Chroniques de Julien

Toute l'actualité metal par Julien

Witchcraft (SWE) : Legend

Witchcraft (SWE) : LegendQue d’inquiétude lorsque déboule dans nos bacs ce quatrième opus de Witchcraft. 5 ans sans album, arrivé sur un label pas vraiment « retro », changement drastique du personnel. Tout semblait vouer a la catastrophe jusqu’à la première écoute salvatrice. Alors OUI Witchcraft a modernisé son propos mais on pourrait aussi dire en bien. Grosse production, refrains catchies et rythmiques psychédéliques sont au menu de ce Legend déjà légendaire.

5 ans donc sans nouvelles de nos suédois préférés. Certes son leader Mangus Pelander nous a gratifié d’un EP solo en 2010, mais rien de bien neuf jusqu’à ce mois de juillet 2012 ou sort le premier single de Legend « It’s Not Because Of You ». A lui tout seul ce titre justifie l’achat de ce disque. Le refrain rentre immédiatement dans la tête, la rythmique est énorme bref du bonheur sur bandes. A l’écoute de ce titre l’on se rend compte que quelque chose a clairement changé, Magnus Pelander semble plus libre que jamais et pour cause il se voit totalement décharger de son rôle de guitariste ce qui lui permet de se donner à 300% au chant. Bien lui en a pris tant sa prestation sur ce disque est énorme.

Car effectivement il y a du changement dans le line up. On notera l’arrivé de 2 guitaristes, Simon Solomon et Tom Jondelius ainsi qu’un nouveau batteur en la personne de l’excellent Oscar Johansson. Ce dernier livre sur Legend ce qui restera à ce jour comme la meilleure performance batterie des quatre opus du groupe.

Alors oui Legend est un album à part dans la discographie du groupe. Sa composition est plus rentre dedans, certains diront plus métal (« Democracy » quel riffing), le son y est plus « propre » et surtout beaucoup plus gros tout en restant parfaitement identitaire. Bref C’est du Witchcraft, ça c’est sure, mais du Witchcraft qui a grandi de 20 ans d’un coup. On se lancerait plus volontiers dans une comparaison avec Heaven & Hell qu’avec Paranoid (pour faire simpliste).

Le disque s’ouvre donc sur « Deconstruction », titre éminemment heavy avec son riff rapide et son break extrêmement lourd ou plus d’une nuque se briseront. Nous sommes tout de suite mis dans le bain et la suite ne nous nous fera pas mentir. Car malgré un côté plus cool « Flag Of Fate » nous berce de sa douce mélodie puissante et enivrante. Un vrai régal avant la grosse tuerie qu’est « It’s Not Because Of You ». Bien typé gros hard rock à grosses balls, il est (comme je le disais plus haut) le titre qui justifie à lui seul l’achat de cette galette. Refrain énormissime, puissance des grattes et du chant, basse omniprésente, bref une tuerie. Le côté Badass de nos suédois n’est pas pour autant mis de côté grâce au Bluesy Bottleneck de « An Alternative To Freedom ». Ca groove, mais ça groove et c’est en grande partie à cause d’Ola Henriksson, sorte de Geezer Butler moderne au son pachydermique. L’album poursuit sa progression et l’on peut constater que aucun titre n’est à proprement parlé faible. Il y a toujours un élément galvanisant. Souvent le simple fait que Magnus Pelander pousse un poil plus et c’est dans la poche. On peut citer le coté incantatoire et totalement psychédélique de « Dystopia ». Presque 7 minutes au compteur et un voyage dans une autre sphère. Et même lorsqu’il se fait plus réservé ça marche et l’on crierait même au génie (« White Light Suicide »). Tout simplement jouissif. L’album se conclue sur une pièce de plus de 12 minutes dont les vocaux toute simplement habités finissent le travail avec une grande élégance.

Comme souvent en ce moment, lorsque je me dis que le son est mortel, il est signé Jens Bogren (responsable des tueries de Opeth, Katatonia, Zubrowska et j’en passe forcément). Bien que le son se soit quelque peu modernisé, il garde ce côté si organique et si 70’s dans l’esprit que l’on ne peut que s’incliner devant son savoir-faire du maître. Surpuissant et laissant de la place à chacun des instruments (quelle profondeur dans le son de basse), il est tout simplement parfait.

Finalement seul le visuel laisse a désiré mais qu’est-ce qu’on s’en fout…..

Voilà 5 ans sans nouvelle et c’est une bombe qui nous arrive dans les bacs. Complet, plus moderne, plus puissant et tout simplement excellent, Legend marque un tournant dans la discographie du groupe mais quel tournant. Il ne reste plus qu’a attendre le 4 mai pour leur passage au Trabendo en compagnie d’un autre groupe tout aussi excellent Orchid.

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Zouille And Hantson : Zouille & Hantson

Zouille And Hantson : Zouille & HantsonJe dois reconnaître qu’en ce samedi matin, jour merveilleux où je fis cette découverte, mon cœur a battu la chamade. S’est réveillé en moi en un éclair le fan de Sortilège, cette passion pour le jean moule-burnes et les cris sur-aigües. Je vois cette pochette pour tout avouer assez moche avec cette inscription qui sonne et raisonne : « Zouille & Hantson ». N’étant pas au courant de cette sortie je ne savais que penser et fébrilement je me saisis de l’objet. Un, deux, trois….Huit titres de Sortilège, deux titres de Furious Zoo, deux titres totalement inconnus et quatre titres lives. On se laisse alors à imaginer à un best-of réenregistré et c’est bien le cas. En me baladant sur le site de Renaud Hantson, je découvre qu’il s’agit de ce qu’il aime appeler « Les mémoires de Christian». Retour en arrière donc mais pas que….

