Archive for September, 2009

To Die For : All Eternity

Monday, September 14th, 2009

To Die For : All EternityVous aimez la musique sombre, mélancolique, et dépressIVe? Vous aimez les mélodies plaintIVes et dépressIVes à l’énergie noble et désespérée qui vous transportent dans un monde de résignation et de désespoir? En un mot, vous aimez le gothique? Alors, vous aimerez To Die For, et il y a fort à parier que ce somptueux All Eternity devienne votre disque de chevet pour un petit bout de temps, nos Finlandais sortant ici l’album gothique quasi parfait.

Tout est presque dit, mais développons quand même: ici, la musique est sombre, très sombre. Dès les premières notes de Farewell, on devine qu’on ne va pas se bidonner, ou headbanger joyeusement, la bière à la main, avec un sourire niais et béat aux lèvres: ces claviers lugubres aux doux relents surannés de cold wave, appuyés par des guitares lourdes et glauques, puis cette voix grave et plaintIVe de crooner désabusé et suicidaire nous donnent le ton: c’est sûr, on ne nage pas dans la joie.

On a bien affaire à du pur gothique, avec de fortes influences 80’s qui nous renvoient directement aux précurseurs du style. Il n’y a qu’à écouter le très dansant In the Heart of the Night pour s’imaginer en plein milieu des années 80 dans un vieux club cold wave enfumé au côté de pin-ups blondes raides défoncées à la coke au mascara et au rouge à lèvres dégoulinants, aux bas résilles troués et aux boas de fourrure rose.

Ces claviers nasillards à la limite du kitsch et ces voix graves et sirupeuses frôlant la caricature peuvent un peu rebuter lors des premières écoutes, mais ils font toute la personnalité et le charme du groupe, et après plusieurs écoutes, on se surprend non seulement à les apprécier, mais en plus à les considérer comme des éléments mélodiques indispensables à la musique! Combien de fois je me suis retrouvé, à ma plus grande surprise, à chanter passionnément les refrains de In The Heart of The Night ou de Rimed with Frost , en tentant désespérément de singer les trémolos inimitables de Jape Perätlo, alors que je me passais ces chansons avec un petit sourire de condescendance légèrement moqueur lors des premières écoutes!

Cette voix, parlons-en justement. Grave et plaintIVe, désespérée, gorgée d’émotions, elle incarne à elle toute seule l’esprit du groupe, un peu comme chez Lacrimas Profundere. Mais loin d’être monocorde, elle se double d’une voix beaucoup plus aiguë et virtuose sur certains passages, doublant l’impact mélodique et émotionnel des chansons ( LIVe in You).

Car la force de To Die For, c’est de réussir à proposer une musique terriblement accrocheuse: à ce nIVeau, le travail des guitares est vraiment énorme, conférant à l’ensemble une énergie et une puissance communicatIVe en distillant en toile de fond des riffs rentre-dedans et ultra mélodiques, qui viennent renforcer les lignes de clavier, ces dernières composant souvent le fantôme des mélodies sombres du groupe. Un titre comme Loveless n’est d’ailleurs pas sans me rappeler un certain Sentenced période The Cold White Light dans le riffing, c’est dire si la musique est de qualité… En plus, les musiciens sont loin d’être des manches (sans mauvais jeu de mots!), et distillent de-ci de-là des soli superbes qui, se fondant magnifiquement dans l’ensemble, achèvent de mettre l’auditeur à genoux

Ajoutez à cela des lignes de clavier d’une efficacité mélodique sans pareille qui s’installent dans un coin de votre tête pour ne plus en sortir, des refrains envoûtants terriblement mélancoliques parfois appuyés par quelques coeurs féminins du plus bel effet, et l’addiction est totale.

La technique est certes classique, mais le résultat est imparable: qui oserait affirmer ne pas avoir succombé devant les bombes incandescantes que sont LIVe in You, One More Time ou Together Complete?

L’autre point fort du groupe, c’est de proposer une musique (relatIVement) variée qui parvient à rester homogène. Les pistes se suIVent et l’ennui ne pointe pas le bout de son vilain nez grace à un enchaînement intelligent de chansons tantôt lentes et écrasantes, tantôt plus rapides et mélodiques (le superbe enchaînement Mary-Ann (r.i.p.)/ Together Complete en témoigne parfaitement, d’autant que la fin de la première piste se fond subtilement dans le début de la seconde).

