Archive for June, 2007
Soon : End Isolation
Voilà un disque dont je ne sais pas trop quoi faire. Est-ce génial, ou est-ce passablement mauvais ? Le doute est permis car la réponse diffèrera forcement en fonction de l’auditoire. Tentons de rester objectif face à un disque si particulier. Le moins que l’on puisse dire est que Soon et son « End Isolation » ne laissera personne indifférent, que se soit en bien ou en mal.
Formé en 2000, le groupe a réussi a se forger une carte de visite plutôt impressionnante en enchaînant des dates en compagnie de groupes plus ou moins prestigieux. Tout cela sans véritable album a défendre, c’est fort ! L’à priori est donc plutôt favorable au groupe. Mais lorsque je glisse la galette dans mon lecteur, je suis étonné par ce que j’entends. Nous voilà en présence d’un mélange entre du rock et du métal. Cette formation est classée avec des groupes comme The 69 Eyes, je cherche encore pourquoi ! En effet, le côté rock est bien là, on a même droit à des ambiances gothiques à caractère mélancoliques, mais le côté métal est un peu mou du genou.
Les morceaux sont simplistes au possible. Les refrains sont sans grandes innovations, les mélodies pas bien recherchées et les riffs « métal » sont tendres et ne déclanche aucunes envies de headline ! Malgré cela, les arrangements sont de qualités. L’aspect gothique, apporté par une certaine mélancolie bien palpable, est rendu efficacement. Les ambiances sont véritablement intéressantes et c’est dans ces moments là que la balance peut pencher du bon côté pour le groupe. La masse compacte et monocorde du disque peut prendre tout son sens avec ces orchestrations. On peut même parler de génie, ce terme ne serait pas usurpé. C’est un style qui ne me plait tout simplement pas, mais il y a des tas de gens qui accrocheront, tant mieux pour la formation.
Méfiez vous de ce disque qui a été catalogué a tord dans un registre qui ne lui ressemble pas forcément. Soon a réalisé un album qu’il vaut mieux écouter avant d’acheter, mais il y a fort a parier que « End Isolation » va se trouver des fans…
Graspop 2007 - 22, 23, 24 juin 2007
Cette année le Graspop se montre comme un temple de l’histoire de notre belle musique. On y retrouve ainsi des groupes mythiques (Aerosmith, Iron Maiden, Slayer, Korn et bien entendu Ozzy Osbourne), des groupes confirmés (Children Of Bodom, Chimaira, Black Label Society etc?) et des groupes en devenir comme Korpliclanii. La liste est tellement impressionnante qu’il était quasi impossible de tout faire. L’organisation le permettait (sauf peut être si l’on souhaitait voir Therion et Blind Guardian bizarrement programmé en même temps) mais pas les jambes. Il faut trouver le temps de manger de boire une petite mousse quand même. Tout pour le confort des metalheads venus en masse. Accès en train facilité par sa gratuité, mise a disposition de navettes entre Mol et le site du Graspop. Nickel.
Des notre arrivé nous voilà donc immergé dans ce qui va être une grande messe de 3 jours. A peine le temps de poser qu’il faut y aller. Bien que le premier jour soit le moins dense, la soif nous guette et la petite « mort subite » nous appelle. Allez let’s go !!!!
Voila le premier concert de mon Graspop 2007. J’avoue que je ne connaissais pas vraiment la musique du groupe et que c’est plus par curiosité que je me suis rendu. Bien m’en a pris car les américains ont bien mis le feu aux poudres. Le constat est évidement les petits plats ont été mis dans les grands. Le son est colossal et il permet d’en profiter véritablement. Les 40 minutes défilent rapidement et le publique est bien en jambe. Il le faut car la journée ne se terminera pas avant 2h30 du matin.
Courons, courons nous n’avons pas plus de quelques minutes pour nous rendre la scène Marquee. Le show d’Epica a déjà commencé. Les hollandais jouent clairement à la maison au vu de la chaude ambiance. Ayant déjà vu ce show a mainte reprise je ne peux que rester un peu de glace face a une prestation certes bien huilée mais qui manque d’humanité. Les titres des 2 premiers albums s’enchaînement de façon assez classique. La belle Simone joue avec son ventilateur et régale les premiers rangs mais c’est au niveau du chant de Marc que l’on est surpris. Plus aigue que d’habitude on dirait une sorte de chant à la Dani Filth mais sans effet. Disons que les 40 minutes imparties sont passées la aussi rapidement mais l’on attend le prochain album avec impatience et surtout un renouvellement dans le show.