Nous voilà donc au moment fatidique, celui où l’on glisse le CD dans le lecteur et là c’est l’extase. Dès les premières notes «D’ailleurs», la magie opère. Le son est moderne, ça envoie méchamment et surtout Zouille est au top. On pourrait croire que plus de 25 ans après la fin de Sortilège, le bougre aurait perdu de son panache, mais non. Au contraire il a gagné en puissance, s’est débarrassé des gimmicks propres aux années 80 et nous offre sur un plateau de platine, 8 réinterprétations de haute volée. Évidement dans ces conditions, nous allons râler car il n’y aura pas tel ou tel titre (pour ma part «Messager», «Le Dernier des Travaux d’Hercule» ou encore «Délire d’un fou» entre autre) mais c’est simplement car nous sommes au top du top.

Il faut dire que pour l’occasion Zouille s’est entouré de ce qui se fait de mieux en France, la bande à Renaud. Au programme Michael Zurita (Satan Jokers) aux guitares, Pascal Mulot (Satan Jokers, Patrick Rondat) à la basse et forcement Renaud Hantson à la batterie et aux backing. Résultat déjà annoncé plus haut, une tuerie.

La galette s’ouvre donc sur «D’ailleurs», titre éminemment pêchu qui voit ce texte surnaturel mit en avant. Car si Zouille a gagné en puissance, il a également gagné sur la compréhension de ses textes à double tranchant. Bien plus distinct il nous porte à bout de mot. «Gladiateur» tiré du premier méfait de troupe se voit là aussi sublimé par un son enfin à la hauteur de la qualité du titre. Véritable mid-tempo guerrier, il se chante à gorge déployée et nous pousse déjà dans nos derniers retranchements. Le solo est magnifique et remporte tous les suffrages. Heureusement que la balade «Quand Un Aveugle Rêve» arrive afin de nous calmer un peu même si ce texte poignant sur ce pauvre malheureux qui ne demande qu’à guérir est sublime. La basse de Pascal Mulot nous étreint à la limite de l’étouffement, le texte prend ici tout son sens. On se rend bien compte qu’avec une telle production à l’époque, Sortilège aurait été le roi du pétrole.

La cavalcade reprend de plus belle avec l’ultra heavy «Civilisation Perdue». Renaud Hantson lance un tempo de folie et nous voilà partis. Que c’est bon de ce prendre une telle leçon de heavy «fait en France». Pas de chichi, le but étant d’aller d’un point A à un point B le plus rapidement possible… Et comment parler de Sortilège sans cet autre hymne qu’est «Chasse le Dragon». Plus speed que l’originale mais aussi avec plus de tricotage de la part de Michael Zurita, c’est probablement le titre qui se voit le plus revisité. Heureusement pour nous en bien, car la vélocité de Zurita couplée aux backing pour le moins musclées de Hantson font de cette nouvelle version un bien bel hommage à l’original. Comme quoi même en 2012 la musique de Sortilège reste efficace. Passons sur «Le Cyclope De L’étang» qui aurait pu être remplacé par un des autres titres cités plus haut pour arriver sur l’un des autres gros morceaux «Marchand d’Hommes». Si on a pu entendre que ce titre faisait très «Balavoine métal», cette nouvelle version met les pendules à l’heure. Hantson martèle son kit comme un damné et Zouille…. Bah Zouille nous envoie ce texte si violent en pleine poire avec une détermination, comme si sa vie ne dépendait. La maturité de sa voie de quadra bien tassé fait prendre un autre essor à ce titre si lourd de sens. Bon les grigris inutiles de Zurita sur le passage fantomatique gâche un peu mais bon il fallait bien que ça arrive.

Dernier titre et pas moindre, l’éponyme de l’éponyme : «SOR-TI-LEEEEGGGEEE !!!!!!!». Peut-il y avoir une plus belle définition de l’hymne Heavy Metal. La réponse est NON. Riff de folie, refrain surpuissant, gros son, Zouille titillant les aiguës que dire de plus. Une franche réussite.

La galette continue avec deux titres de Furious Zoo datant de 1992. Excellent point, le mix et le travail de mastering de Renaud Hantson (aussi producteur de ce témoignage) ne fait pas baisser en intensité entre les titres enregistrés avec 20 ans d’écart. Bon on le sait tous, l’anglais et Zouille ça fait deux et même si c’est le jour et la nuit entre ce que l’on a pu entendre sur les versions anglaises de Sortilège, ça rappe quand même un peu… Pour autant les titres sont accrocheurs et témoignent d’une époque. Les vraies pépites étant ces deux inédits du projet FM sans nom associant Christian et Renaud en 1987 ???!!!! Si j’ai été assez moqueur sur les titres de Furious Zoo, sur ces deux-là, Christian s’en sort haut la main. C’est fluide et bien que les compos soient hyper typées 80, on se délecte de ce trésor resté inédit jusqu’à présent. Comme quoi il doit y avoir des milliers de merveilles dormantes (qui a parlé d’un enregistrement pro d’un concert de Sortilège à la Loco???!!!!!).

Dernier chose et non des moindres, quatre titres issus du Keep It True 2009. Cette soirée était le point d’orgue, l’ultime témoignage de ce que fût Sortilège. Là aussi une petite faute de goût, car l’on aurait grandement apprécié d’avoir des titres différents des nouvelles versions studios mais bon c’est fait c’est fait….. Reste que l’énergie est là et que l’on en prend pour notre grade.

Voici donc ce qui devrait être l’ultime témoignage du plus grand chanteur de heavy français Christian Zouille Augustin. Plus qu’un mythe Sortilège est pour le beaucoup de LE groupe de métal frenchy des années 80 et grâce à ces quelques titres revisités, il entre dans le 21eme siècle avec brio. Salut Zouille, nous te saluons bien bas et nous te remercions pour tout ce que tu as apporté…..

