Archive for August, 2006
Derek Sherinian : Blood Of The Snake
Chroniquer un album de Derek Sherinian est une chose bien difficile. Pourquoi, c’est simple chaque titre est unique et totalement différent. On peut aller du jazz à du Black Label Society en passant par du Dream theater. Compliqué alors de suivre mais quand on aime on ne compte pas et l’on peut jouer au fameux jeu, le« quiquijouequoi ». Le principe est simple : je vous donne des noms de gens connus et vous devez reconnaître dans quel morceau il joue facile, non ? Ce jeu peut occuper une soirée sans aucun problème. Il faut être honnête, la liste de ce Blood of Snake est plus qu’impressionnante, voyez plutôt : Zakk Wylde, Yngwie Malmsteen, John Petrucci, Brad Gillis et le grand Slash. On retrouve également Simon Phillips (Toto) à la batterie, Tony Franklin à la basse (il a joué avec Jimmy Page), Brian Tichy également à la guitare rythmique (on l’a vue dans Pride & Glory avec Zakk Wylde). En somme du gros surtout si l’on rajoute Billy Idol. Le tout accompagné par l’un des claviéristes les plus reconnus et talentueux (Il a quand même joué avec Kiss, Alice Cooper, Malmsteen et surtout Dream Theater). Vous obtenez une « jam » extraordinaire qui n’a pas son pareil.
Alors si ce parterre de stars est impressionnant leur association ne donne pas toujours un résultat transcendant. Enfin tout est relatif car j’aurais tendance à dire qu’on en demanderait toujours plus. Surtout que les titres sont très éclectiques et certains titres ne sont carrément pas métal. Il faut avant tout aimé la musique avant le métal pour apprécier cette nouvelle offrande du monsieur Sherinian. Il serait possible de décortiquer chaque titre afin de vous en détails ce qu’il en est mais il faut mieux vous laisser un peu de découverte, c’est bien là tout le plaisir de ce disque. Je vais plutôt vous d’écrire un peu ce qui se passe plutôt que faire un description exhaustive.
Comme vous pouvez vous en douter notre ami Petrucci fait du Petrucci soit du Dream Theater. Mais c’est du bon, du très bon Dream Theater et sans Labrie pour chanter à coter de lui le rendu est plus que convainquant. A l’image de ce qui se passe dans Liquid Tension Experiment, il est excellent dans son style, certes toujours aussi académique, de guitariste technique sans faille. Plus personnelles et fouillées, ses interventions n’en sont que plus appréciables. Pour ce qui est de Malmsteen, bah c’est du Malmsteen pur jus. Pas trop trop néo-classique mais toujours aussi rapide, on regrette qu’il ne soit pas plus présent et surtout qu’il ne pousse pas la chansonnette. En parlant de chansonnette c’est Zakk Wylde qui la pousse la chansonnette. Etant un gros fan de Zakk, je scrute chacun de ses faits et gestes et j’avoue que c’est ce titre que j’ai mis en premier. Mauvais idée car « Man With No Name » est probablement le plus mauvais de la galette. Déjà son chant est trop proche de celui qu’il a sur Mafia, donc trop Ozzy pour moi et en plus ce titre est vide. Il faut dire qu’il a de la concurrence et qu’il en fait un peu les frais. Pour Brad gillis c’est du bon gros classique qui se fait aisément sa place. La palme du disque revient à Slash qui reprend avec Billy Idol le méga tube de Mungo Jerry’s, « In The Summertime ». Cette version tout en touché et en classe est l’apogée de ce CD riche en émotions. Le solo de l’ex-Gun’s est énorme, il est même possible que cette version passe un jour à la radio (non faut pas rêver).
Disque pour amateurs de disque instrumentaux, il possède néanmoins d’indéniables qualités qui peuvent faire la différence par rapport aux autres disques du genre, a commencer par la présence de prestigieux guests.
Encore un disque de référence pour Derke Sherinian !!!!!!
No commentsKhoma : The Second Wave
Je dois reconnaître que c’est sur les conseils d’un ami que j’ai écouté Khoma et je dois reconnaître que ce fût une excellente découverte. Ce genre de musique n’est pas à proprement parlé mon style de prédilection mais il faut bien commencé un jour et je suis encore tout retourné par l’écoute prolongé de ce disque envoûtant. Ce n’est peut être pas le meilleur du genre mais si j’ai été touché c’est bien qu’il s’est passé quelque chose et c’est sur une simple impression de malaise que je débute cette chronique.
