Archive for May, 2005
Blind Stare : Symphony of Delusions
Avec un peu d ?expérience on peut reconnaître facilement l’origine des musiciens d’un groupe. Ca se vérifie plus que jamais avec Blind stare. Dès les premières notes on sait que le groupe est finlandais. Est ce une bonne ou une mauvaise chose à vous de choisir.
Pour commencer j’avoue que la pochette est très belle et je j’ai appris à me méfier des belles pochettes. Souvent on est déçu par le contenus. Pour le cas présent le groupe aurait dû s’appeler Janus. Parfois génial, et parfois ennuyeux. Génial quand les compos sont originales et ennuyeux quand ils font du sous Norther (qui est déjà un copie de Children Of Bodom). Les originales mélangent de façon assez subtils le black/death mélodique avec un refrain en chant claire de bonne facture, même de très bonne facture. Il faut reconnaître que Eino a une voix très polyvalente. Pour une raison inexpliqué les compos sont beaucoup plus riches quand il y a ces partis en chant claire. L’utilisation du clavier est identique à celle des groupes précédemment cités mais n’est-ce pas la marque de fabrique du genre. Je pense que oui. En revanche l’aspect virtuose de la guitare n’est pas présent sur le disque même si les deux guitaristes font remarquablement bien leur travail.
Les titres ennuyeux se font d’autant plus sentir si vous écoutez le CD d’une seul trait. Au début vous trouvez ça chouette et arrivé vers la fin, les parties de voix claire disparaissent et on se retrouve dans du plagia de qualité moyenne. Mais je vais me faire l’avocat du diable en disant que l’on ne peut absolument pas en vouloir au groupe de ne pas répéter le même schéma sur chaque titre au risque d’être plus ennuyeux.
Donc un avis mitigé sur ce CD qui m’a vraiment surpris dans les premiers morceaux et déçus dans les derniers (bien que le dernier morceau soit bien sympa). A écouter pour le l’excellent début.
Brainstorm : Metus Mortis
Metus Mortis est le deuxième opus avec Andy B. Franck au chant et pour moi c’est vraiment un tuerie. Si Maiden n’existait pas on pourrait mettre cet album à coté de la définition de heavy métal.
Même si mon jugement semble impartial, c’est ne partie du au fait que beaucoup d’intensité se dégage de cet opus. On sent bien que chaque morceau a été travaillé et que rien n’est laissé au hasard. L’influence du nouveau front se fait sentir. Il a une participation active dans l’écriture de tous les morceaux. Ce disque a donné son identité au groupe. Comme pour les plus grands groupes, on reconnaît des les premières notes que c’est du Brainstorm. Ce qui est le plus fort c’est que l’on reconnaît que c’est du Brainstorm mais ce n’est pas pour autant répétitif. Chaque morceau est unique et excellent. C’est du bon gros heavy avec des rythmiques bien en place et un chant juste. Les solos de guitares sont très bien ajustés à chaque mélodie. Non rien a redire. Le titre le plus sympa a mon humble avis est « Shadowland » qui est un hymne au heavy métal.
Courez l’acheter si vous ne l’avez pas !!!!!!!!
Apocalyptica - Trabendo Paris 2005
Comme Guardian, j’avais vu Apocalyptica en première partie de Rammstein et j’avoue avoir été bluffer par le jeu et l’intensité des finlandais. C’est tout naturellement que je retourne les voire dans cette magnifique salle qu’est le Trabendo. Pour vous situer la qualité du son c’est un ancien club de jazz à l’acoustique formidable. Pour info le concert est sold out depuis plus de 2 mois.
C’est avec pas moins de 1h30 d’avance que je me rend à la salle afin d’obtenir les meilleurs places possibles. A ma grande surprise il y a déjà un cinquantaine de personnes amassés devant la salle. Au fil des discutions qui se sont engagées j’apprends que Anorexia Nervosa a annulé sa venu. La soirée commence plutôt mal. Alors groupe de substitution ou Apocalytica et c’est tout ?
Et la réponse viendra d’elle même vu que c’est seulement TROIS heures après que débutera le concert. Oui vous lisez bien nous avons attendu 1h30 dans la salle que le groupe finisse sa pizza. La seule excuse de ce retard est un problème technique. Autant dire que les gens étaient entre torpeur et énervement. Pour preuve le simple fait d’éteindre une lumière (pas toutes, une seule) fit rugir la salle. Mais bon fini de parler les trois heures d’attentes vont être remboursées au centuple t’en la prestation va déchirer.
20h30 sonne et les finlandais envahissent la scène du Trabendo. Premier constat, ils ont réussi à caser leurs magnifiques fauteuils sur la scène qui n’est vraiment pas grande. Des consignes nous ont été données : Ne pas trop nous approcher de risque de prendre un archet dans les dents. Consignes appliquées à la lettre par le publique en folie.
