Rudimentary Peni : No More Pain EP
Cela faisait vraiment longtemps que Rudimentary Peni n’avait pas entendre sa voix. Pas moins de quatre ans séparent Archaic de No More Pain. De plus il faudra en apprécier chaque note car bien que l’EP affiche 10 titres, ils ne durent pas plus d’une minutes quarante chacun (hormis le dernier et excellent « Pachelbel’s Canon in E » qui culmine a 2 minutes 11). Une bonne dose de punk rock acerbe, ça vous tente ??????
D’entré de jeu nous ne sommes pas trompés par les dessins de Nick Blinko. Son art brut s’exprime autant par la violence de ses représentations que par la violence de sa musique. Ce nouvel EP de Rudimentary Pain est a typiquement représentatif de l’uvre du bonhomme. C’est nihiliste au possible avec une bonne dose de rage et un savoir faire hors paire. Le son très brute de cette nouvelle offrande râpe chaque recoin de nos oreilles pour nous faire prendre conscience de notre monde actuel. Peu de mots mais beaucoup d’intensité, voilà le lek motif de No More Pain. En effet lorsque l’on jette un coup d’il au dos du CD l’on retrouve les paroles simplistes mais pleines de sens. Martelées deux ou trois fois et les voilà encrées dans votre tête. Simple mais efficace.
Notre ami Nick Blinko fait sonner sa guitare comme personne et ses riffs a la fois sales et grinçant font de Rudimentary Peni un groupe a part dans ce monde. Ce son si personnel, si cradingue donne une identité et une saveur toute particulière. En mettant ce disque vous ne pouvez pas vous trompez sur sa provenance. Chaque titre se voit affublé d’un riff qui lui est propre et qui sera répété cliniquement jusqu’à son dernier souffle. Simple mais efficace. Et même si la violence est de mise, ce n’est pas du bourrinage sans cervelle. C’est méthodique, froid et par la même captivant. Les titres même si ils ne font qu’une minutes arrivent a nous plonger dans une ambiance assez malsaine qui fait froid dans le dos.
Et que dire de cette reprise des Canons de Pachelbel. Cradingue a souhait, bluffant d’émotion. Cette idée est parfaite pour finir un album au fort accent de mépris. Nihilisme quand tu nous tiens
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Un excellent retour de Rudimnetary Peni qui signe ici un EP d’une qualité rare tant sur le plan visuel que musical. Vous avez une dent contre quelque chose, ce disque peut vous la faire sauter sans aucun problème.
No commentsAborted : Strychnine.213
Déjà !!!!!!! A peine un ans après Slaughter And Apparatus : A Methodical Overture, aborted est de retour avec un nouvel opus simplement nommé Strychnine.213. Le temps peut sembler court mais il s’en est passé des choses dans la vie d’Aborted au cours de cette année. Changement de line up, tournée béton et un nouveau disque. Alors Strychnine.213, un album fait à la va vite, que nenni. Strychnine.213 un album qui déboîte comme il faut, oui m’sieur.
Commençons par le commencement avec cette intro qui d’emblé place l’auditeur dans le contexte. Comme nous l’expliquait Sven et Seb c’est pour présenter le nouveau Aborted. Pour ma part je trouve que c’est bien de changer du traditionnel sample pour nous balancer du bon gros riffs bien grassouillets. Au moins l’auditeur est prévenu Aborted a évolué mais Aborted a toujours soif de musique extrême. Si cette intro vous a mis l’eau à la bouche je pense que la suite vous ravira tout autant. En effet (et contrairement a Slaughter And Apparatus) est un véritable mixe de tout ce que le groupe a pu nous proposer par le passé. Au final c’est un album aussi bien brutal que mélodique que entêtant. Si ce n’est pas un tour de force. Cela vient de selon leur dire d’une vrai intégration des nouveaux qui ont eux aussi apportés leur expériences et leurs propres personnalités. La résultat est assez bluffant car même après un bon nombre d’écoute l’on trouve toujours des petites je ne sais quoi que l’on avait pas encore entendu mais qui nous font nous dire « merde c’est quand même pas mal comme idée ça ».
Pour ceux qui ont été jeter une oreille sur Myspace vous avez voir que lorsque je parle de variété je ne raconte pas de bêtises. Si « I35 » et « Pestiferous Subterfuge » ne vous ont pas séduit le reste de l’album risque de mal passé bien qu’il y est un regain de brutalité supplémentaire dans la seconde partie du disque. C’est vrai le coté The Archaic Abattoir y ressort plus et ça bastonne sévère.
