrains, il s’essaie quand même à faire des petits combos à la Tim Alexander, et çà rend plutôt bien.

A noter aussi que cette chanson est très spéciale pour Claypool, car elle a pour thème la drogue, qui fut selon lui indissociable de sa jeunesse et une bataille difficile pour en sortir.

La chanson Antipop démarre par une petite ambiance qui n’est pas sans rappeler dans le fond l’introduction de la chanson Black Sabbath, à savoir des cloches, la pluie. Mais ici, Primus remplace l’orage par un petit grelot de chèvre. Puis survient un son lourd de basse. Le batteur se détend un peu les bras. Le couplet est dominé par la rythmique de la basse, mais par-dessus Larry Lalonde nous sort quelques arpèges au style mélancolique. Le refrain est également réussi avec une ligne de chant rapide séduisante, et des paroles amusantes par leur répétition rapprochée et la justesse des rimes : « i am the Antipop, i’ll run against the grain till the day i drop, i am the Antipop, the man you cannot stop ». Très rythmé donc.

Eclectic Electric est une chanson au style quasi progressif durant environ huit minutes. Le rythme est plus lent dans un premier temps, mais la longue introduction de deux minutes est musicalement une merveille. Les quelques accords de guitare du début sont joués par James Hetfield, et Jim Martin joue également quelques accords ci et là.

Des rythmes psychédéliques s’enchainent, et c’est sur cette séquence que le batteur Mantia nous délivre des lignes proches de celles de Herb’ avec un style très personnel.

Les couplets sont très sombres, avec des mots amers.

S’ensuit un pont très rapide de slapping-basse d’anthologie, ponctué de la voix de Claypool qui devient épileptique, puis ce grand refrain déclaratif très puissant. Primus nous avait rarement habitué à une telle débauche d’énergie en un refrain. La suite de la chanson se compose d’un autre pont dominé par la guitare très juste de Lalonde et une reprise du couplet de début. Cette chanson recouvrait une structure discontinue grossière typique des premiers albums.

Greet The Sacred Cow qui commence par la voix d’un minaret subit effectivement une petite influence orientale au niveau des arpèges de la guitare. La rythmique sortant de la basse de Claypool est ici encore monstrueuse, et la mélodie globale est trippante à souhait. Pour le coup on était revenu à une structure musicale classique.

Venons-en à Mama didn’t raise no fool qui hélas agace très vite. La mélodie de basse est ici quelconque, moins puissante, et on ne sait pas trop comment se placer sur ce rythme trop joyeux sans nuance.

Vient alors la grande chanson de l’album à savoir Dirty Drowning Man avec une mélodie qu’on entonne dès la première écoute. La folie est atteinte sur le milieu de la chanson lorsque des inconnus entonnent l’air en aparté de la voix de Claypool. On croirait une confrérie champêtre de mecs bourrés qui essaient d’imiter la basse, et on y retrouve bien le coté décalé du groupe : chanter comme une merde c’est valorisant.

Ballad Of Bodacious est comme son nom l’indique une ballade très entrainante, avec un thème à la guitare vraiment inoubliable ; ici, la basse ne sert donc que d’accompagnement, sauf en outro.

Power Mad est un bon rock, mais me laissant personnellement sur une mauvaise impression, car on ne rentre jamais réellement dans la chanson. La mélodie se rapproche pourtant, dans SES NOTES (non dans le son) d’une mélodie qu’aurait pu jouer un groupe typique du heavy metal des 70’s. D’ailleurs ce choix peut s’expliquer par le fait que la chanson est antimilitariste et que chanter sur un air très heavy, c’est une façon de dresser un clin d’œil à cette période de rébellion (mouvement punk) contre la société de consommation, et également période très militaire, avec la guerre du Vietnam, les coups d’états en Amérique du Sud et autres conflits. Mais ici la voix de Claypool semble ne pas se marier sans accrocs avec ce nouveau registre pour Primus. C’est choquant, et on préfère passer au douzième titre.