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Orchid (USA-1) : Heretic

Orchid (USA-1) : HereticUne fois n’est pas coutume faisons une intro pochette. Il est évident qu’elle attire l’œil, mais surtout, elle ne laisse pas beaucoup de place à l’équivoque (on dirait une pochette de The Coven). Nous allons avoir le droit à une musique bien vintage, bien lourde mais aussi très typée Black Sabbath. Il faut dire que le patronyme du groupe laisse lui aussi peu de place à l’équivoque puisque avant tout chose Orchid c’est l’instrumentale qui déboite sur Master of Reality. Il reste quand même un fait troublant, c’est le label du groupe. En effet le géant allemand Nuclear Blast n’est pas coutumier du fait. Le rock psyché 70’s n’étant pas vraiment son rayon de prédilection, il y aurait pu y avoir un doute mais dès les premières notes de du titre éponyme, tous les doutes sont dissipés.

Place donc à cet EP de 4 titres (3 nouveaux + 1 déjà présent sur le seul album du groupe Capricorn). « Heretic », le morceau, nous plonge donc directement dans un univers enfumé ou l’ombre de Black Sabbath plane très fortement. On penserait volontiers à une version moderne d’un titre comme « NIB ». Les riffs sont plombant, limite Stoner par moment, le refrain est totalement imparable et le tout soutenu par un orgue extrêmement malsain. Le chant de Theo Mindell étant un excellent compromis entre Ozzy et celui de Jus Oborn, l’ambiance doom est proche de son paroxysme.

L’ambiance continue dans son intensité avec la pépite de ce disque, la balade macabre « Falling Away ». Il est évident que le spectre lugubre de « Solitude » plane au-dessus de ce titre. La simple guitare acoustique rehaussée par la basse ronflante de Keith Nickel nous emmène sur un terrain connu dans un premier temps, mais aussi bien plus loin dans un second temps. Car si l’on pense au titre de Black Sab’ sur le début, l’ambiance y est si prenante qu’il s’en dégage une je ne sais quoi qui nous fait vite oublié ce mimétisme pour s’affirmer comme un classique en puissance. Le chant y est encore une fois possédé et le coté par moment hispanisant de cette satanée guitare nous enveloppe dans une douce mélancolie. Le travail sur ce titre est vraiment impressionnant.

La machine se relance dans un heavy psyché plus électrique avec « Saviours of the Blind » très en jambes. Les guitares sont lourdes à souhait, les parties harmonisées ne sont pas sans rappelé le légendaire gaucher et les soli sont au top. Comme sur le titre d’introduction, le refrain est vraiment imparable, même si il est vrai que ce titre pourrait faire partie du prochain album d’Ozzy & Co. Mais comme Orchid l’a fait en « premier », nous allons leur en imputer la genèse.

Dernier titre de cet EP, « He Who Walks Alone » faisait déjà partie de l’aventure Capricorn. Choix étrange donc de remettre le couvert avec ce titre, certes excellent mais pas vraiment une surprise. Reste que titre est là aussi excellent avec un final dantesque en mode « jam ». Psychédélique à souhait avec un son toujours aussi pesant et excellent.

Car si le groupe joue la carte retro, il ne le fait pas à moitié. Le son est une pure merveille de « vintage à la sauce moderne ». Y comprendre que c’est fuzzy et baveux à mort avec toute la puissance que l’on peut avoir à ce jour. Les petits gars poussent même le vice en proposant un artwork en format mini vinyle. Très à la mode en ce moment, ce packaging reste néanmoins raccord avec la philosophie du groupe : Vintage mother fucker !!!!!!

Un très bon EP donc, totalement anachronique mais qui respire la sincérité et le respect. A conseiller a tous les fans du genre en manque de petite pépite.

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Down : Down IV Part I – The Purple EP

Down : Down IV Part I – The Purple EPIl aura fallu attendre bien longtemps avant de voir enfin Down nous proposer du nouveau matériel. On peut dire que la sortie de cette série d’EP a été entourée de mystère. Album, double album et finalement série de 4 EPs étalée sur un an. Que de questions pour un groupe qui se veut si authentique. Je prends un ton sarcastique car le discours de Phil Anselmo qui accompagne cette sortie est des plus étranges. « Les gens n’achètent plus de disque alors nous allons faire des EPs plutôt qu’une seule galette ».

Ce n’est pas très Badass comme projet. Heureusement le voile sera levé et en finalement il s’avère que le groupe souhaite proposer 4 facettes différentes de DOWN. A priori nous devrions avoir droit à un autre EP dans la plus pure veine de Nola, un album plus acoustique (cela veut-il dire comme Southern Isolation ou plutôt du genre « Where I’m Going » de Down II, mystère…) et un dernier bah on en sait rien encore…. Reste que Down est bel et bien là avec un nouvel opus/EP et que ça, c’est vraiment cool.

The Purple EP, premier d’une série de quatre donc, se veut être le plus Doom de tous. Il n’y a qu’à voir la pochette pour en être persuader. On dirait plus un album de Saint Vitus qu’un album de Down. Même si le booklet et le reste de l’artwork sont assez proches de celui de Over The Under l’ambiance ne semble pas être à la franche rigolade.

L’album s’ouvre sur un Fade In assez inhabituel pour le combo, mais qui annonce bien l’arrivée d’un gros riff bien gras et poisseux. Même si je ne suis pas un fan des lancement avec un décompte de la part du chanteur (Trop de mauvais souvenir de Phil Anslemo sur le deuxième opus de Superjoint Ritual), il faut reconnaitre que ça colle et surtout que ça pose bien les bases d’un titre en prise « live ». La rythmique est bien plombante à souhait et un côté plutôt Crowbar se fait ressentir. Pepper et Kirk montrent toute l’étendue de leur talent même si l’ex COC reste assez soft dans ses prises de lead. Ca groove mais il nous a déjà fait beaucoup mieux. Finalement la (bonne ou mauvaise) surprise vient plutôt d’Anselmo qui se montre sous un jour différent. Ma seule question est de savoir si c’est une marque de faiblesse ou si c’est un choix délibéré. Son chant très cru, noyé et compressé, se montre relativement monolithique. Et surtout il est bourré de gimmicks usés jusqu’à la moelle. Reste que l’ensemble sonne bien, même si un temps d’adaptation est nécessaire.