Khoma évolue donc dans un métal atmosphérique dont l’ambiance générale est très noire. C’est tout de même assez étrange car le chant y est pourtant très clair, très mélodique mais en même temps il s’en dégage une mélancolie qui déprimerait n’importe quel ogre. Il n’y a pas de mystère, la musique y est pour beaucoup. Bien que le chant participe à ce sentiment de mal-être, l’accompagnement est sublimement noir. Tempo très lent, on se retrouve a une impression désagréable ou la musique semble faire du surplace. C’est un peu abstrait comme vison bien entendu mais on se laisse totalement porté par celle-ci. L’utilisation de violon aux moments critiques des titres renforce encore plus ce sentiment. Je parle beaucoup de sensation mais dans ce genre de musique, on ne parler que de cela.
Le son contribue énormément à l’atmosphère lugubre. Il est très étouffé, donnant un rendu funeste à un disque qui n’en manquait déjà pas. Ce doit être ce son qui m’a le plus captivé, noir mais beau à la fois.
La succession des titres se fait admirablement bien et l’on ressent une grande impression d’homogénéité. Comme si le disque ne contenait qu’un seul et unique titre. Vous pouvez même faire tourner la galette en boucle vous serez toujours aussi captivé.
Une découverte qui, même si elle m’a glacée le dos, m’a procuré énormément de plaisir. Je pense que ce disque est à recommander à ceux qui veulent découvrir ce genre.
Accessible mais excellent à la fois !!!!!!!
Hatebreed : Supremacy
Je dois reconnaître que ma soif de gros riffs ravageurs commence à être étanchée. Il est vrai que Roadrunner nous sort coup sur coup des rouleaux compresseurs qui aurait pu abattre le mur de Berlin en deux temps trois mouvements. C’est encore le cas avec ce nouvel opus de Hatebreed qui n’est qu’un concentré de puissance. Miam Miam, il va encore y en avoir un qui va avoir mal à la nuque.
Du son quoi?.. clair, il n’y en a pas. Du chant quoi?.. clair, il n’y en a pas. Du riff quoi?. sirupeux et mélancolique, il n’y en a pas. De la quoi?. compassion, il n’y en pas. Mais que reste il a ce CD. Une rage et une efficacité à en faire pâlir plus d’un. Mis dans le même sac que les autres groupes de métalcore, Hatebreed arrive pourtant à sortir du lot avec, il faut le reconnaître, une bonne dose de vitamines. Si on peut accolé l’étiquette de métal à ce disque c’est bien grâce à une production très clean et un choix de sonorité propre au métal. Sans poussé jusqu’au néo, le son très moderne donne un cachet particulier au disque d’Hatebreed. Touche qui a été bien entendu conservé sur ce nouvel opus. Agressif mais propre, puissance et bien rond, typique du groupe mais pas stéréotypé. C’est une véritable merveille, un tsunami !!!!!
D’un point de vu purement musical, ça envoie méchamment. Grosse, très grosse rythmique hyper agressive qui ferait passer bon nombre de groupe pour des agneaux. Non pas qu’elles soient très originales mais elles sont efficaces et c’est bien la ce que recherche hatebreed. Pourquoi essaye de faire quelque chose de tordu ou de compliqué quand on peut faire une musique qui ne peut que déclancher des pogos. Ce n’est pas un secret un concert du groupe peut à tout moment se transformer en pugilat et ça sera d’autant plus vrai avec cet album qui est probablement le plus violent et le plus intense du groupe.
Le chant est toujours aussi impeccable, toujours aussi extrême. Nous sommes perpétuellement sur le fil du rasoir et cette intensité de tout les instant est une preuve suffisante pour faire d’Hatebreed ce qu’il est : un cador de la discipline.
Allez je vais trouver un point négatif, la pochette qui est classique et finalement pas très original (j’ai cherché loin pour trouver un petit point défavorable mais c’est peanuts)
Dix torticolis plus loin je suis là pour vous dire que ce disque est dans la droite ligné de ses prédécesseur sauf que le groupe à réussi à placer la barre encore plus haut. Dur dur pour le prochain album, quoique rien n’est impossible pour Hatebreed !!!!!!!!!
