Stone Sour : Come What(ever) May
Il aura quand même fallu quatre longues années à Corey et sa bande pour nous concocter la suite de l’excellent premier album éponyme. Le premier album avait donné le ton du Vol 3 de Slipknot, l’avenir nous dira si Come What(ever) May donnera le ton du quatrième opus des fous de De Moines. Mais revenons a nous mouton s et à ce deuxième album de Stone Sour. Malheureusement (ou heureusement) pour moi, j’ai eu l’occasion de découvrir certains de ces morceaux en live et j’avais été plutôt conquis. Allait il en être autrement pour la version studio, c’est toujours difficile à prévoir. Voyons ou plutôt écoutons ça.
La première chose qui nous saute à l’oreille, c’est le grand bon en avant au niveau de la prod’ et du son. Fini les titres coupés un peu rapidement, cette fois le groupe a pris le temps pour faire les chose bien et elles le sont, bien faites??
Donc en pleine possession le groupe reprend son chemin la ou il l’avait laisse en 2002, entre métal et rock. Sauf que là, la tendance rock s’est encore accentuée et ça risque de ne pas plaire à tout le monde. Car ici qui di rock dit un peu plus posé, plus mou diront certains. Et c’est vrai qu’il est plus posé mais sommes nous obligé de vivre dans un monde de brutes (et c’est moi qui dit ça??). Car si le tempo est plus calme, si le son est moins agressif c’est pour permettre à l’auditeur de découvrir l’autre face des deux monstres Corey Taylor et Jim Root. Un peu a l’instar de Shawn Craham et son To My Surprise, Stone Sour nous délivre une musique a la fois calme et posée mais également agressive à certains moment. Un excellent compromis.
Une autre chose qui est sure c’est cet album est taillé pour la scène. J’en étais déjà persuadé au concert mais cette tendance est encore plus vérifiée maintenant. Gros refrains accrocheurs, chant clarifié pour permettre au public de chanter à pleine gorge. Je dis chant clarifié car Corey ne force pas sur sa voix et ses quelques passages appuyés comme sur le refrain de « Reborn » donne un élan supplémentaire non négligeable. On est bien loin du Corey si s’égosille dans les premiers Slipknot. Mais à la limite tant mieux on lui demnade de faire du Stone Sour pas du Slipknot !!!!!!!
Du bon rock/métal comme on en fait pas suffisamment. Et qui dit rock/métal dit solos de guitare et notre a mis Jim ne s’en prive pas et nous gratifie de passages tout simplement excellents. Ici il a tout loisir de s’exprimer et c’est tant mieux. Sans être du technicité hallucinante, les solos parfaitement intégrés et apportent un véritable plus aux compos. D’ailleurs certains titres en sont dépourvus à juste titre. Une bonne dose de réalisme par rapport a sa musique, un exemple. On sent également que Corey veut faire chauffer sa Gretsch et il s’offre trois incartades guitaristiques, étrangement sur les titres les plus calme. Il aime bien les balades hard rock notre ami Corey??.
Même si Roy Mayorga n’a pas tout le loisir de blaster à fond les ballons sa présence derrière les fûts est un véritable plus pour le groupe. Son jeu unique donne une profondeur unique et très intéressante.
Différent du premier mais fait avec beaucoup de classe, ce second album de Stone Sour est une franche réussite et mérite toute votre attention. Maintenant je suis curieux de voir ce que va donner le prochain Slipknot.
Affaire a suivre?.
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