Enfin en folie pas au début car la bonne heure d’attente a eu raisons des ardeurs. Enfin ça n’a duré longtemps et un bon coup de Master Of Puppets et tout le monde se réveilla mais difficilement. Au passage, les gars qui ne sont venus que pour les reprises de Metallica vous craignez. Apolcalytica a largement démontré son pouvoir de création et c’était pas la peine de faire la tronche quand ils les jouaient. Enfin petite parenthèse faite, il faut reconnaître qu’il est plus simple de chanter sur c’est titre. Mais pour le coupe la set list mélangeait astucieusement les reprises et les compos du groupe. C’est vrai que le publique ne s’est bien réveillé que à la fin de Nothing else matter. Ca m’a fait drôle de voir un publique qui ne chantait pas plus que ça. Mais après un déploiement d’énergie de la part du groupe sur ce titre, l’électrochoc était fait le « vrai » concert débuta alors.
Comme a Rammstein, le groupe fit venir sur scène Emmanuelle Monet pour qu’elle chante « En vie ». Même si la surprise fût moins grande qu’à Bercy ça a fait son petit effet. Idem pour « Life Burns » ou le groupe nous fait un frayeur. Effectivement, ils ont introduit le titre en disant que c’était le titre où devait chanter Lauri??. Vu la tête médusé du publique, Eicca fit une blague marante en disant : rassurez vous il n’est pas là !!!!!! Soulager le concert se poursuit avec panache.
Les bougres se déchaînant pour les 5 derniers morceaux. On est à la limite de la collision entre les trois « fer de lance » du groupe. Antero restant bien sagement sur son siège pendant tout le concert.
L’enchaînement « Seek and destroy » et « Creeping death » est énorme et on se demande encore comment les murs tiennent encore debout. Fantastisque.
Le concert se termine par le magistral, magnifique, formidable , inclassable « Hall Of The Mountain King » qui donna lieu a un visuel extraordinaire.
C’est déjà la fin :’(
C’est probablement l’un des concerts les plus intenses auxquels j’ai assisté. C’est tout le charme des petites salles (400-500 personnes), vive les petites salles !!!!!!!!!
Manitou (FIN) : Mad Moon Rising
Etonnement c’est presque après dix ans d’existence et cinq démos que sort leur premier album. The Mad Moon Rising est une sorte de compilation visant montrer tout l’étendu du talent du groupe finlandais. Oui j’ai bien dit talent. C’est avec beaucoup d’aisance que le groupe délivre un heavy métal teinté de progressif.
Sorti en juin 2004, cet album nous revient en 2005 dans une édition limitée contenant 3 titres bonus dont une reprise de Bruce Dickinson « Laughing in the Hiding Bush ».
Le chanteur a une voix qui peut se rapprocher par moment à celle de Andy B. Frank de Brainstorm. Faut dire qu’ils prennent tous exemple sur Bruce Dickinson. Mais il arrive à avoir sa propre personnalité qui boost plutôt bien les compos. En parlant des compos, elles sont très bien léchées, limite trop lisse. Alors c’est un peu dur comme jugement de ma part mais je trouve qu’il manque la pointe de folie qui fait la différence entre un très bon groupe et en excellent groupe. Mais ils y sont presque ; le prochain album vas être une tuerie a coup sur. Le potentiel pour tout exploser est là.
Mais revenons à l’album présent. Le clavier savamment dosé soutient parfaitement les guitares et le chants de Markku. Les refrains sont pour une fois assez complexes mais une fois assimilés, on se régale en les chantant. Bah oui les p’tits gars ne font pas semblant et l’ensemble est assez technique.
Pour conclure je dirais que j’attends le prochains avec impatience mais celui là est déjà un excellent album de heavy qui se laisse écouté avec une relative facilité.
No commentsManitou : Mad Moon Rising
Etonnement c’est presque après dix ans d’existence et cinq démos que sort leur premier album. The Mad Moon Rising est une sorte de compilation visant montrer tout l’étendu du talent du groupe finlandais. Oui j’ai bien dit talent. C’est avec beaucoup d’aisance que le groupe délivre un heavy métal teinté de progressif.
Sorti en juin 2004, cet album nous revient en 2005 dans une édition limitée contenant 3 titres bonus dont une reprise de Bruce Dickinson « Laughing in the Hiding Bush ».
Le chanteur a une voix qui peut se rapprocher par moment à celle de Andy B. Frank de Brainstorm. Faut dire qu’ils prennent tous exemple sur Bruce Dickinson. Mais il arrive à avoir sa propre personnalité qui boost plutôt bien les compos. En parlant des compos, elles sont très bien léchées, limite trop lisse. Alors c’est un peu dur comme jugement de ma part mais je trouve qu’il manque la pointe de folie qui fait la différence entre un très bon groupe et en excellent groupe. Mais ils y sont presque ; le prochain album vas être une tuerie a coup sur. Le potentiel pour tout exploser est là.