The Final Voyage Of The Liquid Sky, titre à rallonge, a toutes les apparences d’un classique de Primus. Déjà par ce titre surréaliste (le dernier voyage du ciel liquide).

Ce titre s’inscrit dans un style progressif, dans lequel le groupe a recours à de nombreux effets et de sonorités se rapprochant de l’electro pour installer une ambiance sombre. Des passages plus puissants grâce à la basse de Claypool viennent casser ce rythme lancinant.

Pour finir, Coattails of a deadman est une chanson démentielle. L’instrumental se résume surtout au mellotron au son tragique, joué par maitre Tom Waits, qui de plus chante. La voix aux cinq paquets de cigarettes quotidiens de ce dernier est reconnaissable entre mille. Loin d’être ridicule, ce treizième morceau nous propose un refrain inoubliable avec ces mots si significatifs « on the coattails of a deadman, she’ll ride, she’ll ride ». Il paraitrait même que cette chanson traiterait du rôle de Courtney Love dans la mort de Kurt Cobain.

Au-delà de çà très bonne chanson.

Mais ce n’est pas fini, car une minute de silence plus tard se cache une chanson bonus, qui est un remix de la chanson The Heckler, présent sur l’album live Suck on This de 1989.

Un grand album de Primus, plus accessible sans doute que les autres. De belles trouvailles, un style plus rock très réjouissant, de bonnes compositions agrémentées de collaborations de qualité comme celles de James Hetfield, ou Tom Waits.

Grandiose.

17/20.

Sleazy View : Led by Wrath

September 2nd, 2008 by admin

Sleazy View : Led by WrathSleazy View (« opinion sordide ») est un groupe né à Belfort (90) en 2001. Ayant baigné d’abord dans la Fusion, le groupe s’inscrit désormais dans le Thrash Metal avec ce maxi quatre titres « Led by Wrath » sorti en 2006.

Effectivement, le groupe nous sort quatre titres rythmés s’inscrivant dans un thrash classique. L’instrumental est très bien servi par une guitare sonnant juste et une batterie variée avec également un son très net de bonne qualité. Cependant, on regrettera la quasi absence de solo de guitare qui pourtant est un code, une marque de fabrique du Thrash Metal. En effet, un solo frénétique, speed, permet de scinder une chanson, de tuer le rythme parfois, ou de l’accélérer. Ici, les compositions ressassent toujours les mêmes rythmes et ceux-ci sont eux-mêmes limités à quelques séquences trop rares. Il y a bien quelques ponts, mais ceux-ci ne sont guère originaux.

Le bel attirail du départ est anéanti par un chant sans charisme, essoufflé, sans saveur, certes rebelle, mais totalement dénué de violence quelconque.

Difficile dans ces conditions d’adhérer aux idées du groupe. Les paroles anglophones de Sleazy View et Chaos Within sont peu recherchées. L’esprit rebelle est bien là, avec des « Fuck it all », « we are chaos », « we are pain », le tout dénué de pragmatisme, ce qui en fait deux chansons rebelles mais irréfléchies. Donc les arguments tant au niveau des mots ou du chant sont réduits à néant.

Blessures en revanche comporte des paroles intéressantes en français, avec donc plusieurs blessures, soit plusieurs thèmes classiques mais intéressants, tels que la guerre nucléaire, le g8, la violence à la télévision, la mode, la chirurgie esthétique, le pétrole, la pollution et j’en passe. Bref, tout ce ramdam d’idées ne restera que sur le papier, car le chant encore une fois ne se met pas au service des autres instruments pour concrétiser dans la musique ces idées.

Le coup de poing sur la table n’est ainsi qu’une petite secousse, tant ce chant en français est désagréable pour les oreilles.

Taking my leave est quant à elle mieux réussie que les trois premières, car on notera un regain de puissance dans les lignes de chant, et surtout plus de nuances, plus de variété dans l’instrumental, avec un petit solo caché dans le milieu de la chanson. Mais même ce petit sursaut d’humeur de la guitare ne nous transcende pas dans notre écoute. Il est court, et est quelconque.

