Archive for July, 2007
Nile : Ithyphallic
Nile fait partie de ces groupes qui ne laissent personne indifférents, pour la simple et bonne raison qu’ils possèdent ce petit truc qui fait la différence. En effet, qui aurait pu imager que l’on puisse mélanger du gros death métal bien brutal avec des ambiances égyptiennes ! A l’époque, ça ne serait venu à l’idée de personne, sauf dans l’esprit inventif de Karl Sanders et ses potes. Quelques années et quelques albums plus tard, le groupe nous revient en pleine forme avec Ithyphallic, premier acte de l’ère Nuclear Blast (vous verrez, ça a son importance).
Ce disque n’est pas facile d’accès, ceux qui avaient été déçu par l’opus précédent risquent de mal digérer cette écoute. Beaucoup de similitudes de prime abord entre les deux réalisations, mais au final il y a quand même des différences. Les ambiances typiques qui ont fait la renommée du groupe sont plus discrètes et c’est bien vrai que ça manque un peu. Mais l’avantage de ce disque est son aspect ultra compact qui en fait un véritable bloc de granit massif. C’est sur ce pont que l’on doit faire un choix, rester dans le passé ou accepter cette nouvelle mouture qui est différente, mais quand même excellente.
Bien que cet album ce montre différent, on retrouve dans Ithyphallic les traits du groupe. Prenez par exemple « The Infinity Of Stone » qui est le titre le plus « egyptienisant », il n’a rien a envier aux titres du passé et est heureusement là pour apaiser un peu les grincheux. On retrouve également une grosse session rythmique avec l’excellent George Kollias derrière les fûts. Le mixage est comme d’habitude très axé sur la batterie et c’est un vrai régal d’entendre le colosse grec martyriser sa batterie. Même si il est difficile d’oublier le bon Tony, il faut reconnaître le talent du bougre. Les grattes sont comme souvent beaucoup trop en retrait. C’est une question de goût ! Les batteurs vont me contredirent et les guitaristes seront d’accord avec moi. Ceci dit, ce n’est pas nouveau et c‘est une particularité du groupe à accepter. Dommage de ne pas entendre plus la gratte quand même…
Pour en revenir à l’aspect compact du disque, il est vrai qu’il est difficile de retenir un titre en particulier. C’est pour moi un point fort de Ithyphallic, pas de fioritures ni de remplissage, que du bon ! Karl & Co ont fait un excellent travail.
Comme je le disais en intro, la venue du groupe chez Nuclear Blast a tout de même fait un bien fou à la prod‘. Karl nous le disait, le label allemand a mis le paquet pour son nouveau poulain. Résultat, Nile possède un son plus cinglant que jamais, il est aussi puissant que clair et c’est un véritable régale auditif. C’est tout simplement le meilleur son qu‘ils ont jusqu‘à présent obtenu.
Convaincant à plus d’un titre, ce disque risque peut être de ne pas trop plaire aux fans de In Their Darkened Shrines. Pour les autres, ceux qui sont à la recherche d’un disque vraiment brutal et totalement excellent, Ithyphallic est fait pour vous. Reste à voir quelles vont être les différentes versions cd qui nous seront proposées…
No commentsDerdian : New Era Pt 2: War Of The Gods
Comme Rhapsody, Derdian est italien. Comme Rhapsody, Derdian joue du heavy metal symphonique. Comme Rhapsody, Derdian est épique? Dès les premières notes de cette seconde partie de leur « New Era », nous sommes plongés dans cette guerre des Dieux. Refrains, solos, rythmes endiablés, tout est au rendez vous dans ce nouvel album. Étant donné qu’une place a été laissé vacante par un Luca Turilli trop occupé à composer de la musique de film, il nous faut un nouveau sauveur, et il se pourrait bien que ce soit les compatriotes du sweeper fou !!!!!!