Avant de venir j’avais jeté une petite oreille sur le nouvel album de Chris Cornell afin de voir ce que ça donnait en solo. Je n’avais donc pas trop d’a priori quand a voir se prestation live. C’est probablement ma plus grosse déception. L’ancien frontman d’Audioslave et Soundgarden nous a offert une prestation bien médiocre. Autant c’est un très bon chanteur autant là il a hurlé du début jusqu’à la fin et il a du casser pas mal d’oreille. Son micro était bien trop fort ce qui rendait l’ensemble assez indigeste. Pourquoi avoir forcé autant ? La peur de passé pour mou ? Cette fois ci l’heure paru longue. Reste que le titre issu de la BO du dernier James Bond passe assez bien live car il n’y a pas eu de quoi hurlé dessus??
Programmation étonnante. Voir un « guitar hero » dans un festival de métal a tout du pari. Il ne faudra pas plus de quelques minutes pour me faire mentir. Le guitariste chauve va mettre le feu. La set list étant plutôt classique, le publique se montre réceptif. Il faut dire que Satch est plutot communicatif. Le petit jeu avec le publique qui consiste a faire chanter des note de guitare passe bien et les fans du genre se régale. Le son est la aussi colossal. C’est une habitude chez Satch mais la, même sous un chapiteau ça pète.
Peut importe le temps, les nombreux fans venus en masse étaient bien présent et se sont fait entendre. Il faut dire que le show a été à la hauteur de l’attente. 2h de tubes non stop. Le groupe donne au public ce qu’il veut et le publique ne boude pas son plaisir. Steven Tyler et sa bande sont en bonne forme et même un chute (volontaire ???) n’empêchera pas le frontman de tenir la note. 30 ans après son premier album le groupe tient son rang et régalera l’audience. Mention spéciale pour « Walk this way » et « Love in an elevator »
Levé depuis 6h du matin je commence a être bien mort quand arrive Bilnd Guardian sur les coup de 1h20 du mat. Visiblement je ne suis pas le seul a lutter. Mais lorsque que déboule le groupe que l’on se prend un bon « Into the Storm », ça réveille. Hansi est bien en voix contrairement à la date de Paris mais il ne manquera pas de faire une remarque sur l’heure tardive de leur passage. C’est vrai qu’on aurait bien viré Papa Roach qui a été à la limite de se faire huer pour y mettre un bon Blind guardian en Main Stage. Tant pis son courroux passera rapidement lorsqu’il a vu que les fans étaient encore la en masse pour chanter et ceux malgré le fait que Therion jouait en même temps dans l’autre Marquee. Le set a été relativement classique. Beaucoup de Nightfall, un titre du dernier album, « Bard’s song » et pas de « Majesty ». Je dois dire que pour moi qui n’avait vu Blind Guardian qu’une fois en concert avant ce Graspop, je rêvais d’entendre « Bard’s song » chanter par plus de 1000 personnes. Mon v?u a été exaucé et le c?ur du groupe c’est réchauffé encore un peu plus. Le petit jeu sur « Vahalla » a été de rigueur, le publique reprenant le refrain avec un simple accompagnement de batterie et le final avec « Miror, Miror » est excellent. Je ne comprends pas pourquoi nous n’avons plus le droit a « Majesty » qui a encore été réclamé mais bon ça reviendra sûrement avec le temps. Allez 2h30 il est temps d’allé se coucher (enfin d’aller au camping??)
Rien de mieux pour se réveiller qu’un bon coup de Lamb Of God. Au vu du premier jour j’avais hâte de revoir les américains avec un vrai gros son et pas un pseudo soupe comme nous avions eu à Bercy lors de Unholly AllianceII. Le son était bien au rendez vous et le publique aussi. Le pogo est lancé mais c’est surtout l’excellent « Walk With Me In Hell » que j’ai pris toute la mesure du groupe. Pauvre riverains qui ont entendu ça. A leur place j’aurais eu peur en entendent un horde de metalleux chanter le refrain. Miam Miam !!!!! Début de journée oblige le set ne sera que d’une quarantaine de minutes, suffisant pour nous achever avec leur meilleur titre « Redneck », que Randy Blythe ne manquera pas de dédicacé a ses potes de Bloodsimple qui ont du malheureusement déclaré forfait à la dernière minute.
