Archive for March, 2008

Finntroll : Nattfödd

Friday, March 14th, 2008

Finntroll : NattföddAaah!

Revoilà nos trolls préférés, rentrant chez eux après une victorieuse bataille, le marteau de guerre sur l’épaule et la corne pleine d’hydromel à la main, braillant à tue-tête des hymnes paillards et guerriers, et, par Thor, ça fait plaisir !

Ici, pas de doute, on a affaire à du Finntroll pur jus et on ne peut que s’en réjouir. Les Finlandais ont un style inimitable et unique, souvent copié, mais rarement égalé, et une fois encore leur patte sylvestre et bourrue est reconnaissable entre mille. Un bon compromis entre black rageur et vindicatif, hymnes folks délirants et dansants et musique plus mélancolique et contemplative, le tout passé à la moulinette Finntroll pour nous donner une musique entêtante et faussement légère.

Car oui, cet album très diversifié et, si j’ose dire, festif (vous ne rêvez pas, il s’agit pourtant bien de folk black métal !), peut certes plaire à tout chevelu lambda amateur de riffs bien gras, de comptes champêtres, d’heroic fantasy et de bitures, et son aspect frais et entraînant en fait un album plaisant dès la première écoute et, en apparence, relativement simple et facile d’accès. C’est sautillant, joyeux, bougrement efficace, et on se prend souvent à headbanger avec une sauvagerie jouissive, à beugler comme un ours bourré sur des refrains imparables et à siffler joyeusement quelques parties de claviers entêtantes.

Mais ce CD est beaucoup plus vicieux que ça. Il s’écoute facilement, s’apprécie tout de suite, mais son véritable charme ne commence à opérer qu’après un certain nombre d’écoutes. En fait, on a quasiment l’impression de redécouvrir les chansons une fois qu’on en est arrivé à les connaître totalement par coeur. C’est là que le charme hypnotique des chansons opère, et qu’on se rend compte que ce qui pouvait passer pour un simple petit CD de troll métal épique et dansant, certes fort sympathique, est en réalité une oeuvre dense et complexe, aux compositions et aux arrangements fouillés et subtils. On se prend à s’attacher à des détails auxquels on n’avait pas pris garde lors d’écoutes distraites, on est littéralement possédé par ces lignes de claviers limpides et obsédantes qui ne nous quittent pas de la journée, on s’extasie à chaque fois sur l’heureux et improbable mariage des instruments, sur la richesse et la diversité du paysage musical des Finlandais, on ne peut s’empêcher de scander ces refrains de beuveries et de guerres d’une voix rauque, emportés par la puissance mélodique de la musique et la cohérence simple et efficace des enchaînements…

En fait, une fois que la bête des bois Nattfödd vous a choppé dans ses longues griffes, elle ne vous lâche plus jusqu’à avoir empli entièrement votre âme de ses hymnes païens et sauvages. Excellent !

Opeth : Blackwater Park

Friday, March 14th, 2008

Opeth : Blackwater Park

Ou comment chroniquer un chef-d’oeuvre…

Comment retranscrire ici un voyage musical et onirique, si puissamment riche et évocateur, cette évasion dans les marécages brumeux et fantomatiques suggérés par ces harmonies décharnées, cette sorte d’alchimie fusionnelle et magique entre la noirceur plombée et massive des guitares, inquiétante et sourde, et la douce et lancinante fragilité acoustique, époustouflante de beauté et de sobriété…

Car oui, vous l’avez compris, c’est bien à un album d’Opeth qu’on a affaire ici, donc à une oeuvre intemporelle et sacrée, empreinte d’une sorte de majesté mystique, une ode à la Nature, à ses lacs glacés et placides, à ses étendues neigeuses et désolées, à ses forêts venteuses et millénaires.

Mais ici, les zicos poussent les contrastes à leur paroxysme, laissent leur talent narratif épouser leur génie musical, les riffs d’une profondeur abyssale, roulants et hypnotiques, copulent en une parfaite harmonie ac les plaintes désespérées de la guitare sèche, la voix caverneuse et terrifiante d’Ackerfeldt se mue en un chant clair et limpide qui semble s’évaporer dans la gris désespéré du ciel.

Les structures labyrinthiques s’enchaînent avec une logique implacable, les ponts, les breaks, les interludes acoustiques, tout se fond en un magma musical, en une symbiose fatalement parfaite pour transcender l’auditeur.