Ainsi, on pourrait parler ici de Soft Thrash Metal pour caractériser ce disque quatre titres de Sleazy View, à moins que le groupe n’ait pas réussi à se détacher de la Fusion. Dans ce cas il ne s’agirait que d’une erreur d’étiquette. Mais même avec une étiquette de groupe de fusion apposée sur son dos, Sleazy View déçoit par le manque de profondeur dans ses compositions.

Cependant, dans les conditions d’un concert, on pourrait quand même prendre un petit trip sur la rythmique globale, à condition que le chanteur s’injecte un peu de testostérone dans les cordes vocales pour muscler son timbre de voix et ainsi rendre ses messages haineux charismatiques.

Décevant. 8/20.

Age Of Nemesis : Psychogeist

September 2nd, 2008 by admin

Age Of Nemesis : PsychogeistNon, dans le metal progressif, il n’y a pas que Dream Theater. Les hongrois de Age Of Nemesis valent aussi le détour avec cet album Psychogeist sorti en 2006.

J’avoues que je fus attiré au commencement par le design de la couverture, pour son concept futuriste, les clins d’œil à des œuvres cinématographiques tels que Matrix, et le thème de la drogue illustré par les seringues et les gus monstrueux qui voient leurs mains remplacées par des seringues.

Cet album peut d’ailleurs être écouté pendant un bad trip puisque les mélodies endiablées qui jalonnent ce disque peuvent être d’un réconfort.

Plus sérieusement, l’album commence par une petite introduction qui mélange des bruitages tels que pluie, sirènes de police, sonorités futuristes. Puis le premier sixième de « the Psychogeist Story » démarre avec Fate’s Door, qui se compose d’une merveilleuse mélodie jouée aux claviers, bien suivie par la basse et la guitare. L’ensemble se veut sombre, et susciter chez nous un petit sentiment de mal-être. De ce coté là l’instrumental remplit sa mission. Hélas le chant de Zoltan Kiss tue un peu le mythe, car trop clair pendant les couplets. Ce n’est qu’un petit accroc, car ce chant se révèlera assez bon dans les autres morceaux.

Le morceau Grey Room démarre bien également, par un développement qui se fait de plus en plus menaçant. Zoltan Kiss chante clair, comme dans tous les morceaux, et c’est justement le timbre adéquat pour le métal progressif, mais cette fois il colle bien à l’ambiance de la chanson, car se fait plus dramatique, voire tragique, et ne chante pas comme un banal crooner comme dans le titre précédent. Pour le reste, les différentes séquences aux claviers s’enchainent assez bien, même si l’on regrette ses petits passages accélérés qui allient chant et guitare au plein milieu de ponts volontairement fantomatiques.

Ainsi, ce titre est un peu trop lunatique malgré quelques passages prenants.

En revanche pour Faceless Ennemy, çà cartonne dès le commencement, avec un echo aux claviers réjouissant, sur lequel la batterie se libère enfin et sur lequel la basse et la guitare entonnent un rythme rock oldschool vraiment prenant dès le premier écoute. De temps en temps, le clavier vient jouer une petite note blanche fine qui donne à se rythme une dimension résolument dramatique. Les lignes de chant sont ici correctes, et Zoltan Kiss nous chante sitôt en clair, sitôt en plus agressif, pour la part sombre du morceau. Car le milieu du morceau se veut plus joyeuse, avec un solo très speed et réussi de Zoltan Fabian, sur lequel le clavier de Gyorgy Nagy fait encore merveille. Un bon morceau assurément.

