Archive for October, 2007

The Old Dead Tree : The Nameless Disease

Monday, October 15th, 2007

The Old Dead Tree : The Nameless DiseaseMon Dieu, que vois-je ?

Ce sublime chef d’Å“uvre boudé et injustement délaissé, même pas honoré d’une petite chronique qui pourrait dignement souligner le mérite indéniable qui lui revient ?

Sacrilège ! Réparons donc cette gravissime erreur tant qu’il en est encore temps.

Vous l’aurez certainement compris, j’aime cet album. Et pour cause. Premièrement, il m’a fait découvrir The Old Dead Tree, groupe français à la musique envoûtante et à l’avenir plus que prometteur. Et deuxièmement, ben… Il est tout simplement magnifique !

Je m’explique. Prenez une ossature musicale lourde et noire à la Katatonia. Ajoutez-y le lyrisme et le sens mélodique inné d’un Anathema au mieux de sa forme, et une pincée de la période death de My Dying Bride, sombre et menaçante, mais d’une beauté triste et poignante. Sublimez-le tout avec une bonne louche de métal racé et progressif à la Opeth, et vous aurez alors une vague idée de ce à quoi peut ressembler The Old Dead Tree.

Et je peux vous garantir que les frenchies n’ont pas à rougir de leurs influences, qu’ils arrivent d’ailleurs très bien à digérer pour proposer un métal enchanteur et personnel d’une profondeur inouïe. A la fois puissante et décapante, mélancolique et gorgée d’émotions, la musique de The Old Dead Tree se joue des barrières et des codes, lorgnant principalement du côté d’un doom/death mid tempo avec quelques incursions plus typiquement blacks (notamment sur certaines parties de chant) et se permet des envolées bienvenues dans des sphères gothiques voire pop éthérées.

Le tout est d’une homogénéité surprenante, on passe d’un registre à un autre sans accro, tout s’enchaîne merveilleusement (la fin d’une piste se fondant souvent habilement dans le début de la suivante), grâce notamment à certains courts interludes bien pensés qui ajoutent à l’atmosphère mélancolique des compos, et à la voix sublime de Manuel Munoz qui passe d’une voix claire et limpide gorgée d’émotions à une voix black écorchée vive ou à un chant death profond et parfaitement maîtrisé.

Le son est énorme, les guitares lourdes et massives font un travail harmonique phénoménal, distillant des riffs tantôt lancinants et hypnotiques qui vous emportent, les yeux mi-clos, dans une vague de mélancolie extatique (écoutez-moi cette montée de guitares progressive sur la fin de ″It Can’t Be″ ou du déjà cultissime ″It’s the Same for Everyone″, vous comprendrez ce que je veux dire !!!), tantôt plus rapides et agressifs, mais toujours mélodiques. La section rythmique est quant à elle impeccable, avec une basse bien audible et qui apporte beaucoup à l’ensemble, et un jeu de batterie original et gorgé de feeling, qui alterne passages lourds et lents avec des parties plus aériennes.

Bref, ce Nameless Disease est d’une maturité surprenante pour un groupe aussi jeune (qui sort ici, rappelons-le, son 1er album), d’une rare beauté, et d’une intensité émotionnelle rarement atteinte. Un mélange des genres personnel et audacieux pour un résultat original et sublime, une réussite parfaite.

Chapeau bas messieurs.

Gronibard : Gronibard

Monday, October 15th, 2007

Gronibard : GronibardAh ah, mon Dieu cet album !

Je crois qu’il n’est plus besoin de présenter Gronibard qui est venu en 2001 mettre un vilain coup de tatane dans la fourmilière grind à grands coups (de phallus !) de riffs fracassants et d’humour gras et potache.

Mais bon, il n’est jamais superflu de rendre un petit hommage à un bon groupe de musique, surtout quand celui-ci est si profond (n’y voyez aucune allusion graveleuse !) et poétique.

