Archive for August, 2005
Linea 77 : Available for propaganda
Pour ceux d’entre vous qui ne connaissent pas Linea 77, il s’agit d’un des groupes les plus connus en ce qui concert le rock/métal en Italie. Par exemple, St Peter’s Square a Rome un million de personnes ça ne les effraient pas le moins du monde.
En ce qui concerne cet album, il faut déjà bien être conscient qu’il s’agit plus de rock que de métal a proprement parlé. Les riffs sont rock mais le son est très saturé. Le chant est plus proche des groupes fait pour la TV que de Cannibal Corpses, bien que le chanteur se permet quelques incursions astucieusement placées dans un registre de chant plus agressif voir hardcore. A proprement parlé c’est quand même pas ma tasse de thé mais il faut le reconnaître que ça fait taper du pied. Les compos sont suffisamment diversifiés pour que l’on puisse écouter le CD d’un seul et unique trait ce qui est plus qu’impératif pour ce genre de musique. Dave Dominguez a su donner le son adéquat a l’ensemble qui est comme je l’ai déjà dit très homogène.
Ce CD a de nombreuses qualités dont celle d’avoir été très bien écrit, à conseiller au fan du genre
.
Coprofago : Unorthodox Creative Criteria
Je ne sais pas vous, mais moi j’attendais ce nouveau Coprofago avec impatience. C’est vrai que les groupes de Death/Jazz ça se compte sur les doigts d’une seule main. Vive les chiliens de Coprofago
Pour ceux qui connaissent déjà vous retrouverez tous ce qui fait le charme du groupe. Du death imper technique entrecoupé de passage de jazz terrible. Sauf que cette fois les ptits gars ont gonflé la sauce. Le son est monstrueux et les riffs n’en parlons même pas ils sont d’une puissance jamais atteinte par le groupe. En résume c’est du Coprofago mais en plus teigneux en plus méchant finis les pseudo demi mesure là c’est du « qui cogne dur ». Le chant est toujours aussi impeccable, plus appuyé lui aussi allant parfaitement en adéquation avec les nouvelle dureté des 13 titres présents sur la galette.
Je suis toujours surpris par l’univers musical du groupe. Comment peut on faire des riffs aussi cinglants et a coté un pur moment de douceur avec du jazz très léché. Comme pour les autres albums du groupe, ces moments de jazz permettent de récupérer et c’est d’autant plus nécessaire ici tant la complexité des morceaux vous retourne le cerveau.
Merci messieurs de nous donner autant de plaisir, l’écoute est déjà finis que l’on veut encore et encore. Comme tous ces groupes crossover, on peut écouter 50 fois le CD on trouvera toujours un élément nouveau qui donne du piment à la musique.
Bravo !!!!!!
Eternal Tears Of Sorrow : Chaotic Beauty
Avec Chaotic Beauty Eternal tears of sorrow tient sont chef d’uvre. En effet mise a part les maîtres du genre (Children of bodom pour ne pas les citer) on a pas fait mieux à l’époque. Tout est prendre rien n’est à laisser.
Quand je dis chef d’uvre ce n’est forcement pas objectif a 100% mais on trouve dans ce Cd tous ce qui fait le charme du genre. Des mélodies accrocheuses, une maîtrise parfaite des instruments, un chant irréprochable, un son a en faire pâlir plus d’un. Ah ils sont fort ces finlandais pour avoir un coup d’avance sur les autres. Il faut quand même se replacer dans le contexte de l’an de 2000 ou ces groupes là n’était pas encore trop légion. Mais même aujourd’hui cet album écraserait la concurrence. Chaque morceau, contient son lot de refrains, qui sans être niet trottent dans la tête toute la journée. Un « Autumn’s Grief » par exemple est une tuerie mélodique. Les claviers font partis intégrantes de la musique et soutiennent parfaitement les lignes de guitares tandis que Altti de sa voie black superbe délivre un chant puissant et subtil en même temps.
Le ptit cover de Edge of sanity est franchement sympa mais et on reconnaît tout de suite la patte de Eternal tears of sorrow. A tel point que l’on dirait l’une de leur compo.