Alors je vais vous le concéder d’entrée, comme ça on en parlera plus, certains passages font clairement penser à du Rhapsody, mais étant donné que ce groupe vaque à d’autre occupations, il faut bien que nous prenions quelque part notre dose de métal épique ! Certes, il existe d’autres groupes qui ont repris le flambeau, mais ce n’est pas pour autant qui faut mettre de côté Derdian. Ce nouvel album est vraiment excellent et regorge de talent, tout est bien calculé, que ce soit les ambiances, les riffs, certains ch?urs, les refrains entêtants… Oui, l’ensemble peut manquer d’originalité par moment mais le groupe ne nous offre ici que son second album. Je suis certain qu’avec le temps, son style va s’affirmer, il n’y a qu’à écouter les petites touches progressives qui parsèment ce War Of God pour s?en convaincre. Ces nuances sont très subtiles, un peu à la manière de Angra à ses débuts. Mais le plus impressionnant est la grande maîtrise musicale des musiciens. Parfois dans Rhapsody, quand arrive le moment du solo, on sait d’avance que l’on va se prendre une bonne dose de sweeping, or ici, nous avons droit à quelque chose de plus structuré et de plus intéressant. Par ailleurs, le chant et les refrains sont plutôt toniques et donnent envie de faire entendre sa voix, on se prend rapidement au jeu de Derdian.
Grâce à une production de qualité, le son est puissant et colle bien à cette musique, même si les perfectionnistes noteront toutefois un certain manque de personnalité. Mais on se prend quand même une bonne claque, c?est là l?essentiel.
Pas franchement original diront certains, ce deuxième acte de New Era reste un bon disque de heavy, dans la droite lignée des vieux Rhapsody. Toutefois, il est certains que ce disque va trouver preneur auprès des fans du genre tant ses qualités sont indéniables.
No commentsMekong Delta : Lurking Fear
Il faut reconnaître que l’annonce de la sortie prochaine d’un nouvel album de Mekong delta m’a fait chaud au c?ur. Restait à savoir ce qui avait perduré au sein du groupe Thrash le plus énigmatique des années 80. Connu pour son mélange subtil entre Thrash et musique classique, Mekong delta intrigue, fascine les musiciens. Quelle sorte d’album allons nous découvrir, quelle surprise nous réserve le groupe ? Déception ou génie absolu ? Tant de questions pour autant de réponses différentes? Et c’est pour ça que la chronique se divisera en deux parties distinctes, un genre de OUI/MAIS?
La première chose frappante lors de l’écoute de ce disque est ce son. Resté figé dans son passé glorieux, le groupe nous revient avec un son quasi identique aux excellents remasters. Ce n’est pas un mal, bien au contraire, la touche Mekong delta n’en est que plus palpable ! Il est certain que les amateurs de Thrash moderne auront du mal à se retrouver dans ce disque, mais pour les aficionados, c’est un vrai régal ! Rassurez vous, cette prod’ est quand même de très grande qualité, chaque note sonne correctement et aucune impression de cacophonie n’est ici de mise. Mais ce qui ressort avant tout de ce disque est le talent de songwriter incontestable de l?ami Ralph Hubert, celui-ci a toujours autant d’inspiration. Ses nouvelles compos possède la pate Mekong delta et ça fait du bien de le revoir comme ça. Surtout que pour l’occasion il a fait appel a Peter Sjöberg (Theory in Practice) qui reste l’un des meilleurs guitaristes du genre. Son ami Uli Kusch est de retour lui aussi et pour compléter le quartet en beauté, Leo Szpigiel occupe de poste de chanteur. Le choix de ce dernier peut d’ailleurs se montrer contestable car autant lors des parties “burnées”, on ne fera pratiquement pas la différence avec le frontman originel, autant lors des parties plus directement heavy metal son style passe moins bien. Innovation souhaitée par Ralph, probablement, mais pas forcement du meilleur effet après tant d’années de silence?
Comme a l’accoutumée, nous retrouvons ces chères adaptations de titres classiques. Les superlatifs pleuvent lorsque l’on aborde ce sujet, car le travail de transcription est toujours aussi monstrueux. On ne peut qu’être admiratifs devant une telle maîtrise musicale. Même si l’effet de surprise est passé au bout de 20 ans, ces retranscriptions restent toujours aussi extraordinaires dans le monde du métal !
