Archive for September, 2007
Down : Down III - Over the Under
Franchement, mais franchement que c’est bon d’entendre du nouveau son provenant de l’un des groupes les plus attendus de cette année 2007 (et j’aurais envie de dire ces 5 dernières années). Après un nombre incalculable de rumeurs concernant le groupe (dont les deux plus importantes étaient le ré enregistrement de Nola avec Rex Brown à la basse et la sortie du DVD du concert de Paris), Down nous arrive avec un troisième opus, tout beau tout neuf. Depuis que je l’ai reçu il tourne en boucle et il n’y a pas d’autre mot : ENORME, GIGANTESQUE, UNIQUE??.
Des les premières mesures nous sommes directement plongés dans l’univers poisseux du groupe. Le son de guitare si typique du groupe est toujours là. Même s’il a gagné en précision il n’en reste pas moins unique. Des riffs, plein de nouveaux riffs avec l’un de mes sons préférés. Le groupe a écrit ce disque avec deux idées en tête : le désastre de la Nouvelle Orléans et l’assassinat de Dimebag. Pas étonnant que l’atmosphère générale soit si pesante, si moite. Sans être ultra lourds les riffs arrivent quand même à nous plomber avec une impression quasi indescriptible. Je ressens ça comme le fait d’être dans une pièce où les murs se rapprochent au fur et à mesure que les titres défilent. Mal-être es-tu là ? Comme si le disque était un compte un rebours vers notre propre mort.
Il n’y aura pas de grande surprise pour les aficionados du groupe. Tout ce qui a fait la force des deux premiers Down est là. Les riffs sont bien stoner à souhait mais comme je le soulignais plus haut, la masse sonore développée par Under The Over est telle que l’on se sent comme abasourdi. Encore une fois les influences Black Sabbath se font ressentir et ce n’est pas l’admirable « Never Try », où l’accélération très 70’s est énorme, qui me fera mentir. Ca groove énormément et toujours sur ce même « Never Try », les lignes de basse de Rex se font ressentir et prennent aux tripes. A L’instar des opus précédents, on y retrouve une alternance entre titres calmes et des titres plus énervés. A ce titre on doit impérativement souligner le tube en puissance qu’est « Pillamyd ». L’intro pose les bases, ce titre tue et fera des ravages lombaires importants. Il se présente de la même façon qu’un « Temptation’s Wing ». Grosse avoine, lignes de chant monstrueuses avec un gros grunt pré-refrain. En parlant du refrain, il fera fureur dans toutes les salles du monde. Le final de presque 10 minutes est sublime et terminerait l’album en beauté, si Phil et consorts n’avaient pas eu la bonne idée de nous en recoller une entre les deux yeux avec une piste cachée très heavy et catchy. Le chant de Phil Anselmo est toujours aussi caractéristique. Il est malgré tout moins mis en avant, ce qui donne une meilleure impression d’ensemble. Down n’est plus son groupe, Down est un groupe à part entière maintenant. Les petits effets sur son chant sont dosés de façon millimétrée pour un rendu maximum. De plus il a clairement retrouvé toutes ses aptitudes et il ne s’en prive pas.
Le son est comme cité en intro, énorme. C’est le son de Down il n’y a pas de doute, mais il a su légèrement se moderniser pour coller un peu plus au standard actuel. Mais je le répète, il n’a pas été dénaturé pour autant.
Ce disque n’est donc que bonheur. L’attente a été longue et les crispations nombreuses mais lorsque l’on voit le résultat ça valait le coup d’attendre. J’en connais plus d’un qui va faire la queue lundi devant sa Fnac locale afin de se ruer dessus.
Un album unique et énorme. L’album de l’année tout simplement??.
Iced Earth : Framing Armageddon (Something Wicked Part.1)
Nous allons essayer de passer outre les considérations dans le genre « Ripper Owens ne vaut pas Matt Barlow », « Iced Earth est mou du genou depuis le départ de Matt Barlow » j’en passe et des meilleurs. Pourquoi donc passer outre ces considérations, la réponse se tient dans vos mains avec le superbe concept qui s’offre à nous. Deux albums basés sur « Something Wicked This Way Comes ». Deux albums espacés de quelques mois pour nous mettre une bonne claque. Un plus calme (celui dont nous parlons aujourd’hui) et un plus heavy qui sortira l’année prochaine. Let’s rock.