Sans hésité procurer vous cet album qui n’a pas le droit d’être absent de votre étagère a CD.
Une tuerie indescriptible!!!!!!
Exodus : Shovel Headed Kill Machine
Nous y voilà, encore un monstre du thrash qui nous sort un nouveau CD cette année. Après Kreator et overkill, voilà que Exodus s’y met aussi. Pour les fans de thrash (comme moi) c’est vraiment le pieds.
Fort de constater que le recrutement des musiciens a été judicieux. Un petit Rob Dukes au chant, un Lee Altus à la gratte et surtout et pas des moindres un petit Paul Bostaph derrière les fûts ( il a été le remplaçant de Lombardo dans Slayer pendant un temps, c’est dire le niveau). Mais on a déjà vu ce genre de allstars band se planter plus d’une fois alors écoutons avant de juger. Et là c’est le
. Drame. Non je plaisante !!!!!
C’est du bon du vrai Thrash, certes old scool mais que c’est bon. Sans avoir été éclusé des milliers les riffs sont sobres mais efficaces. On retrouve toujours le coté grosse intro, rythmique puissante, solos de guitares tous plus cinglants les uns que les autres. Sans faire ma mauvaise foi je trouve que l’ami Rob est le chanteur adéquat pour la formation. Son chant sans être trop aiguë reste dans la veine du courant en renouvelant un peu la vison que l’on avait de Exodus. Le titre qui me marqua le plus est sans contexte « Shudder To Think » qui est le titre le plus direct du disque. Ici pas de riff compliqué, on dirait un boucle de 4 minutes avec même riff mais c’est que du bon.
Groupe carré, gros son, compos classiques mais efficaces non vraiment Exodus ne changes pas et ça fait du bien. On en revient toujours a ce demander pourquoi certains groupes décident de changer et d’autres pas
.. La vérité est ailleurs de toute façon.
Sans révolutionner le genre, Exodus nous pond une galette dont ils ont le secret, profondément excellent. Une référence thrash de l’année ..
No commentsMistweaver : Age of Darkness
Quand le nord rencontre le sud ça donne Mistweaver. La fougue du death mélodique suédois à la sauce espagnol. Mélange qui ne manque pas de caractère non ?
La réponse est oui, bien que de prime abord on a l’impression de se trouver avec un énième groupe venant de Suède, le caractère espagnole reprend le dessus en agrémentent parsi-parla la musique de leur autres influences. On retrouve ainsi des éléments assez folk et médiévaux qui du coup donnent un autre cachet.
Alors attention si vous êtes fans de ce style vous n’allez pas être mystifier non plus. C’est bien fait mais les riffs n’ont rien de révolutionnaires non plus. C’est de l’efficace avec une pointe de différence. En ce qui concerne le son qui a fait la réputation de Göteborg pour ce genre musical, il est totalement absent. Le son de batterie est même un peu léger a mon coup
.. les gros blasts donnent l’impression d’être qu’annexe alors qu’ils doivent avoir un place prépondérantes au contraire.
La voix du chanteur est assez calquée sur celle de Mikael Stanne de Dark tranquillity mais ça passe très bien dans le contexte (il y a pire comme comparaison).
Voilà ce n’est un clone a proprement parler des groupes du nord mais ces influences se ressentent a travers tout le disque.
Pour fan du genre!!!!
Ewigkeit : Conspiritus
Le moins que l’on puisse dire, c’est Mr Fog ne se cantonne pas à un style. Après avoir évolué dans le black métal et le hard rock, il nous plonge ici dans un rock électronique expérimental dixit son auteur « influencé par Pink Floyd » (J’ai quelques doute mais bon
.. tout le monde ne peut pas être David Gilmour).