Bref, vous l’aurez compris, on a là un excellent album qui réunit avec brio tous les ingrédients typiques et qui joue avec tous les clichés du genre (il n’y a qu’à lire les paroles pour s’en convaincre des fois que la musique ne serait pas assez explicite!) sans tomber pour autant dans la caricature, un exercice de style parfait en tout points.

Une musique sombre, puissante, enIVrante, mélancolique et mélodique qui ne pourra que séduire les amateurs du genre!

To Die For : All Eternity

Monday, September 14th, 2009

To Die For : All EternityVous aimez la musique sombre, mélancolique, et dépressIVe? Vous aimez les mélodies plaintIVes et dépressIVes à l’énergie noble et désespérée qui vous transportent dans un monde de résignation et de désespoir? En un mot, vous aimez le gothique? Alors, vous aimerez To Die For, et il y a fort à parier que ce somptueux All Eternity devienne votre disque de chevet pour un petit bout de temps, nos Finlandais sortant ici l’album gothique quasi parfait.

Tout est presque dit, mais développons quand même: ici, la musique est sombre, très sombre. Dès les premières notes de Farewell, on devine qu’on ne va pas se bidonner, ou headbanger joyeusement, la bière à la main, avec un sourire niais et béat aux lèvres: ces claviers lugubres aux doux relents surannés de cold wave, appuyés par des guitares lourdes et glauques, puis cette voix grave et plaintIVe de crooner désabusé et suicidaire nous donnent le ton: c’est sûr, on ne nage pas dans la joie.

On a bien affaire à du pur gothique, avec de fortes influences 80’s qui nous renvoient directement aux précurseurs du style. Il n’y a qu’à écouter le très dansant In the Heart of the Night pour s’imaginer en plein milieu des années 80 dans un vieux club cold wave enfumé au côté de pin-ups blondes raides défoncées à la coke au mascara et au rouge à lèvres dégoulinants, aux bas résilles troués et aux boas de fourrure rose.

Ces claviers nasillards à la limite du kitsch et ces voix graves et sirupeuses frôlant la caricature peuvent un peu rebuter lors des premières écoutes, mais ils font toute la personnalité et le charme du groupe, et après plusieurs écoutes, on se surprend non seulement à les apprécier, mais en plus à les considérer comme des éléments mélodiques indispensables à la musique! Combien de fois je me suis retrouvé, à ma plus grande surprise, à chanter passionnément les refrains de In The Heart of The Night ou de Rimed with Frost , en tentant désespérément de singer les trémolos inimitables de Jape Perätlo, alors que je me passais ces chansons avec un petit sourire de condescendance légèrement moqueur lors des premières écoutes!

Cette voix, parlons-en justement. Grave et plaintIVe, désespérée, gorgée d’émotions, elle incarne à elle toute seule l’esprit du groupe, un peu comme chez Lacrimas Profundere. Mais loin d’être monocorde, elle se double d’une voix beaucoup plus aiguë et virtuose sur certains passages, doublant l’impact mélodique et émotionnel des chansons ( LIVe in You).

Car la force de To Die For, c’est de réussir à proposer une musique terriblement accrocheuse: à ce nIVeau, le travail des guitares est vraiment énorme, conférant à l’ensemble une énergie et une puissance communicatIVe en distillant en toile de fond des riffs rentre-dedans et ultra mélodiques, qui viennent renforcer les lignes de clavier, ces dernières composant souvent le fantôme des mélodies sombres du groupe. Un titre comme Loveless n’est d’ailleurs pas sans me rappeler un certain Sentenced période The Cold White Light dans le riffing, c’est dire si la musique est de qualité… En plus, les musiciens sont loin d’être des manches (sans mauvais jeu de mots!), et distillent de-ci de-là des soli superbes qui, se fondant magnifiquement dans l’ensemble, achèvent de mettre l’auditeur à genoux

Ajoutez à cela des lignes de clavier d’une efficacité mélodique sans pareille qui s’installent dans un coin de votre tête pour ne plus en sortir, des refrains envoûtants terriblement mélancoliques parfois appuyés par quelques coeurs féminins du plus bel effet, et l’addiction est totale.

La technique est certes classique, mais le résultat est imparable: qui oserait affirmer ne pas avoir succombé devant les bombes incandescantes que sont LIVe in You, One More Time ou Together Complete?