« Witchtripper » est le premier extrait propre que nous avons pu entendre de cette première partie de Down IV. Là, on ne peut pas se tromper en disant que le fantôme d’Ozzy & Co plane au-dessus de ce titre. La section rythmique basse/batterie règne en maître. A coup sûr un classique en devenir avec un refrain qui rentre immédiatement dans la tête, un riff somme toute assez simple mais qui fera son petit effet en live. Encore une fois le chant peut laisser perplexe. Il est vrai que notre bon vieux Phil nous avait habitué à des choses bien plus bluesy et groovy. Ici c’est brut de décoffrage, rythmique, limite scolaire… Mais bon…

Il faudra attendre « Open Coffin » pour enfin se prendre un petite claque. Le titre se montre bien plus groovy que ces deux compères précédents avec un Philip plus en velours. Son chant reste abrasif mais on le sent plus concerné. Est-ce parce ce titre est le plus personnel que l’ex Frontman de Pantera s’implique plus. Possible en tout cas, il montre que nos quadras préférés ne sont pas encore cramés.

L’album, oups pardon l’EP, continue avec « The Curse Is A Lie », titre bien agréable au refrain tout aussi accrocheur et qui maintient en haleine jusqu’au final des vieilleries.

Car OUI, on nous annonce du neuf mais c’est faux. Enfin pas tout à fait, mais si en fait. Car souvenez-vous au moment de la sortie de Over The Under, ce riff qui se promenait sur le net c’était bien celui de « This Work Is Timeless ». Du coup, même si il est bien sympa, ce n’est pas une nouveauté en soit. Passons outre cela, le riff est bon, du coup cela aurait été dommage de le perdre et le travail qui a été fait dessus rend honneur à sa qualité. Plus enlevé niveau rythmique, « This Work Is Timeless » passe malgré tout assez rapidement (c’est aussi le titre le plus court de la galette) et fianlement il ne restera pas dans les sphincters.

Dernier titre de cette première partie, « Misfortune Teller » a été vu en live sur Youtube avec des videos de mauvaises qualités. Je n’avais pas été conquis par ce titre de prime abord, mais il faut reconnaitre qu’il envoie sévère. Poisseux et entêtant il marque avec brio la fin d’EP. Bon là aussi le riff principal n’est pas tout neuf. A l’époque les arrangements n’étaient pas à la hauteur du riff, dixit Mister Anselmo. Sept ans après et avec du travail ils le sont devenus pour notre plus grand bonheur. Comme sur Nola, il y a une ghost track, petite blague de Phil Anselmo à ses copains qui n’étaient pas au courant. Elle reprend le de riff de « This Work Is Timeless » mais au lieu de dire « they’ll never get rid of me », Phil dit « the freedom of rock n’roll ». Apparemment c’est une « private jock » entre eux mais ça reste un clin d’œil amusant à leur premier brûlot.

Bon je parle, je parle mais on en oublierait presque que Rex « Mother Fucker » Brown a quitté le navire. Et bien c’est vrai, Rex est parti monter Kill Devil Hill (mais ça ne l’a pas empêché de venir jammer sur une date en septembre dernier, donc il ne doit pas y avoir de grosse embrouille) et son remplaçant se nomme Patrick Bruders, bassiste de Crowbar depuis presque 10 ans et dans d’autre projets « Made In Nola ». Quand je disais plus haut que ça sonnait Crowbar, ca présence n’y est pas étrangère. En effet, même si il n’a pas composé une seule ligne de cette EP, son jeu et surtout son son font qu’il s’impose de lui-même. Il est clair qu’on l’entend notre bon Pat…..

Dernier point des plus important le son. Si Over The Under avait marqué une avancé dans la modernité (rappelons en quelques mots que suite à l’ouragan Katrina, les studios de la Nouvelle Orléans étaient tous HS et donc que DOWN avait due s’expatrier a LA pour l’enregistrement), The Purple EP nous ramène à un son ultra cru et brute de décoffrage. Tout content d’avoir retrouvé son Nodferatu’s Lair, ils nous délivrent une production malsaine et baveuse. C’est véritablement le gros point positif du disque, c’est sludgy a mort, totalement dans l’esprit de Nola et de A Bustle In Your Hedgrow. D’ailleurs ce dernier avait mis en boite au même endroit, sauf que la volonté plus doom de cette nouvelle offrande fait que le son est bien plus râpeux et moins 70’s que Down II.

Quelques mots pour conclure. Cet EP ne fera pas l’unanimité mais il possède d’indéniables qualités et une approche toujours très organique de la musique. Espérons que le chant de Phil soit un choix (même si la dernière tournée laisse quand même planer quelques doutes) et que l’orientation des riffs soit un parti pris pour cet EP uniquement. Vivement le prochain volet afin de dissiper tous les doutes et pouvoir enfin profiter sereinement de DOWN IV : The Purple EP !!!!!!!

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Kill Devil Hill : Kill Devil Hill

Kill Devil Hill : Kill Devil HillKill Devil Hill, que voilà un nom bien étrange pour un disque de rock’n roll. En effet une petite leçon d’histoire s’impose. Il s’agit ni plus, ni moins de la colline ou les frères Wright faisaient leur essais. Elle se situe en Caroline du Nord et en faite on s’en fout complètement de mon histoire car ça n’a rien à voir avec le propos du jour. Car en 2012 Kill Devil Hill est un super groupe (un de plus pourrait on même dire) qui voit a en son sein une section rythmique de folie furieuse avec Vinnie Appice (Dio, Black Sabbath, Heaven & Hell) a la batterie et Rex Brown fraichement débarqué de DOWN et bassiste légendaire de Pantera. Pour compléter la team retrouvons deux petits gars au CV forcément moins éloquent : Mark Zavon (ex-guitariste live de RATT et faussement de WASP) et « Dewey » Bragg (chanteur dont nous n’avions plus trop de nouvelle depuis le split de Pissing Razors en 2004). Même si au final seul deus « stars » sont au programme, il va de soi qu’ils n’iraient pas s’accoquiner avec des branques. Surtout que ce premier jet est produit par un homme de confiance, Warren Riker qui a déjà bossé avec DOWN et COC par le passé. D’où une relative confiance dans ce groupe et cet album éponyme.