Nous allons entamer la partie du « MAIS »? Si cet album possède toutes les caractéristiques propres au groupe, on aurait pu penser qu’après un temps de réflexion si long nous allions avoir droit a un disque plus “orignal”. Effectivement, lorsque que l’on regarde la dernière véritable offrande du groupe, se lancer a corps perdu dans la ré interprétation d’une oeuvre de Mussorgsky est un véritable défi, mais revenir sur le devant de la scène avec un de leurs disques les plus classiques n’est pas très osé. Je sais que c’est chipoter, mais on manque cruellement de groupe courageux, des groupes qui osent et se remettent en question (sans renier non plus leur style !). Mais je me dis que se sera pour le prochain album et que ce “Lurking Fear” n’est que le tour de chauffe?
Même si j’en attendais plus de ce retour, je ne peux pas dire non plus que ce disque m’a déçu. Mekong delta est resté Mekong delta, et c’est bien là le plus important. Aurons nous la chance de voir le combos allemand passer par chez nous, rien n’est moins sur ! Enfin, je me consolerai avec le DVD de leur prestation de 1991, bonus de l’édition limitée.
Merci d’être de retour !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
No commentsShadow Gallery : Prime Cuts
Pour ma part; j’ai découvert ce groupe avec son dernier opus datant de 2005 Room V. C’est l’occasion ou jamais de se (re)plonger dans l’univers captivant des américains de Shadow Gallery. Ce best-of est l’occasion pour le groupe de nous faire partager les meilleurs titres de ses quatre premiers albums, avec en bonus quelques nouvelles versions et surtout une démo, toute aussi inédite.
Les titres choisis sont à coup sûr les meilleurs du groupe. Normal me direz vous, c’est le groupe lui même qui les a choisi ! Ainsi on retrouve à travers ces douze titres toute la classe du groupe. Finit le despotisme Dreamtheaterien, venez écouter Shadow Gallery avec toute son apparente simplicité mais doté d’une réelle technicité. A travers ses compos, le groupe a su allier mélodie et puissance tout en gardant un côté prog’ non négligeable. On y retrouve donc des passages véritablement métal couplés à des riffs heavy à souhait et des passages plus mélancoliques où le chant très poignant de Mike Baker fait mouche. Mais ce qui ressort également de façon très clair sont ces breaks typiques au prog’, intermèdes qui font le bonheur de certains et le malheur des autres? Placés dans le conteste de Shadow Gallery, ça passe comme une lettre à la poste !
Pour les gens qui ne connaissent pas encore cet excellent groupe, ce Prime Cuts est une aubaine. Pour peu que vous soyez aussi sensibles à des anciens groupes comme Marillion qu’à des formations récentes comme l’inévitable Dream Theater, vous ne pourrez qu’apprécier ce disque. On peut même parler de génie en écoutant des morceaux qui s’apparentent au départ comme de simples balades, c’est dire !
Pour ne rien gâcher, on retrouve sur ce Prime Cuts des versions 2007 de « The Crusher » et de « Colours », cadeaux directement destinés aux fans du groupe. Il faut bien sûr admirer les morceaux originaux pour prendre la mesure d’un tel exercice, mais ce genre d’attention louable fait souvent mouche. Idem pour la version démo de « Rule The World ». Il est toujours intéressant d’écouter une version différente (et souvent plus épurée) d’un titre que l’on connaît bien. Trois beaux cadeaux, belle initiative du groupe.
Voilà une compil parfaite en tout point, le tout servi dans un beau digipack. Remercions le groupe d’avoir choisit ces titres, ainsi que de d’avoir osé réenregistrer 2 titres. Que vous soyez fans ou que vous découvriez le groupe avec ce « Prime Cuts » , vous apprécierez le disque.
Voila de quoi faire une bonne rentrée !!!!!!!