A l’écoute de ces neuf comptes magiques, tour à tour sombres et violents, subtils et mélancoliques, on se surprend à rêver, à entreprendre un voyage initiatique dans les tréfonds de son âme torturée, à la recherche du Vrai, du Pur du Beau.

Seul reproche que l’on pourrait faire à ce disque (je ne mettrai pas de 20/20, car la perfection n’est pas de ce monde, n’est-ce pas?), c’est la sensation qu’il se complaît à nous toiser d’un oeil condescendant du haut de sa toute magnificence, et qu’il nous défie de nous plonger corps et âme dans son écoute, afin de gagner le droit de l’appréhender, de le comprendre , de le vivre.

Un album très difficile d’accès, donc, qui demande un réel engagement de l’auditeur, mais qui, une fois l’effort consenti, devient tout bonnement indispensable.

Et c’est justement là que le bât finit à la longue par blesser, une fois que la beauté vénéneuse s’est insidieusement écoulée dans vos veines et a définitivement marqué votre âme de ses hymnes froids et gris, une fois que chaque break, chaque pont, chaque note et chaque infime modulation de voix se sont à jamais imprégnés dans votre esprit embrumé, la dépendance vous happe, avant même que vous ne l’ayez sentie approcher, et la magie, réduite à une pulsion mécanique, finit par légèrement s’émousser.

Au final, le seul défaut qu’a ce disque est de réussir à se rendre indispensable…

Opeth : Blackwater Park

Friday, March 14th, 2008

Opeth : Blackwater Park

Ou comment chroniquer un chef-d’oeuvre…

Comment retranscrire ici un voyage musical et onirique, si puissamment riche et évocateur, cette évasion dans les marécages brumeux et fantomatiques suggérés par ces harmonies décharnées, cette sorte d’alchimie fusionnelle et magique entre la noirceur plombée et massive des guitares, inquiétante et sourde, et la douce et lancinante fragilité acoustique, époustouflante de beauté et de sobriété…

Car oui, vous l’avez compris, c’est bien à un album d’Opeth qu’on a affaire ici, donc à une oeuvre intemporelle et sacrée, empreinte d’une sorte de majesté mystique, une ode à la Nature, à ses lacs glacés et placides, à ses étendues neigeuses et désolées, à ses forêts venteuses et millénaires.

Mais ici, les zicos poussent les contrastes à leur paroxysme, laissent leur talent narratif épouser leur génie musical, les riffs d’une profondeur abyssale, roulants et hypnotiques, copulent en une parfaite harmonie ac les plaintes désespérées de la guitare sèche, la voix caverneuse et terrifiante d’Ackerfeldt se mue en un chant clair et limpide qui semble s’évaporer dans la gris désespéré du ciel.

Les structures labyrinthiques s’enchaînent avec une logique implacable, les ponts, les breaks, les interludes acoustiques, tout se fond en un magma musical, en une symbiose fatalement parfaite pour transcender l’auditeur.

A l’écoute de ces neuf comptes magiques, tour à tour sombres et violents, subtils et mélancoliques, on se surprend à rêver, à entreprendre un voyage initiatique dans les tréfonds de son âme torturée, à la recherche du Vrai, du Pur du Beau.

Seul reproche que l’on pourrait faire à ce disque (je ne mettrai pas de 20/20, car la perfection n’est pas de ce monde, n’est-ce pas?), c’est la sensation qu’il se complaît à nous toiser d’un oeil condescendant du haut de sa toute magnificence, et qu’il nous défie de nous plonger corps et âme dans son écoute, afin de gagner le droit de l’appréhender, de le comprendre , de le vivre.

Un album très difficile d’accès, donc, qui demande un réel engagement de l’auditeur, mais qui, une fois l’effort consenti, devient tout bonnement indispensable.

Et c’est justement là que le bât finit à la longue par blesser, une fois que la beauté vénéneuse s’est insidieusement écoulée dans vos veines et a définitivement marqué votre âme de ses hymnes froids et gris, une fois que chaque break, chaque pont, chaque note et chaque infime modulation de voix se sont à jamais imprégnés dans votre esprit embrumé, la dépendance vous happe, avant même que vous ne l’ayez sentie approcher, et la magie, réduite à une pulsion mécanique, finit par légèrement s’émousser.