Le temps de se taper une barquette de frite et une bière et Stone Sour se met en place. J’avais déjà vu le groupe la semaine précédente à Paris et le souvenir d’une Corey Taylor déchaîné était encore bien présent dans ma tête. Voyons ce que va donner le groupe avec un set, lui aussi, d’une quarantaine de minutes. Eh ça le fait. Les belges voient plus Stone Sour comme un groupe et tous les tubes du groupe y passent. Corey Taylor est excellent comme a son habitude bien qu’un plus en retenu. Mais ca lui va aussi il finira quand même le set torse nu. Il s’amuse avec son publique comme a son habitude et des titres comme « Reborn » ou « Get Inside » qui sont taillés pour le live font d’autant plus mouche en festival. En revanche sur « Through Glass » Le frontman se permettra un taquet à l’ encontre organisateurs du Graspop qui ne semblaient pas chaud pour qu’il fasse une balade. J’en doute, il devait être bourré?? l’heure tourne et Stone Sour s’en rentre avec la sensation du devoir accompli.
Gros trou dans cette après midi qui permettra de reprendre des forces avant d’aller voir l’un des groupes que j’attendais le plus. Pour ceux qui n’ont pas suivi l’histoire Heaven And Hell n’est autre que Black Sabbath avec Dio au chant. Seulement voilà ils n’ont pas le droit de s’appeler Black Sabbath alors ils ont pris le nom de leur titre phare comme pseudonyme. Pour la première fois de ma vie je vois le grand Tomi Iommi, le légendaire gaucher aux phalanges coupées. Plus qu’un pincement au c?ur, ceux sont des frissons qui parcourent mon corps. La pluie a été battante sur le chemin entre le camping et la Main Stage mais que cela a été bon. Le groupe a disposé d’un son tellement cristallin que l’on aurait cru entendre le CD mais remixé avec un son énorme. Le groupe ne disposera « que » d’une heure mais malgré la pluie le publique ne s’y trompe pas et réserve un accueil extraordinaire. Ca chante sur chaque refrain et chaque note transcende un peu plus le publique frigorifié. Le groupe se permettra même un petit rappel qui finira en beauté ce concert inoubliable.
Allez c’est encore l’heure de manger avant d’aller voir Dimmu Borgir sans le grand Hellhammer. Il est remplacé pour l’occasion par Tony Laureano qui assura bien l’intérim. Le groupe est très en forme et est la pour défendre férocement son nouvel excellent album. Même j’attends de voire le groupe cet automne avec son vrai batteur, on peut déjà se rendre compte de la puissance d’un titre comme « The Chosen Legacy ». La foule est résolument conquise et ça se comprend. Ca doit bien faire deux ans que je n’avais pas vu les norvégiens et le show m’a vraiment convaincu. Le vieux titres de Stormblast ou les plus récent de Death cult Armageddon passent aussi bien les uns que les autres. Le publique suit Shagrath dans ses entrains et le concert prépare bien pour Maiden. Le final et « Mourning Palace » est comme a chaque fois une véritable tuerie même si certains sont partis avant la fin afin de choper une bonne place pour Maiden (ce qui se comprend).
Voici le clou de la soirée, Iron Maiden. Cette fois personne de dors, personne ne rentre au camping, tous les monde est là et bien là. A voir le nombre de tshirt Maiden, la foule est déjà toute acquise. Il ne reste plus qu’à savoir le contenu de la set list. J’avoue que la perspective de me refaire un concert entier avec l’intégralité du dernier album ne me réjouissait que moyennement. Une fois oui, deux fois non. Horreur le concert s’ouvre sur le premier titre du dernier album, puis le second, puis le troisième. J’en vois plus d’un qui, comme moi, commencent a faire la tête. Heureusement la passion aura raison et les premières notes de « Watchild » feront se dissiper tous les doutes (légitimes non?). Ensuite hormis 2 autres titres de A Matter Of Life and Dead ce ne sera que du tube. La machine de guerre Maiden est en marche et nous avons droit a tout ce qui fait le charme d’un tel concert. Un Bruce Dickinson étincelant comme a son habitude, une rigueur métronomique, un drapeau agité sur « The Trooper », des jongles de guitares du bon Janick Gers, tout y passe. Mais ce que j’attendais plus que tout c’est bien évidement « Fear Of The Dark ». Je ne me suis pas trompé, le publique était à la limite de se prendre « bras dessus, bras dessous » pou chanter d’une seule voix ce mythe du métal. Tout simplement époustouflant. 100 000 personnes se sont croisées durant ce Graspop 2007, bon nombre était là pour Maiden. Dickinson a fait la même promesse à la Belgique que celle faite a Bercy l’an dernier, celle de revenir prochainement avec la tournée Powerslave, la classe. On attend ça. On comprend mieux en ayant vécu ce moment pourquoi un festival est magique. Même dans un stade plein a craqué on ne peut retrouvé un telle ambiance?? Allez c’est l’heure d’aller ce coucher, le dimanche risque d’être long, très long??.