Rhapsody Of Fire : Triumph or Agony
Je pense que jamais un disque n’aura aussi bien porté son nom. Triumph or Agony est le titre parfait pour ce disque. En tout cas de mon point de vu car si certain avait encensé Symphony Of Enchanted Lands II, d’autre (comme moi pour ne pas citer de nom) on commencé à lâcher. Pourquoi avoir commencer à lâcher, c’est simple et ça tient en deux mots : HEAVY METAL. Ou a bien pu passer le charme des débuts. Je sais qu’il ne faut pas rester sur des acquis mes moi j’aimais bien le Rhapsody de Rain Of A Thousand Flames et surtout Dawn Of Victory. Pour moi ce disque annonce plus l’agonie que le triomphe.
Car ce qui m’avait passablement déplu dans Symphony Of Enchanted Lands II, c’était se coté très BO de film. Bien sur c’était bien fait mais ce n’est pas franchement ce que je recherchais. Les guitares sous mixés, le renfort de gros effets tout me sortait par les trous de nez. Le bon coté de Triumph or Agony c’est que ce coté est laissé derrière. A croire que le changement de nom a rappelé à nos chers italiens qu’ils faisaient du métal. Alors pourquoi diable ce disque ne m’a pas convaincu, la réponse est simple. L’originalité !!!!!!
Si je pouvais reprocher un coté trop grandiloquent à l’opus précèdent, celui qui nous intéresse aujourd’hui est plus classique. Classique j’ai dis classique, je voulais dire déjà entendu. Ce disque pourrait très bien être les faces B de Power Of the Dragonflamme. La structure des morceaux est quasi identiques a tout ce qu’a pu faire Rhapsody par le passé. C’est sur que l’auditeur ne va pas être surpris. Que ce soit la rythmique ou les quelques solos de Luca Turilli ou même les lignes de chants, c’est du déjà vu. Le pauvre Luca se serait-il mélangé les pinceaux entre ses trois disques sortis cette année. Car si ses ?uvres solos m’avaient plutôt convaincu, je suis déçu. Déçu car si l’originalité n’est pas là la production est belle est bien énorme. Comme depuis deux albums, le groupe mise a fond sur le rendu extraordinaire d’un ensemble homogène. Mais il est homogène dans le passable.
Il y quelques moments qui restent agréables mais comme je l’ai déjà dit on les a déjà entendus et il est dommage de se retrouver avec un disque en double. Le seul point très positif (et vous allez voir j’ai bien cherché), c’est passé 9 minutes sur « The Mystic Pophecy Of The Demonknigh », un riff a vous décorner un ?uf avec un Fabio très agressif. Dommage que ce passage ne dure que 2-3 minutes mais si tout le disque avait été de cet acabit je signais tout de suite.
Christopher Lee est toujours de la partie et ses interventions sont toujours aussi envoûtantes. Sa voix grave et terrifiante ponctue admirablement bien les passages calmes. Excellent
Je vais me redire mais, même si ce disque est revenu sur de bons rails le gros manque d’originalité me fait douté du devenir de Rhapsody Of Fire. Notre bon Luca devrait prendre des vacances afin de se ressourcer. Reste que ce disque plaira probablement à certains mais pour ma part je préfère me remettre un bon vieux Dawn Of Victory??.
No commentsInterria : INTERRIA
Je vais commencer par plagier ce qui se dit sur le site d’INTERRIA mais comme ça vous serez plus à l’aise pour comprendre et surtout apprécier ce nouveau venu dans le paysage métal francilien. Rappelez vous le nom de Dying Tears ne vous dit rien. Mais si j’en suis sur. INTERRIA n’est autre que le nouveau projet de 4 ex membres du groupe. Le groupe verra son line up changer entre avril 2005 et février 2006 (avec l’arrivé notamment d’un ex The Old Dead Tree, Franck Métayer). Le groupe paré voici donc la première offrande qui voit le jour en cet été 2006.
Si j’ai pris le temps de vous raconter cette histoire c’est qu’elle a son importance. Reste que si vous tentez la comparaison entre les deux groupes vous allez vous planter. Hormis le fait que se soit quasiment les même personnes la musique est loin d’être la même. De leur propre aveu leur musique « a évolué vers un métal plus actuel ». Cela passe forcement par un changement. Non pas que la musique de Dynig Tears soit désuète, mais celle d’INTERRIA est, il est vrai, plus dans l’air du temps. A commencer par le son qui est très moderne et qui donne à ce mini un caractère unique. En effet le style est assez difficile à définir avec un seul mot. Je serais tenté de dire un habile mélange entre du métal (forcément), de l’electro et un pointe de goth. D’ailleurs le coté electro des samples et/ou clavier est très agréable et donne un peu plus de caractère à ce disque qui n’en manque déjà pas. Les guitares sonnent à l’unisson afin de produire un rythmique puissante qui assorti d’un clavier bien emmené donne un résultat impeccable.
