Nile : Ithyphallic
Nile fait partie de ces groupes qui ne laissent personne indifférents, pour la simple et bonne raison qu’ils possèdent ce petit truc qui fait la différence. En effet, qui aurait pu imager que l’on puisse mélanger du gros death métal bien brutal avec des ambiances égyptiennes ! A l’époque, ça ne serait venu à l’idée de personne, sauf dans l’esprit inventif de Karl Sanders et ses potes. Quelques années et quelques albums plus tard, le groupe nous revient en pleine forme avec Ithyphallic, premier acte de l’ère Nuclear Blast (vous verrez, ça a son importance).
Ce disque n’est pas facile d’accès, ceux qui avaient été déçu par l’opus précédent risquent de mal digérer cette écoute. Beaucoup de similitudes de prime abord entre les deux réalisations, mais au final il y a quand même des différences. Les ambiances typiques qui ont fait la renommée du groupe sont plus discrètes et c’est bien vrai que ça manque un peu. Mais l’avantage de ce disque est son aspect ultra compact qui en fait un véritable bloc de granit massif. C’est sur ce pont que l’on doit faire un choix, rester dans le passé ou accepter cette nouvelle mouture qui est différente, mais quand même excellente.
Bien que cet album ce montre différent, on retrouve dans Ithyphallic les traits du groupe. Prenez par exemple « The Infinity Of Stone » qui est le titre le plus « egyptienisant », il n’a rien a envier aux titres du passé et est heureusement là pour apaiser un peu les grincheux. On retrouve également une grosse session rythmique avec l’excellent George Kollias derrière les fûts. Le mixage est comme d’habitude très axé sur la batterie et c’est un vrai régal d’entendre le colosse grec martyriser sa batterie. Même si il est difficile d’oublier le bon Tony, il faut reconnaître le talent du bougre. Les grattes sont comme souvent beaucoup trop en retrait. C’est une question de goût ! Les batteurs vont me contredirent et les guitaristes seront d’accord avec moi. Ceci dit, ce n’est pas nouveau et c‘est une particularité du groupe à accepter. Dommage de ne pas entendre plus la gratte quand même…
Pour en revenir à l’aspect compact du disque, il est vrai qu’il est difficile de retenir un titre en particulier. C’est pour moi un point fort de Ithyphallic, pas de fioritures ni de remplissage, que du bon ! Karl & Co ont fait un excellent travail.
Comme je le disais en intro, la venue du groupe chez Nuclear Blast a tout de même fait un bien fou à la prod‘. Karl nous le disait, le label allemand a mis le paquet pour son nouveau poulain. Résultat, Nile possède un son plus cinglant que jamais, il est aussi puissant que clair et c’est un véritable régale auditif. C’est tout simplement le meilleur son qu‘ils ont jusqu‘à présent obtenu.
Convaincant à plus d’un titre, ce disque risque peut être de ne pas trop plaire aux fans de In Their Darkened Shrines. Pour les autres, ceux qui sont à la recherche d’un disque vraiment brutal et totalement excellent, Ithyphallic est fait pour vous. Reste à voir quelles vont être les différentes versions cd qui nous seront proposées…
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