Alors ce n’est pas avec ce Framing Armageddon que le groupe va retrouver sa violence passée mais c’est avec ce Framing Armageddon que le groupe va asseoir sa nouvelle notoriété. Ce qui avait pu paraître comme une faiblesse pour certains sur les autres albums avec Owens va apparaître comme une force. Ce disque est probablement l’un des mieux écrit de la discographie du groupe. Affichant 19 titres au compteur on pourrait légitimement s’interroger sur la teneur exacte du disque. Il est donc vrai que certains de ces 19 titres sont les transitions des intro. A l’instar de Nightfall in Middle Earth de Blind Guardian, Iced Earth nous propose ici un véritable récit dont les scènes sont ponctuées par ce que j’appelle ces transitions.
Les titres en eux même sont tous plus entêtants les uns que les autres. Les refrains sont assez gigantesques. Prenez par exemple le single « Ten Thousand Strong » dont le refrain ne sort plus de votre tête, eh oui c’est ça le concept de ce disque d’Iced Earth. Ca rentre et ça ne sort plus. Plus fort encore, en tendant bien l’oreille on retrouve des petites choses appartenant à « Something Wicked This Way Comes ». Il fallait bien faire une piqûre de rappel, non ? Ce disque est une vraie offrande à tous les fans du groupe. Donc pour ce qui est du chant, je suis assez client de Ripper Owens et bien que ça soit différent par rapport à ce qu’il faisait dans le passé, le travail vocal qu’il a abattu pour ce disque est monstrueux. La superposition de ses différents chants est unique et avec les bonnes compos derrière ça envoie le bois. Je ne ferais pas de comparaison inutile, je trouve que compte tenu de la musique il ne fallait pas faire autre chose.
Très bien écrit, rempli d’émotion, entêtant avec des gros refrains, cette première partie a tout pour plaire et convaincre les fans sceptiques de la première heure. Ripper ne sera jamais Matt (et inversement) mais compte tenu de la musique actuelle, le mélange est détonant. Il me tarde d’avoir la seconde partie plus heavy pour prendre la pleine mesure de ce concept album.
Iced Earth : Framing Armageddon
Nous allons essayer de passer outre les considérations dans le genre « Ripper Owens ne vaut pas Matt Barlow », « Iced Earth est mou du genou depuis le départ de Matt Barlow » j’en passe et des meilleurs. Pourquoi donc passer outre ces considérations, la réponse se tient dans vos mains avec le superbe concept qui s’offre à nous. Deux albums basés sur « Something Wicked This Way Comes ». Deux albums espacés de quelques mois pour nous mettre une bonne claque. Un plus calme (celui dont nous parlons aujourd’hui) et un plus heavy qui sortira l’année prochaine. Let’s rock.
Alors ce n’est pas avec ce Framing Armageddon que le groupe va retrouver sa violence passée mais c’est avec ce Framing Armageddon que le groupe va asseoir sa nouvelle notoriété. Ce qui avait pu paraître comme une faiblesse pour certains sur les autres albums avec Owens va apparaître comme une force. Ce disque est probablement l’un des mieux écrit de la discographie du groupe. Affichant 19 titres au compteur on pourrait légitimement s’interroger sur la teneur exacte du disque. Il est donc vrai que certains de ces 19 titres sont les transitions des intro. A l’instar de Nightfall in Middle Earth de Blind Guardian, Iced Earth nous propose ici un véritable récit dont les scènes sont ponctuées par ce que j’appelle ces transitions.
Les titres en eux même sont tous plus entêtants les uns que les autres. Les refrains sont assez gigantesques. Prenez par exemple le single « Ten Thousand Strong » dont le refrain ne sort plus de votre tête, eh oui c’est ça le concept de ce disque d’Iced Earth. Ca rentre et ça ne sort plus. Plus fort encore, en tendant bien l’oreille on retrouve des petites choses appartenant à « Something Wicked This Way Comes ». Il fallait bien faire une piqûre de rappel, non ? Ce disque est une vraie offrande à tous les fans du groupe. Donc pour ce qui est du chant, je suis assez client de Ripper Owens et bien que ça soit différent par rapport à ce qu’il faisait dans le passé, le travail vocal qu’il a abattu pour ce disque est monstrueux. La superposition de ses différents chants est unique et avec les bonnes compos derrière ça envoie le bois. Je ne ferais pas de comparaison inutile, je trouve que compte tenu de la musique il ne fallait pas faire autre chose.
Très bien écrit, rempli d’émotion, entêtant avec des gros refrains, cette première partie a tout pour plaire et convaincre les fans sceptiques de la première heure. Ripper ne sera jamais Matt (et inversement) mais compte tenu de la musique actuelle, le mélange est détonant. Il me tarde d’avoir la seconde partie plus heavy pour prendre la pleine mesure de ce concept album.
