Chroniques de Julien

Toute l’actualité metal par Julien

Archive for August, 2007

Divine Heresy : Bleed The Fifth

Bleed The FifthAyez ! Dino is back avec un nouveau groupe tout nouveau, tout beau. Pour son projet il s’est adjoint les services d’amis au tempérament calme comme Tim Young, l’ex frappeur de Vital Remains et Hate Eternal, Joe Payne de Nile et Tommy Vext que Dino nous a sorti de sa manche. Le tout avec le soutien de Roadrunner et vous obtenez un disque qui ne déconcertera pas mais qui ne paraîtra pas non plus de la resucée. Un retour gagnant quoi.

Dès les premières notes de ce Bleed The Fifth on sent que nos oreilles vont prendre cher. Je n’ai pas envie de réduire ce disque à du Fear Factory en plus brutal mais c’est un peu vrai. Mais attention, quand je dis Fear Factory, je parle de disque comme Demanufacture et pas comme des disques plus récents et plus moyens, on ça dire?? Et quand je dis plus brutal, c’est vraiment plus brutal. Mister Vext a un chant bien à lui qui peut parfois flirter avec le hardcore sans pour autant franchir la limite du genre. Il use également d’un chant clair, mais pas tout le temps, mélodique juste ce qu’il faut et surtout à bon escient. Pour bien comprendre il faut comparer un titre comme « This Threat is Real » avec un refrain entêtant et le titre éponyme dépourvu de « passage tendre ».

En écoutant ce disque on ne peut que constater l’influence de Dino sur les compos de Fear Factory. On reconnaît la patte mais cette fois il a voulu aller plus loin. Outre le chant plus abrasif, c’est surtout sa manière de composer qui a évolué. Les blast incessants de batterie sur certains passages viendraient à bout de n’importe lequel des tympans, même les plus entraînés. Tim Young fait étalage de son talent et faut reconnaître que ça le fait grave. Le jeu de batterie nous ferait plus penser à un groupe de Death et c’est bien en ça que la musique devient plus extrême. Pour en rajouter une couche, Dino nous gratifie de quelques soli bien sombres, eux-mêmes tout droit sortis du Death. Fear Fac en plus brutal et plus sombre, oui.

Point d’orgue, le mur sonore est impressionnant. A volume normal, on a l’impression de prendre un TGV en pleine tête. Impression vraiment classe !!!!!!

C’est fait Dino is back pour de bon avec un nouveau groupe qui envoie. Espérons que nous aurons le droit à un petit concert en France histoire se dégourdir les oreilles et la nuque. En tout cas les autres groupes assimilés n’ont qu’a bien se tenir Divine Heresy est là !!!!!!!!!!

No comments

Knaklown : Knaklown

KnaklownA Bayonne il n’y a pas que le jambon il y a aussi Knaklown, groupe local de bozo-core. Amusant comme descriptif non ? Plus sérieusement le groupe nous offre de transposer un bon gros métal dans un univers clownesque avec plus ou moins de réussite. Reste que trois titres c’est un peu léger pour se faire une idée définitive donc même si certains constats sont là, mon avis n’est pas arrêté pour autant.

Ce qui frappe en premier lieu c’est la recherche visuelle de la pochette. Très réussie, elle nous plonge immédiatement dans l’ambiance du groupe. Nous retrouverons cet esprit tout au long de ces trois titres avec des rythmiques type cirque et des passages où l’on a l’impression que le clown nous parle. J’avoue que ce coté finalement assez grotesque me branche bien et il est toujours amusant de parler de choses importantes en rigolant.

Coté zic, ça assure plutôt pas mal et le coté « total déstructuré » n’est pas sans rappeler un autre groupe français, Empalot. J’adore ce genre de groupe « made in France » qui n’a pas peur de faire de la musique, de la vraie musique. Ces changements donnent un coté assez prenant qui ne sera pas du goût de tout le monde, mais bon. Les trois titres sont bien différents et suffisamment originaux pour retenir votre attention.