Que le reveil a été dur, pourquoi avoir mis Devildriver si tôt. 11h25 c’est pas une pour commencer une concert. Et pourtant la foule est déjà présente en masse. Dez nous avais dit en interview son plus grand souvenir c’est le circle pit qu’il avait déclanché l’année dernière a ce même Graspop. Il l’a redit en live, c’est une compétition pour lui, il veut avoir la palme du plus grand circle pit. En possession de la Main Stage il déclancha pas un mais bien deux circle pit gigantesque. Ahurissant. Sinon musicalement quand même, le groupe a puisé dans ces trois albums et le moins que l’on puisse dire c’est Devildriver est taillé pour le live. Dez sait capter l’attention de son publique et le publique lui rend bien. Au moins comme la veille, nous sommes bien sure d’être bien réveillé, les rythmiques brise nuque du groupe ont mis tout le monde d’accord. Mais ce qu’il faut savoir c’est qu’il y eu une double dose de Devildriver car le groupe a joué la veille en tant que suppléant de Bloodsimple. La classe !!!!!!
Juste le temps de manger et de boire un coup (bah oui le festival c’est aussi boire et manger) et c’est au tour d’un autre groupe brise nuque de faire son entré sur la main stage. J’avoue j’ai lâchement loupé les deux premiers titres mais je n’ai pas manqué une miette du reste. La première chose qui m’a marqué c’est l’étonnante sobriété de Mark Hunter entre les morceaux. Il prend le temps de parler calmement a son publique et le publique en redemande. Bien entendu les titres des deux derniers albums sont mis en avant et pour ma part ça me convient tout a fait. Les morceaux plus recherchés de Résurrection sont une vrais boucheries en live et il me tarde de les voire dans une salle parisienne. Voilà quarante, encore trop court, petites minutes et puis s’en va. La nuque commence à être bien chaude et ce n’est pas fini.
Après un ou deux titres de Mercenary je reviens sur la main stage afin d’être idéalement placer pour voir l’un des autres groupes que j’attendais avec impatience, Black Label Society. Eh oui le groupe n’a pas jugé bon de faire une halte en France pour la tournée de Shoot To Hell, alors je me déplace en Belgique pour en prendre plein les oreilles. C’est simple le set a été une tuerie du début jusqu’à la fin. Un peut dommage que l’ami Zakk chantait un poil faux, mais il ne semblait pas au mieux de sa forme vocalement parlant. En revanche il n’avait pas mal au poignet. Nick Cantanese fait monter un petit garçon sur scène ce qui a le dont de faire réagir le publique. Le metalleux en herbe aura l’immense privilège de pourvoir « gratter » la guitare de Zakk Wylde, veinard. Les titres couvrent une bonne partie de sa discographie et le publique connaît sur le bout des doigts les refrains simple mais efficace du groupe. La mention spéciale revient a « Suicide Messiah » ou le refrain au mégaphone fait mouche.
Le groupe arrive clairement en terrain conquis. Il faut dire que le heavy très chantant du groupe est idéal pour ce genre de rendez-vous. C’est la pluie qui est également au rendez-vous mais bon il en faudra plus pour que les fans s’en aillent. Ne m’étant penché que sur le dernier album j’attendais ces titres avec impatience. Je vais être servis avec le titre éponyme et surtout « The Fire Burns Forever ». Joacim Cans nous prouve que c’est un super chanteur dans le genre et je suis assez impressionné par sa maîtrise vocale. Une bonne mis en bouche avant la fin de soirée Children Of Bodom et Ozzy.