Bon, rentrons dans le vif du sujet : Gronibard, c’est du porno grind dans toute la noblesse du terme, bien crade et dégoulinant comme on l’aime : il n’y a qu’à jeter un Å“il sur la pochette ou lire le nom tordant des titres ( “Mon Anus est un Héliport à Glands” ou “Il Est pas Carré, Il Est pas Rond, Il Est Ovale mon Trou de Balle” pour n’en citer que quelques-uns) pour comprendre qu’on patauge joyeusement dans un délire scato/crotte/bite/nichons/prout bien gras et bien épais.

C’est d’ailleurs ce délire prononcé (extraits de films de boules bien sentis, paroles on ne peut plus fines et recherchées, titres désopilants à coucher dehors, et un artwork plutôt douteux mais jouissif à ne pas étaler sous tous les yeux), qui, plus que le reste, il faut bien le dire, a fait la réputation sulfureuse du groupe. Auquel on peut ajouter un humour potache, un sacré sens de l’(auto)dérision et un certain talent pour les parodies burlesques.

Mais ceci étant dit, il faut tout de même souligner que la musique n’est pas en reste. Ici, on a des compos de déliro-grind bien foutues et entraînantes, avec des guitares au son épais qui envoient le pâté bien comme il faut, une batterie qui blaste sévère, et des parties vocales plutôt originales, bien dans l’esprit du groupe disons, qui se basent sur l’alternance d’une voix criarde et suraiguë désopilante et de grunts immondes tout à fait porcins (merci les effets !). De ce côté là donc, pas de problème, le groupe assure, et même s’il ne fait pas dans le technique, le tout sonne bien et efficace à souhait, le moins que l’on puisse dire, c’est que le style assez rudimentaire est parfaitement maîtrisé et ne sonne jamais brouillon, grâce notamment à un son limpide (chose assez rare pour du grind).

Le tout est évidemment assez répétitif (ce coup-ci, c’est normal pour du grind !), mais le combo varie les plaisirs en laissant de temps en temps l’auditeur respirer grâce à des samples de films complètement décalés (outre les films de boules, j’ai reconnu Cap’tain Orgasmo et Le Grand Détournement), des délires expérimentaux et déjantés (“Olé!”, ou “Udufru”) et des covers pour le moins ironiques (“Mort fondu Savoyarde” et son sublime jeu de mots résume à lui seul l’esprit du groupe pour peu qu’on puisse déceler l’allusion au tire “Morfondu” du groupe de pagan black français Bélénos).

Alors, si tout cela peut paraître douteux et décalé au 1er abord, force est de constater que l’album est réussi et la musique bien en place, et au final, on aime ça et on en redemande ! Gronib’ a donc réussi le pari risqué de réussir à composer un album grind de bonne facture et relativement original (je dis bien relativement) en envoyant valser les clichés gores du genre pour imposer SA marque de fabrique, le Gronib’styl, et tout ça sans se prendre au sérieux !

Une grande bouffée d’air frais dans un milieu extrême saturé et rongé par les clichés, ça fait du bien par où ça passe !

(Désolé, je me devais de finir cette chronique sur une expression douteuse, Gronib’powa oblige !!!).

The Old Dead Tree : The Nameless Disease

Monday, October 15th, 2007

The Old Dead Tree : The Nameless DiseaseMon Dieu, que vois-je ?

Ce sublime chef d’Å?uvre boudé et injustement délaissé, même pas honoré d’une petite chronique qui pourrait dignement souligner le mérite indéniable qui lui revient ?

Sacrilège ! Réparons donc cette gravissime erreur tant qu’il en est encore temps.

Vous l’aurez certainement compris, j’aime cet album. Et pour cause. Premièrement, il m’a fait découvrir The Old Dead Tree, groupe français à la musique envoûtante et à l’avenir plus que prometteur. Et deuxièmement, ben… Il est tout simplement magnifique !

Je m’explique. Prenez une ossature musicale lourde et noire à la Katatonia. Ajoutez-y le lyrisme et le sens mélodique inné d’un Anathema au mieux de sa forme, et une pincée de la période death de My Dying Bride, sombre et menaçante, mais d’une beauté triste et poignante. Sublimez-le tout avec une bonne louche de métal racé et progressif à la Opeth, et vous aurez alors une vague idée de ce à quoi peut ressembler The Old Dead Tree.