The Old Dead Tree : The Water Fields
Au fil de deux bons albums et de grandes tournées au sein de belles contrées, les The Old Dead Tree ont su se construire une « fan base » assez importante. Il faut dire que le groupe se donne les moyens de réussir en nous proposant une musique aussi facile d’accès que captivante pour les puristes. Et oui j’ai lu dans le magazine de la Fnac (pour ne pas les citer) que The Old Dead Tree est une sorte de Opeth à la française en plus pop. Rapport à certaines lignes de chant peut être, ou à quelques riffs. Qui sait, en tous cas ce disque va en faire bouger plus d’un ça c’est sûr.
On pouvait craindre après le départ de l’un des compositeurs principaux mais que nenni. L’arbre ne s’est pas déraciné pour autant et au contraire l’arrivée de sang neuf s’est faite avec facilité. Passé ce point nous voilà donc face à The Waters Field. Et le moins que l’on puisse dire c’est que ce disque est bougrement bien fichu. Rien n’est laissé au hasard, chaque note, chaque arrangement, tout est bien ficelé. Les compos en elle-même arrivent à allier homogénéité et diversité. Etonnant comme concept non ? Simple, le disque donne une impression compacte mais pris un à un les titres sont bien riches avec diverses influences. Tantôt plutôt funky, tantôt plutôt symphonique, tantôt plutôt pop, ce disque révèle toute sa richesse au fur et à mesure des écoutes. Le chant est très prenant par son intensité et il faut dire que l’ami Manuel y met tout son c?ur. Que ce soit en chant death impeccable ou en chant clair, peut être un peu trop Musesque à mon goût, l’intensité est là. La musique vit à travers sa voix. A la manière d’un Opeth, The Old Dead Tree déverse sa musique en alliant force et volupté. Le message est clair et bien rendu par les compos.
Le son est limpide et l’on sent le gros travail qu’il y a derrière. Dommage cependant que le chant soit mis autant en avant. Même s’il est captivant il prend parfois trop le pas sur le reste. Pas une grand mal pour autant.
Ce Water Fields était le disque à faire. Le groupe possède ainsi une grosse bombe qui pourra les faire véritablement exploser aux yeux de tous. Accessible et pas inintéressant pour autant, The Old Dead Tree va marquer cette rentrée avec sa classe et son panache.
Liquid Tension Experiment : Spontaneous Combustion
Je pense sincèrement que des choses positives résultent souvent de choses négatives. Dans le disque qui nous intéresse aujourd’hui c’est typiquement le cas. Alors qu’un hypothétique troisième disque de Liquid Tension Experiment est en suspend, Magna Carta nous sort de ses tiroirs un disque unique qui nous comblera amplement. Si je parlais de choses négatives c’est bien que ce disque a vaincu la malchance qui s’abattait sur lui. Récit.
Retour en 98, session de Liquid Tension Experiment, New York. Petrucci obligé de partir à l’improviste, sa femme donnant naissance prématurément à leur enfant, laisse les trois autres membres seuls face à leur instrument. Qu’à cela ne tienne, une « jam » s’installe entre Tony Levin, Jordan Rudess et Mike Portnoy. Et ça « jam », et ça « jam » et ça enregistre. On retrouvera un bon certain nombre de ces enregistrements sur le Liquid Tension Experiment 2, Petrucci y ajoutant ses parties de guitares ultérieurement. Mais pour ce qui est du reste, les bandes avaient mystérieusement disparu pendant le mixage. Mais d’où sortent donc ces enregistrements présents sur Spontaneous Combustion ? Eh bien de l’enregistrement deux pistes stéréo de notre ami Portnoy. Bonne habitude que de tout enregistrer en double. Du coup nous avons un enregistrement brut de décoffrage sans bidouilles quelconques. En un mot comme en cent une once de perfection.