Au final, le seul défaut qu’a ce disque est de réussir à se rendre indispensable…

Opeth : Blackwater Park

Friday, March 14th, 2008

Opeth : Blackwater Park

Ou comment chroniquer un chef-d’oeuvre…

Comment retranscrire ici un voyage musical et onirique, si puissamment riche et évocateur, cette évasion dans les marécages brumeux et fantomatiques suggérés par ces harmonies décharnées, cette sorte d’alchimie fusionnelle et magique entre la noirceur plombée et massive des guitares, inquiétante et sourde, et la douce et lancinante fragilité acoustique, époustouflante de beauté et de sobriété…

Car oui, vous l’avez compris, c’est bien à un album d’Opeth qu’on a affaire ici, donc à une oeuvre intemporelle et sacrée, empreinte d’une sorte de majesté mystique, une ode à la Nature, à ses lacs glacés et placides, à ses étendues neigeuses et désolées, à ses forêts venteuses et millénaires.

Mais ici, les zicos poussent les contrastes à leur paroxysme, laissent leur talent narratif épouser leur génie musical, les riffs d’une profondeur abyssale, roulants et hypnotiques, copulent en une parfaite harmonie ac les plaintes désespérées de la guitare sèche, la voix caverneuse et terrifiante d’Ackerfeldt se mue en un chant clair et limpide qui semble s’évaporer dans la gris désespéré du ciel.

Les structures labyrinthiques s’enchaînent avec une logique implacable, les ponts, les breaks, les interludes acoustiques, tout se fond en un magma musical, en une symbiose fatalement parfaite pour transcender l’auditeur.

A l’écoute de ces neuf comptes magiques, tour à tour sombres et violents, subtils et mélancoliques, on se surprend à rêver, à entreprendre un voyage initiatique dans les tréfonds de son âme torturée, à la recherche du Vrai, du Pur du Beau.

Seul reproche que l’on pourrait faire à ce disque (je ne mettrai pas de 20/20, car la perfection n’est pas de ce monde, n’est-ce pas?), c’est la sensation qu’il se complaît à nous toiser d’un oeil condescendant du haut de sa toute magnificence, et qu’il nous défie de nous plonger corps et âme dans son écoute, afin de gagner le droit de l’appréhender, de le comprendre , de le vivre.

Un album très difficile d’accès, donc, qui demande un réel engagement de l’auditeur, mais qui, une fois l’effort consenti, devient tout bonnement indispensable.

Et c’est justement là que le bât finit à la longue par blesser, une fois que la beauté vénéneuse s’est insidieusement écoulée dans vos veines et a définitivement marqué votre âme de ses hymnes froids et gris, une fois que chaque break, chaque pont, chaque note et chaque infime modulation de voix se sont à jamais imprégnés dans votre esprit embrumé, la dépendance vous happe, avant même que vous ne l’ayez sentie approcher, et la magie, réduite à une pulsion mécanique, finit par légèrement s’émousser.

Au final, le seul défaut qu’a ce disque est de réussir à se rendre indispensable…

Opeth : Blackwater Park

Friday, March 14th, 2008

Opeth : Blackwater Park

Ou comment chroniquer un chef-d’oeuvre…

Comment retranscrire ici un voyage musical et onirique, si puissamment riche et évocateur, cette évasion dans les marécages brumeux et fantomatiques suggérés par ces harmonies décharnées, cette sorte d’alchimie fusionnelle et magique entre la noirceur plombée et massive des guitares, inquiétante et sourde, et la douce et lancinante fragilité acoustique, époustouflante de beauté et de sobriété…

Car oui, vous l’avez compris, c’est bien à un album d’Opeth qu’on a affaire ici, donc à une oeuvre intemporelle et sacrée, empreinte d’une sorte de majesté mystique, une ode à la Nature, à ses lacs glacés et placides, à ses étendues neigeuses et désolées, à ses forêts venteuses et millénaires.

Mais ici, les zicos poussent les contrastes à leur paroxysme, laissent leur talent narratif épouser leur génie musical, les riffs d’une profondeur abyssale, roulants et hypnotiques, copulent en une parfaite harmonie ac les plaintes désespérées de la guitare sèche, la voix caverneuse et terrifiante d’Ackerfeldt se mue en un chant clair et limpide qui semble s’évaporer dans la gris désespéré du ciel.