Mais tout n’est pas rose dans cette démo. Je vois deux ombres qui vont en refroidir plus d’un. Pour ma part, le chant est vraiment dur à assimiler. Hurlé sans grande modularité, ni même sans grande puissance, il plombe les excellentes compos. Pire il plombe les excellents textes français. Il est déjà difficile de trouver des bons textes mais si, lorsque que l’on en trouve, on les sabre, ça craint. Deuxième point, certes moins grave, la prod’ est un peu légère. La batterie sonne toc et l’ensemble manque franchement de gouache. L’argent n’est pas facile à trouver et cela s’excuse largement.

Du bon et du moins bon dans ce disque. D’excellentes compos, de bons textes mais un chant qui n’est pas adéquat et un prod’ un peu légère. Reste que le potentiel est là et que la scène est le lieu de prédilection du groupe. Il n’y a qu’à voir la vidéo pour s’en rendre compte. Si le cirque passe dans votre ville ne les manquez pas ça serait quand même bien dommage.

No comments

Jordan Rudess : The Road Home

The Road HomeAlors que le nouveau Dream Theater est encore chaud dans nos platines, voilà que débarque le nouveau Jordan Rudess. Que de nouveauté prog’ pour cette année 2007 venant du même essaim de musiciens. Sauf que The Road Home n’est pas un album comme les autres puisqu’il s’agit d’un voyage initiatique dans les influences du claviériste de Dream Theater. Le programme est le suivant : Genesis, Yes, Gentle Giant, Emerson Lake Palmer, Jon Anderson, et King Crimson.

Ce disque est véritablement parfait pour améliorer sa culture prog’. Pour tous ceux que le vieux son moche rebute, pour tous ceux qui trouvent que le riff manque de puissance, Venez écouter The Road Home. Indépendamment du fait que Jordan Rudess soit un compositeur de génie, il a su insuffler une seconde vie à ces titres en y incorporant ce qui a fait les renommé de Dream Theater. Le premier et non des moindres c’est une production de qualité qui confère à tous ces titres une modernité digne du 21éme siècle. Claviériste oblige, le son est lui aussi bien supérieur à celui d’origine. J’ai envie de dire qu’heureusement que ça ne sonne pas toc mais le travail et la recherche sonore sont bien réels. Mieux que tout, la musique a été pour beaucoup réarrangée ce qui donne le véritable intérêt de ce disque. Certains de ces titres étaient déjà bien coton à jouer et à déchiffrer, les voilà quasi inviolables. Plus complexes sans pour autant tomber dans une surenchère inutile. Parfois seule une oreille avertie pourra déceler les minutieuses retouches mais c’est un régal pour chaque musicien qui sommeille en nous. Bon par contre on va dire un poil de mal quand même. La seul compo originale se révèle un peu longuette et casse un peu la dynamique du disque. C’est installé dans notre machine à voyager dans le temps, le retour au présent fait un peu mal. Un mot quand même sur l’?uvre magistral de Emerson Lake Palmer qui vient clore à merveille ce disque. 22 minutes de prog’ intense et captivant ou notre bon Ron Thal vient se faire plaisir en claquant des soli tout simplement énormes.

Hormis Ron Thal vous pouvez voir passer des petits musiciens tel que Steven Wilson, Nick D’Virgilio et Neal Morse de Spock’s Beard, Marco Sfogli qui joue dans le projet solo de James Labrie (tiens, tiens un autre du théâtre des rêves) et bien d’autres encore.

Une tuerie à conseiller aussi bien à nos parents qu’à nos enfants. Avec ce The Road Home, Jordan Rudess nous offre une belle page d’histoire mise au goût du jour. Tout simplement excellent.

No comments

Ministry : The Last Sucker

The Last SuckerAprès le “Funeral album” de Sentenced, voici donc un autre album testament, celui de Ministry. Comme quoi, tout dans ce monde est une histoire d’équilibre. Bush s’en va alors Minsitry s’en va aussi, une bonne nouvelle en attire une mauvaise. Certes, le monde ne s’en portera que mieux, et Al et sa bande laissent derrière eux une carrière exemplaire qui les a mené au sommet du métal et de la reconnaissance. Ils laissent surtout derrière aux des milliers de fans tristes et remplis d’amertume de payer aussi cher le départ du Président américain. Surmontons donc notre émotion pour nous concentrer sur ce nouvel album?