Pour en revenir à la musique il faut reconnaître que même les détracteurs de Dream Theater ne pourront qu’applaudir des deux mains ce disque majestueux de fausse sobriété. Le combo basse/batterie souligné de clavier est assez unique. Pour les deux pensionnaires du théâtre des rêves, l’habitude est la surenchère. On colle du plan breaké à toutes les sauces pour Portnoy et on dévale des gammes à toute vitesse pour Rudess. La présence de Tony Levin aidant, tout se fait en groove et en finesse. Une émotion indescriptible est palpable. De mon avis personnel, cette musique aurait très bien pu être celle d’un rêve mélancolique où notre c?ur est pris entre le désespoir et l’espoir justement. Impressionnant. Les lignes de basse sont sublimes et l’on se reprend à planer comme sur les disques de King Crimson. « Tony’s Nightmare » nous emporte dans une autre dimension où la mort nous paraîtrait douce. C’est expérimental mais que c’est bon et à la portée de tous. On passera simplement sur le solo de batterie de Portnoy qui comme beaucoup de solo de batterie fatigue au bout d’une minute (sauf quand on est soi-même batteur). Rudess lui se fait plutôt remarquer dans un registre bruitiste, tout en se gardant des petits passages comme il affectionne, tout en vitesse. A l’instar de son projet solo, ça passe bien dans les deux cas.
Passons au son. Merveille de sobriété et de limpidité. La batterie de Portnoy sonne très sec et bien que la prise de son soit de moindre qualité que ce qui est prévu initialement, son touché et la qualité de sa batterie font que le rendu final est ultra précis et personnel. Pour Rudess c’est comme d’hab’, son impeccable et caractéristique. Le plus bluffant reste le son de basse de Tony Levin qui est ultra chaud et à la limite du sensuel. Ainsi cette chaleur nous englobe et elle ne nous lâchera qu’à la fin de l’écoute.
Avec ce disque le trio a su tirer parti de beaucoup de déconvenues afin de nous offrir quelque chose d’unique et de transcendant. Probablement le disque le plus abouti des trois. Sobre et intense rien que ça???
Madina Lake : From Them, Through Us, To You
Ils ont plutôt de la veine les ptits d’jeunes de chez Madina Lake. Ils gagnent un max d’argent en remportant une téléréalité, ils enregistrent une démo et bingo ils se retrouvent chez Roadrunner pour leur premier album. La classe. Sauf que l’on s’éloigne quelque peu de ce que le label nous offre d’habitude. Qu’a cela ne tienne, le label se diversifie tant mieux. Après un groupe de prog’, un groupe de stoner, voila un groupe de punk rock pas si dénué d’intérêt que ça.
C’est vrai que ce genre n’est vraiment pas ma tasse de thé. Mais cela ne m’a pas empêché de comprendre l’engouement qu’il pouvait y avoir autour de ce groupe. Pour commencer le concept même des paroles est assez excellent. Madina Lake est une ville imaginaire des années 50 où disparaît une personne, Adalia. Le disque nous conte donc ce que ressentent les habitants de cette ville et rien que ça, on dirait du Silent Hill.
Pour mettre toute cette histoire en musique le groupe nous propose donc des titres très punk rock assez classiques pour les US, mais pas si répandus que ça chez nous. On ne va pas crier au génie mais le fait est que les riffs feront headbanger plus d’un d’jeunes et c’est tant mieux. Il faut se réhabituer à entendre de la guitare. Le refrain se fait mélodique et les rythmiques assez basiques. On sent des influences Muse ou encore SUM 41. Cette partie est contrebalancée par une partie plus emo avec un chant plus hurlé et une rythmique plus pesante (notamment sur « In Another Life »). Dommage que le chant soit parfois trop en retrait par rapport à la guitare mais bon. Tout ne peut pas être nickel chrome.
Avec un bon concept (ce From Them, Through Us, To You est le premier volet d’une trilogie), une musique mélodique accrocheuse Madina Lake a tous les atouts pour séduire un jeune public. Un bon début dans la vie musciale.
Interview : The Old Dead Tree

1) Que s’est il passé dans la vie du groupe entre The Perpetual Motion et la sortie prochaine de The Water Fields ?
Enormément de choses. Suite à l’excellent accueil de « The Perpetual Motion », nous avons effectué un nombre de dates assez conséquent, notamment une tournée européenne en 1ère partie d’Epica. Nous avons également dû faire face au départ de notre guitariste Nicolas en mai 2006, membre fondateur et co-compositeur depuis les débuts du groupe. Gilles, son remplaçant, est arrivé en juillet 2006 et, après quelques dates, nous avons pu mettre en chantier le nouvel album « The Water Fields ».
2) Peux tu nous parler de des sessions d’écriture de votre nouvel opus ?
Quelques titres ont été composés juste après l’enregistrement de « The Perpetual Motion », alors que Nicolas faisait encore partie du groupe, mais en raison d’une multiplication des dates en 2005 et 2006, la majeure partie de la composition s’est déroulée entre octobre 2006 et mai 2007. Ce fut extrêmement éprouvant. L’accueil de « The Perpetual Motion » a mis la barre très haut, nous avons également du faire face au changement de line up, à un changement de management ainsi qu’à deux naissances au sein du groupe. « The Water Fields » est donc, pour en partie toutes ces raisons, beaucoup plus sombre et agressif que ces prédécesseurs. On peut sentir une tension sous-jacente tout au long de l’album. Le résultat est à la hauteur de nos espérances et nous sommes très fiers de cet album, même si le processus d’écriture fut particulièrement douloureux.