Le style sera d’ailleurs assez difficile à juger car il oscillera entre plusieurs influences majeures. On citera comme ça Alice In Chains, Black Sabbath (version dio) et plus généralement du gros rock sudiste et du stoner. Bref je me sens comme à la maison.

Dès les premiers assauts de « War Machine », le kiff est la. La rythmique est incroyablement lourde et groovy, Mark Zavon fait étalage de son talent en nous régalent de soli gorgé de feeling et « Dewey » Bragg fait preuve d’une puissante vocale et d’une technique impressionnante. « Hangman » s’en suit et l’on ne pourra pas cacher la filiation entre KDH et Alice In Chains. On dirait que Laney Staley est revenu des morts pour chanter sur ce titre. Le refrain est vraiment accrocheur et l’on se prend déjà le chanter en live. Il faut dire qu’il n’y a vraiment aucun titre à jeter sur ce disque même je suis sure que certains vont trouver a redire sur ces ressemblences trop criardes. Je pense notamment a un titre comme « Rise from the Shadows » qui est celui que je préfère mais qui forcement fait très Heaven & Hell. Est-ce pour autant du plagiat. Je ne sais pas mais en tout cas le plaisir est là et c’est bien la seule chose qui compte a mes yeux.

“Gates of Hell”, “We’re All Gonna Die” et “Up in Flames” font vraiment penser au combo de Seattle mais avec toute autant de classe et de feeling. Il faut dire que seul Rex Brown pouvait faire valoir la comparaison avec Mike Inez. L’intro tout en fuzz et groove de “Rise from the Shadows” fait un malheur et taper du pieds en même temps.

On trouve aussi des titres plus énergiques et enlevés comme le très accrocheur « Old Man ». Encore une fois les lignes de chant y sont percutantes et accrocheuses sans pour autant être répétitives ou poussive. L’ami « Dewey » connait ses limites et ne cherche pas à en faire de trop. Ca envoie dans les règles de l’art.

Preuve si l’en est le groupe s’offre même une petite balade qui me ferait penser au titre éponyme de l’album de Lynyrd Skynyrd : « Last Rebel ». 2 minutes 30 de calme avec la cavalcade finale. Très agréable, très bien chanté, très Jack Daniel’s.

Voilà que dire de la production Warren Riker mise à part qu’elle colle a merveille a musique de KDH. La basse ronfle comme jamais, les guitares sont bien heavy, le mixe idéale. Nickel chrome.

Pour conclure, même si ce disque va souffrir de trop fortes comparaisons justifiées, il ne faut pas bouder son plaisir. Ca envoie, ça joue, c’est la BO idéale pour tout trajet en voiture voire plus si affinité.

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Human Jail : The Soul Allegory

Human Jail : The Soul AllegoryHuman Jail est un groupe que j’ai découvert sur la route et qui m’avait fait une grosse impression. La prestation scénique (pourtant dans un lieu exiguë), était solide et les rifts déjà bien affûtés. Il faut dire que le groupe n’a pas chômé avec une bonne centaine de concerts depuis 2009 (dont des dates avec d’excellents groupes comme Zuul FX, Headcharger ou encore Karma To Burn) et un premier EP First Step to Break Out qui avait deja fait son petit bruit. C’est donc avec bonheur que je suis procuré le premier album du groupe. Au programme, du rift du groove et du cassage de vertèbre.

Le groupe nous propose donc un album somme toute assez compact dans tous les sens du terme. Seulement 8 titres au compteur, mais sont au programme des riffs tronçonneuses et une production chaleureuse. Comme quoi il n’y a pas que dans le sud des States que l’herbe est verte, elle l’est aussi dans le nord de France. Alors oui certains diront que 28mins c’est quand même léger pour un premier jet mais voilà sur ses 28mins il y a 28mins de bon.

Des l’introduction nous ressentons tous le métier de nos quatre lascars. Belle mélodie désertique qui se transforme en gros riff bien gras jusqu’à ce qu’arrive le chant de Max. Ne cherchez pas midi a quatorze heure. Oui il va y avoir des similitudes avec le frontman de Pantera (et de Down) mais ce n’est pas de sa faute, le bougre a parfait sa voix avec du Jack Daniel’s et il parle véritablement avec cette voix si rocailleuse. Du coup l’ensemble sonne a merveille.

Les rifts d’Antoine sont groovy a souhait, le tout soutenu par une basse gonflée aux hormones.

Le premier titre donne la couleur avec donc des rifts tranchant, un chant qui rappe et des idées vraiment cool. Car la machine Human Jail ne va pas s’arrêter en si bon chemain. “Atone” nous en remet une petite derrière l’oreille. Le refrain est imparable. Idem pour mon titre préféré qui voit le groupe tout écrasé. L’entrée en matière de “My Tomorrow” avec un son de basse énorme fait remontrer en nous des vieux sentiments que l’on ne pourra malheureusement plus entendre. Vraiment excellent.

Mais ce qui reste le plus important c’est de bien appréhender cette galette. La ou certains groupent ne faisaient que singer les différents projets de Phil Anselmo (je pense a des groupes comme The Sign Of The Southern Cross ou encore Lowdown), Humain Jail nous offre une galette bien plus personnel. Les textes sont prenant, les riffs vraiment originaux pour le genre et le tout servi par une production de qualité.

La production justement parlons en. Enregistré dans le Nord au Studio C&P, ces derniers ont eu la bonne idée de le faire masteriser chez le très renommé Howie Weinberg, qui s’était occupé de petit groupe comme Pantera (on y revient encore). Résultat un son tranchant et épais en même temps. Pour un premier album le groupe s’est plaisir et ca s’entend.