Nous pouvons parler deux petites minutes des nouveaux arrivant qui sont Sven Janssens à la basse et Dan Wilding à la batterie. Si le premier se montre finalement assez discret bien que possédant une forte identité sonore, le second éclabousse ce disque de sa technicité et de son jeu. Et dire qu’il n’a que 19 ans
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Svencho est très en forme lui aussi et sa combinaison de chant est toujours aussi impressionnante. Il a délaissé quelque peu son chant un peu criard pour un vrai retour aux fondamentaux. Encore et toujours l’identité du groupe.
La production sera peut être le point de discorde. Aborted voulait que ça sonne live et bien ça sonne live. Ce décalage avec certaines autres productions que Sven définit comme clinique peut être un souci. Perso je trouve ça bien et rassurez vous le son est très bon, ça sonne jsute une peu différemment.
Au final un bon mixe de la carrière d’Aborted réuni sur un seul et même album. Il y aura toujours des détracteurs mais reste que ce disque est vraiment excellent et en plus de ça, original. Aborted n’a pas peur d’avancer et c’est tant mieux !!!!!!!
No commentsBlaze (UK) : The Man Who Would Not Die
On avait l’impression que ce disque est un crie du cur de Blaze Bayley, ex-remplaçant de luxe de Bruce Dickinson dans la deuxième partie des années 90 au sein d’Iron Maiden. Le titre est quand même évocateur mais reste que ce qui nous intéresse le plus c’est la musique et avec ce The Man Who Would Not Die, Blaze nous offre ce qui pourrait être l’un des meilleurs albums de heavy de cette année 2008. Tout est au rendez vous pour nous faire chanter, headbanger et prendre notre pieds. Let’s rock !!!!!!
D’emblé le bougre place la barre très haut avec le titre éponyme. La rythmique est assez énorme, le riff principal bien trouvé, le tempo assez relevé et tout ça avec une ligne de chant impeccable. L’impression que pour le coup ça ne sera pas Blaze qui fera que ce disque est bien commence a m’envahir. Est-ce son recrutement judicieux qui va faire que ce disque va tout arracher sur son passage ? Il y a de fort chance que oui. Car oui, dès ce premier titre on sent que Blaze n’est pas la pour rigoler mais les musiciens qui l’accompagnent sont à la fête. Le son est bien lourd, les soli dépotent, ce premier titre est un regal. D’autant que le refrain est imparable, au bout du deuxième je le chantais déjà.
A ce moment là on pourrait se dire que ce n’est pas une très bonne idée que de commencer par le meilleur titre, celui qui envoie le boulet. Mais c’est sans compté sur la grande qualité de ce disque. Le second titre nous embarque tout aussi facilement avec ses guitares harmonisées et son chant fédérateur. Si ce titre n’est pas taillé pour le live, je ne sais pas ce qu’il vous faut. Je pense que ces guitares aussi mélodiques que puissantes sont la très grande force de The Man Who Would Not Die. Elles ne baisseront jamais d’intensité tout au long du disque ce qui est assez rare dans un disque de heavy pour le souligner. Même sur des tempos plus lents de « While You Were Gone » (et encore pas pendant très longtemps), l’excellence des harmonies fait que ce titre se laisse écouter dans peine. J’ai quand même trouvé un point un négatif c’est sur « Samouraï ». Le bassiste nous fait une démo vraiment excellente ( qui n’est pas sans rappeler un certains Steeve H.) mais son mixe se bouffer par les grattes lorsqu’elles déboulent. Un peu dommage mais ce titre reste tout de même catchy a souhait et franchement excellent aussi. Jusqu’à la dernière note ce disque fera la part belle au bon gros heavy comme on l’aime.
Et Blaze alors dans cette histoire. Et bien il se montre impeccable. Que se soit a travers ses invitations à chanter qui feront mouche en live (il n’est avare en « whoooowhoo le bougre) ou encore la suprématie ce son chant sur des titres plus cool comme « While You Were Gone », il est impérial. De toute sa carrière post Maiden c’est probablement ses meilleures lignes de chant. On ressent bien toute l’énergie qu’il a cherché a nous faire passer a travers ce disque et ça fait bien plaisir de le retrouver dans une forme aussi éblouissante.