Les structures labyrinthiques s’enchaînent avec une logique implacable, les ponts, les breaks, les interludes acoustiques, tout se fond en un magma musical, en une symbiose fatalement parfaite pour transcender l’auditeur.

A l’écoute de ces neuf comptes magiques, tour à tour sombres et violents, subtils et mélancoliques, on se surprend à rêver, à entreprendre un voyage initiatique dans les tréfonds de son âme torturée, à la recherche du Vrai, du Pur du Beau.

Seul reproche que l’on pourrait faire à ce disque (je ne mettrai pas de 20/20, car la perfection n’est pas de ce monde, n’est-ce pas?), c’est la sensation qu’il se complaît à nous toiser d’un oeil condescendant du haut de sa toute magnificence, et qu’il nous défie de nous plonger corps et âme dans son écoute, afin de gagner le droit de l’appréhender, de le comprendre , de le vivre.

Un album très difficile d’accès, donc, qui demande un réel engagement de l’auditeur, mais qui, une fois l’effort consenti, devient tout bonnement indispensable.

Et c’est justement là que le bât finit à la longue par blesser, une fois que la beauté vénéneuse s’est insidieusement écoulée dans vos veines et a définitivement marqué votre âme de ses hymnes froids et gris, une fois que chaque break, chaque pont, chaque note et chaque infime modulation de voix se sont à jamais imprégnés dans votre esprit embrumé, la dépendance vous happe, avant même que vous ne l’ayez sentie approcher, et la magie, réduite à une pulsion mécanique, finit par légèrement s’émousser.

Au final, le seul défaut qu’a ce disque est de réussir à se rendre indispensable…

Finntroll : Nattfödd

Friday, March 14th, 2008

Finntroll : NattföddAaah!

Revoilà nos trolls préférés, rentrant chez eux après une victorieuse bataille, le marteau de guerre sur l’épaule et la corne pleine d’hydromel à la main, braillant à tue-tête des hymnes paillards et guerriers, et, par Thor, ça fait plaisir !

Ici, pas de doute, on a affaire à du Finntroll pur jus et on ne peut que s’en réjouir. Les Finlandais ont un style inimitable et unique, souvent copié, mais rarement égalé, et une fois encore leur patte sylvestre et bourrue est reconnaissable entre mille. Un bon compromis entre black rageur et vindicatif, hymnes folks délirants et dansants et musique plus mélancolique et contemplative, le tout passé à la moulinette Finntroll pour nous donner une musique entêtante et faussement légère.

Car oui, cet album très diversifié et, si j’ose dire, festif (vous ne rêvez pas, il s’agit pourtant bien de folk black métal !), peut certes plaire à tout chevelu lambda amateur de riffs bien gras, de comptes champêtres, d’heroic fantasy et de bitures, et son aspect frais et entraînant en fait un album plaisant dès la première écoute et, en apparence, relativement simple et facile d’accès. C’est sautillant, joyeux, bougrement efficace, et on se prend souvent à headbanger avec une sauvagerie jouissive, à beugler comme un ours bourré sur des refrains imparables et à siffler joyeusement quelques parties de claviers entêtantes.

Mais ce CD est beaucoup plus vicieux que ça. Il s’écoute facilement, s’apprécie tout de suite, mais son véritable charme ne commence à opérer qu’après un certain nombre d’écoutes. En fait, on a quasiment l’impression de redécouvrir les chansons une fois qu’on en est arrivé à les connaître totalement par coeur. C’est là que le charme hypnotique des chansons opère, et qu’on se rend compte que ce qui pouvait passer pour un simple petit CD de troll métal épique et dansant, certes fort sympathique, est en réalité une oeuvre dense et complexe, aux compositions et aux arrangements fouillés et subtils. On se prend à s’attacher à des détails auxquels on n’avait pas pris garde lors d’écoutes distraites, on est littéralement possédé par ces lignes de claviers limpides et obsédantes qui ne nous quittent pas de la journée, on s’extasie à chaque fois sur l’heureux et improbable mariage des instruments, sur la richesse et la diversité du paysage musical des Finlandais, on ne peut s’empêcher de scander ces refrains de beuveries et de guerres d’une voix rauque, emportés par la puissance mélodique de la musique et la cohérence simple et efficace des enchaînements…

En fait, une fois que la bête des bois Nattfödd vous a choppé dans ses longues griffes, elle ne vous lâche plus jusqu’à avoir empli entièrement votre âme de ses hymnes païens et sauvages. Excellent !