Si la voix vous dit quelque chose c’est tout a fait normal, c’est celle de Jenni Signorino. C’était la voix de Dying Tears. A présent le groupe se lance dans des textes en français et en anglais mais malheureusement il est difficile de comprendre parfaitement l’étendu des textes. Reste que les lignes de chant sont très travaillées et que le rendu final est très musical, comme on pouvait s’y attendre. Il y a un petit bémol tout de même, pourquoi Stéphane Montiel n’a-il plus le droit de chanter ? Lui qui a une voix qui s’accorde parfaitement avec celle de Jenni. La peur de faire du Dying Tears peut être. La question reste en suspend??.
Une excellente remise en scelle pour ces musiciens qu’il aurait été dommage de perdre. Dix morceaux sont apparemment prêts, on attend avec impatience la suite des évènements. En tout cas ça fait bien plaisir de voir que la passion de la musique brûle toujours !!!!!!!!!
No commentsWalls Of Jericho : With Devils Amongst Us All
Comme le veut le genre prodigué par Walls Of Jericho, je vais être direct. Ce disque est un véritable rouleau compresseur qui détruit tout sur son passage. La bande de Candace Kucsulain est à la limite de faire passer les petits gars de chez Hatesphere pour des chanteurs de pop. Je plaisante bien évidemment mais il faut reconnaître que cette première « vraie expérience » Walls Of Jericho m’a littéralement bluffé à plus d’un titre.
Si l’aspect extérieur paraît des plus massif, ce disque regorge pourtant de plein de bonnes choses. Pour commencer un sens du riff impressionnant. Même si ce n’est pas de la grande technicité, c’est du gros hardcore (voir métalcore par moment) qui ne vit que pour briser vos petites nuques fragiles. Et pour ça, vous allez headbanger mes amis. Non content d’être imposant d’un point de vu musicale, le son est d’une monstruosité à faire en pâlir plus d’un. Il allie parfaitement la puissance, la personnalité, la netteté. En n’y allant pas par quatre chemins, il est parfait. Il permet en outre de percevoir tout ce qui se passe musicalement sans pour autant négliger le coté extrêmement agressif du disque. Toutes les petites harmoniques, les petites subtilités sont perceptibles. Certes les disques envoie mais avec classe. Chaque titre a sa propre personnalité même si ce n’est pas forcément évident à la première écoute.
Passons maintenant à ce qui fait évidemment la grosse spécificité de Walls Of Jericho, le chant de la belle Candace Kucsulain. Et là ça a vraiment été la grosse claque. Il m’a fallu plus d’un week-end pour m’en remettre. Il est rare de trouver une telle polyvalence. Assez souvent les groupes ont recourt à deux chanteurs (Caliban, Mercenary, Into Eternity?..), mais ici Candace se débrouille seule et quand je dis « elle se débrouille » s’est un euphémisme. Après il y a certaines fautes de goût mais ce n’est qu’un avis personnel. Pourquoi faute de goût c’est simple. On trouve trois types de chant. Un chant hardcore ultra puissant qui n’a pas son pareil, irréprochable. On trouve un chant clair mais rocailleux assez peu musical qui est un peu dérangeant à mon avis mais finalement assez peu utilisé. Le dernier étant un chant mélodique clair très convainquant sur le refrain ou il est utilisé. Reste que ce chant fait baisser d’un cran la dynamique du titre, encore que ça reste à voir (quand on aime, il passe nickel). Mais dans l’ensemble c’est le gros méchant qui est prédominant n’ayez craintes je ne vais pas dire que c’est un rouleau compresseur si ce n’était pas le cas.
Dernier point et non des moindres, cet OVNI de « No Saving Me ». Pris indépendamment du disque on aurait pu parier sur un titre de The Gathering. Oui oui, j’ai bien dis The Gathering. Guitare à peine saturée, VIOLON, voix envoûtante à la Gathering justement, ce titre apparaît comme la lueur d’un phare lointain au milieu de la nuit.
Positivement emballé par cette nouvelle production qui fera des heureux au sein des fans de femmes qui s’époumonent. Pour les autres vous serez tout simplement surpris par la qualité en tout point irréprochable de ce disque.
Excellent disque pour passer une bonne rentrée !!!!!!!!!