No commentsAnubis Gate : Andromeda Unchained
Les portes d’Anubis s’ouvrent de nouveau, moins d’un an après la sortie de leur précédent opus, A Perfect Forever. Il est souvent difficile de prévoir ce que donne ce genre d’album, excès de créativité ou excès de zelle ? Sur ce coup, j’aurais envie de mettre une option sur excès de créativité ! Andromeda Unchained est en effet probablement le plus abouti des disque d’Anubis Gate…
Pour re-situer le groupe, disons que nous sommes en présence d’un petit mixte heavy/ prog’ à la sauce danoise, ce qui finit par sonner plutôt pas mal. Et si c’est danois, c’est forcément bien ! Les compos sont homogènes dans l’ensemble, le son est bon, et il y a de la musicalité sous chaque doigt. De plus, cette fois le groupe nous sort le grand jeu avec des compos plus techniques qu’à l’accoutumée et du coup, parfois moins accessibles.
Sur les premiers morceaux, on retrouve ce qui faisait la force du groupe, c’est à dire des petits refrains entraînants avec des pointes de prog et une bonne dose de heavy. Mais passé le troisième titre, la donne change et le groupe se montre sous un jour résolument plus prog’ et technique. Fini les gros refrains, place aux breaks et aux arrangements techniques. Il y a donc de quoi être déconcerté tout en étant à la fois interpellé, car chaque moment est unique et il ne faut pas relâcher votre attention. Le groupe s’est orienté vers quelque chose de vraiment intéressant mais en même temps de très dangereux ! Vu des grosses sorties auxquelles on a droit cette année, ça va être dur de faire sa place au soleil pour le groupe… Je pense notamment au dernier Symphony X qui lui est supérieur, mais c’est un autre débat…
Par ailleurs, on a droit à une excellente qualité de production grâce à laquelle chaque instrument trouve sa place. Il faut vraiment une production de qualité pour faire sonner les arrangements souvent chargés (mais pas fouillis) de certaines compos.
La concurrence va être rude, mais ce troisième opus d’Anubis Gate posède quand même des arguments à faire valoir. Si vous le pouvez, jetez-y une oreille et si vous accrochez, n’hésitez pas à l?acheter. Même après de nombreuses écoutes, le plaisir est identique?
Kings Of Leon : Because of the times

Voici donc qu’arrive dans nos bacs le troisième volet racontant la vie palpitante des membres de King Of Leon. Le moins que l’on puisse dire sur cette nouvelle offrande, c’est que le groupe a placé la barre très haute avec un album plus fouillé, plus hybride en gros plus expérimentale. Vous y retrouverez tous les éléments qui ont fait l’excellente renommé de ce groupe ainsi qu’une recherche musicale encore plus poussée. Entre esprit rock et esprit punk avec des touches personnels palpables a chaque instant.
L’album s’ouvre sur le très cinglant « Knocked Up ». Riffs incisifs, mid tempo détonant, chant captivant la claque est donnée. Mais je ne vais pas être au bout de mes surprises avec de titres qui se dévoilent au fil des écoutes. L’approche musicale peut parfois être directe et simple mais si l’on s’y attarde plus longuement, on devient vite sensible a toutes les petites touches apportées avec soin. Si l’on devait commencer par un instrument, il faut mentionner la batterie qui sait se muer tel un caméléon. Tantôt appuyant la rythmique de façon bien lourde et tantôt laissant le champ libre a basse, c’est une véritable démonstration. Il est rare de trouver un tel éclectisme car sur « The Runner » par exemple elle se fait plus déconcertante en maintenant un équilibre aussi fragile que solide. La guitare prépondérante dans un disque de rock (of course) est, elle aussi, telle un caméléon. Les différents effets utilisés et surtout la manière très maîtrisée de s’en servir est admirable. Les petites touches harmoniques qu’elle prodigue ici et là sont magnifiques. Au final l’ensemble des compos s’alterne entre quelque chose de folk, du punk/rock bien seventies, du rock alternatif bien pensé et de l’excellence.
Mais il faut rendre a César ce qui appartient a César. Le chant est très intense et très personnel de Caleb Followill est un must du genre. La première fois que j’ai écouté King Of Leon je ne savais pas quoi ne penser et je trouve que sur ce Because of the times, Caled est a son apogée. Si l’on ne devait citer qu’un titre pour prendre un exemple, il faudrait prendre « Trunk ». Les variations vocales sont aussi impressionnantes que captivantes. Chaque mot qui sort de sa bouche est poignant et la rendu est indescriptible.