Le premier titre nous démontre par A plus B que le groupe est bien là pour en découdre une dernière fois. Dès le bien nommé « Let’s Go », nous sommes plongés dans l’univers unique de Ministry. Le groupe nous offre avec ce titre, un riff énorme qui résonne encore dans ma tête. Mais ce testament n’en serait pas vraiment un si le groupe ne nous pondait pas des titres bien à l’ancienne. Si vous ne voyez pas ce que je veux dire, je vais être plus clair : les titres qui suivent sont un retour sur la periode fin années 80, début des années 90. Plus indus et plus modérés au niveau du tempo, ces titres sont tout simplement énormes. Les refrains sont monstrueux d’efficacité et montrent ô combien le combo en avait encore sous le pied. Mais pourquoi donc s’arrêter en plein vol ???

Le titre éponyme lui même fait partie de ce genre de chanson que l’on ne peut pas oublier de si tôt. Fan ou pas, « The Last Sucker » (la chanson), de part sa structure intense, force le respect. Le groupe va peut être se découvrir de nouveaux fans grâce à ce dernier album. Pour finir le disque en beauté, nous retrouvons 2 guests : Casey Chaos d’Amen et Burton C. Bell de Fear Factory. L’association du frontman de Fear Factory et de notre bon vieux Al est énorme ! L’émotion est palpable à chaque instant et pour rien au monde il ne faudra manquer le concert d’adieux. J’aurais tendance à dire que l’on n’a pas le droit de partir lorsque l’on est une icône depuis plus de 20 ans pour des milliers de fans !

Pour ce dernier album le groupe dispose d’un son magistral, typique et puissant. Rien de bien original en somme mais cette combinaison reste bougrement efficace. Et dire que nous n’aurons jamais plus de nouvel album comme ça…

Merci Ministry pour ces années de bonheur, et tout le monde espère (moi j’en suis sûr) que votre message et votre musique seront entendus bien après votre retraite. Merci, et à bientôt pour un ultime show…

No comments

November-7 : Angel

November-7 : AngelLorsque l’on voit débarquer de nouveaux groupes a chanteuse, qui plus est italienne, on ne peut s’empêcher de lancer une comparaison avec Lacuna Coil. Pas complètement faux mais pas complètement vrai non plus. C’est la que le talent fait son ?uvre et nous offre un disque qui aurait pu être une vulgaire parodie mais qui ne l’est pas. Ce cinq titres est excellent et plein de maturité, ça sent le gros groupe en devenir.

Le gros atout de ce groupe c’est sa faculté a se muer en fonction des styles a adopter. Tout en gardant le file directeur du chant féminin envoûtant a la manière du Cristina Scabbia, November-7 nous offre un horizon musical plus riche. Que ce soit un coté électro un peu new wave ou encore un métal puissant avec gros refrain, le groupe peut tout faire. Le groupe parvient a nous mettre a fleur de peau avec une sincérité musicale impressionnante. Nous pouvons même parfois lancer une petite comparaison avec un bon vieux Theatre Of Tragedy en terme d’émotion. Cinq titres et quasiment cinq ambiances différentes. Deux titre m’on vraiment bine accroché « Angel » et « Falling Down ». Le premier a déjà fait le tour du monde et on comprend vite pourquoi. Il est aussi accessible que bien écrit. Pour le second c’est le coté un peu étrange et légèrement décalé par rapport au autres titre qui m’a plu.

Un petit mot sur la pord’ maison. Excellente, son cristallin, je veux le même chez moi. Blague a part, la production est très pro et c’est un véritable plaisir auditif.

Excellente découverte que ce groupe italiano-suisse. Nous risquons d’en entendre beaucoup parler dans les mois a venir pour peu qu’on leur donne une bonne chance de s’exprimer !!!!!!!!

No comments

The Cursed : Room Full Of Sinners

Room Full Of SinnersEn attendant la sortie d’un nouvel opus d’Overkill, Bobby “Blitz” Ellsworth s’ennuie. Alors il décide de se faire plaisir en montant, The Cursed, un groupe très US qui sent bon le gras et la bière. Dans cette année 2007 où toutes les productions sont plus propres les unes que les autres ça fait du bien d’avoir un peu de saleté, et pour être sale Room Full Of Sinners l’est.