No commentsFall Ov Serafim : Nex Iehovae
Quel disque étrange que ce premier opus de Fall Ov Seraphim (le groupe sa faisait appelé Misteltein dans un autre temps et nous avait déjà gratifié de deux albums). Il bien difficile de qualifier la musique du groupe tant elle empreinte des éléments à de nombreux styles. Du black symphonique, pas vraiment, du black/death, pas vraiment, du heavy/Thrash avec un chant black pas vraiment non plus. Atypique et indescriptible cette musique n’est pourtant pas dérangeante, elle est même plutôt assez banale?..
Je sais bien que deux choses se sont contredites dans mon intro mais le paradoxe est bien là. Si la musique est inqualifiable, il est facile pour une oreille un peu connaisseuse de retrouver d’où vienne les plans. Dommages car si l’idée de départ est plutôt louable le rendu final est décevant. A vouloir trop mélanger de choses on se retrouve le bec dans l’eau. Le premier titre par exemple n’est pas symphonique pour un sou alors que le second l’est beaucoup plus. En plus certains passages trop stéréotypés et très lancinant deviennent rapidement pénibles. Et quand un coté un peu trop heavy vient chevauché la dessus on tombe dans un ennuie profond. Dommage car le coté heavy apporte quelques petits solos de guitare agréables mais non pas franchement leurs places dans du black sympho. Plus l’on avance plus l’on s’embourbe. Pris séparément nous avons déjà entendu ça mainte et mainte fois.
Le chant doit être ce qui pèche le plus. Dès qu’un groupe se lance dans le black il s’oriente vers ce type estampillé Dimmu Borgir nouvelle génération, là aussi entendu mainte et mainte fois. Le chant plus death est le seul motif de satisfaction.
Encore une fois dommage car les musiciens derrière font parfaitement leur boulot et ça envoie. Mais le manque d’innovation gâche ce qui aurait put être un excellent album.
La cerise sur la gâteau étant le son qui est parfait et qui donne encore plus un sentiment de regret. Même si il aurait été trop clean pour un véritable disque de black sympho, il sera envier par bon nombre de groupe de Thrash qui rêverait de posséder un tel son.
Finalement sans grand relief ce disque tombera dans les oubliettes. Peut on espérer une lueur d’espoir pour le prochain album, je serais tenter de dire oui. Car si le groupe s’est planté, l’intention de bien faire est là.
En résumé: trop de «déjà entendu » dans ce disque????
Warattah : “Distorsion” - Metal
A l’instar de Mötorhead, Warattah nous prouve qu’a trois on peut en faire du bruit. Pas besoin de plus pour sortir une démo pleine de promesses et d’ambition. Se définissant comme un groupe de métal avant tout, le trio prodigue il est vrai une musique difficilement qualifiable. Je vous vois écarquiller les yeux mais ne craignez rien ce n’est pas un obscur projet difficile à cerner, c’est juste un rouleau compresseur qui pioche à droite et à gauche pour nous donner le meilleur du métal.
C’est sur que dans la musique de Warattah il n’y pas de fioritures, on va droit au but : l’éclatement des cervicales !!!!! Ce n’est pas péjoratif mais la musique du groupe est relativement simple mais bougrement efficace. De toute façon le groupe sait ce qu’il fait et le fait bien. Les riffs sont archi puissants, bien pensés et surtout parfaitement exécutés. Les quatre titres proposés sur cette démo sonnent à l’unisson du métal et donnent vraiment envie d’aller voir plus loin. Le chant très très appuyé est parfait pour les compos rageuses. Même les petits passages en chant plus clair sur « Skulls in a River Beds » sont bons et surtout bien appropriés au titre. Bon nombre de groupes en abuse mais ici ça passe car c’est fait avec bon goût. Pour ceux qui chercheraient une lueur de répit votre seule chance c’est de coupé le son de votre platine. Je pense que compact est un bon qualificatif pour ce disque, à moins que ce soit efficace?..
Le son est bien gros comme il faut et donne à Warattah toutes les raisons d’espérer le meilleur pour la suite. Espérons qu’il soit au moins aussi bon pour un éventuel album.
Excellent première démo qui ne laisse présager que du bon pour la suite. Avec autant de puissance le groupe doit bien envoyer en live j’ai bien envie de voir ça de mes yeux !!!!!!