Finntroll : Nattfödd

Friday, March 14th, 2008

Finntroll : NattföddAaah!

Revoilà nos trolls préférés, rentrant chez eux après une victorieuse bataille, le marteau de guerre sur l’épaule et la corne pleine d’hydromel à la main, braillant à tue-tête des hymnes paillards et guerriers, et, par Thor, ça fait plaisir !

Ici, pas de doute, on a affaire à du Finntroll pur jus et on ne peut que s’en réjouir. Les Finlandais ont un style inimitable et unique, souvent copié, mais rarement égalé, et une fois encore leur patte sylvestre et bourrue est reconnaissable entre mille. Un bon compromis entre black rageur et vindicatif, hymnes folks délirants et dansants et musique plus mélancolique et contemplative, le tout passé à la moulinette Finntroll pour nous donner une musique entêtante et faussement légère.

Car oui, cet album très diversifié et, si j’ose dire, festif (vous ne rêvez pas, il s’agit pourtant bien de folk black métal !), peut certes plaire à tout chevelu lambda amateur de riffs bien gras, de comptes champêtres, d’heroic fantasy et de bitures, et son aspect frais et entraînant en fait un album plaisant dès la première écoute et, en apparence, relativement simple et facile d’accès. C’est sautillant, joyeux, bougrement efficace, et on se prend souvent à headbanger avec une sauvagerie jouissive, à beugler comme un ours bourré sur des refrains imparables et à siffler joyeusement quelques parties de claviers entêtantes.

Mais ce CD est beaucoup plus vicieux que ça. Il s’écoute facilement, s’apprécie tout de suite, mais son véritable charme ne commence à opérer qu’après un certain nombre d’écoutes. En fait, on a quasiment l’impression de redécouvrir les chansons une fois qu’on en est arrivé à les connaître totalement par coeur. C’est là que le charme hypnotique des chansons opère, et qu’on se rend compte que ce qui pouvait passer pour un simple petit CD de troll métal épique et dansant, certes fort sympathique, est en réalité une oeuvre dense et complexe, aux compositions et aux arrangements fouillés et subtils. On se prend à s’attacher à des détails auxquels on n’avait pas pris garde lors d’écoutes distraites, on est littéralement possédé par ces lignes de claviers limpides et obsédantes qui ne nous quittent pas de la journée, on s’extasie à chaque fois sur l’heureux et improbable mariage des instruments, sur la richesse et la diversité du paysage musical des Finlandais, on ne peut s’empêcher de scander ces refrains de beuveries et de guerres d’une voix rauque, emportés par la puissance mélodique de la musique et la cohérence simple et efficace des enchaînements…

En fait, une fois que la bête des bois Nattfödd vous a choppé dans ses longues griffes, elle ne vous lâche plus jusqu’à avoir empli entièrement votre âme de ses hymnes païens et sauvages. Excellent !

Finntroll : Nattfödd

Friday, March 14th, 2008

Finntroll : NattföddAaah!

Revoilà nos trolls préférés, rentrant chez eux après une victorieuse bataille, le marteau de guerre sur l’épaule et la corne pleine d’hydromel à la main, braillant à tue-tête des hymnes paillards et guerriers, et, par Thor, ça fait plaisir !

Ici, pas de doute, on a affaire à du Finntroll pur jus et on ne peut que s’en réjouir. Les Finlandais ont un style inimitable et unique, souvent copié, mais rarement égalé, et une fois encore leur patte sylvestre et bourrue est reconnaissable entre mille. Un bon compromis entre black rageur et vindicatif, hymnes folks délirants et dansants et musique plus mélancolique et contemplative, le tout passé à la moulinette Finntroll pour nous donner une musique entêtante et faussement légère.

Car oui, cet album très diversifié et, si j’ose dire, festif (vous ne rêvez pas, il s’agit pourtant bien de folk black métal !), peut certes plaire à tout chevelu lambda amateur de riffs bien gras, de comptes champêtres, d’heroic fantasy et de bitures, et son aspect frais et entraînant en fait un album plaisant dès la première écoute et, en apparence, relativement simple et facile d’accès. C’est sautillant, joyeux, bougrement efficace, et on se prend souvent à headbanger avec une sauvagerie jouissive, à beugler comme un ours bourré sur des refrains imparables et à siffler joyeusement quelques parties de claviers entêtantes.