3) Comment s’est fait l’enregistrement de The Water Fields ?
De la meilleure manière possible. C’est le 3ème album que le groupe enregistre avec Andy Classen ce qui facilite les choses même si Andy nous a maudits en raison du très grand nombre de pistes et d’overdubs présents sur cet album. Cela a rendu le mix très difficile, mais nous avons vraiment cherché à multiplier les détails mélodiques ou rythmiques qui font qu’un album peut s’écouter et se réécouter sans provoquer de lassitude chez l’auditeur. Après les mois difficiles que nous venions de passer, travailler une nouvelle fois avec Andy, qui s’est plus que jamais investi dans cet album, nous a permis d’être rassurer quant au résultat que nous allions obtenir.
4) Peux-tu nous parler plus en détails de la musique que referme The Water Fields ? Il y a-t-il un concept particulier ?
« The Water Fields » traite de la manière dont nous réagissons face aux problèmes. Pour la grande majorité d’entre nous, nous avons tendance à fuir face à une situation difficile et à nous réfugier dans quelque chose qui nous fera oublier ces problèmes plutôt que de les affronter. Chacun se dirigera vers quelque chose : pour certain ce sera la musique, d’autres la peinture, ou encore la lecture? un univers où l’on pourra se plonger et se sentir à l’abri. Ces « champs d’eau » sont donc ces endroits imaginaires où l’on peut s’éloigner de la dure réalité. Tous les titres de « The Water Fields » ont ce thème commun, mais il n’y a pas d’histoire avec un début et une fin.
5) Pour toi quelle est la différence majeure entre « The Perpetual Motion » et « The Water Fields » ?
De manière générale, « The Water Fields » est beaucoup plus sombre et homogène que « The Perpetual Motion ». Au niveau du concept et des paroles, Manuel s’est, cette fois, inspiré des gens, famille ou amis, qui l’entouraient, et non plus de ses expériences personnelles. Enfin, en matière de composition musicale, les morceaux fourmillent de détails et sont beaucoup plus fouillés que sur les albums précédents.
6) L’artwork est encore une fois très soigné, peux tu nous en toucher deux mots ?
L’artwork a été réalisé par Eliran Kantor, un jeune graphiste israelien très talentueux. Les autres propositions que nous avons eues, venant de graphistes connus pour certaines, représentaient des étendues d’eau ou des choses très concrètes. Eliran s’est appuyé sur le fond et non la forme pour créer la pochette de « The Water Fields ». Manuel et moi avons tout de suite accroché à cet artwork qui nous rappelle l’esprit des pochettes des années 70? le genre de pochette qu’on aimerait avoir au format vinyle.
) Il va y avoir une édition limitée de The Water Fields, que referme-t-elle ?
L’édition limitée est actuellement en magasin. Il s?agit d’un superbe digibook avec un livret 20 pages. L’édition cristal quant à elle devrait sortir d’ici quelques mois.
Penses tu qu’au jour d’aujourd’hui le métal français commence enfin à exploser ?
Depuis quelques années la scène française est devenue plus crédible sur la scène internationale. Vers 1995, il y a eu une période de creux ou le metal français n’était plus du tout représenté à l’étranger. Aujourd’hui les choses se sont grandement améliorées, notamment grâce à des groupes comme Dagoba qui a tourné avec In Flames en Europe et surtout Gojira qui a réussi l’exploit de parcourir les Etats-Unis en compagnie de gros groupes tels que Machine Head ou Lamb Of God. Avec tous les groupes talentueux que nous avons chez nous il y a tout espoir de voir le metal français réellement émerger dans les années à venir sur la scène internationale.
9) Pourrais tu nous faire partager un bon et un mauvais souvenir avec le groupe ?
‘ai fais très peu de concerts avec The Old Dead Tree, mais je garde un excellent souvenir du dernier concert que nous avons fait à Lyon, même si les choses avaient plutôt mal commencées. Nous avons eu des soucis techniques juste avant de monter sur scène, ce qui a au final amputé notre set d’une bonne demi-heure. Finalement, nous avons quand pu assurer le set et le public était vraiment incroyable !
10) J’ai lu un article qui vous définissait comme le Opeth Français en un poil plus pop, que penses-tu de cette définition ?
