Down : Down III - Over the Under
Franchement, mais franchement que c’est bon d’entendre du nouveau son provenant de l’un des groupes les plus attendus de cette année 2007 (et j’aurais envie de dire ces 5 dernières années). Après un nombre incalculable de rumeurs concernant le groupe (dont les deux plus importantes étaient le ré enregistrement de Nola avec Rex Brown à la basse et la sortie du DVD du concert de Paris), Down nous arrive avec un troisième opus, tout beau tout neuf. Depuis que je l’ai reçu il tourne en boucle et il n’y a pas d’autre mot : ENORME, GIGANTESQUE, UNIQUE??.
Des les premières mesures nous sommes directement plongés dans l’univers poisseux du groupe. Le son de guitare si typique du groupe est toujours là. Même s’il a gagné en précision il n’en reste pas moins unique. Des riffs, plein de nouveaux riffs avec l’un de mes sons préférés. Le groupe a écrit ce disque avec deux idées en tête : le désastre de la Nouvelle Orléans et l’assassinat de Dimebag. Pas étonnant que l’atmosphère générale soit si pesante, si moite. Sans être ultra lourds les riffs arrivent quand même à nous plomber avec une impression quasi indescriptible. Je ressens ça comme le fait d’être dans une pièce où les murs se rapprochent au fur et à mesure que les titres défilent. Mal-être es-tu là ? Comme si le disque était un compte un rebours vers notre propre mort.
Il n’y aura pas de grande surprise pour les aficionados du groupe. Tout ce qui a fait la force des deux premiers Down est là. Les riffs sont bien stoner à souhait mais comme je le soulignais plus haut, la masse sonore développée par Under The Over est telle que l’on se sent comme abasourdi. Encore une fois les influences Black Sabbath se font ressentir et ce n’est pas l’admirable « Never Try », où l’accélération très 70’s est énorme, qui me fera mentir. Ca groove énormément et toujours sur ce même « Never Try », les lignes de basse de Rex se font ressentir et prennent aux tripes. A L’instar des opus précédents, on y retrouve une alternance entre titres calmes et des titres plus énervés. A ce titre on doit impérativement souligner le tube en puissance qu’est « Pillamyd ». L’intro pose les bases, ce titre tue et fera des ravages lombaires importants. Il se présente de la même façon qu’un « Temptation’s Wing ». Grosse avoine, lignes de chant monstrueuses avec un gros grunt pré-refrain. En parlant du refrain, il fera fureur dans toutes les salles du monde. Le final de presque 10 minutes est sublime et terminerait l’album en beauté, si Phil et consorts n’avaient pas eu la bonne idée de nous en recoller une entre les deux yeux avec une piste cachée très heavy et catchy. Le chant de Phil Anselmo est toujours aussi caractéristique. Il est malgré tout moins mis en avant, ce qui donne une meilleure impression d’ensemble. Down n’est plus son groupe, Down est un groupe à part entière maintenant. Les petits effets sur son chant sont dosés de façon millimétrée pour un rendu maximum. De plus il a clairement retrouvé toutes ses aptitudes et il ne s’en prive pas.
Le son est comme cité en intro, énorme. C’est le son de Down il n’y a pas de doute, mais il a su légèrement se moderniser pour coller un peu plus au standard actuel. Mais je le répète, il n’a pas été dénaturé pour autant.
Ce disque n’est donc que bonheur. L’attente a été longue et les crispations nombreuses mais lorsque l’on voit le résultat ça valait le coup d’attendre. J’en connais plus d’un qui va faire la queue lundi devant sa Fnac locale afin de se ruer dessus.
Un album unique et énorme. L’album de l’année tout simplement??.
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