Mommy’s Crying est aussi une chanson à part, et l’une des meilleures de l’album. Sur une intro bucolique obtenue sur les harmoniques de la guitare de Fabian, le clavier rentre dans le jeu, mais cette fois avec un son de piano classique. Le chanteur se lance alors pour une complainte où il nous captive plus ou moins bien. Le clavier reprend alors ce son progressif pour une mélodie enjouée plutôt pas mal. La basse rythme ensuite la danse, et le clavier sonne alors plus mystérieux le tout sur des notes très longues. Le chanteur est alors plus présent dans le ton. La suite se poursuit comme une chanson de Progressif classique avec un chant clair qui ne déçoit pas trop, de bonnes séquences à la guitare et aux claviers.

Psychogeist, chanson éponyme de l’album est une sorte de ballade rapide où chaque instrument se met en valeur, le chant n’intervenant que sur la seconde partie du morceau. Après quelques bruitages stressants en intro, une mélodie sonnant presque metal lourd classique (presque du néo-metal, mais je n’irai pas jusque là) monte, puis le clavier s’anime pour un développement assurément magistral, rythmé, stressant, endiablé.

On trouve un peu de calme dans BreakingAway, qui clot « The Psychogeist Story », avec un clavier qui monopolise quasiment tout le morceau, avec des gammes très variées, et des mélodies captivantes. On est naturellement entrainés, jusqu’à ce que le chanteur pour le coup rate son exercice et gâche un peu le ton global de la chanson. Ici, il chante même en canon, mais la mayonnaise ne prend pas, car pas assez de musculature dans la voix pour coller à l’émotion suggérée par les mélodies du clavier. Il nous offre cependant un petit passage sombre où il affiche un peu plus de testostérone pour lancer le développement sombre de la chanson. Le morceau se termine comme il l’a commencé avec une belle mélodie au piano classique.

Le titre instrumental Goddess Nemesis se veut énergique, peut agacer aussi en raison de l’absence de thème ou de base principale. Ici c’est du très progressif, avec des rythmes et des sons nombreux et variés qui se suivent et qui s’enchainent plus ou moins bien.

Bien que démonstratif, ce titre peut être intéressant pour les inconditionnels du style progressif, des claviers enragés, des solos sans fins, etc. Personnellement l’absence de structure m’a fortement décontenancé, et j’ai plus subi que aimé cet instrumental. Dommage.

Passé cette petite déception, on retrouve une structure alléchante dans Eye Of The Snake, avec une petite influence orientale nichée dans les notes du clavier. Puis revient un rythme percutant de la basse et de la guitare. Le chanteur fait le minimum syndical, en se contentant de suivre le ton de la mélodie globale ; pas de sa faute, car l’instrumental basique qui suit, avec des développements bons mais sans réelle folie ne lui offrent pas la possibilité de se lâcher.

En revanche Zoltan Kiss nuance plus sa voix sur Karma, qui sans être un modèle de rapidité ou de folie dans la mélodie est un bon morceau.

Abraxas est une chanson quant à elle très aboutie, avec une intro très souple aux claviers, ponctué d’un bruitage non-inconnu, comme celui d’une pierre ou d’une dalle de marbre qu’on fait glisser.

Ce petit effet n’est évidemment pas l’attraction de ce morceau, même si ce petit détail est amusant. Bref, la guitare prend les devants, avec un son très mélodique qui entame un quasi solo très suave, agréable. Le chant fait l’essentiel, mais le plus intéressant dans les séquences bonnes de guitare et de basse qui suivent. Ce rythme très hard est vraiment prenant.

L’album se termine tranquillement comme un générique de jeu-vidéo genre survival-horror à la Resident Evil (cela m’y fait penser en tout cas dans l’état d’esprit), avec une belle composition au piano, et quelques guitares acoustiques. On termine ainsi en roue libre sur un joyeux morceau.

DE l’ensemble, il ressort donc un bon album de Metal Progressif, toutefois à réserver aux inconditionnels de ce style, car les longues séquences au clavier, les mélodies joyeuses, et ce chant très clair sont susceptibles de ne pas plaire aux amateurs de musiques plus musclées, plus sombres, plus agressives.

15/20