Nous apprécions tous Opeth au sein de The Old Dead Tree, donc le rapprochement est plutôt flatteur. La comparaison vient surtout du fait que nous utilisons le chant de façon similaire, avec l’alternance chant clair/chant death, et que nous utilisons des ambiances un peu aérienne, à la Pink Floyd, dans notre musique. Cela dit, Opeth a un côté technique et folk que nous n’avons pas, alors que de notre côté nous avons plutôt ajouté un aspect rock à notre metal.
11) A ton tour, si tu devais décrire votre musique en 3 mots?..
Je dirais « émotion » en raison de la sincérité avec laquelle Manuel écrit et interprète ses textes, « colère » par rapport à certains événements qui ont pu inspirer notre musique et enfin « puissance » d’un point de vue plus musical.
12) Quels sont les événements qui influencent ta musique ?
Notre musique est surtout influencée par des événements assez personnels qui nous entourent ou que nous avons pu rencontrer. Certaines épreuves difficiles à surmonter ou bien des événements plus positifs. Il n’y a pas de calcul particulier lorsque nous composons. On ne se dit pas « Il nous faut absolument un titre metal extrême ou doom, donc on s’y met ». Tout est fait suivant l’état d’esprit dans lequel nous sommes sur le moment.
13) Notre site s’appelle Spirit Of Metal, que représente l’esprit du métal pour toi ?
L’esprit du metal est, pour moi, représenté par ce nombre constant d’irréductibles metalheads qui se refusent à s’ouvrir à autre chose. Cela a quelque chose de négatif car, à mon sens, l’ouverture d’esprit est indispensable dans la vie, mais cela a aussi sauvé le style de musique en lui même quand les modes passaient. A chaque fois que le metal est tombé au creux de la vague en terme de popularité, il est resté ce noyau dur de fans pour le maintenir à flot. En dehors de cela, j’ai l’impression que les « codes » régissants le metal ont, pour la plupart, éclaté et que les mélanges de styles ont finit par diluer cet élitisme. Peut être y a t’il autant d’esprits du metal qu’il y a de fans de metal in fine?
14) Un dernier mot pour les fans?
Merci pour votre soutien. Nous avons travaillé très dur sur cet album. On espère qu’il vous plaira autant qu’à nous, qu’il nous permettra de gagner de nouveaux fans et de faire toujours plus de concerts. On vous attend nombreux sur la route très prochainement !
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No commentsInterview : Uncolored Wishes

Suite a un excellent premier album je ne pouvais resister a l’envie de faire une interview du groupe Uncolored Wishes. Voici leurs réponses.
1) Première question simple, peux tu nous raconter l’histoire du groupe ?
Le groupe a été crée à la base en rassemblant quelques musiciens dans l’Ain, le but premier était vraiment de faire un petit groupe sans réels objectifs, mais l’appetit vient en mangeant et quand nous avons recruté Marc (chant),nous avons décidé de travailler afin de nous fixer des objectifs toujours
<BR/>plus important, à l’époque le groupe se nommait ‘Synopsis’, après un relooking de notre musique en studio nous sommes devenus le groupe Uncolored Wishes.
2) Peux tu nous expliquer le choix de votre nom de groupe ?
Nous voulions un nom de groupe qui ne soit bien entendu pas déjà pris, nous avions aussi un morceau nommé ‘uncolored Nightmare’ nous nous sommes donc inspiré de ce titre pour nous nommer Uncolored Wishes, un nom laissant planer un voile de mystere comme certains de nos titres, Uncolored nightmare
<BR/>et regression sont des titres qui, comme le nom du groupe, peuvent être interprétés selon l’imagination de chacun.
3) Peux tu nous raconter le processus d’écriture de votre premier album ?
Le but était de faire un album en rassemblant certaines de nos compositions, nous voulions des morceaux différents les uns des autres pour que l’album puisse sonner comme une compil’ , nous voulions aussi apporter une touche d’originalité tout en restant ‘écoutable’.
<BR/>Au niveau de la composition le travail initial est personnel, le clavier ou la guitare apportent une ‘base’ de travail, nous apportons ensuite ensemble un thème au morceau et c’est alors tous le groupe qui arrange et assemble les parties afin de faire naître un nouveau titre, les paroles sont écrites
<BR/>par Marc, mais les thèmes des morceaux sont issus de véritables échanges d’idées entre tous les musiciens.
4) Peux tu nous décrire ce disque si riche ?
