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The Silent Agony : Silence Of Insanity

Wednesday, September 10th, 2008

The Silent Agony : Silence Of InsanityEh bien, chers spiritiens, permettez-moi avant toutes choses de vous faire part de mon profond étonnement qui a peine à ne pas se muer en aride désarroi quand je vois cet album injustement boudé par une horde de chevelus adeptes de belles mélodies et de mélancolie profonde !

Bon, certes le groupe n’est pas ultra connu. De ce fait, leur unique album l’est encore moins… mais ils sont français, merde, et leur musique est plus que bonne pour quiconque aime le métal sombre, dépressif et lourd. Alors que diable, allez me jeter une oreille là dessus, et plus vite que ça !!

Maintenant que cette intro lapidaire est passée, passons de suite à ce qui nous intéresse le plus, j’ai nommé la musique.

The Silent Agony joue clairement du gothic metal. Une musique qui fait souvent la part belle à de grosses guitares bien lourdes (parfois proche d’un néo metal, bien sombre et rentre-dedans dans le son et l’utilisation de certains riffs ou de la batterie), mais qui sait se transformer en de plaintives et lancinantes complaintes.

Ici, on a une musique très moderne et clinique, qui repose principalement sur le contraste entre rythmiques lourdes et massives (la plupart du temps des mid-tempos), et des atmosphères mélancoliques et dépressives. Le travail sur les guitares est vraiment énorme, qui alternent riffs bulldozers à se décrocher les cervicales avec ceux d’une noirceur hypnotique et maladive.

Le son, limpide et massif, fait la part belle aux guitares, mais met impeccablement en avant les différents arrangements (claviers, samples et autres effets…), ce qui renforce le côté sombre et envoutant de leur musique.

La voix (grave, profonde et habitée) sublime le tout avec une expressivité vraiment à fleur de peau, se muant tantôt en des plaintes déchirantes ou des hurlements de déments.

Certes, The Silent Agony ne joue pas une musique d’une originalité à toute épreuve. On ne peut pas crier au génie en écoutant les 11 titres de cette galette.

Néanmoins, nos petits frenchies ont le mérite de jouer une musique sincère et inspirée, qui tantôt fera furieusement secouer la tête (Disconnect me), tantôt plongera l’auditeur dans une sorte de transe hébétée et mélancolique (Resentment, ou Just Waiting qui clôture l’album avec une beauté simple et touchante).

Un CD que je ne saurais que trop conseiller aux amateurs de noirceur et de mélancolie musicale.