Au final donc 8 titres d’excellentes factures, pas de besoin de remplissage inutile. Si vous chercher un bon groupe avec des rifts accrocheurs, un chanteur qui en a et un bonne production ce The Soul Allegory est pour vous. Et cerise sur le gâteau si le groupe passe prêt de chez vous (ce qui arrivera forcement un jour), n’hésiter pas a aller les voir, le show sera de qualité!!!!!!!!

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Metallica : Beyond Magnetic

Metallica : Beyond MagneticLes mauvaises langues diront que Metallica a voulu faire oublier Lulu a ses fans en moins de deux. D’autres diront que le groupe aurait pu écrire des nouveaux titres pour célébrer ses 30 ans. Et d’autres comme moi pensent que c’est une bonne chose que de voir resurgir de nulle part pas moins de 4 titres issus de la session d’enregistrement de Death Magnetic. Évidement le timing est véritablement suspect. Quand on voit à quel point les ventes de Lulu ont été catastrophiques (15000 exemplaires au US les 3 premières semaines) et quand on voit que ce Beyond Magnetic s’est vendu 35000 exemplaires lors des 3 premiers jours qui ont suivis sa mise en ligne sur Itune on se dit qu’il y a eu un problème quelque part. Il est aussi vrai qu’au départ il ne devait être dispo que sur la plateforme de téléchargement légal, mais faisait suite aux nombreuses demandes des fans du monde entier, le groupe décide de sortir l’EP en format physique. Du coup un EP au design dépouillé, sans les paroles avec une photo datée. Cela n’empêchera pas la galette de se hisser à la 68eme place des charts des single en France. Bien leur en a pris.

Mais passé ces considérations purement marketing, lançons-nous dans l’écoute de ces quatre titres qui accusent quasiment une demi heure à la pesée et qui semblent remontés à bloc. Évidement tout fan qui se respecte avait déjà entendu ses titres sur youtube (avec un son forcément médiocre), ou encore a-t-il reconnu que le riff de “Hate Train” était celui que nous avions entendu sur les missions Metallica et qui avait mystérieusement disparu de Death Magnetic. Bref rien de neuf mais juste du bonheur. Car si la déception de Lulu est encore présente, elle risque de disparaître avec cet EP. Comme Death Magnetic en son temps le groupe nous prouve qu’il en a encore sous le médiator.

L’EP s’ouvre sur un cri de rage de James Hetfield: “Hate, is a train!!!!!!”. Voilà qui est bien lancé même si l’on pourrait déchanter rapidement. On ne peut évidement pas s’empêcher de reconnaître dans ce titre une version plus burné du fameux “Fuel“. Voilà donc ce qu’aurait pu donner ce titre si il était sorti 10 ans en arrière. Reste que “Hate Train” donne dans l’excellent. Mise à part ce riff qui ressemble comme deux gouttes d’essence à celui du titre de ReLoad, le reste est tout à fait excellent. Accrocheur et agressif avec un refrain vraiment bon. Et attention fait a noté, les soli sont excellents. A croire que Kirk a retrouvé ses doigts et son inspiration d’antan, et qu’il a enfin décollé le pied de sa fucking wha-wha. Bref une mise en bouche qui cale déjà bien le ventre.

S’en suit le non moins excellent “Just A Bullet Away”. Comme pour le titre d’ouverture, il dispose d’un riff efficace et qui montre là encore que Metallica sait encore faire des titres longs et efficaces. A l’instar de “Master of Puppets“, il dispose d’un break atmosphérique d’une rare sensibilité. Les leads de Kirk Hammett sont à tomber et arrivent à me bluffer après tant d’années de déconvenues.

La pièce maitresse de ce disque est bien cette troisième offrande “Hell And Back”. C’est simple ce titre aurait tout simplement dû être sur Death Magnetic. Il semblerait que ce titre soit le plus travaillé de tous. On aurait un peu tendance à considérer les autres titres comme un assemblage parfois fragile de Riffs excellents, mais là c’est du grand art. Au finale seul le quatrième et dernier titre se montrera vraiment faible. Les lignes de chant sont excessives, la sensation d’assemblage est omniprésente, et ce titre méritait véritablement d’être écarté.

Mais ce qui fait véritablement le plus de ce disque c’est notre surfeur préféré, Kirk “The Ripper” Hammett. Pour la première fois depuis le siècle dernier il nous offre une performance sans la moindre faille et empreint du génie qu’on lui a accordé dans les eighties. Ses soli sont vraiment bon, l’on reconnait sa patte tout en appréciant son touché. Il nous l’avait dit qu’il l’avait fait dans le premier jet de Death Magnetic, qu’il avait fait des soli comme dans les années 80 avant de tout effacer et de tout reprendre pour en faire des plus en phase avec ses idoles et ses aspirations actuelles. Le résultat sur l’album était donc moins probant que ce qu’il aurait pu être au final quand on entend sa performance sur cet EP. Mais finalement tout le groupe est à l’unisson. James se montre incisif dans son chant (et dans son jeu de guitare mais ce n’est pas nouveau), Lars est plutôt bon et Rob fidèle à lui-même, sous-exploité.

En revanche le son, du fait d’un mix non finalisé, ravira les puristes qui trouvaient le son final de DM décevant. Il est vrai qu’il saturait et donnait une impression quelque peu cheap à la production de Rick Rubin. Ici c’est du solide et du compact, la basse est bien plus audible (ce qui n’est pas un mal), bref on oserait presque dire qu’avec un tel son DM aurait tout cassé.

Finalement cet EP nous montre que le groupe est toujours bien là, malgré les inévitables polémiques liées à la renommé de ce dernier. En tant que tel Beyond Magnetic est un bon achat, et l’on regrettera amèrement que Death Magnetic n’ait pas bénéficié du même traitement (son et soli surtout).