Et je peux vous garantir que les frenchies n’ont pas à rougir de leurs influences, qu’ils arrivent d’ailleurs très bien à digérer pour proposer un métal enchanteur et personnel d’une profondeur inouïe. A la fois puissante et décapante, mélancolique et gorgée d’émotions, la musique de The Old Dead Tree se joue des barrières et des codes, lorgnant principalement du côté d’un doom/death mid tempo avec quelques incursions plus typiquement blacks (notamment sur certaines parties de chant) et se permet des envolées bienvenues dans des sphères gothiques voire pop éthérées.

Le tout est d’une homogénéité surprenante, on passe d’un registre à un autre sans accro, tout s’enchaîne merveilleusement (la fin d’une piste se fondant souvent habilement dans le début de la suivante), grâce notamment à certains courts interludes bien pensés qui ajoutent à l’atmosphère mélancolique des compos, et à la voix sublime de Manuel Munoz qui passe d’une voix claire et limpide gorgée d’émotions à une voix black écorchée vive ou à un chant death profond et parfaitement maîtrisé.

Le son est énorme, les guitares lourdes et massives font un travail harmonique phénoménal, distillant des riffs tantôt lancinants et hypnotiques qui vous emportent, les yeux mi-clos, dans une vague de mélancolie extatique (écoutez-moi cette montée de guitares progressive sur la fin de ″It Can’t Be″ ou du déjà cultissime ″It’s the Same for Everyone″, vous comprendrez ce que je veux dire !!!), tantôt plus rapides et agressifs, mais toujours mélodiques. La section rythmique est quant à elle impeccable, avec une basse bien audible et qui apporte beaucoup à l’ensemble, et un jeu de batterie original et gorgé de feeling, qui alterne passages lourds et lents avec des parties plus aériennes.

Bref, ce Nameless Disease est d’une maturité surprenante pour un groupe aussi jeune (qui sort ici, rappelons-le, son 1er album), d’une rare beauté, et d’une intensité émotionnelle rarement atteinte. Un mélange des genres personnel et audacieux pour un résultat original et sublime, une réussite parfaite.

Chapeau bas messieurs.

Talian : Neverplace

Friday, October 12th, 2007

Talian : NeverplaceAaaah, cet album…

Je me rappelle la première fois que je l’ai eu dans les mains. Une belle pochette dans les tons bleus sombres montrant quelques rochers fouettés par les flots, somme toute assez classique d’ailleurs, un nom à coucher dehors et totalement imprononçable, et puis l’inévitable photo du livret avec les zicos exhibant leur cuir noir et leur belle crinière ondulée agitée par le vent…

On pourrait donc légitimement croire que ça sonne très cliché tout ça, et que ca sent bon l’amateurisme enthousiaste des débuts…

Eh bien détrompez-vous. Ce Neverplace est un produit de grande qualité et d’une maturité musicale surprenante. Pour un premier opus, le niveau technique et le sens de la composition sont tout simplement impressionnants ici. Et ce qui marque aussi, c’est la personnalité du groupe, qui, même si elle ne durera pas (le groupe sortira un 2eme album dans un style radicalement différent), parvient à s’affirmer dans une scène black death mélodique déjà bien saturée.

Difficile de dire ce qui fait la différence, peut-être la frappe lourde et massive de Dirk Verbeuren, ou bien cette voix si particulière à mi-chemin entre le death et le black … A moins que ce ne soit simplement la qualité des compos, et le talent des musiciens, qui délivrent ici une musique riche, dense et personnelle aux multiples facettes.

Taliandörögd joue la carte de la diversité, et ça paye : des compos bien ficelées qui alternent moments de furie dévastatrice et intense où Dirk s’en donne à cÅ“ur joie derrière ses fûts, et passages aériens et introspectifs, rendus par des claviers jamais mielleux qui arrivent à tisser une toile de fond sonore mélodique, même sur les passages de blasts hystériques.

