Iced Earth : Framing Armageddon
Nous allons essayer de passer outre les considérations dans le genre « Ripper Owens ne vaut pas Matt Barlow », « Iced Earth est mou du genou depuis le départ de Matt Barlow » j’en passe et des meilleurs. Pourquoi donc passer outre ces considérations, la réponse se tient dans vos mains avec le superbe concept qui s’offre à nous. Deux albums basés sur « Something Wicked This Way Comes ». Deux albums espacés de quelques mois pour nous mettre une bonne claque. Un plus calme (celui dont nous parlons aujourd’hui) et un plus heavy qui sortira l’année prochaine. Let’s rock.
Alors ce n’est pas avec ce Framing Armageddon que le groupe va retrouver sa violence passée mais c’est avec ce Framing Armageddon que le groupe va asseoir sa nouvelle notoriété. Ce qui avait pu paraître comme une faiblesse pour certains sur les autres albums avec Owens va apparaître comme une force. Ce disque est probablement l’un des mieux écrit de la discographie du groupe. Affichant 19 titres au compteur on pourrait légitimement s’interroger sur la teneur exacte du disque. Il est donc vrai que certains de ces 19 titres sont les transitions des intro. A l’instar de Nightfall in Middle Earth de Blind Guardian, Iced Earth nous propose ici un véritable récit dont les scènes sont ponctuées par ce que j’appelle ces transitions.
Les titres en eux même sont tous plus entêtants les uns que les autres. Les refrains sont assez gigantesques. Prenez par exemple le single « Ten Thousand Strong » dont le refrain ne sort plus de votre tête, eh oui c’est ça le concept de ce disque d’Iced Earth. Ca rentre et ça ne sort plus. Plus fort encore, en tendant bien l’oreille on retrouve des petites choses appartenant à « Something Wicked This Way Comes ». Il fallait bien faire une piqûre de rappel, non ? Ce disque est une vraie offrande à tous les fans du groupe. Donc pour ce qui est du chant, je suis assez client de Ripper Owens et bien que ça soit différent par rapport à ce qu’il faisait dans le passé, le travail vocal qu’il a abattu pour ce disque est monstrueux. La superposition de ses différents chants est unique et avec les bonnes compos derrière ça envoie le bois. Je ne ferais pas de comparaison inutile, je trouve que compte tenu de la musique il ne fallait pas faire autre chose.
Très bien écrit, rempli d’émotion, entêtant avec des gros refrains, cette première partie a tout pour plaire et convaincre les fans sceptiques de la première heure. Ripper ne sera jamais Matt (et inversement) mais compte tenu de la musique actuelle, le mélange est détonant. Il me tarde d’avoir la seconde partie plus heavy pour prendre la pleine mesure de ce concept album.
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