Fall Ov Serafim : Nex Lehovae
Quel disque étrange que ce premier opus de Fall Ov Seraphim (le groupe sa faisait appelé Misteltein dans un autre temps et nous avait déjà gratifié de deux albums). Il bien difficile de qualifier la musique du groupe tant elle empreinte des éléments à de nombreux styles. Du black symphonique, pas vraiment, du black/death, pas vraiment, du heavy/Thrash avec un chant black pas vraiment non plus. Atypique et indescriptible cette musique n’est pourtant pas dérangeante, elle est même plutôt assez banale?..
Je sais bien que deux choses se sont contredites dans mon intro mais le paradoxe est bien là. Si la musique est inqualifiable, il est facile pour une oreille un peu connaisseuse de retrouver d’où vienne les plans. Dommages car si l’idée de départ est plutôt louable le rendu final est décevant. A vouloir trop mélanger de choses on se retrouve le bec dans l’eau. Le premier titre par exemple n’est pas symphonique pour un sou alors que le second l’est beaucoup plus. En plus certains passages trop stéréotypés et très lancinant deviennent rapidement pénibles. Et quand un coté un peu trop heavy vient chevauché la dessus on tombe dans un ennuie profond. Dommage car le coté heavy apporte quelques petits solos de guitare agréables mais non pas franchement leurs places dans du black sympho. Plus l’on avance plus l’on s’embourbe. Pris séparément nous avons déjà entendu ça mainte et mainte fois.
Le chant doit être ce qui pèche le plus. Dès qu’un groupe se lance dans le black il s’oriente vers ce type estampillé Dimmu Borgir nouvelle génération, là aussi entendu mainte et mainte fois. Le chant plus death est le seul motif de satisfaction.
Encore une fois dommage car les musiciens derrière font parfaitement leur boulot et ça envoie. Mais le manque d’innovation gâche ce qui aurait put être un excellent album.
La cerise sur la gâteau étant le son qui est parfait et qui donne encore plus un sentiment de regret. Même si il aurait été trop clean pour un véritable disque de black sympho, il sera envier par bon nombre de groupe de Thrash qui rêverait de posséder un tel son.
Finalement sans grand relief ce disque tombera dans les oubliettes. Peut on espérer une lueur d’espoir pour le prochain album, je serais tenter de dire oui. Car si le groupe s’est planté, l’intention de bien faire est là.
En résumé: trop de «déjà entendu » dans ce disque????
Lordi : Get Heavy
Voici donc le premier album du groupe devenu mythique pour avoir gagné l’Eurovision : Lordi. Bien sur tout un tas de questions vont bon train. Qui se serait soucié de Lordi si il n’avait pas été déguisé en monstre, qui se serait soucié de Lordi si il n’avait pas gagné l’eurovision. Trop de questions embrument l’esprit et si le but de ce disque était tout simplement de prendre du plaisir un point s’est tout.
Marchant dans les immenses pas de Kiss, Lordi nous propose avec ce premier essais, un album très rock’n roll. Idéal pour partir en vacances. Tout est au rendez-vous pour hocher de la tête et pour fredonner des refrains entêtant. Oui entêtant car si il y une chose que le groupe sait faire parfaitement, c’est trouver de grosses mélodies qui rentrent par oreille et qui ne ressortira pas de la journée (voir de la semaine). Plus heavy que Kiss, Lordi a su créer son propre style en mélangeant habilement leurs influences respectives. J’aurai eu tendance à dire que le groupe se serait rapproché de Gwar mais cette référence n’est jamais citée.
Revenons a nos moutons la musique. C’est donc face a du gros heavy rock que nous nous trouvons. Si vous cherchez une once de virtuosité, changez de crèmerie Lordi n’est pas pour vous. Ici on fait du titre accrocheur, du gros refrain. Le titre « would you love a monsterman » issu de leur premier EP en est la parfaite illustration. On chante le refrain que l’on le veuille ou non. Il faut dire que bloqué dans des énormes costumes de latex il est bien difficile d’aller vite. Et pourtant chaque titre dégage un personnalité qui lui est propre et il est difficile de s’ennuyer pendant l’écoute (pour peu que l’on soit sensible au genre, ça va de soit).
D’un point de vu production, le son est idéal pour du hardrock. Pas trop propre, pas trop sale. Pas trop moderne, pas trop vieux il donne à ce Get Heavy une accessibilité assez agréable. Pas besoin d’écouter du métal pour l’apprécier.
Maintenant que Lordi dispose d’une bonne distribution en France, jetez vous sur ce premier excellent album. Avec le temps il n’est que meilleur.
Premier essai transformé !!!!!!!!!!!