L’autre point fort du groupe, c’est de proposer une musique (relatIVement) variée qui parvient à rester homogène. Les pistes se suIVent et l’ennui ne pointe pas le bout de son vilain nez grace à un enchaînement intelligent de chansons tantôt lentes et écrasantes, tantôt plus rapides et mélodiques (le superbe enchaînement Mary-Ann (r.i.p.)/ Together Complete en témoigne parfaitement, d’autant que la fin de la première piste se fond subtilement dans le début de la seconde).

Bref, vous l’aurez compris, on a là un excellent album qui réunit avec brio tous les ingrédients typiques et qui joue avec tous les clichés du genre (il n’y a qu’à lire les paroles pour s’en convaincre des fois que la musique ne serait pas assez explicite!) sans tomber pour autant dans la caricature, un exercice de style parfait en tout points.

Une musique sombre, puissante, enIVrante, mélancolique et mélodique qui ne pourra que séduire les amateurs du genre!

Theory In Practice : Colonizing the Sun

Monday, September 14th, 2009

Theory In Practice : Colonizing the SunBon, vous l’aurez peut-être remarqué, mais il est plutôt rare que je chronique des albums de death metal. Surtout quand il s’agit de death intense, complexe et technique comme celui que nous propose Theory in Practice. Non pas que j’abhorre le style, bien au contraire, mais disons qu’après de longues années de débauche sonore, mes oreilles fatiguées se sont peu à peu orientées vers des sonorités plus mélodiques et mélancoliques, et mon cerveau atrophié est devenu plus sensible à la simplicité des structures basiques « couplet, pont, refrain/couplet, pont, refrain » qu’à la complexité de polyrythmies parfois déroutantes. Le repos du guerrier, ou le marasme de la vieillesse, sans doute.

Les petits malins, aidés par la note élogieuse que j’attribue à cette galette, pourront donc tirer une conclusion évidente: Colonizing the Sun est une bombe de death métal qui peut séduire même les métalleux réfractaires à ce style.

Par où commencer? Ce n’est pas évident. Theory in Practice, ça explose dans tous les sens. Des riffs géniaux et massifs qui claquent à la gueule, des cavalcades rythmiques ahurissantes qui clouent au sol et des breaks destructeurs qui démontent les cervicales. Tout ça? Ben ouais. Et même plus.

Car on peut y ajouter un gros chant bien hargneux qui éructe implacablement sa rage à la face du monde, une batterie totalement incontrôlable et dévastatrice qui se perd dans des contretemps de malades, et un clavier aux mélodies oniriques qui apporte de temps en temps une touche résolument moderne et spatiale à l’ensemble.

Ici, on est dans le gros death technique ultra carré, les guitares, tranchantes et limpides, au son énorme, envoient tour à tour des pléthores de riffs saccadés et surpuissants propres au headbanging, des soli virtuoses qui se coulent parfaitement dans le chaos rythmique, et des breaks impromptus qui se colorent parfois de consonances jazzy.

Alors là, oui, pour être complexe, c’est complexe, ça peut même être déroutant au premier abord tant les riffs et les breaks s’enchaînent, les chansons peuvent sembler déstructurées, d’autant que la plupart du temps, ça va plutôt vite, même si les rythmes varient beaucoup, ce qui aère agréablement le tout et le rend plus digeste.

Mais putain, force est de constater après de nombreuses écoutes que la maîtrise tant rythmique que mélodique est totale. Une fois qu’on a réussi à identifier les structures, qu’on est parvenu à démêler cet enchevêtrement inextricable de riffs, on se laisse entraîner par cette folie de tous les instants, on se détruit les cervicales, les oreilles et le cerveau sur ces guitares assassines qui assènent des rythmes tordus et frénétiques, et on ferme les yeux dans des transports extatiques quand les grattes hurlent leurs soli mélodiques et distordus. On sent que tout est travaillé et habilement agencé, que rien n’est laissé au hasard, et que tout est parfaitement étudié pour multiplier l’intensité de la claque sonore que l’auditeur ne manque pas de se prendre en pleine gueule.

Tour à tour violent et rapide, puissant et massif, ou carrément aérien et hypnotique, Theory in Practice développe un style assez personnel qu’on pourrait rapprocher de groupes comme Gory Blister ou Council of The Fallen, une sorte de croisement entre un Cynic époque Focus pour les changements de rythme, la virtuosité et le côté moderne, et un Carnal Forge pour l’intensité et le côté hargneux de l’ensemble (!).