A n’en pas douter l’un des meilleurs albums de heavy de cette année 2008. Puissant, mélodique, avec un frontman au top de sa forme. Que demande le peuple si ce n’est un bon gros concert en France pour défendre ce superbe disque .
No commentsScar Symmetry : Holographic Universe
Scar Symmetry est dans le genre le renouveau du death à la suédoise. Mais qui dit renouveau dit chemin mainte et mainte fois emprunté et surtout un manque de nouveauté flagrant. Reste qu’avec une intro aussi dure on pourrait s’attendre a une descente en flamme de ce nouvel opus des suédois et bien pas du tout. Je le conçois il faut faire abstraction des comparaisons faciles que je ne manquerais pas de faire pour se concentrer sur la qualité intrinsèque de ce Holographic Universe.
Si vous êtes client de Soilwork et autres In Flames période passée, ce disque est pour vous. Et si vous n’aviez pas déjà découvert ce groupe c’est le moment ou jamais. Le gros riff death mélodique a guitares harmonisées vous branche. Le gros refrain en chant clair popisant vous branche. Le clavier omniprésent vous branche, Holographic Universe est clairement fait pour ramoner les oreilles.
Le pire c’est que les groupes dont je viens de vous citer les noms sont vraiment présent sur certains titres comme « Fear Catalyst ». Mais fort heureusement le groupe a sur faire face ca ses propres démons pour nous offrir des titres plus « personnel ». Je mets des guillemets car l’on y retrouvera quand même le duel chant death / chant clair et du clavier mais les riffs n’y paraissent pas éclusés. Résultat du neuf qui fait du old scool avec une bonne dose d’audace. « The Missing Coordinates » par exemple, n’a rien d’un titre faire valoir et aurait en son temps déchaîné des passions. Le problème c’est que ça arrive 10 ans trop tard. Enfin trop tard pour certain car je trouve ça toujours agréable de retrouvé ce genre de titre en dehors d’un vieux disque de Soilwork. Car lorsque le groupe se met a tabasser, ça tabasse sévère. Un titre comme « Prism and Gate » ne fait pale figure bien au contraire, il enfonce des portes pas si ouvertes que ça.
Forcement j’aurais préféré avoir un chant clair plus couillu mais bon le choix est très popisant donc laissons faire car au final l’alchimie marche toujours aussi bien. La production est bien grasse a souhait avec un son qui ne trompe pas sur l’origine. Made In Sweden my friend.
Au final un disque pas forcement en phase avec son temps mais qui n’en est pas pour autant mauvais. A conseiller a toutes personnes en manque de nouveauté dans un style éclusé et surexploité dans la fin des années 90. Au final c’est quand même que du bon ce petit Holographic Universe
No commentsThe Melvins : Nude With Boots
Melvins c’est une institution de 25 albums en 25 ans. 25 années au service de la musique sans compromis, sans limite, sans concession. Ce n’est pas avec Nude With Boots que les choses vont changer. Toujours la même envie, toujours la même rage et toujours ce talent de trouveur de riffs lourds et puissants. Mais que reste il a dire
Le groupe a su se rendre plus accessible avec leur précèdent album mais cela sans pour autant se laissé allé. Le concept de deux batteurs a été gardé ce qui rien que ça donne un atout supplémentaire pour ce disque. En effet combien de groupe propose ce genre de concept. C’est bien ça pas lourd. Le résultat reste probant car la combinaison est magique et même si ce n’est pas toujours perceptible, on ressent toujours un petit je en sais quoi qui galvanise l’ensemble. Idem pour le chant qui se voix doublé. Ca fait beaucoup mais au final, le résultat est franchement excellent.
Alors certes (A) Seminal Animal était plus accessible mais ce Nude With Boots marque un retour vers l’expérimentation très 70 qui faisait la marque de fabrique de la musique de Melvins. Certains passages sont aussi lourd qu’original. Prenons par exemple « The Savage Hippy » qui se montre assez ols scool tout en étant parfaitement en phase avec notre temps. Un régal sonore. Si parfois le fait d’avoir deux batteurs ne s’entend pas vraiment sur le final de bon nombre de titre l’on retrouve des frappes endiablées de la part des deux lascars. Résultat un final en apothéose. Pour aller encore plus loin Melvins nous offre avec « Dies Iraea » un petit passage par le thème de Shinning, excellent.