Le son est un facteur important dans l’identité musicale et il fait mouche. On reconnaît d’emblé le son particulier de King Of Leon. Tout simplement lipide.
Probablement le plu abouti des disques du groupe, un must dans le genre. Avis au amateur qui ont faim d’expérimentation et de bon album de rock. Courez l’acheter !!!!!!!!!
No commentsEpica : The Divine Conspiracy
Cette année sera chargée en métal à chant féminin. Nightwish, Within Temptation, After Forever et maintenant le quatrième fer de lance du mouvement, j’ai nommé Epica. Mark nous l’annonçait dans l’interview a paraître, ce disque est le plus heavy et le plus abouti du groupe. A croire que tout le monde se donne le mot pour muscler ses compos ! Le groupe nous promet par contre une évolution inattendue de sa musique qui le fera avancer à grands pas. Alors info ou intox ?
La réponse ne se fait pas trop attendre. L’intro instrumentale nous plonge directement dans le nouvel univers du groupe. Voilà quelque chose qui diffère d’entrée, ça sent bon ! Mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises car dès le second titre on ressent que Mark a musclé ses compos. Tout en restant gardant un aspect symphonique, les morceaux reposent d’avantage sur des guitares très heavy. Mieux, les riffs sont plus riches et moins redondants. Je pourrai dire que nous découvrons quasiment un nouveau Epica, plus riche, plus varié, en gros plus abouti. N’aillez crainte, vous ne serez quand même pas totalement dépaysés ! Tout ce qui fait la musique d’Epica est bien présent et ce disque ne représente pas non plus un virage a 180°, c’est juste que l’on sent une véritable envie de la part de Mark d’aller de l’avant, d?emporter son groupe sur des terrains plus personnels.
Concernant le titre « The Obsessive Devotion », on se prend rapidement au jeu et les quelques 7 minutes qui composent ce titre passent comme une lettre à la poste. Nous avons d’ailleurs droit durant tout l’album à quelques touches légèrement orientales, que se soit dans la voix de la belle Simone ou dans les ambiances des titres. Bon il va quand même falloir que je sois un peu méchant avec certains titres, sinon ma chronique paraîtra trop simpliste. Juste petit bémol donc avec « Never Enough » qui est le titre tâche de l’album. Simpliste et sans intérêt, il ne mérite qu’un zappage en règle !
Plus de peur que de mal, car suivent avec bonheur les parties VII, VIII et IX de « The Embrace that Smothers ». Cet excellent fil conducteur présent depuis le premier album de After Forever est de nouveau à l?honneur et les trois nouvelles parties sont tout bonnement excellentes, elles justifient a elles seules l’achat de ce disque.
Mais l’évolution va encore plus loin, car le chant a lui aussi changé. Mark a d’avantage travaillé ses intonations. Au final, plus de kniak kniak aigus, mais un vrai chant death qui déménage ! Quand a Simone, elle parvient à moduler ses envolés lyriques et à mieux les contrôler, évitant avec brio la surenchère. La grande classe !
On va quand même mettre un second bémol concernant la production de ce nouvel album. Pour du métal symphonique, c’est un peu léger… Côté orchestrations, ce disque se révèle étonnamment pauvre, presque minimaliste ! Il manque la présence d?un vrai orchestre aux intonations puissantes. Heureusement, les compos sont suffisamment excellentes pour que cela passe bien, c’est un défaut qui s’oublie rapidement !!!!!
Voici donc une véritable réussite du point de vu de la composition et des évolutions vocales. Les fans s’y retrouveront avec bonheur et les néophytes pourront découvrir un album qui vaut véritablement le coup. Ultime bonus, un solo de guitare inhabituel sur « Beyond Belief », si c’est pas la classe ça !!!!!!!!!!!!!