C’est bien vrai que la présence du chanteur d’Overkill est pour beaucoup dans l’intérêt porté à ce groupe. Il vrai aussi qu’il est pour beaucoup dans la « qualité » de cet album. Si je mets des guillemets c’est qu’il ne faut quand même pas se leurrer. Ce disque ressemble plus à une grosse jam entre potes qu’à un véritable disque à vocation lucrative. Pourquoi ? Réponse simple, les riffs ne cassent pas des barres. Nous sommes face à un album aux riffs lourds, puissants et gras mais pas franchement orignaux. Faut-il jeter la pierre à Bobby et ses potes, non !!!!! Lorsque que l’on aime, on ne compte pas. Pas originaux ne veut pas dire que ce disque est mauvais, c’est juste qu’il ne sera pas inoubliable. Pour les inoubliables nous avons Black Sabbath.

Mais il faut quand même rendre à Bobby ce qui appartient à Bobby. Si les riffs rocailleux ne sont pas une mine d’idées, Bobby, lui, s’en donne à c?ur joie. Ce tempo finalement assez lent et lourd lui permet de faire des fantaisies impensables dans Overkill. Grave, aigu, surréaliste, crooner, Bobby sait tout faire. Bon Ok avec plus ou moins de réussite mais au final on retiendra la prestation d’un grand monsieur du métal.

Comme annoncé plus haut le son est bien crados mais c’est volontaire. Ca sonne un peu comme Pride And Glory et moi j’adore. Affaire de goût mais je suis sûr de ne pas être le seul à aimer.

Pas de grosse révolution mais ce disque pourra trouver son public auprès des fans du chanteur et des fans de heavy bien lourd. Possibilité de passer un bon moment sur scène si le groupe se lance dans des improvisations délirantes??

No comments

November-7 : Angel (Season II)

November-7 : Angel (Season II)Lorsque l’on voit débarquer de nouveaux groupes a chanteuse, qui plus est italienne, on ne peut s’empêcher de lancer une comparaison avec Lacuna Coil. Pas complètement faux mais pas complètement vrai non plus. C’est la que le talent fait son ?uvre et nous offre un disque qui aurait pu être une vulgaire parodie mais qui ne l’est pas. Ce cinq titres est excellent et plein de maturité, ça sent le gros groupe en devenir.

Le gros atout de ce groupe c’est sa faculté a se muer en fonction des styles a adopter. Tout en gardant le file directeur du chant féminin envoûtant a la manière du Cristina Scabbia, November-7 nous offre un horizon musical plus riche. Que ce soit un coté électro un peu new wave ou encore un métal puissant avec gros refrain, le groupe peut tout faire. Le groupe parvient a nous mettre a fleur de peau avec une sincérité musicale impressionnante. Nous pouvons même parfois lancer une petite comparaison avec un bon vieux Theatre Of Tragedy en terme d’émotion. Cinq titres et quasiment cinq ambiances différentes. Deux titre m’on vraiment bine accroché « Angel » et « Falling Down ». Le premier a déjà fait le tour du monde et on comprend vite pourquoi. Il est aussi accessible que bien écrit. Pour le second c’est le coté un peu étrange et légèrement décalé par rapport au autres titre qui m’a plu.

Un petit mot sur la pord’ maison. Excellente, son cristallin, je veux le même chez moi. Blague a part, la production est très pro et c’est un véritable plaisir auditif.

Excellente découverte que ce groupe italiano-suisse. Nous risquons d’en entendre beaucoup parler dans les mois a venir pour peu qu’on leur donne une bonne chance de s’exprimer !!!!!!!!

No comments

Compilations : Out Of The Dark

Out Of The DarkMoi j’aime bien les albums anniversaires sur lesquels on retrouve un max d’artistes connus. Nous avions déjà eu droit à un Roadrunner United franchement sympa et c’est au tour de Nuclear Blast de fêter ses 20 d’existence. Pour l’occasion le label allemand a fait appel au géni de Peter Wichers, ex guitariste de Soilwork. Pour ne rien gâcher, nous avons derrière les fûts notre Dirk national et à la basse Henry Ranta, lui aussi un ex Soilwork. Et pourtant, vous verrez que ce disque n’est pas une pâle copie de Soilwork, bien au contraire.