Niveau de la qualité intrinsèque du son, c’est du Melvins. Il faut aimé mais moi j’adore de son un peut crade qui sonne excessivement bien. Ce n’est pas le gros son clinique d’aujourd’hui, le coté roots est très largement mis en avant. Moi j’adore.
Une bien belle réussite que ce Nude With Boots qui révèle que Buzz en a encore sous la main malgré certains side project moins bon et intéressant. La grande classe !!!!!!!!
Asva : What You Don’t Know Is Frontier
Asva est un groupe formé par la crème de la crème. En effet on y reotrouve des membres de Burning Witch, Mr. Bungle ou encore Sunn O))) fait donc suite à Futurist’s Against the Ocean sorti en 2005. Autant dire que le groupe mise beaucoup sur ce disque avec 4 titres et plus de 70 minutes au compteur. Si avec ça on dit que le groupe ne prend pas le temps pour planter le décor de sa musique, je ne sais pas quoi dire d’autre.
C’est donc quatre titres pour nous plonger dans l’ambiance de la découverte d’un nouveau monde. « Christopher Columbus » est un titre ou la guitare nous emporte dans un autre monde. Chaque note est disséminé avec parcimonie mais a chaque fois que l’on entend résonner cette note est nous porte, nous emporte. Gorgée de distorsion elle sonne pendant de longues secondes et seul la whawha vient perturber l’harmonie de ces notes. Ambiance torturée, vous avez dit torturée ? Le voyage initiatique risque de prendre du temps et il n’est pas facile mais pour peu que l’on se calle tranquillement et l’on se laisse porté par ces coup de médiator le voyage est plus que trippant, d’autant que le final assez mélodique fini ce titre avec bonheur.
« A Game In Hell, Hard Work In Heaven » est le titre que je préfére car il se détache le plus de ce que le groupe a l’habitude de faire. La présence d’Holly Johnston fait que ce titre se gorge de beauté et d’intensité (enfin d’encore plus d’intensité). Le chant de cette dernière s’alternant avec des interludes de guitare magnifique. Le final ou la batterie vient parachever cette uvre est magnifique. Sans aucun doute le meilleur titre d’Asva.
« A Trap For Judges » est un titre très plaintif de presque 24 minutes qui ne laissera pas de marbre. La guitare est la aussi prenante et son association avec un clavier mourrant fait changer de monde. Après ce titre vous serez parti pour de nouvelles contrés.
La production est monstrueuse car chaque note sonne comme un glas. Chaque note peut être la dernière et ça se sent. Magistral
Si vous êtes fans du genre de groupe dont sont originaires les membres d’Asva, vous adorez ce second opus. Pour les autres, ça ne serre a rien d’écouter ce disque. Mais pour moi c’est un grosse bombe
Racebannon : Acid Or Blood
Racebannon est de retour après une compile de raretés et attention ça risque de faire mal car beaucoup de choses s sont passées dans le monde et Racebannon en a plein le dos et ça, ça s’entend. La rage du riff et la puissance sont de retour pour notre plus grand plaisir. Du bon rock’n roll avec une bonne dose de rage.
Encore une fois il sera difficile de mettre une étiquette sur la musique de Racebannon. Mais ce qui s’en dégage c’est une rage, une volonté certaine de se faire entendre par le plus de monde possible. Les riffs sont d’une rare agressivité et les titres s’enchaînent comme des perles afin de vous briser la nuque. Pour ceux qui avaient déjà eu l’occasion de jeter une oreille vous remarquerez que le groupe a évolué. Rassurez vous en bien plus puisque le groupe a mis les bouché double sur ce qui est de l’agressivité et le percussif. Que c’est bon c’est débauche de violence
. En même temps il faut dire que nous ne pouvons pas nous tromper avec un tel titre.
La musique prodiguée par Racebannon est un pur concentré d’agressivité avec un son tranchant et sans compromis. Que se soit le chant hyper agressif de Mike Anderson ou encore les brûlots de guitare qui ne nous laisse que peu de répit. En effet dans ce noise-core, Racebannon nous en donne pour notre argent. A chaque instant peu surgir une harmonique dissonante qui renforcera l’impression d’oppression permanente.
