Chroniques de Julien

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Dimmu Borgir : In Sorte Diaboli

In Sorte DiaboliMieux vaut être directe dans ce genre de chronique. Pour ma part et c’est purement personnel, je n’avais pas du tout accroché sur Death Cult Armaggedon. Trop clean peut être, ou tout simplement pas assez Dimmu Borgir. Résultat je ne savais pas trop comment aborder ce nouvel album. Malgré l’arrivé du légendaire frappeur de Mayhem et un Stormblast 2005 intense dans sa réinterprétation, la capacité a écrire de nouveau quelque chose de bon restait a démontrer. Annoncer comme un concept album In Sorte Diaboli me faisait de plus ne plus peur, a tord……….

Commençons par le concept qui finalement se situe plus autour des paroles que de la continuité musicale. Plantons le décor, nous voilà donc plongé dans un moyen age ou l’on retrouve un jeune homme en proie à des interrogation concernant sa foi. Disciple d’un prête il se détournera peu a peu du christianisme pour allez du coté des ténèbre. Voilà donc en gros l’histoire qui nous est racontée. Même si musicalement il n’y a pas de liens fort entre les titres, on retrouve quand même des petites connections comme une ligne de chant par exemple (merci Silenoz). Mais ce qui est le appréciable c’est que le coté trop grandiloquent qu’avait Death Cult Armaggedon a disparu. Fini l’abus de l’orchestre symphonique a 1 million de dollar. Ici le coté symphonique soutient parfaitement les compos sans les noyer dans un flot mielleux. Comme quoi il ne faut pas abuser des bonnes choses, un c’est bien, trop c’est mal. Résultat l’ensemble dégage nettement plus de noirceur et prend aux tripes. Entre DCA et In Sorte Diaboli il n’y a pas photo. L’un est un album de black et pas l’autre. Je plains les personnes qui ont découvert le groupe il y a deux ans avec un album aussi médiocre. Les riffs de guitares sont eux aussi plus cinglant, on retrouve une bonne cohérence d’un titre à l’autre et même si ce n’est pas un concept album au sens le plus commun, il est bien difficile d’en tirer un titre. Mieux vaut se garder 40 minutes et l’écouter d’un seul et unique trait, le plaisir n’en sera que plus grand.

Et que dire de Hellhammer. Il fallait y arriver mais sans faire offense à ces prédécesseurs, il faut avouer que son apport est colossal. Tout le monde sait que c’est un batteur de génie et ce n’est pas cette présatation qui va le discréditer. Agressif et groovy en même temps, il développe son jeu avec sérénité. L’intro à la batterie sur The Chosen Legacy est monstrueuse et ravie les aficionados du genre.

Toujours en comparaison avec DCA, on note une bien meilleure exploitation du chant clair de Vortex. Plus discret mais également de meilleure qualité, ses interventions s’accordent parfaitement avec le chant de Shagrath. Pour faire simple on va dire qu’il est plus dedans.

Juste pour finir, on peu dire que l’on retrouve un interlude symphonique/médiéval au milieu du disque qui est de toute beauté.

Voilà sans dire que le disque rivalise avec les premières productions du groupe, on peut tout de même que Dimmu Borgir a regagné ses galons de groupe de vrai groupe de black symphonique. Reste que l’album peut tout de même postuler au rang de troisième meilleur album dans la discographie du groupe.

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