Immortal Bird : Akrasia

Immortal Bird : AkrasiaImmortal Bird est un tout jeune groupe de Chicago formé en 2013 et qui vient de sortir début décembre un Ep 4 titres de Black death thrash puissant, énergique, et dévastateur. Le moins que l’on puisse dire, c’est que cet oiseau, s’il est immortel, est aussi bien vénère (qui a parlé d’Angry Birds ?), et ce qui pourrait ressembler à de gentils colibris sur la superbe pochette du disque pourrait plus s’apparenter à un mélange de phoenix et d’aigle royal si on s’en réfère à la musique des Américains.

4 titres pour 20 minutes, c’est largement suffisant pour se rendre compte de l’énorme potentiel de la formation : Spiting Teeth démarre avec des guitares sombres et lancinantes très typées black, et évolue en un morceau dynamique aux nombreux changements de rythmes et d’ambiance, passant d’un blast soutenu à des parties plus lentes et écrasantes, et n’hésitant pas non plus à explorer d’autres sonorités plus éthérées avec des guitares aux résonances étranges et inquiétantes ( sur Akratic Seminar, titre de loin le plus posé, on aura même le droit à des parties en chant clair). La voix, tantôt sèche et écorchée, tantôt plus gutturale, fait beaucoup penser à celle d’Angela Gossow, d’ailleurs, fait notable, c’est également une demoiselle, Rae, qui hurle derrière le micro. Il y a une ambiance véritablement sombre qui enveloppe ces 4 titres, le côté black metal est très présent au niveau des atmosphères, même si musicalement, on est loin du minimalisme souvent cher au style, avec une musique vraiment pêchue qui s’apparente plus à un excellent dark metal.

Ashen Scabland démarre sur les chapeaux de roue sur un blast tonitruant appuyant des guitares sombres au feeling nordique, et le titre est sans cesse tiraillé entre black et death, avec des riffs très saccadés et une rythmique véloce. Au bout de 2 minutes, une partie calme et reposante permet de reprendre son souffle et se mue en une montée en puissance mélodique du plus bel effet avant le retour de la déflagration qui revient inévitablement nous achever. The Pseudo Scientist, qui clôt l’EP, nous offre une entame purement death metal, qui, avec l’arrivée des vocaux arrachés de Rae et l’explosion d’un excellent riff blackisant, confère une belle dynamique au morceau. Le titre alterne intelligemment les parties blastées, les riffs syncopées et les breaks brise nuques pour notre plus grand plaisir, toujours auréolé de cette aura noire et malsaine qui séduira tous les amateurs de black.

En résumé, Akrasia est un excellent Ep qui nous présente un groupe très prometteur et une musique qui, si elle n’est pas foncièrement originale, est parfaitement en place. Les morceaux sont puissants, très bien branlés, belle fusion entre le black et le death, enchaînant habilement blasts, breaks, parties plus headbangantes et atmosphériques et ne souffrent d’aucune longueur.

Une chose à dire, si le full length à venir est du même acabit, nul doute que ce sera une belle petite tuerie ! A découvrir absolument pour tous les amateurs de metal extrême qui tabasse intelligemment.

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