Je dois remercier le groupe qui a exhaussé mon v?u ? J’ai eu droit a mes deux titres favoris sur Follow the Reaper et en live ça pète. J’en ai eu les poils qui se sont dressés sur mon bras. La set list a été tout simplement monstrueuse. Les 3 derniers albums sont clairement mis en avant et ça fait mal. Dommage que le teint un peu blafard d’Alexi laissait présager qu’il n’était pas au mieux de sa forme. On le sentait taquin avec sa gratte et réservé au niveau du chant. Résultat un chant « soft » qui est probablement le meilleur qu’il est fait depuis que je vois COB en live. Publique toujours impeccable et les « Are You Dead Yet » est bien puissant a souhait. « Mask Of Sanity » est un super morceau et la prestation live est de bonne facture, dommage qu’il est fait parti d’un medley (j’ai horreur des medley) mais bon le refrain a bien pété donc on leur pardonnera. Allez il est temps de manger un morceau et d’aller faire l’interview avec Henkka et surtout de choper une super bonne place pour le maître de de ce festival Ozzy Osbourne !!!!!!
Grâce a l’apport du Madman, le Graspop a explosé son record : 100000 personnes pour chanter les hymnes de l’un de personnages les plus mythique de ma musique. Le show sera a la hauteur de l’événement. Evidement quand je dis ça, il faut bien comprendre que Ozzy n’a pas plus vingt et plus beaucoup de neurones. Malgré tout la prestation est excellente. Sur les deux premiers titres le Madman est en grande forme. Ozzy bouge et fait surtout s’élevé un ch?ur puissant de la fosse. Le refrain de « Bark At The Moon » a du faire trembler plus d’une maison avoisinante. La liste exhaustive des titres est inutile, tout le monde connaît la set list. Seul deux titres du derniers opus viennent se perdrent dans ce déluges de classique. Dommage qu’il est choisi la balade « Here For You » en lieu et place c’un excellent « I Don’t Wanna Stop », mais bon. La furie a probablement su être a son comble lorsque qu’Ozzy annonce que le prochain titre est un titre de Black Sabbath. « War Pigs » sera chanter du début à la fin par une foule de fans venus des quatre coins de l’Europe. Ozzy se fait vieux et doit se reposer, c’est au tour de Zakk de faire son show. 10 minutes de solos a force c’est quand même lourd, mais bon face au nombres de tubes que nous avons eu on peut l’excuser. Ozzy reviendra avec son fameux « seau d’eau ». Pour nous qui sommes trempés jusqu’au os ce n’est pas quelques gouttes de plus qui vont changer la donne. Sacré Ozzy. Le spectacle s’achèvera avec le culte de chez culte « Paranoid ». La foule donnera ses dernières forces avant d’aller finir les bières restantes. J’aurais au moins vu ça une fois dans ma vie je suis un homme heureux.
Un grand bravo a l’organisation qui a su nous offrir un festival qui restera a coup sure, culte. Des excellents souvenirs, pas de problèmes pour rentrer en France. Le bonheur a 4h de train de chez vous c’est possible il se trouve a Dessel !!!!!!!!!!!!!!!!!!!
No commentsInterview : Children Of Bodom

Pendant que certains vont voire Slayer je me rend a mon petit rendez-vous avec Henkka T. Blacksmith. Les petits enfants d’Espoo ont mis le feu au Graspop 2h avant et c’est l’occasion pour moi de discuter un peu avec la bassiste du groupe qui n’en fini pas de monter. Mais qu’en pense t’il ?
1) Tu es un grand fan de Slayer, pensais tu un jour partager un affiche avec eux lorsque tu as débuté avec COB (cf Unholly Alliance II) ?
Tu sais j’ai appris la musique en jouant des morceaux de Slayer. Lorsque nous avons crée Children Of Bodom, nous n’avions pas de but prédéfini. D’avoir l’opportunité d’ouvrir pour Slayer, c’est un rêve qui devient réalité. Mais étant donné que nous sommes partis en tournée ensemble, nous avons eu la chance de les côtoyer. Kerry King est un ami maintenant, je ne vois pas ce que je peux espérer de mieux (il sourit).
2) Je trouve que ?Are You Dead Yet?? est un album a consonnance plus Thrash que les autres, est-ce la nouvelle voie empreinté par le groupe? Avez-vous des nouveaux titres de prêts ?