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Corrosion Of Conformity : Corrosion of Conformity

Corrosion Of Conformity : Corrosion of ConformityQuel groupe sain d’esprit oserait reprendre la route sans son leader aussi incontesté que génial. Et bien un groupe a osé et c’est Corrosion of Conformity. Le groupe n’aura jamais aussi bien porté son nom que lauré de cette année 2010 ou l’idée de partir sur la route germa. C’est vrai pourrait on imaginé qu’un groupe puisse faire. Metallica sans James Hetfield par exemple, ca donnerait forcement un relent de rat crevé la tournée. Surtout que pour en revenir a COC, le groupe se paye même le luxe de faire l’impasse sur ses plus gros tubes en live. Exit donc les “Clean My Wounds“, “Albatross” et compagnie, 20 ans de vie commune oublié en une fraction de seconde. Retour donc au power trio de base : Mike Dean a la basse et au chant, Woody a la guitare et le revenant après 10 ans d’absence Reed Mullin a la batterie. Effectivement on se focalise beaucoup sur l’absence de Pepper mais nous avons le grand plaisir de retrouver ce bon Reed derrière les fûts de COC, laissant derrière lui ses problème de dos récurrents.

Voici donc le point de départ ce qui pourrait etre une nouvelle ère pour le groupe. Il faut que dire la prestation live de COC au Hellfest m’avait quelque peu rassuré sur l’avenir de cette entreprise. Les nouveaux titres étaitent vraiment excellent, les anciens sonnaient mieux jamais, Pepper était venu jammer sur l’excellent “Vote with a Bullet” (c’est d’ailleurs le seul titre qu’il chantait sur Blind) ce qui montre bien que la porte lui reste ouverte. Dernier point et l’on va commencer à parler musique c’est la grosse prise de risque du groupe en balançant ni plus, ni moins qu’un album au titre éponyme. COC par COC. Voilà qui est bien burné, et c’est pour cela qu’on les aime c’est qu’au moins on sait qu’il n’y aura pas de concessions. Cet album est un majeur tendu à ceux qui sont dans le conformisme. Punk un jour, punk pour toujours

L’album s’ouvre donc sur le carrément excellent “Psychic Vampire”. Ce titre reprend avec passion le côté ultra rugueux de Animosity et le côté ultra groovy de la période Pepper Keenan. Le solo est juste à tomber de feeling et la rythmique est juste pachydermique et les vocaux de Dean sont vraiment bon. C’est d’ailleurs ce point qui me faisait peur car on ne peut pas dire qu’il y a 25 ans c’était le meilleur chanteur du monde. Sur cet album il donnera sa meilleure prestation à ce jour avec un mix entre agressivité et un coté mélodique qu’on ne lui connaissait pas.

“River Of Stone” permet au groupe de continuer sur sa lancée. Ici encore un mélange magique entre tempo endiablé, rythmique plombante et refrain ultra accrocheur. Je commence vraiment a me dire que ces 7 ans d’attente vont être recompensés. Le tempo en prend de nouveau pour grade avec le très énervé “Leeches”. Ce titre nous ramène véritablement 25 ans en arrière et l’on a le plaisir de retrouver Reed Mullin au chant. Passer au papier de verre la voix du batteur coller à merveille sur titre survitaminé.

A peine 15 minutes viennent de s’écouler et nous avons droit à une instrumentale tout en touché et en feeling. Il se dégage de “El Lamento De Las Cabras” une ambiance si mélancolique, si pesante si magnifique qu’il faut bien comprendre que ce titre est un hommage vibrant à… une chèvre de Woody. C’est la bande son de l’enterrement de Papa (c’est le nom de la chèvre). Véritablement poignant… Après ce moment de recueillement il fallait donc repartir pied au planché avec un “Your Tomorrow” qui fût l’un des premiers titres écrits pour cet album. Découvert live au Hellfest, il m’avait laissé un excellent souvenir, comme tous les nouveaux titres joués ce jour-là. “The Doom” fait aussi partie de ces titres et il faut dire que sa combinaison entre rifts à la Black Sabbath et ses accélérations limite Thrash olé scoop materné encore une fois d’un solo plein de groove fait que ce titre a largement sa place dans une set-lits de COC, même avec ce bon Pepper. Il y a d’ailleurs encore 2 autres titres qui ont été largement rodés sur la route “The Moneychargers” et le bien fun “Rat City”. Cette dernière est un petit bijou de spontanéité. 2min24 d’avoine avec un refrain fédérateur. Il ne reste plus qu’un titre pour la fin qui ne fera pas tâche non plus. Excellent du début jusqu’à la fin. Il reste tout de même 2 titres bonus mais je n’ai pas eu l’occasion de les écouter…

La production est, elle aussi, juste énorme. Enregistré dans le studio 606 de Dave Grohl (Foo Fighters, Nirvana), on y retrouve un son véritablement organique. La basse ronfle, les guitares sont puissantes, précises mais juste un peu crades comme il faut. La batterie est elle aussi mise en valeur. Le son est vraiment l’un des points majeurs de ce disque. Pour ma part j’avais trouvé le son de In the Arms of God trop propre sur lui pour du COC. Ici on sentirait presque la chaleur de la lampe nous chatouiller les orteils. Un vrai régal dans ce monde artificiel. John Custer est lui aussi de la partie (c’est son sixième opus de COC). Sa contribution sur “El Lamento De Las Cabras” est palpable.

Voilà, même sans Pepper Keenan, le power trio historique fait de ce Corrosion of Conformity (l’album) une vraie tuerie. Un excellent mélange de l’histoire du groupe sans redite et sans plagiat. Plutôt que de ce morfondre en attendant le retour de Pepper, le groupe nous offre une très belle surprise qu’il faut apprécier à sa juste valeur.

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Iron Mask : Black As Death

Iron Mask : Black As DeathLe belge a le sens de l’humour, ça on le savait. Mais Dushan Petrossi pousse le concept de la blague vraiment trop loin. Si loin que son nouvel album d’Iron Mask a bien failli finir dans mon arbre pour faire peur aux oiseaux. J’étais véritablement à deux doigts de lâcher cette phrase “Mais pourquoi avoir remis le couvert si rapidement, si c’est pour nous proposer une telle bouse”. Mais voila mon fils pleurant je n’ai pas eu le temps de couper cette supposée bouse et bien m’en a pris car du coup j’ai poursuivi l’écoute et le sourire est revenu. Comme quoi les hasards de la vie font parfois de bonne chose.