Nous avons les instrumentistes, mais pas le chanteur ! Pas de problème, Nuclear Balst nous a sorti la crème de ses frontmans comme Anders Fridén, Björn “Speed” Strid, Peter Tägtgren ou John Bush, pour ne citer que les plus connus. Mais on retrouve également les frontmans de Scar Symmetry, Wintersun, Kataklysm, Death Angel, Sonic Syndicate et un autre français, Guillaume Bideau, fraîchement arrivé dans l’écurie. Il ne reste plus qu’a écouter?

Il y a donc du bon et du moins bon dans ce disque, ce qui est tout à fait normal pour une compile. Il faut dire par ailleurs que l’effort de Peter est immense, car il a composé dans des styles bien différents, passant du Thrash bien old scool au black métal. Il a composé en fonction des chanteurs et mine de rien, ce n’est certainement pas évident. C’est pour cela que je dis qu’il y a du bon et du moins bon. Je pense que la palme du plus mauvais titre revient a Speed, titre composé uniquement de chant clair qui pourrait figurer sur un album de Coldseed et franchement, c’est bof bof. Autre titre plutôt décevant, « Devotion », titre black métal assez simpliste qui ne présente pas beaucoup d’intérêt (hormis le groove de Dirk). En revanche, pour nos autres lascars, les titres proposés leurs collent parfaitement à la peau. L’ouverture avec Dysfunctional Hours et un Anders Fridén en forme est définitivement un des meilleurs titres de la galette. Après, c’est un peu en fonction de vos affinités, mais pour moi le meilleur titre est « My Name Is Fate » sur lequel Mark Osegueda (Death Angel) s’en donne a coeur joie. Ce morceau old school à souhait renferme un gros refrain qui tue tout à fait admirable.

Et comme Nuclear Blast n’est pas radin, l’édition limitée contient un CD supplémentaire avec des titres classiques, des titres dit « rares » (bonus des éditions japonaises et US), et des nouveaux titres cadeaux. Sur cette galette vous trouverez entre autre des « petits » groupes comme Dimmu Borgir, Immortal, Nile, Exodus, Anthrax, Meshugga ou Chimaira.

La seule petite chose qui pourrait manquer à cette réalisation serait un DVD retraçant l’enregistrement de ce disque, chose présente sur le Roadrunner United. Enfin, nous avons déjà 2 galettes bien remplies et intéressantes, nous n’allons pas faire la fine bouche non plus. Un bon cadeau que cette sortie?

No comments

As I Lay Dying : An Ocean Between Us

An Ocean Between UsDans la famille metalcore “méché” je demande le quatrième opus des américains de As I Lay Dying , j’ai nommé An Ocean Between Us. J’ai écouté le groupe pour la première fois il y a peu de temps, contraint et forcé en attendant Killswitch Engage. J’avoue que, mis à part les gros tubes du groupe, j’étais clairement resté sur ma faim. Sur trois albums, je n’aurais retenu que 2 titres « 94 Hours » et « Forever ». Enfin, le groupe semble en bonne voie avec des rythmiques plus soutenues et le limogeage de leur bassiste qui s’occupait également du chant clair imbuvable. Let’s go !!!!

Après quelques extraits d’excellente qualité nous prouvant que le groupe a bien évolué, nous ne tardons pas à retomber dans des travers mainte fois éclusés. Si l’on écoute un titre comme « Within Destruction », qui est le premier extrait de ce nouvel album, on se prend une grosse claque. Le riff est thrashy à souhait et mon intérêt devient certain. Idem pour le second extrait éponyme qui voit le metalcore des américains se durcir tout en restant dans une veine pas trop éloignée des opus précédents. Le groupe tente de nouvelles choses, essaye peut être de se reconvertir avec la fin de la mouvance “métalcore”. Reste que les musiciens aiment ce genre de riffs bateaux et ne peuvent s’empêcher d’en pondre à tout bout de champ. Et là, c’est un mini drame ! Le groupe a le cul entre deux chaises et tente de faire évoluer sa musique tout en conservant sa personnalité. Contrat à moitié rempli car au final pas mal de titres sont plutôt ratés. Dommage, car la modification du chant clair était une bonne idée et la nouvelle façon de composer est plutôt bonne. Comme quoi, on n’échappe pas a son destin ! De plus, le groupe bénéficie d’un bon buzz autour de lui, grâce notamment à de grosses tournées…