No commentsVelvet Revolver : Libertad
Pendant qu’une certaine personne essaye de ramené la démocratie en Chine d’autres font des albums de rock’n roll pas piqués des hantons. Plus qu’un guitariste Slash est un mythe et chacune de ses nouvelles offrandes sont une bénédiction pour quiconque les entend. Toujours avec ses potes de Gun’s il nous offre la suite très attendue de l’excellent Contraband avec cette fois si un ton plus rock mais toujours aussi magique. Maintenant c’est sur qu’après avoir sillonné le monde avec Velvet Revolver et après nous avoir offert deux disque monstrueux, on va vraiment le croire quand il nous dit que c’est un véritable groupe avec lequel il faut compter.
Le premier titre est évocateur « Let it Roll ». Nous ne sommes pas la pour faire du tricot, nous sommes la pour en prendre plein les oreilles. C’est chose faite avec un riff bien rock et déjà excellent. La session rythmique imposée par l’association basse/batterie/guitare est impressionnante. Le chant de Scott Weiland est déjà bien en place et il envoie. Mais plus qu’un disque de Velvet Revolver on se croirait dans un véritable anthologie du rock’n roll. Le voyage dans le temps est appréciable a plus d’un titre surtout lorsque c’est l’ami Slash qui nous y conduit. Ainsi les compos sont véritablement dignes des plus grands groupes de rock de ces 40 dernières années. Et pourtant la patte et la personnalité sont palpables a chaque instant. Aucun plagiat, juste du talent a l’état brute. Même si vous pourriez entendre des éléments qui ne seraient sans rappelé les Doors, les Beatles, Hendrix, Prince, les Red Hot ou encore Gun’s (mais la c’est normal) vous apprécierez ce disque magistral. Ce disque transpire le rock’n roll et ça fait du bien de ne pas oublier ses racines.
Alors que Contraband avait été composé par le trio « ex-Gun’s », ce nouvel opus a été composé a cinq ce qui peut expliqué cet écart par rapport par rapport au premier album. Pas déconcertant pour autant mais plus intéressant. La contribution de Scott Weiland est plus appréciable, notamment sur le titre dédier a son frère décédé il y a peu.
Même si je risque de me répéter, ce disque est une véritable démonstration de groove, d’écriture, de performance vocale et il faut espérer que le groupe restera sur ce chemin d’excellence.
On va quand même parler un peu de notre ami Slash quand même. On sent bien que le bougre sait fait bien plaisir. La Talkbox is back, on a un coup de bottleneck, un son identifiable entre des millions bien que utilisé par des millions de guitaristes (Les Paul, Marshall ça marche bien quand même) et des solos sortis de nulle part. Encore une fois on comprend bien pourquoi Slash fait parti de ces guitaristes de légendes. Rien que les solos sont une mine qu’il prendrait des années à explorer. Chapeau bas (si je peux me permettre cette allusion).
Dernier petite chose la reprise d’ d’Electric Light Orchestra qui reste assez fidèle a l’originale mais interprété avec la vista dont nous parlons depuis le début. Ca ne fait que renforcer un peu plus cette impression d’encyclopédie du rock.
Une véritable réussite qui sera saluée lors de la prochaine tournée du groupe. Un must du genre qui ne trouvera pas de concurrents en cette belle année 2007. Et dire que certain essaye encore de rétablir la démocratie en Chine (je ne l’ai pas déjà dit??.).
No commentsAt All Cost : Circle Of Demons
Ca faisait longtemps que je n’avais pas entendu un nouveau groupe de metalcore à chant clair. Ca doit bien faire, ola, bien 1 semaine, et encore? Tout le monde s’y met et les labels sont sans conteste à la recherche du prochain Killswitch Engage. Politique qualitative, je ne sais. Politique lucrative, sûrement ! Enfin il ne faut pas jeter la pierre à un groupe qui essaye de se tailler un chemin dans cette jungle qu’est devenu le métalcore US. Pas de quoi crier à l’arnaque, mais pas de quoi crier au génie non plus, vous allez comprendre.