Pour moi il n’y a pas vraiment de différence entre « Hate Crew Deathroll » et « Are You Dead Yet ? » (il sourit). Pour moi ça reste un disque de Children Of Bodom. Pour le prochaine album rien de changera. Nous sommes les même personnes, dans le le même groupe et nous n’allons pas changer.
Oui nous avons déjà cinq titres de prêts. Nous en avons déjà enregistré un, il y a un mois environ qui sera sur une compile qui sortira au Etats-Unis. Je ne sais pas si ça sortira en Europe mais ce qui est sur c’est le titre est bien là.
3) En parlant de single, comment vous est venu l’idée de faire un reprise de Britney Spears ?
Quand tu fais un reprise tu dois vraiment la faire de façon différente. C’est vrai que tu peux faire des reprises plus métal comme Slayer ou Judas Priest ou encore Metallica. Nous voulions faire une reprise de quelque chose de drôle. Si tu reprends Painkiller, tu ne peux pas trop en faire quelque de drôle, le titre est déjà assez bon comme ça. Il n’y aurait eu que le chant de changer. Nous avons vraiment cherché a faire quelque chose qui n’avait jamais été fait avant. La il y avait beaucoup de chose a changer et c’était beaucoup plus drôle a faire. C’est une idée de mec bourré (il rit).
4) Et pourquoi ne pas la jouer en concert, ça serait marrant de voire un horde de metalhead chanter du Britney Spears.
Euh non, il y a déjà trop de personnes qui chantent cette chanson (il rit bien fort)
5) Que représente l’esprit du métal pour toi ?
C’est tout pour la musique. Si tu as un mauvais jour tu mets un coup de métal et après ça va beaucoup mieux. Un petit coup d’In Flames, d’Hatebreed, de Slayer ou de ce que tu veux et ça repart. Mais je suis sur que c’est même chose pour toi et pour beaucoup d’autre personnes. C’est la meilleure des thérapies pour aller bien !!!!!!!
6) Aurais tu un souvenir a nous faire partager ?
C’est vraiment le fait d’avoir la chance de pouvoir ouvrir pour Slayer. La tournée au Etats-Unis a été énorme, c’est un souvenir unique.
Sinon un mauvais c’est lorsque qu’Alexi s’est cassé le bras pour la seconde fois au mois de janvier, nous ne savions pas si il pourrait rejouer un jour, ce qui aurait conduit à la fin de Children Of Bodom. Mais bon je ne garde que les bons moments et il y en a eu beaucoup, beaucoup. Tu sais nous avons vraiment débuter comme un petit groupe du coin. Un jour on nous a dit que nous allions ouvrir pour Deicide. Et la on s’est dit « putain on ouvre pour Deicide, mais comment c’est possible !!!!!! ». Pareil au Japon, nous avons ouvert pour Rob Halford, et la tu dis « putain on ouvre pour Rob Halford, mais comment c’est possible !!!!!! ». Et après nous avons ouvert pour Megadeth??.. (il laisse un blanc et rit). Et nous venons de jouer dans un festival ou nous avons joué après Megadeth et avant Ozzy Osbourne, c’est fou (il sourit malicieusement).
7) Arrives tu a imaginer l’étape suivante pour le groupe ?
Ola non. Ah si ouvrir pour Metallica est la plus grosse chose qui puisse arriver dans le métal. Mais pour moi Slayer est plus important, donc mon rêve d’adolescent est réalisé (il sourit). Evidement j’apprécie leur musique et je les respecte énormément mais je n’ai jamais acheté leur disque.
Tu sais qu’un jour peut être vous serez la tête d’affiche et Slayer jouera avant vous. C’est ce qui c’est passé en France, Slayer a joué avant Slipknot lors de la première Unholly Alliance.
Tu deconnes !!!!!!! Tous les rêves sont permis alors !!!!!!!!!!! ( avec un ton humble).
9) Un dernier mot pour les fans français?
J’adore la France, vous avez les femmes les plus belles du monde. Un jour je me marierais avec une française. Merci a vous pour votre soutien !!!!!!!!!!!!!!!!!!