Mais ce CD est beaucoup plus vicieux que ça. Il s’écoute facilement, s’apprécie tout de suite, mais son véritable charme ne commence à opérer qu’après un certain nombre d’écoutes. En fait, on a quasiment l’impression de redécouvrir les chansons une fois qu’on en est arrivé à les connaître totalement par coeur. C’est là que le charme hypnotique des chansons opère, et qu’on se rend compte que ce qui pouvait passer pour un simple petit CD de troll métal épique et dansant, certes fort sympathique, est en réalité une oeuvre dense et complexe, aux compositions et aux arrangements fouillés et subtils. On se prend à s’attacher à des détails auxquels on n’avait pas pris garde lors d’écoutes distraites, on est littéralement possédé par ces lignes de claviers limpides et obsédantes qui ne nous quittent pas de la journée, on s’extasie à chaque fois sur l’heureux et improbable mariage des instruments, sur la richesse et la diversité du paysage musical des Finlandais, on ne peut s’empêcher de scander ces refrains de beuveries et de guerres d’une voix rauque, emportés par la puissance mélodique de la musique et la cohérence simple et efficace des enchaînements…

En fait, une fois que la bête des bois Nattfödd vous a choppé dans ses longues griffes, elle ne vous lâche plus jusqu’à avoir empli entièrement votre âme de ses hymnes païens et sauvages. Excellent !

Finntroll : Nattfödd

Friday, March 14th, 2008

Finntroll : NattföddAaah!

Revoilà nos trolls préférés, rentrant chez eux après une victorieuse bataille, le marteau de guerre sur l’épaule et la corne pleine d’hydromel à la main, braillant à tue-tête des hymnes paillards et guerriers, et, par Thor, ça fait plaisir !

Ici, pas de doute, on a affaire à du Finntroll pur jus et on ne peut que s’en réjouir. Les Finlandais ont un style inimitable et unique, souvent copié, mais rarement égalé, et une fois encore leur patte sylvestre et bourrue est reconnaissable entre mille. Un bon compromis entre black rageur et vindicatif, hymnes folks délirants et dansants et musique plus mélancolique et contemplative, le tout passé à la moulinette Finntroll pour nous donner une musique entêtante et faussement légère.

Car oui, cet album très diversifié et, si j’ose dire, festif (vous ne rêvez pas, il s’agit pourtant bien de folk black métal !), peut certes plaire à tout chevelu lambda amateur de riffs bien gras, de comptes champêtres, d’heroic fantasy et de bitures, et son aspect frais et entraînant en fait un album plaisant dès la première écoute et, en apparence, relativement simple et facile d’accès. C’est sautillant, joyeux, bougrement efficace, et on se prend souvent à headbanger avec une sauvagerie jouissive, à beugler comme un ours bourré sur des refrains imparables et à siffler joyeusement quelques parties de claviers entêtantes.

Mais ce CD est beaucoup plus vicieux que ça. Il s’écoute facilement, s’apprécie tout de suite, mais son véritable charme ne commence à opérer qu’après un certain nombre d’écoutes. En fait, on a quasiment l’impression de redécouvrir les chansons une fois qu’on en est arrivé à les connaître totalement par coeur. C’est là que le charme hypnotique des chansons opère, et qu’on se rend compte que ce qui pouvait passer pour un simple petit CD de troll métal épique et dansant, certes fort sympathique, est en réalité une oeuvre dense et complexe, aux compositions et aux arrangements fouillés et subtils. On se prend à s’attacher à des détails auxquels on n’avait pas pris garde lors d’écoutes distraites, on est littéralement possédé par ces lignes de claviers limpides et obsédantes qui ne nous quittent pas de la journée, on s’extasie à chaque fois sur l’heureux et improbable mariage des instruments, sur la richesse et la diversité du paysage musical des Finlandais, on ne peut s’empêcher de scander ces refrains de beuveries et de guerres d’une voix rauque, emportés par la puissance mélodique de la musique et la cohérence simple et efficace des enchaînements…

En fait, une fois que la bête des bois Nattfödd vous a choppé dans ses longues griffes, elle ne vous lâche plus jusqu’à avoir empli entièrement votre âme de ses hymnes païens et sauvages. Excellent !