Les guitares sont tranchantes et crachent des riffs inspirés entre black et death, la basse claque bien (le début de Progeny, un régal !)les rythmiques et ambiances sont variées…

Bref, une musique agressive et riche, qui joue dans les contrastes sans jamais tomber dans la surenchère, et qui véhicule une véritable émotion (l’intro de The Glimpse avec sa montée en puissance progressive est tout simplement magnifique !), des zicos en place qui livrent une prestation impeccable, et un sens de la composition maîtrisé pour des titres personnels, puissants et attachants.

Ben mine de rien, même si ce Neverplace ne révolutionnera pas le monde du métal par son originalité, tous les ingrédients qui le composent en font un excellent album, surtout quand on sait qu’il s’agit du 1er, et est donc hautement recommandable. Si vous voulez soutenir la scène française tout en faisant un bon achat, vous savez ce qu’il vous reste à faire !

Love Lies Bleeding : Clinamen

Friday, October 12th, 2007

Love Lies Bleeding : ClinamenOh, mes aïeux…

Mon Dieu, par où commencer ?

Bon, le nom de Love Lies Bleeding ne vous dira sans doute pas grand chose, seuls les acharnés de l’underground doivent probablement se dire : “Bah, encore une bouse signée sur CCP, on a l’habitude, allez hop, poubelle !” sans même avoir daigné jeter une oreille sur ce petit bijou…

Eh bien, détrompez-vous mes enfants.

Le Cd qui tourne en ce moment sur ma platine et qui m’enivre plus qu’un bon verre d’absinthe est une pure merveille, ni plus ni moins, impressionnante de noirceur et de mélodies.

Imaginez un black racé et froid, que dis-je, glacial, mais pas ce genre de black furibard et brouillon qui explose dans tous les sens, non, une sorte d’agression contenue et contrôlée, progressive, qui vous envahit au fur et à mesure, s’insinuant insidieusement en vous, rampante et sournoise, jusqu’à vous hypnotiser complètement.

Car cette musique violente et désespérée est avant tout d’une beauté à couper le souffle, les orchestrations sont magnifiques et les différents samples (il faut souligner ici le mariage audacieux mais très réussi de l’électro et du black pur et dur) contribuent à renforcer ce climat de noirceur étouffant, ce côté presque mécanique et clinique de la musique qui contraste étonnamment avec certaines envolées lyriques ébouriffantes où chant écorché, guitares hurlantes et véloces et boîte à rythmes épileptique copulent en un magma sonore orgasmique.

C’est tour à tour furieux, rapide et intense, ou bien lent, majestueux et mélancolique, mais toujours profond et envoûtant, toujours racé et mélodique.

Les guitares sont tranchantes et crachent des riffs hypnotiques, la boîte à rythme est variée et bien programmée, les parties électro voire carrément techno sont très bien assimilées au reste de la musique, se mariant merveilleusement au travail d’orchestration pour créer une ambiance unique et baroque.

Si vous n’avez pas peur de l’originalité (bien rare dans le black, il faut bien l’avouer !) et d’égarer votre âme dans les tréfonds de cette sorte d’opéra black baroque virtuose, osez l’expérience Love Lies Bleeding. Vous ne serez pas déçus.

Taliandorogd : Neverplace

Friday, October 12th, 2007

Taliandorogd : NeverplaceAaaah, cet album…

Je me rappelle la première fois que je l’ai eu dans les mains. Une belle pochette dans les tons bleus sombres montrant quelques rochers fouettés par les flots, somme toute assez classique d’ailleurs, un nom à coucher dehors et totalement imprononçable, et puis l’inévitable photo du livret avec les zicos exhibant leur cuir noir et leur belle crinière ondulée agitée par le vent…

On pourrait donc légitimement croire que ça sonne très cliché tout ça, et que ca sent bon l’amateurisme enthousiaste des débuts…

Eh bien détrompez-vous. Ce Neverplace est un produit de grande qualité et d’une maturité musicale surprenante. Pour un premier opus, le niveau technique et le sens de la composition sont tout simplement impressionnants ici. Et ce qui marque aussi, c’est la personnalité du groupe, qui, même si elle ne durera pas (le groupe sortira un 2eme album dans un style radicalement différent), parvient à s’affirmer dans une scène black death mélodique déjà bien saturée.