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No commentsOzzy Osbourne : Black Rain
Tendons l’oreille, ne serait-ce pas le nouveau Black Label Society que j’entends? Tiens tiens, on retrouve Ozzy en guest dès l’ouverture de la galette. Mais non, c’est bel et bien le nouvel album de notre Madman préféré. Il aura fallu 6 années pour voir Ozzy accoucher d’un successeur à l’assez moyen Down To Earth. Mais cette fois les premières notes et surtout les premières phrases du couplet de « Not Going Away » lèvent toute équivoque, nous allons avoir affaire à un bon album, voire à un très bon.
Ce qui fait évidemment plaisir, c’est de voir Ozzy dans une forme olympienne. Sobre de son propre aveu, il donne une seconde (voire une troisième) jeunesse à sa carrière. Nous retrouvons dans cet album tout ce qui a fait la renommée du lascar. Et pourtant ce disque sonne très moderne en même temps (à l’exception peut-être de « Lay Your World On Me » qui sonne plutôt 80’s). La faute à un Zakk Wylde en grande forme. Si je me suis permis la petite blague d’intro, c’est que l’on retrouve par moment ce qui fait la force de Black Label Society mais mis au service du mentor. On y retrouve de la rythmique ultra heavy, la légendaire harmonique sifflée, du solo ravageur et un coup d’harmonica. Du bonheur quoi. Le temps où Ozzy faisait le pitre en exhibant sa famille de fous est bien loin, place à l’icône des foules. Il faudra s’y faire, Ozzy is back et ça fait mal. Reste à savoir si sa prestation scénique sera à la hauteur ce qui n’est pas une évidence mais du moment qu’il chante juste ça ira.
Ce disque se décompose en deux parties assez distinctes. C’est dans la première qu’on retrouve les morceaux les plus péchus. Ce sont ces titres qui sont le plus typique de Zakk Wylde. « I Don’t Wanna Stop » est l’archétype même du titre heavy métal. Gros refrain, grosse rythmique, tout ce qui est nécessaire à un bon « brisage » de nuque en règle. La seconde partie de l’album est plutôt orientée balades et mid-tempos. C’est dans cet exercice qu’Ozzy se sent le mieux et l’on pourrait se croire revenu dans un passé glorieux où le grand Randy était encore en vie. Même si l’on pourra noter des similitudes avec des titres passés, on ne peut qu’être touché par la beauté d’un titre comme « Lay Your World On Me ». Au final seul le dernier titre est passable et clôt bien mal cette excellente galette.
La production est très moderne et le son colossal ferait tomber plus d’un mur à fort volume. On est bien loin des années 80, ici ça cogne dur et le live risque de faire aussi mal.
Un dernier mot sur les deux autres compères du Madman, Rob Nicholson assure comme une bête et Mike Bordin devrait peut-être essayer de trouver un groupe supplémentaire car son groove nous manque a tous.
Un retour en fanfare pour l’une des icônes de la musique. Sans égaler les albums d’un passé bien lointain maintenant, ce Black Rain n’en reste pas moins un excellent album qui fera oublier sans peine la déconvenue du précédent album.
A posséder un point c’est tout !!!!!!!!!!!!!
DevilDriver : The Last Kind Words
La sortie d’un nouvel album de Devildriver c’est toujours l’occasion de retrouver l’ancien frontman de Coal Chamber en grande forme. Avec le groupe c’est simple, c’est toujours plus haut toujours plus fort. Ce n’est pas cette nouvelle galette qui va me faire mentir. Même si il n’y aura aucune révolution musicale, il y aura beaucoup de nuques brisées et ça Dez il aime ça.
C’est vrai que l’on ne pourra pas crié au génie ultime en écoutant ce disque mais l’envie de se lancer dans un pit en furie est bien présente. Peut être une peu moins brutal dans sa composition que le bien nommé The Fury Of Our Maker’s Hand, ce disque marque une véritable volonté de se faire plaisir. On y retrouve des petits passages bien agréables de quelques secondes de répit, avant de se reprendre une bonne dose de Devildriver pur jus. Les riffs sont donc par moments plus mélodiques et le groupe ne s’en cache pas mais pour ce qui est du chant point de mélodique dedans. C’est du Dez 100% et le bougre en a dans le coffre. Ca va encore donner sur scène cette petite histoire là.