Seul auteur et musicien, il faut reconnaître un certain talent à James Fogarty. Ses compositions sont équilibrés et on sent qu’il maîtrise son sujet. Mais voilà le style proposé a de quoi en déconcerté plus d’un à juste titre. Si vous étiez habitué au black là ça change. Chant claire, rythmique pop mais avec un gros son de guitare quand même et surtout, et c’est ça qui n’est pas passé chez moi, c’est ce clavier omniprésent. Ce clavier qui en soit a un son original absorbe tous les autre instruments. Vous allez me dire c’est le principe de la musique dite « électronique » mais le dosage est plus ou moins bien fait. Mais bon ça peut venir de moi aussi. La multitude de samples utilisés contribue à créer une ambiance qui colle parfaitement aux compos.
On notera un redondance de mélodie entre « It’s Not Reality » et « Theoreality » qui est assez
dérangeante mais faut bien être pointilleux, non ?
Vous voilà prévenu, finis le black pour cette fois ci. Je serais assez tenté dire que ce disque est assez anodin dans le genre mais dans la discographie de Mr Fog c’est une pièce assez intéressante.
A replacer dans son contexte mais il n’est pas indispensable !!!
Ephel Duath : The Painter’s Palette
A mes amis vous savez comme il est dur de changer de style et surtout de réussir sa reconversion. C’est le tour de force que viens de réussir le génial guitariste Davide Tiso. Seul rescapé de l’époque black symphonique, il a décidé de changer quelque peu le style de Ephel Duath. Et comment lui en vouloir !!!! j’ai trouve en The painter’s palette le CD parfait.
Donc ce changement de style !!!! Et bien tout simplement c’est l’album le plus jazzy qu’il m’ai été donné d’écouter. Oui, oui jazzy. C’est même du jazz/ thrash/hardcore. Rien que ça me direz vous. C’est vrai que dit comme de la sorte ça fait un peu bizarre. Et c’est vrai c’est bizarre. Le bassiste est tout simplement monstrueux de technicité mais c’est également le cas pour tous les nouveaux arrivant du groupe. Quelle idée géniale que d’incorporé dans des titres d’une violence rare du free jazz. Le coté totalement dissonant du saxophone ajoute à l’agressivité du harcore distillé, une dimension qui ne vous usera (dans le bon sens du terme). Cet album celui que j’ai le plus écouter de toute ma discographie et pourtant j’y trouve sans cesse de nouvelles choses.
Les nouveaux chanteurs sont eux aussi impeccables : Luciano George Lorusso a un screaming qui en plus d’être tranchant, un coté mélodique assez rare chez ce type de chanteur. Davide Tolomei lui s’occupe exclusivement des chants claires et sa voix s’accorde parfaitement a celle de Luciano. Non le mélange est détonant.
Chaque morceau a son identité propre et a une consonance différente qui lui vient de son coté free jazz totalement imprévisible. Mais ce qui est le plus remarquable c’est que cela semble assez anarchique à la première écoute mais par la suite c’est un vrai sentiment de maîtrise qui se dégage de ce chef d’uvre
Alors par contre c’est vrai que ce CD s’adresse a un publique averti. Il est extrêmement difficile de rentrer dans ce CD tant il paraît austère de prime abord. Ce qui divise les camps en deux. On adore ou on déteste. Moi je ne pourrais plus vivre sans.
Vraiment révolutionnaire ce disque marque le tournant dans la vie du groupe et marque aussi un tournant dans le métal. Il y a l’avant Painter’s palette et l’après.
En un mot : PARFAIT
Euthanasia (CZ) : Requiem: Songs for…
Voici le troisième opus de tchèque de Euthanasia et pour être honnête d’entré de jeu on est loin mais très loin de la bombe de l’année. Si j’étais méchant je dirais même que c’est le somnifère de l’année mais je ne le suis pas (enfin pas trop).
Pour faire simple et direct, nous sommes en présence d’un CD de heavy a sonorité folk mais mou. C’est typiquement le genre de heavy qui manque de fraîcheur. Les compos lisses au son bien propre a un tempo avoisinant celui groupe de pop sous extasie. On dira que c’est l’effet de calme qui est recherche mais fort de reconnaître que l’on s’ennuie au bout de 2 minutes. Les morceaux, non content d’être soporifiques, sont en plus répétitifs : je vous conseille vivement si vous écouter ce CD, de ne pas dépasser les 2 minutes par morceaux. Vous en aurez fait le tour du titre et ça vous évitera le semblant de solo de guitare qui n’a rien a faire ici. Petite touche sympathique (elle doit être la pour nous réveiller en cas de somnolence), la présence d’une grosse voie Death qui est la seule touche intéressante du CD.