Difficile de dire ce qui fait la différence, peut-être la frappe lourde et massive de Dirk Verbeuren, ou bien cette voix si particulière à mi-chemin entre le death et le black … A moins que ce ne soit simplement la qualité des compos, et le talent des musiciens, qui délivrent ici une musique riche, dense et personnelle aux multiples facettes.

Taliandörögd joue la carte de la diversité, et ça paye : des compos bien ficelées qui alternent moments de furie dévastatrice et intense où Dirk s’en donne à c?ur joie derrière ses fûts, et passages aériens et introspectifs, rendus par des claviers jamais mielleux qui arrivent à tisser une toile de fond sonore mélodique, même sur les passages de blasts hystériques.

Les guitares sont tranchantes et crachent des riffs inspirés entre black et death, la basse claque bien (le début de Progeny, un régal !)les rythmiques et ambiances sont variées…

Bref, une musique agressive et riche, qui joue dans les contrastes sans jamais tomber dans la surenchère, et qui véhicule une véritable émotion (l’intro de The Glimpse avec sa montée en puissance progressive est tout simplement magnifique !), des zicos en place qui livrent une prestation impeccable, et un sens de la composition maîtrisé pour des titres personnels, puissants et attachants.

Ben mine de rien, même si ce Neverplace ne révolutionnera pas le monde du métal par son originalité, tous les ingrédients qui le composent en font un excellent album, surtout quand on sait qu’il s’agit du 1er, et est donc hautement recommandable. Si vous voulez soutenir la scène française tout en faisant un bon achat, vous savez ce qu’il vous reste à faire !

Pissing Razors : Live In The Devil ’s Triangle

Tuesday, October 9th, 2007

Pissing Razors : Live In The Devil 's TrianglePutain mon Dieu !

Mais cet album est tout simplement énorme !

C’est vrai que les Pissing Razors ne sont pas super connus dans nos contrées, et à l’écoute de leurs différents albums et de ce live phénoménal, on se demande bien pourquoi ! Tâchons d’y remédier avec cette présentation succincte :

Pour vous donner une vague idée de la bête, on pourrait dire qu’il s’agit d’un croisement bien vénère entre un bon vieux Sepultura des familles et un Pantera sous amphets. Le tout pour un putain de power metal d’une efficacité redoutable.

Ici, c’est bien simple : 16 titres, presque autant d’hymnes sauvages et jouissifs au headbang, dont la puissance brute est encore décuplée par la performance live, qui, loin de nuire aux titres d’origines, les transcende en véritables armes de destructions massives.

La force du groupe est sans conteste de réussir à créer un métal furieux et dévastateur, très carré et précis, mais avec ce feeling et cette mélodie, qui font que chaque titre est imparable et se détache des autres. Ce grâce à des riffs très inspirés et massifs, et une section rythmique impeccable et assassine.

Et il est inutile de préciser que, sur scène, les Pissing, c’est une machine de guerre bien huilée qui écrase tout sur son passage : la performance des zicos est impeccable (putain, cette section rythmique !), les riffs bulldozers s’enchaînent et restent insidieusement gravés dans votre petite boîte crânienne déjà bien dévastée par le choc, le son est impeccable et met bien tous les instruments en valeur, les guitares ronronnent et la batterie tape vite et fort, et cette voix, hum, cette voix… Puissante et grave, profonde et habitée, je peux vous dire que le chanteur met pas mal de chanteurs de death à l’amende…

Le public aussi est bien présent, on sent que les zicos se donnent à fond et prennent leur pied, pour un peu, on s’imaginerait presque dans la fosse en train de secouer sa crinière et de pogoter furieusement rien qu’en laissant tourner le skeud sur la platine et en fermant les yeux…

Bref, vous l’aurez compris, ce live est une véritable tuerie et est indispensable à tout bon fan de métal qui se respecte, tous styles confondus (faut quand même aimer un minimum la brutalité, hein !). Je vous en prie, ne passez pas à côté, ce serait pécher.