Alors pourquoi me suis je mis en tête que ce disque était une blague?

- Généralement quand on veut qu’un disque se vende il faut lui trouver un nom accrocheur, qui fasse frémir.

- Généralement ce titre est lié de plus ou moins près à l’une des chansons présentes sur la galette.

- Généralement ce fameux titre éponyme doit nous arracher la tête, être le meilleur, donner la couleur de l’album.

- Généralement le titre qui ouvre un disque (titre éponyme ou pas) doit nous arracher la tête, être le meilleur, donner la couleur de l’album.

- Mais voila généralement seulement….

Dans le présent “Black As Death“, le titre opener de Black As Death, l’album est tout simplement raté. 7 minutes de souffrance qui voit le Malmsteen Belge nous offrir un florilège ce qu’il ne faut pas faire. L’ensemble couplet/refrain ne marche pas du tout, la partie héroïque qui voit Petrossi dévaler son manche ne marche pas bref ça sentait la noisette à plein nez. Mais voila la suite sera d’un tout autre calibre qui verra au final cet album sortir la tête haute. “Broken Hero” se veut assez joyeux et il nous permet de revenir dans la vif du sujet. Des titres de hard bien mélodiques avec un vrai refrain et une vraie belle mélodie. “Feel the Fire” voir le Malmsteen Belge nous gratifier d’un solo vraiment convaincant, “Genghis Khan” nous gratifie quand à elle d’une intro et d’un couplet pour le moins surprenants.

Même si certains écueils ne seront pas évités, on ne peut que louer la bonne tenue du reste de l’album. “God Punishes, I Kill” et “Rebel Kid” font très Maison par moment, même si les refrain est vraiment excellent et les soli néo classiques tranchent forcément avec ceux de Smith et consorts.

Au final il n’y aura guère que “Blizzard Of Doom” et l’imbuvable balade “Magic Sky Requiem” qui seront à jeter en plus du titre éponyme. Bilan plutôt positif au final.

Par contre il est toujours vrai que Dushan Petrossi sera toujours dans la grosse ombre du suédois aux doigts magiques. On retrouve beaucoup de similitudes entre ce disque et ceux de Malmsteen. Même dans la façon de fractionner son album entre morceaux de bravoures néo classique et titres hard mélodiques à la Rainbow. De plus le recrutement de deux ex- Malmsteen pour ce disque n’aidera pas a se détacher de cette filiation. Mais comme on dit, quand on aime on ne compte pas et ce disque est vraiment bon.

Bien supérieur à Shadow of the Red Baron, ce Black As Death fera passer de bons moments à son auditeur. Des bons refrains, de la gamme au kilomètre, de bonnes recrues, un bon disque quoi.

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Iron Savior : The Landing

Iron Savior : The LandingCela faisait bien longtemps que nous n’avions pas étendu parler de Iron Savior. Quatre ans pour être plus exact, quatre ans depuis Megatropolis, mais surtout une bonne une bonne paire d’année depuis un disque unanimement acclamé. Pour autant, il y a eu du changement au sein du groupe puisque Jenz Leonhart est partie ailleurs pour voir si l’herbe y était plus verte, remplacé par une vieille connaissance du groupe en la personne de Jan-Sören Eckert (qui avait déjà été le bassiste d’Iron Savior entre 1997 et 2003). Nous voila donc 10 ans en arrière avec je l’espère autant de réussite.

Le moins que l’on puisse dire au sortir de la première écoute c’est le bon Piet a enfin compris que de courir à fond à fond à fond ca épuise, surtout l’auditeur (même le plus chevronné). Ces quatre ans de réflexion auront apporté cela: de la variété et une nouvel élan de composition. Le retour de Eckert y est probablement pour quelque chose aussi, mais laissons le doute planer sur cette partie. Du coup comme je le disais ce disque se veut plus varié et l’on sera même surpris de ne trouver guère que deux titres pieds au planché et beaucoup plus de mid tempo mélodique. On retrouve même un titre surprenant pour Iron Savior, une balade plutôt sympathique du nom de “Before The Pain“. Voila donc pourquoi ce disque est supérieur a bien d’autre de la discographie du groupe, la diversité. Il est clair que ce point faisait défaut sur un album comme Battering Ram. A force d’être a 200km/h tout le temps on se fatigue et on fatigue le moteur aussi.

Ici donc, de la variété mais aussi et surtout du très bien écrit. Les refrains sont tous aussi imparables les uns que les autres. Après une petite intro, le titre ouvrant la galette (“The Savior”) est tout simplement une petite pépite d’arrangements. C’est mélodique et ça reste en tête toute la journée. Grosse surprise donc, mais surtout bonne surprise. Que les fans de premières heures se rassurent il y a aussi du heavy et du speed dans cette galette. Il y a en a, mais c’est vrai pas beaucoup. Car si “Starlight” vient nous titiller le lobe de l’oreille, il n’y aura guère que “Riding On Fire” qui pourra se targuer de faire aussi rapide. Voila je viens de lâcher l’info, il n’ y a pas plus de 2 titres vraiment “traditionnels” sur ce The Landing mais bon les groupes si traditionalistes soient t’ils, n’ont il pas le droit d’évoluer. Au vu de cette galette je dirais que oui.

Car l’écoute se poursuit véritablement sans fausses notes avec d’autres pépites comme le très guardianesque “Moment In time” ou le résolument FM “No Guts, No Glory”. Le renouveau du groupe passe également par l’excellente prestation de PIet Sielck au chant. très en voix il pourrait aisément rivaliser avec un Hansi Kürsch.

Voici donc une bien belle surprise pour les simples et bonnes raisons que le groupe nous surprend en sortant du sentier qu’il a lui même creusé et par une qualité intrinsèque qui fait chaud en cette période de froid.

Une excellente surprise.

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