Machine Head : The Blackening
Il est clair que commencer sa carrière avec un album comme Burn my Eyes est plus ou moins un cadeau empoisonné. On vous rabâche sans cesse que vous êtes bien loin de votre forme d’antan, que vous êtes corrompu par l’argent et j’en passe. C’est vrai que parfois Machine Head a essayé de faire ce qui était à la mode (non je ne vise pas Supercharger), mais il faut aussi dire que le groupe a su se forger une réputation bien mérité avec une discographie dans l’ensemble plutôt bien fourni. Hormis deux « faux pas », il n’y a que des bombes et le retour en forme du groupe est marqué par un Through The Ashes Of Empires de folie.
Mais voilà comment allait se présenter ce nouvel opus tant attendu. Il ne faudra pas plus de quelques minutes pour se faire idée. Passé l’intro assez énorme qui n’est pas sans rappeler celle d’Impérium nous voilà plonger dans le monde de Robb Flynn. Certains magasines ont titrés l’album thrash de la décennie et j’ai envie d’abonder dans ce sens. Fini les errements du Supercharger, Machine Head nous offre un album complexe, une usine a riffs. Les dix minutes de « Clenching The Fists Of Dissent » ne sont que du bonheur. On y retrouve tout : des soli aussi énormes les uns que les autres, des rythmiques d’une puissance phénoménale, les passages ou le publique pourra s’en donner à c?ur joie et le plus important une écriture tellement parfaite que l’on a même pas l’impression que l’on vient de se prendre dix minutes de thrash pur jus. Si seulement il n’y avait que ce titre mais l’ensemble de l’album est construit ainsi. 8 titres pour 60 minutes, vous voyez le tableau. Mais véritablement le point fort, et je vais me répéter, c’est que l’on pourrait avoir des passages a vide comme sur certains disques de prog’, mais la pas la moindre du monde. Ce disque va mettre tout le monde d’accord. Outre les variations de tempos, Robb se fait un malin plaisir a démontrer l’étendu de son talent vocale. Varié et toujours d’un rare intensité son chant se place toujours bien dans les compos musclées du groupe. Hargneux ou clair il mettra lui aussi tout le monde d’accord. Comme a son accoutumé le groupe nous a concocté un son un petit oignons. Identifiable entre mille et tel un rouleau compresseur, il met un point d’honneur a se vouloir toujours plus puissant. Vous avez dit « gros son » ???????!!!!!!!!!
Et comme si ça ne suffisait pas, l’édition limitée contient bon nombre de supplément. La majeur a mes yeux c’est le reprise de Battery de Metallica. D’une rare violence elle donne un regard plus neuf sur la compos qui se voit revisité sur le second solo. Le chant de Robb est ultra agressif et rend très bien sur ce covers qui lui va comme un gant. En plus du titre en plus vous aurez le droit a un petit DVD sur la génèse de cet album ainsi que divers vidéos qui sont destiné au fans.
Un disque sans rival en cette première moitié 2007. Probablement le plus abouti du groupe qui y aura mis toutes ses tripes. Reste a attendre la venu du groupe et j’avoue avoir bien envie de me faire un petit Battery version Machine Head dans un pit de folie !!!!!!!!!
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