La prod’ de notre bon vieux Adam est évidement de bonne qualité et met largement en avant les grattes. Classieux et propre.

Il ne faut pas se leurrer, ce disque est destiné en priorité au fans du groupe, même s’il vise un public métaleux plus large. Pour ma part, ce disque va finir dans la partie oubliette de ma discothèque car trop commun, bien que rempli de bonnes intentions. Mais l’intention ne fait pas un bon disque pour autant…

No comments

Compiles : Out Of The Dark

Out Of The DarkMoi j’aime bien les albums anniversaires sur lesquels on retrouve un max d’artistes connus. Nous avions déjà eu droit à un Roadrunner United franchement sympa et c’est au tour de Nuclear Blast de fêter ses 20 d’existence. Pour l’occasion le label allemand a fait appel au géni de Peter Wichers, ex guitariste de Soilwork. Pour ne rien gâcher, nous avons derrière les fûts notre Dirk national et à la basse Henry Ranta, lui aussi un ex Soilwork. Et pourtant, vous verrez que ce disque n’est pas une pâle copie de Soilwork, bien au contraire.

Nous avons les instrumentistes, mais pas le chanteur ! Pas de problème, Nuclear Balst nous a sorti la crème de ses frontmans comme Anders Fridén, Björn “Speed” Strid, Peter Tägtgren ou John Bush, pour ne citer que les plus connus. Mais on retrouve également les frontmans de Scar Symmetry, Wintersun, Kataklysm, Death Angel, Sonic Syndicate et un autre français, Guillaume Bideau, fraîchement arrivé dans l’écurie. Il ne reste plus qu’a écouter?

Il y a donc du bon et du moins bon dans ce disque, ce qui est tout à fait normal pour une compile. Il faut dire par ailleurs que l’effort de Peter est immense, car il a composé dans des styles bien différents, passant du Thrash bien old scool au black métal. Il a composé en fonction des chanteurs et mine de rien, ce n’est certainement pas évident. C’est pour cela que je dis qu’il y a du bon et du moins bon. Je pense que la palme du plus mauvais titre revient a Speed, titre composé uniquement de chant clair qui pourrait figurer sur un album de Coldseed et franchement, c’est bof bof. Autre titre plutôt décevant, « Devotion », titre black métal assez simpliste qui ne présente pas beaucoup d’intérêt (hormis le groove de Dirk). En revanche, pour nos autres lascars, les titres proposés leurs collent parfaitement à la peau. L’ouverture avec Dysfunctional Hours et un Anders Fridén en forme est définitivement un des meilleurs titres de la galette. Après, c’est un peu en fonction de vos affinités, mais pour moi le meilleur titre est « My Name Is Fate » sur lequel Mark Osegueda (Death Angel) s’en donne a coeur joie. Ce morceau old school à souhait renferme un gros refrain qui tue tout à fait admirable.

Et comme Nuclear Blast n’est pas radin, l’édition limitée contient un CD supplémentaire avec des titres classiques, des titres dit « rares » (bonus des éditions japonaises et US), et des nouveaux titres cadeaux. Sur cette galette vous trouverez entre autre des « petits » groupes comme Dimmu Borgir, Immortal, Nile, Exodus, Anthrax, Meshugga ou Chimaira.

La seule petite chose qui pourrait manquer à cette réalisation serait un DVD retraçant l’enregistrement de ce disque, chose présente sur le Roadrunner United. Enfin, nous avons déjà 2 galettes bien remplies et intéressantes, nous n’allons pas faire la fine bouche non plus. Un bon cadeau que cette sortie?

No comments

Next Page »