Il y aurait beaucoup à dire sur notre travail, mais décrire nous même notre musique reste cependant très délicat, difficile d’avoir un regard objectif et extérieur sur notre production.
<BR/>Cela dis, notre album a été conçu dans le but de ne pas être linéaire et de surprendre à chaque nouvelle plage écoutée. Nous espérons que le public accueillera notre musique favorablement.
5) Peux tu nous parler des paroles de World Under Control ? Voulez vous faire passer un message ?
Il n’y a pas de message à proprement parlé, disons que nous décrivons des faits souvent historiques qui ont bien évidemment un lien étroit avec notre actualité. Notre album parle de la maîtrise que l’homme croit avoir sur le monde et sa soif de pouvoir qui bien souvent l’entraîne à sa perte, de
<BR/>Cortez à Marie Stuart, nous survolons des faits marquants de l’histoire de l’homme qui ont attirés notre attention.
6) Comment c’est faites votre signature chez Thundering Records ?
Trouver un label à l’heure actuelle n’est pas chose aisée, surtout que nous n’avions pas le recul nécessaire pour savoir si notre musique avait les qualités pour trouver ‘preneur’. Nous avons contacté beaucoup de personnes dans le monde du métal et nous avons pu engager un lien avec Thundering Records.
<BR/>Nous pensons cela dis que ce genre de signature ce joue vraiment sur peu de choses étant donné le nombre élevé de demandes. Nous sommes conscient de la chance que nous avons eu.
7) Quel genre d’influences avez-vous au sein du groupe ? Comment vous est venu l’idée d’une telle musique?
Nos influences sont très variées, elles quittent même le monde du métal, de Pink Floyd à Rammstein en passant par The doors, U2, Metallica, Gun’s, Nightwish et bien d’autres que nous n’aurions pas le temps d’énumérer. Nos influences s’étalent sur une scène autant des années 70, 80, 90 que de
<BR/>nos jours. Le seul objectif fixé dans notre musique était de tenter d’être un minimum originaux, pour le reste tout est venu naturellement.
Je ne vois que de bonnes chroniques de World Under Control, pensais tu avoir d’aussi bon retour ? Es tu heureux de cela ?
Pour l’instant les chroniques sont favorables en effet et nous en sommes vraiment heureux, nous ne pensions pas avoir de telles critiques, même s’il est toujours difficile d’avoir du recul sur notre propre travail.Nous attendons maintenant impatiemment le jugement du public et nous verrons sur le long terme ce que les gens retiennent et apprécient dans notre musique.
9) Notre site s’appelle Spirit Of Metal, que représente l’esprit du metal pour toi ?
Et bien justement, pour moi l’esprit du métal est avant tout un amour de la musique, loin des clichés du ‘métalleux’ tatoué et priant des divinités chaotiques enfouies au plus profond des océans, nous voulons affirmer notre image dans le monde du métal, celle de musiciens respectant tous les styles
<BR/>de musique et n’ayant pas peur de rester eux même dans un monde musical souvent rempli de ‘copie’.
<BR/>Quand tu aimes le métal tu peut avoir l’apparence qui te plait, tu n’es pas forcé de suivre un code vestimentaire ou une attitude particulière, cette musique est dans ta peau et c’est ce qui te définit.
10) Que penses tu de notre scène française ?
Nous admirons sincèrement le talent de groupes comme Gojira. Ce n’est pas simplement une formation qui cherche à sonner comme une autre et leur musique est vraiment singulière. Le public attend des groupes qu’ils soient créatifs et non qu’ils proposent une musique sur-influencée.
11) Quel serait pour toi une affiche parfaite ?
Une soirée dans laquelle on trouverait des groupes tous différents qui nous ont fait rêver et avancer
<BR/>dans la musique, je pense notamment aux Gun’s n roses, Rammstein, Metallica et Pink Floyd.
12) Quel est ton rêve en tant que musicien ?
Le rêve le plus fou serait que notre musique soit écoutée par le plus grand nombre, loin des clichés du star system, tout simplement être écouté et apprécié. Rencontrer des pointures du monde de la musique et de la scène internationale serait aussi exceptionnel pour nous.
13) Encore félicitation, je te laisse les derniers mots..
Nous remercions toutes les personnes qui nous suivent et nous assistent, avec une pensée particulière
<BR/>pour Mika de Furia et pour Henry Lejeune de HLY Design. Nous saluons aussi tous ceux qui prennent le temps d’écouter notre musique.