Il est vrai que le style du groupe s’affirme un peu plus a chaque nouvel album. On passe d’un véritable exutoire (l’album éponyme) à quelque chose de plus travaillé et de plus recherché. Les guitares fusent et le batteur se donne sans compter mais dans un esprit très compact ce donne au final un disque assez complet. Ceux qui ont aimé les deux opus précédents vont s’y retrouver et des gens qui n’avaient pas trop accrochés pourront être séduit par des titres plus accessibles comme « These Fighting Words ». Le coté mélodique et le refrain y sont plus prononcé sans pour autant en dénaturer l’agressivité. Je dois reconnaître que je ne voudrais pas être une des cymbales de John. Elles ont du finir en miettes à la fin de l’enregistrement.
Si l’on regarde au dos de l’album on remarque que c’est le devenu légendaire Andy Sneap qui a géré le mixage de ce nouveau Devildriver et ça s’entend. Le son est à la hauteur des immenses exigences de Dez Fafara et il fera trembler plus d’un mur de metalleux (et de voisins malchanceux).
Pas de révolutions mais plutôt une évolution agréable. L’année dernière le groupe avait déclanché le plus grand circle pit du Graspop, il y a fort a parier que ça sera la même chose cette année avec les titres de ce nouvel album.
No commentsStone Sour + Ill Niño - Bataclan 2007
Voila il aura fallu attendre presque 1 an avant qu je retourne voir Stone Sour en concert. Même endroit, même ferveur et surtout cette fois en headline afin de ne pas faire d’ombre a qui que ce soit. Le groupe se retrouve donc dans le Bataclan en compagnie d’une horde de fans qui ne reconnaît même pas Roy Mayorga lorsqu’il passe devant et qui n’a même pas remarqué que le groupe mange quelque 10 mètres plus loin. Enfin ce n’est pas la seule aberration de la soirée. Pour scander « Corey, Corey » en lieu et place de « Stone Sour, Stone Sour » enfin on y reviendra. En attendant nous voilà en compagnie de Ill Niño qui a la lourde tache d’ouvrir les hostilités.
Je dis lourde car le groupe c’est fait avoir cette fois. Après avoir privé Zuul Fx d’un son correcte lors de leur date a l’Elysée Montmartre, il se retrouve avec un son d’une assez mauvaise qualité. Si bien que certains morceaux sont vite passés à la trappe. Pas forcement très fan de leur métal latinos le temps se passe sans grande conviction. Le public se montre plus ou moins réceptif mais le son montre ses limites et les petits plus donnés par le percussionniste ne sont que très peu palpables. Venu sans actualités le groupe puise dans ses trois albums avec plus ou moins de réussite mais au final les titres essentiels sont là. Allez vite, vite on change le plateau et on envoie Stone Sour.
Voila donc les maîtres de la soirée. Déjà électrisant sans être sur scène, le groupe déchaîne un raz-de-marée lors de son entré. Corey Taylor et sa nouvelle coupe de cheveux sont a bloc et la salle quasi comble donne sa pleine mesure des les premières notes de « 30/30-150 ». Le groupe n’a pas plus d’actu que Ill Niño mais il se passe clairement quelque chose entre l’audience et le groupe en pleine forme. Le son est bien meilleur que pour la première partie et l’on en a pour son argent. Corey Taylor est en super forme et il se donnera jusqu’à l’épuisement. La dernière fois le groupe été venu pour nous présenter en avant première son nouvel album et certains titre comme « Reborn » manquait d’une foule un liesse. Cette fois ça envoie de le gras et autant le groupe que la foule s’en donne a c?ur joie. Ca hurle REBORN a tous bouts de champs. Excellent. Le fameux moment ou Corey prend sa gratte tout seul pour les balades est unique. Il joue avec le public qui ne chante pas assez fort pour lui sur « Bother ». Le set se déroule sans peine (mise a part la gratte de Corey qui a lâché) et vient le grand moment, le rappel. Alors pourquoi scander Corey au lieux ce Stone Sour (nous y revoilà). Lui-même s’en amuse ne intercalant entre deux Corey un grand SUCKS. Il n’est pas le seul a jouer dans Slipknot et il n’est pas tout seul sur scène?. Enfin à la demande général le groupe fini sur l’excellent « Get Inside ».
Le groupe sortira pour rejoindre le tour bus devant une horde de fans réclamant photos et dédicaces. Le groupe se prêta au jeu bien que le pauvre Corey soit a bout de force. Merci a Stone Sour pour ce super show et on se revoit au Graspop !!!!!!!!!!!!!!
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