Le son très cinglant va complètement dans le sens musical du groupe. Chacune des harmoniques est très aigue et tranche le vif du riff.
Voila un groupe qui a su évoluer pour nous offrir un album de grande qualité qui fait mouche. Pour peu que vous appréciez Mastondon vous pourriez y retrouver des petits éléments qui vous seront familier. Un disque vraiment excellent.
Perzonal War : Bloodline
Pour moi Perzonal War était un bon groupe de Thrash lorgnant sur du Metallica bonne période. Mais avec cet album ils prennent leur envol, faisant d’Utopia un disque a part un disque peau neuve qui va leur permettre de tout détruire sur leu passage. 2008, l’année de seconde vie, pas loin
..
Il faut même être honnête. Lors de ma première écoute j’ai été déçu par ce disque. Déçu car tous les mimétismes avec Metallica avaient disparus (enfin presque « Infected Choice » reste très pompé sur Metallica). Place donc a un Perzonal nous offre ici un savant compromis entre du heavy bien membré et du thrash bien membré lui aussi. Résultat probant, des riffs originaux et des refrains qui feraient se rabibocher deux frères ennemis. Si c’est pas la classe. Quand je parle de gros refrains il n’y a qu’a se pencher sur celui de « Dead Meaning » qui marque un gros penchant pour l’hymne de stade. Mais ce qui est encore plus fort c’est que le groupe ose. Le groupe expérimente avec en ligne de mire l’excellent « All Sides Back ». Quelle recherche. La combinaison des gros riffs bien puissant avec des passages plus aérés est parfaitement gérée ce qui démontre toute la maturité du groupe. Ca groove et ça bastonne en même temps. Les soli ne sont pas en reste non plus avec des parties totalement hallucinantes pour ce genre de groupe. Encore une fois la méga classe.
Ce qui a toujours fait la grande force de Perzonal War c’est son frontman Matthias Zimmer. Jamais son chant n’aura été aussi varié. Aussi a l’aise dans les partie mélodique que dans les parties appuyé il galvanise a lui seul les compos. Son grain à la James Hetfield est toujours appréciable même si il ne transparaît pas autant qu’avant, faisant ainsi place a sa propre signature vocale.
Pour ne bouder notre plaisir le groupe a fait appel a bon nombre de guest et pas des moindres : Schmier, Gus Chambers, Manni Schmidt, Victor Smolski et Wiley Arnett. En plus leurs guests sont vraiment bons et pas anecdotique comme parfois.
Dernier point, le son est colossal. Dès les premières notes on sait que ce ça envoyer le boulet comme il se doit. Gros son en perspective et déflagration a prévoir pour les voisins
L’album le plus personnel du groupe (sans jeu de mot pourri). Enfin le groupe s’est détaché de ses vieux démons (ou presque) pour nous offrir une grosse tuerie. A conseiller a tous les fans en manque de gros riffs
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Lauren Harris : Calm Before The Storm
Etre fils ou fille de est toujours un lourd fardeau a porter. C’est ce que doit se dire Lauren Harris. Etre la fille du bassiste du plus grand groupe de Heavy Metal de tout les temps ça pèse. Et pourtant papa y met du sien en la plaçant et première partie de la Vièrege de Fer ou bien encore sur des dates avec de petits groupes dans le genre d’Alice Cooper. Il était donc bien temps de nous sortir un album afin de juger sur pièce.
Oui mais voilà ce disque n’a vraiment pas grand-chose comme arguments a faire valoir et pire ça sent un peu le coup fourré cette histoire. Voyez plutôt le tableau. Avant même de se lancer dans l’écoute de ce disque beaucoup de doute plane. Pourquoi avoir faire appel à des personnes extérieures au groupe pour écrire certains titres ? Comment Richie Faulkner (guitariste du groupe Deeds chaperonné par le papa) a-t-il bien pu se retrouver dans cette histoire ? Pourquoi Steeve Harris fait il son premier guest en 30 ans sur cet album justement ? Autant de question qui n’ont toutes que la même réponse. Je ne vais même pas vous le dire vous avez dû comprendre
..