Et pourtant tout aurait du être parfait : On a des violons des churs féminins
.. Mais les compos ne sont vraiment pas au niveau de la qualité de la prod et c’est dommage.
Un disque sans saveur qui passera son chemin tranquillement, à n’acheter qu’en cas de trouble du sommeil !!!!!!!
Beecher : This Elegy, His Autopsy
Après la réédition de l’excellent « Breaking the four wall », Beecher sort chez Earache son deuxième CD qui s’annonce encore une fois énorme. Et c’est avec un grand bonheur je mets le CD dans ma platine.
Dès les premières notes on reconnaît la patte des anglais. Quand je dis la patte, c’est bien évidemment la patte et le son caractéristique du groupe. Le style reste toujours aussi efficace et ce détache de plus en plus de leur aînés de Dillinger Escape Plan dans le sens ou les compos sont peut être moins riche mais elles en deviennent de ce fait plus abordables. Alors ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dis, « This Elegy, His Autopsy » est un excellent album qui ce veut plus accessible mais il reste très technique et décousu. Beecher n’a pas vendu son âme rassurez-vous. Un titre comme « Not guilty » par exemple a de quoi vous retourner la tête sans problème. Disons que le groupe a réussi a évoluer sans se dénaturer pour autant. Les rythmiques sont toujours, elles aussi, impressionnantes et dures a suivre. Amis musiciens régaler vous en écoutant ce disque.
C’est vraiment un grand plaisir que l’on écoute ce disque qui a réussi sans se corrompre à évoluer vers un démocratisation bénéfique pour le groupe.
Franchement excellent !!!
Pour tous les fans de hardcore et même les fans de métal en général !!!!!!!
Scum (NOR) : Gospel for the Sicks
Si vous aimez un certain Tomas Thormodsæter Haugen alias Samoth et un certain Bard Eithun alias Faust, vous avez du faire comme moi : Vous vous êtes réjouis à l’idée de les retrouver réunis sur une nouvelle production 10 ans après leur dernière apparition ensemble !!!!!!
Et bien il faut mieux vous faire a l’idée que le CD fait l’effet d’un pétard mouillé. Au début, je me suis délecté du son de guitare bien sale et des riffs acérés qui donnent une identité unique au CD ainsi que de la batterie du toujours impeccable Faust. Mais voilà et c’est bien là le drame : POURQUOI avoir choisi un chanteur aussi inadapté.
C’est vraiment le gâchis du mois. On dirais qu’il on pris un malin plaisir a sabrer leur propre album. Les riffs sont franchement excellent et on se rapproche du bon, de l’excellent thrash avec un son qui en fera chavirer plus d’un (je me répète mais j’adore vraiment ce son). En faite on est bien loin de Emperor moi je vous le dis (mais on a totalement le droit de changer de style,ce n’est pas une critique). Donc je vous parlais du chanteur et bien son approche beaucoup trop punk à mon goût créer un décalage qui n’est franchement agréable et c’est bien la tout le problème. La ou Municipal Waste a parfaitement réussi l’amalgame, Scum est passé à coté. La musique étant vraiment agressive, on se serait attendu a une voie elle aussi plus agressive. Mais le miracle arrive quand même sur les deux derniers morceaux ou l’on entend un semblant de voie agressive. Même pour finir le gâchis on notera la présence en guest de Nocturno Culto (Darkthrone) et celle de Mortiis.
Voilà donc ça serait mentir que de dire que je n’est pas été déçu au vu la pléiades de grands musiciens présents dans cet album. Mais voilà le chant représente une part importante du CD et ça ne colle pas.
DOMMAGE !!!!!!!!!!!