Mais revenons à l’album présent. Le clavier savamment dosé soutient parfaitement les guitares et le chants de Markku. Les refrains sont pour une fois assez complexes mais une fois assimilés, on se régale en les chantant. Bah oui les p’tits gars ne font pas semblant et l’ensemble est assez technique.
Pour conclure je dirais que j’attends le prochains avec impatience mais celui là est déjà un excellent album de heavy qui se laisse écouté avec une relative facilité.
No commentsNicta : Let The Darkness Welcome You
Troisième démos pour le groupe italien Nicta et forcer de constater que le groupe commence à prendre tournure. Le son est celui d’une démo auto-produite et il manque un poil de puissance mais on est dans le « déjà bien ». Il se catalogue dans le power métal à voix écorchée mais je trouve c’est un peu plus complexe que ça. Effectivement a certains moments nous ne sommes pas loin du black. Le mélanges voix écorchée, voix clair voix plu power donne une impression d’anarchie qui est tout à fait séduisant. J’i vraiment du mal a mettre une définition exacte sur le groupe. C’est le type de groupe sur lequel on ne peut pas coller d’étiquette et c’est tant mieux.
C’est donc 5 titres de grandes qualités que Nicta nous propose sa nouvelle démos. C’est quand même fou l’aptitude qu’à le groupe de nous déboussoler sans cesse. J’ai écouter le disque plusieurs fois et chaque fois je me suis fait avoir. Par exemple dans une partie typique black sympho on se prend un solo de guitare bien thrash pour atterrir sur un rythmique plus calme en voix claire : Surprenant !!!!!!
Je vous parlais d’un son qui mériterait un poil de puissance en plus mais une fois l’oreille habitué on le trouve largement suffisant (surtout si vous écouter au casque).
On notera la présence d’une voix féminine (celle de Federica Valarin) qui est utilisée de la façon que dans Cradle Of Filth.
Voilà vraiment agréable à écouter, il ne cessera de vous surprendre. Je vous laisse j’y retourne et qui sait je vais peut être encore trouver quelque chose de plus à dire???.
Darjeeling : Darjeeling
Bon bon bon !!!!!!
Alors je vous préviens tout de suite que mon écoute de ce CD s’est faite dans la douleur. C’est de la fusion progressive lyrique et chanté en français. Donc tout ce que je vais dire est strictement objectif et dénuer de tous sentiments.
Pour commencer, un excellent point c’est que le son est à la hauteur des ambitions du groupe. Pour une autoprod c’est vraiment du top niveau. Le son de guitare est chaud et colle parfaitement au style proposé par le groupe. La voix assez lyrique du chanteur est bien placé sans jamais faire d’excès et elle est met parfaitement en valeur les textes (Bien qu’ils soient en français??.).
Après un intro mimant l’ambiance d’un début de pièce de théâtre, nous sommes plongés dans l’univers de Darjeeling. Avec étonnement je découvre une musique avec des sonorités arabes des plus originales pour ce style musical. Les solos de guitare comme celui de « L’envers du décor » sont magistralement exécutés par Benjamin. La basse est omniprésente dans les quatre titres proposés dans cette démos. C’est vraiment l’élément final qui me pousse à félicité l’ingénieur du son. Tous les paramètres sonores sont vraiment parfaitement maîtrisés.
Alors c’est vrai que je n’ai pas accroché mais pourtant ce disque vaut vraiment le détour. L’homogénéité de l’ensemble me pousse à encourager le groupe dans sa quête du professionnalisme.
Bonne continuation !!!!!!!!!!
No commentsBiomechanical : The Empires Of The Worlds
Si il y a une chose qu’il ne faut pas faire c’est de m’en promettre des tonnes. Le groupe est annoncé comme un savant mélange de Nevermore et Dream theater. Dream theater avec un bon chanteur ou Nevermore avec un Labrie bis ? Le doute était permis, mais pas pour longtemps.
Mais voilà une fois dans la platine j’ai compris que j’étais en possession d’une petite merveille. C’était le premier choix qui s’offrait à mes oreilles. Autant dire que je suis aux anges. C’est progressif juste ce qu’il faut pour être passionnant jusqu’au bout et c’est très puissant en même temps. Une sorte de Pantera progressif. Le chanteur a par ailleurs une voix qui se rapproche par moment au chant de Phil.
Dès le premier morceau « Enemy Within », on en a pour notre argent. C’est technique à souhait, et on headbange tout de suite. Refrain sobre mais efficace qui va faire fureur au concert. Le déluge technique ne s’arrête pas au premier morceau mais s’étend sur l’intégral du CD. De la première à al dernière note on prend une claque.
Mais forcement qui dit technique, dit dur a avaler. Si le trop technique vous pèse ce CD va vous épuiser et vous n’irez pas plus loin que le troisième morceau.
Profondément excellent, ce disque est d’une grande maturité. A écouter et mêmeà acheter les yeux fermer si vous aimez le technique.