Mais encore si le disque envoyait on pourrait dire que je vois le mal partout mais même pas. Les compos sont mollassonnes et ne provoquent pas grand-chose d’autre que l’ennuie. La faute probablement a l’incompatibilité entre le chant de Lauren et les compos. En effet c’est sur les titres plus pop que la chanteuse s’exprime le mieux. Ce n’est pas un grave en soit mais a ce moment là il faut faire de la pop et pas du pseudo Hard Rock. La petite balade « Hurry Up » est franchement sympa et se laisse écouter sans peine mais on ne va quand même pas aller bien loin. Même la reprise de UFO n’y changera rien. Pourtant on se prête a croire que certains riffs sont bon mais la globalité est assez terne. On se dit a ce moment là que le guest de papa va tout sauver et bah même pas. On ne ressent pas se frisson que l’on a lorsque Steeve se lance a corps perdu dans la musique de Maiden. C’est bien bof bof tout ça.
D’autant que sur certains points la production laisse franchement à désirer. C’est vrai c’est quoi ce son de synthé horrible. Ca va dont de mal en pis dans cette histoire.
Gageons que la jeune fille n’a que 23 ans et qu’après tout le monde n’a pas la change de faire un album dantesque des le premier coup. Reste qu’il faudrait mettre un bon coup de collier et choisir son camp. On n’est pas obliger de faire du métal pour faire plaisir a papa, la pop c’est aussi bien.
No commentsOpeth : Watershed
Il fallait le faire. Passer après Ghost Reveries n’est pas une mince affaire. En effet ce dernier avait reçu un accueil plus que chaleureux de la part des fans et de la critique. De plus le line up changea entre temps et l’on voit arriver deux nouveaux compères : Fredrik Åkesson au poste du guitariste et Martin Axenrot au poste de batteur. Dur, dur dans ces conditions de partir rassurer mais Mikael Åkerfeldt reste Mikael Åkerfeldt et au vu de sa géniale productivité il y a tout de même le potentiel pour en prendre plein les oreilles.
De plus énormément de choses ont été colportées au sujet de ce Watershed. En effet Mickael s’est replongé dans l’univers des années 70 en écoutant tout un tas de groupes de rock psychédélique. Résultat Watershep se voit agrémenter d’une touche psychédélique non négligeable apportée entre autre part des instruments issus de cette époque. Et pourtant ce nouvel album d’Opeth a gagné en puissance dans le son. Plus grosse distorsion, plus de riffs lourds, la présence ce blast beat sur des passages en chant clair. Watershed est véritablement une éponge ou l’on retrouve tout ce qui s’est passé dans le vie de Mickael Åkerfeldt ces dernières années. D’autant plus étrange que lorsque l’on avance dans ce disque le chant death est délaissé au profit du chant clair. Nouveau Line up, veut il dire nouvel direction ? Peut être bien que oui car l’on y trouve des éléments peu ou pas utilisés dans des opus précédents. Il vous suffit de prendre la richesse de « Hessian Peel » pour vous rendre compte de mes dires.
Les ambiances sont ici prépondérantes et comme souvent l’on se laisse emporté par la magie. Mais comment Mickael Åkerfeldt fait il pour trouver sans cesse de nouvelles idées. Idées qui voient s’affronter ici le jour et la nuit. Jamais le coté sombre du groupe n’aura été autant mis en balance face au coté clair (désolé si ça fait un peu Starwars comme métaphore). On y retrouve également de nombreux passages acoustiques qui sont bluffant de sincérité et vous prennent aux tripes en moins de temps qu’il faut pour le dire. C’est ça la grande force de ce disque, être éclectique et en même temps tellement cohérent. J’avoue qu’après Ghost Reveries je ne savais pas trop a quoi m’attendre, me voici plus que rassuré. Pour ne rien gâcher on retrouve sur le titre s’introduction un chant féminin assez galvanisant, chant que l’on doit à Nathalie Lorichs (c’est une chanteuse folk suédoise).
Si je ne devais retenir qu’un titre de Watershed ça serait bien « The Lotus Eater ». J’avoue que c’est parce que je suis dans une période très seventies aussi mais le passage psychédélique est assez énorme et très intéressant.
Le son est colossal et est signé mister Åkerfeldt lui-même avec l’aide de Jens Bogren. Ca sonne admirablement bien et cette production rend hommage à tous les efforts fournis par le groupe pour faire de Watershed une pièce unique.
Avec tous mes doutes effacés je peux attendre le concert sans crainte, concert qui s’annonce déjà énorme. Un disque qui plaira dans peine aux fans. Après un excellent live voici un excellent album.
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