Le problème avec ce genre de disque, c’est ce satané chant clair qui vient tout gâcher à chaque fois. Un peu comme si l’on était en train de headbanger et que l’on vous bloque la tête dans un étau d’un seul coup. Ca fait mal ! C’est vrai, pourquoi se prendre la tête à trouver des riffs de qualité pour tout saccager en réalisant un refrain mièvre et insipide. Je me le demande? Le groupe se revendique de bonnes influences comme Iron Maiden (et ça s’entend) et a su tirer partie de ces dîtes influences, mais les influences n’apprennent pas à avoir forcement bon goût ! Ainsi les riffs sont plutôt thrashy, un peu heavy, et assez groovy dans l?ensemble, les ambiances sont donc assez intéressantes et on accroche assez facilement à la musique de At All Cost. D’où ce sentiment de gâchis, d’autant que l’on retrouve de bonnes rythmiques, des petits breaks casse-nuque, des passages speed et des passages plus mid tempo.
Si nous avions eu à faire à un banal disque de metalcore, l’alternance entre chant clair et chant hurlé n’aurait rien changé, le disque serait tout simplement parti aux oubliettes. Mais là, on a envie de filer une claque au chanteur pour qu’il finisse sa puberté et qu’il arrête de chanter comme s’il avait 13 ans ! Si nous devions grossir le trait pour vous donner une image plus claire de la chose, c’est un peu comme si Dexter Holland prenait la place de Phil Anselmo sur les refrains de Pantera. Vous voyez le genre?
Hormis tout ça, la prod’ est US, donc conséquente. Ca bastonne et c’est tant mieux pour nos oreilles.
Voilà, il y du potentiel dans ce groupe, mais faudrait voir à sortir de l’adolescence et faire de la vrai musique d’homme. J’espère qu’à terme, ce maudit chant clair va disparaître, All That Cost sera alors véritablement capable de faire mal. En attendant, écoutez avant d’acheter, ça vaut mieux?
No commentsLion’s Share : Emotional Coma
A la première écoute de ce cinquième album de Lion’s Share, j’ai cru faire un bon en arrière d’au moins dix ans ! Mais que c’est bon… Il faut dire que le line up est assez impressionnant, on retrouve notamment Nils Patrik Johansson, excellent chanteur d’Astral Doors et de Wuthering Heights et Sampo Axelsson qui a joué avec Glenn Hugues. Que du bon, je vous le dis !
A l’écoute de se disque on ne s’empêcher de penser « c’était mieux avant ! ». Peut être que c’est le fait d’avoir finit la chronique d’un album gorgé de chant clair, mais je me dis qu’on était mieux avec des gros riffs bien puissants, des solos qui pètent et un chanteur qui envoie le gras. Sur cet album on peut lancer une comparaison justifiée avec le grand Dio. Johansson est peut être le « nouveau Dio » (le groupe existe quand même depuis 12 ans). Puissant parfois agressif, ce Emotional Coma fait véritablement mouche à tous les coups et même lorsque les solos deviennent plus techniques, on prend une bonne claque. Rien de mieux qu’une habile alternance couplet/refrain/solo pour faire mon bonheur?
Alors oui, parfois, comme sur « Trafficking », ça sonne véritablement old school, et alors ? Ce n’est pas un problème, ça le fait méchamment, un point c’est tout. Je vais quand même émettre une toute petite réserve, histoire de passer pour le gros lourd difficile. Cet album est un poil répétitif sur la longueur, mais d’un autre côté, n’est ce pas le lot des albums très homogènes ? La qualité est présente d’un bout à l’autre de l’album grâce à une formule qui fait mouche.
La prestation de Nils Patrik Johansson fait absolument merveille. Même s’il enchaîne les albums, son talent ne se perd pas en route. Je maintiens ma comparaison avec Dio, tant par sa Puissance que par une petite rayure dans sa voix qui suffisent à nous faire plonger dans l’univers du groupe.
Il n’y a pas que le style qui soit old school. Le son sonne lui aussi assez années 80, sans pour autant se montrer faible. Il est puissant tout en gardant une touche 80-90 qui n’est pas déplaisante car elle colle bien a l’ambiance du disque. Pour ma part, j’adore ce style de production, mais il se pourrait que ça en rebute certains.
Voilà, Emotional Coma est un vrai bon disque comme j’aimerait en reçevoir plus souvent. Il allie puissance et bons riffs sans complexes ! A conseiller à tous les fans de power métal en acier trempé !!!!!!!!!!!
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