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No commentsNightmare (FRA) : Genetic Disorder
La tendance étant de durcir la musique, ce nouvel opus de Nightmare n’échappera pas à la règle. Eh oui le groupe tend à se rapprocher de ses influences plus Thrash, ce qui nous donne, et bien un album plus Thrash justement. “The Dominion Gate” était déjà excellent, ce “Genetic Disorder” l’est encore plus. A moins que cela ne vienne de moi qui suis plus fan de Thrash. Possible.
Mais rapidement on se rend compte que le groupe ne plaisante pas. J’ai beau tendre l’oreille, il manque quelque chose. Ah tient, mais ce sont les claviers qui ont disparu. Chouette !!!! Eh oui, le groupe durcit le ton et ça s’entend vraiment. Là où les groupes symphoniques ont un peu monté d’un cran, Nightmare a carrément mis la vitesse supérieure. La vitesse supérieure oui, le compromission non. On entend que c’est du Nightmare mais du Nightmare en plus Thrash. Les riffs sont bien puissants à souhait et plutôt bien pensés et les soli toujours aussi percutants. Pas de doute, “Genetic Disorder” va faire du bruit dans les chaumières. Sans rire, les fans de la première heure y trouverons autant leur compte que des métaleux de passage. Ce disque peut plaire à un vaste public sans pour autant avoir vendu son âme. Le point positif sera bien entendu le live où la pléiade de titres péchus fera mouche. Le pogo risque de faire mal. Ce dimanche 19 novembre a laisser des traces c’est moi qui vous le dit.
Ce qui fait la marque de fabrique du groupe c’est bien sûr la signature vocale de l’un des meilleurs chanteurs de heavy français, notre Dio a nous, Jo Amore. Toujours au top, son chant se fait aussi heavy que puissant et c’est un véritable régal. Brut, juste et inégalable, sa prestation est tout simplement unique.
Enregistré en Suède, dans le fameux studio Fredman, le son sonne très suédois. Peut être un peu trop à mon goût. Mais le son n’est pas le seul en cause, certains riffs sont aussi à mettre en cause. Au final, on headbangue tellement que ce « détail » passe à la trappe. Alex me confiait que c’était son rêve d’enregistrer là-bas, voilà chose faite.
Du grand Nightmare bien couillu. Avec des titres plus bruts taillés pour le live, le groupe va asseoir encore un peu plus son autorité sur le heavy français et c’est tant mieux car notre beau pays a besoin de groupes comme ça qui puissent rivaliser les yeux dans les yeux avec les allemands et autres.
Chapeau bas??.
Alcohsonic : Never Drink Without LIVE Element
C’est au détour de notre toile préférée que j’ai découvert Alcohsonic, groupe de Stoner/rock français du meilleur effet. Ni une ni deux, prise de contact avec le groupe et voilà que Never Drink Without LIVE Element envoie le gras dans ma platine. Un vrai bon moment de pur rock’n roll qui se savoure comme il se doit avec une bonne dose de Jack. Rock’n Roll
Il faut être honnête le son n’est pas au mieux de sa forme et c’est un peu dommage car du coup la musique perd en puissance. Pas grave il faut passer outre, l’important c’est de faire de la bonne musique et c’est le cas ici. Le public ne s’y trompe pas, même assez lointain il prend beaucoup de plaisir à headbanger sur les titres proposés par Alcohsonic. Ces titres sont pour la plupart issus du premier opus du groupe avec en bonus deux titres issus du prochain album prévu pour 2008.
Pas de doute le groupe prodigue une musique poisseuse et puissante à souhait. Rythmiques bien trouvées, wahwah qui vrombit, titres taillés pour le live, la totale. « The Cathodic Way Of life » possède un refrain énorme et une section de batterie assez classe. Le groove est aussi de mise comme par exemple avec « I’m your Man » impeccable de feeling. Mais le plus impressionnant c’est le chant bien adapté de Seb. Il envoie de gras mais un peu trop mais ça doit venir du mixage.
La seconde partie de cette galette se constitue d’un live acoustique enregistré a la Grosse Radio. Changement de conditions, le son est nickel chrome. Il y a quelques « pains », mais c’est du rock’n roll alors on s’en tape. Je dois reconnaître que le chant me bluffe encore une fois. Plus qu’un potentiel, le groupe envoie sévère et le passage en acoustique donne une vision différente sur la musique plus roots du live.
J’ai hâte d’entendre le prochain effort studio du groupe afin d’en prendre plein les oreilles. Un dernier mot pour vous dire que les titres sont intégralement téléchargeables (légalement ça va se soit) à l’adresse suivante
http://www.lastfm.fr/music/Alcohsonic/Never+Drink+Without+Live+Element