Bref, comme vous pouvez le constatez, même un néophyte du death comme moi pourrait largement s’attarder à vanter les qualités de cette excellente galette. Mais, le mieux pour apprécier ce genre de musique étant encore de l’écouter soi-même, je vous laisse découvrir ce Colonizing the Sun en gageant que, si vous parvenez à l’adopter, il ne vous laissera pas indifférent!

Theory In Practice : Colonizing The Sun

Monday, September 14th, 2009

Theory In Practice : Colonizing The SunBon, vous l’aurez peut-être remarqué, mais il est plutôt rare que je chronique des albums de death metal. Surtout quand il s’agit de death intense, complexe et technique comme celui que nous propose Theory in Practice. Non pas que j’abhorre le style, bien au contraire, mais disons qu’après de longues années de débauche sonore, mes oreilles fatiguées se sont peu à peu orientées vers des sonorités plus mélodiques et mélancoliques, et mon cerveau atrophié est devenu plus sensible à la simplicité des structures basiques « couplet, pont, refrain/couplet, pont, refrain » qu’à la complexité de polyrythmies parfois déroutantes. Le repos du guerrier, ou le marasme de la vieillesse, sans doute.

Les petits malins, aidés par la note élogieuse que j’attribue à cette galette, pourront donc tirer une conclusion évidente: Colonizing The Sun est une bombe de death métal qui peut séduire même les métalleux réfractaires à ce style.

Par où commencer? Ce n’est pas évident. Theory in Practice, ça explose dans tous les sens. Des riffs géniaux et massifs qui claquent à la gueule, des cavalcades rythmiques ahurissantes qui clouent au sol et des breaks destructeurs qui démontent les cervicales. Tout ça? Ben ouais. Et même plus.

Car on peut y ajouter un gros chant bien hargneux qui éructe implacablement sa rage à la face du monde, une batterie totalement incontrôlable et dévastatrice qui se perd dans des contretemps de malades, et un clavier aux mélodies oniriques qui apporte de temps en temps une touche résolument moderne et spatiale à l’ensemble.

Ici, on est dans le gros death technique ultra carré, les guitares, tranchantes et limpides, au son énorme, envoient tour à tour des pléthores de riffs saccadés et surpuissants propres au headbanging, des soli virtuoses qui se coulent parfaitement dans le chaos rythmique, et des breaks impromptus qui se colorent parfois de consonances jazzy.

Alors là, oui, pour être complexe, c’est complexe, ça peut même être déroutant au premier abord tant les riffs et les breaks s’enchaînent, les chansons peuvent sembler déstructurées, d’autant que la plupart du temps, ça va plutôt vite, même si les rythmes varient beaucoup, ce qui aère agréablement le tout et le rend plus digeste.

Mais putain, force est de constater après de nombreuses écoutes que la maîtrise tant rythmique que mélodique est totale. Une fois qu’on a réussi à identifier les structures, qu’on est parvenu à démêler cet enchevêtrement inextricable de riffs, on se laisse entraîner par cette folie de tous les instants, on se détruit les cervicales, les oreilles et le cerveau sur ces guitares assassines qui assènent des rythmes tordus et frénétiques, et on ferme les yeux dans des transports extatiques quand les grattes hurlent leurs soli mélodiques et distordus. On sent que tout est travaillé et habilement agencé, que rien n’est laissé au hasard, et que tout est parfaitement étudié pour multiplier l’intensité de la claque sonore que l’auditeur ne manque pas de se prendre en pleine gueule.

Tour à tour violent et rapide, puissant et massif, ou carrément aérien et hypnotique, Theory in Practice développe un style assez personnel qu’on pourrait rapprocher de groupes comme Gory Blister ou Council of The Fallen, une sorte de croisement entre un Cynic époque Focus pour les changements de rythme, la virtuosité et le côté moderne, et un Carnal Forge pour l’intensité et le côté hargneux de l’ensemble (!).

Bref, comme vous pouvez le constatez, même un néophyte du death comme moi pourrait largement s’attarder à vanter les qualités de cette excellente galette. Mais, le mieux pour apprécier ce genre de musique étant encore de l’écouter soi-même, je vous laisse découvrir ce Colonizing The Sun en gageant que, si vous parvenez à l’adopter, il ne vous laissera pas indifférent!