Archive for October, 2007
Opeth : The Roundhouse Tapes
Il aura fallu attendre un bon paquet d’années avant de voir enfin débouler un live d’Opeth en CD. Il faut reconnaître que le DVD Lamentations m’avait laissé un peu sur ma faim à cause de son choix de chansons. Ici le choix est énorme et il montre bien l’apogée de cette merveilleuse tournée qu’a été celle de Ghost Reveries. Une expérience bouleversante.
Car vous n’aviez pas pu faire le chemin jusqu’en Angleterre, Opeth vous apporte sur un plateau ce qui pourrait bien être le live de l’année. Il vous suffira de fermer les yeux pour vous y croire (il faudrait juste monter un peu le chauffage chez vous). Le son qui se dégage de The Roundhouse Tapes est tellement chaud, tellement personnel que l’on se croirait dans la salle. Les guitares sonnent « vraies », Mikael Åkerfeldt se permettant même de faire des petites blagues sur leur accordage. Pas de bidouilles ou autres, on dirait que le son sort directement de l’ampli et c’est la technique du groupe qui fait le reste. Car indépendamment du fait que le son est unique et énorme, le groupe nous envoie neuf titres avec une incroyable perfection. Les structures complexes des morceaux sont respectées à la lettre et l’on ne peut qu’en prendre plein les oreilles. Quel bonheur que de retrouver un titre issu de Morningrise. Savamment exécuté, mon lecteur a laissé tourner en boucle « The Night And The Silent Water » (mais également le titre éponyme « Blackwater Park »). Le public ne s’y est d’ailleurs pas trompé, et l’ambiance est électrisante. Car c’est bien le propre d’un live que l’on entende le public. Que ce soit entre les morceaux où les hurlements fusent ou que ce soit sur les passages clairs de « Ghost of Perdition » (par exemple), les fans anglais sont impeccables. Sur l’échelle du Black Album on est quasiment a 9/10 en terme de qualité. Au final même un titre issu de Damnation (album sur lequel je n’avais pas trop accroché) passe admirablement bien par sa sincérité exacerbée.
Admirable, unique, les superlatifs vont bon train avec ce The Roundhouse Tapes. Si vous souhaitez découvrir Opeth, ce disque est celui qu’il faut. Vous prendrez de plein fouet la technique et la générosité du groupe.
Maroon : The Cold Heart of the Sun
Ce n’est pas vraiment une surprise, je n’avais pas trop accroché sur l’opus précédent et c’était les mains en avant que je me lançai dans l’écoute de The Cold Heart of the Sun. Surtout que ce disque arrive à peine 1 an après son prédécesseur ce qui n’était pas non plus une bonne nouvelle. Enfin il n’y a que les biiiips qui ne changent pas d’avis alors lançons-nous dans l’écoute.
Premier titre et première crainte confirmée. Ca hurle, ça va vite et ça gonfle. L’écoute allait me paraître longue si une lueur d’espoir n’avait pas fait son apparition. Passé les deux/trois premiers morceaux, The Cold Heart of the Sun devient plus mélodique, plus fouillé, plus intéressant. Les bribes que j’avais appréciées sur When Worlds Collide sont de retour mais mieux exploitées, mieux maîtrisées et de ce fait plus accessibles. Pour faire simple on croirait entendre une mixe entre Maroon et Dark Tranquillity. Pour la première fois, j’apprécie Maroon à sa juste valeur. Celle d’un groupe qui a trouvé un style moins compact et plus nuancé. Finies les cavalcades interminables, on retrouve des passages véritablement mélodiques avec les soli beaucoup plus originaux que par le passé. Même les riffs ont subi une cure de jouvence. Plus riches, plus entêtants, ils sont tout simplement bons. On retrouve même un titre plutôt calme en guise de fin. Jolis arpèges, chant plus pondéré, la classe, quoi.
Le chant quant à lui n’a pas vraiment évolué dans le sens où on est toujours à la limite entre le death et le hardcore. Mais dans ce nouveau contexte, il est bien mis en valeur et l’association est détonante. C’est sûr que si vous étiez réfractaire au chant, ce disque ne changera rien.
Sans pouvoir rivaliser avec le dernier Hatesphere (tiens, je l’avais dit à l’occasion du précèdent album), Maroon a peut-être trouvé la formule qui fait mouche. Les fans ne seront pas déçus et les néophytes pourraient découvrir le groupe avec un album plus varié et plus intéressant tout simplement??.
Magica : Hereafter
Magica vous connaissez ? C’est un groupe roumain de heavy à chant féminin qui nous propose ici son troisième opus. Dommage que ce disque fasse suite à tous les cadors du genre mais cela ne veut pas dire pour autant que nos p’tits roumains vont se déballonner, au contraire ils nous offrent ici une belle preuve de maturité. Album de la consécration, pas loin.
Car si le premier opus avait fait du bruit, le second avait un peu déçu. Résultat, on ne savait pas trop sur quel pied danser avec ce Hereafter. La réponse viendra d’elle-même, Magica a retrouvé son écriture et cet album ravira les fans de heavy à chant féminin. Certes vous avez déjà claqué votre argent dans le dernier Nightwish ou le dernier Epica, mais ce n’est pas une raison, Noël approche et ça vous ferait un beau cadeau non ?
Avec Hereafter, le groupe réussi donc à allier une grande efficacité rythmique et mélodique avec des passages véritablement techniques pour un groupe de ce genre. Nous flirtons même par moment avec un petit coté prog’, ce qui n’est pas pour me déplaire.
Le chant est vraiment bien travaillé et la miss est vraiment très en forme. Impressionnant, vous avez dit impressionnant ? Dans un registre qui lui est propre, Ana Mladinovici fait merveille et galvanise à elle seule ce disque. D’autant que la production est loin d’être en carton. De gros efforts ont été déployés afin de faire sonner ce disque. Bien sûr Magica n’a pas disposé d’un demi-million d’euros pour faire son disque mais ça reste puissant et parfaitement adapté au style.
Un bon disque qui risque de prendre de plein fouet la concurrence des cadors du genre. Reste que si le heavy/chant féminin est votre tasse de thé il serait véritablement dommage de passer à côté de ce disque bourré d’arguments.
Aabsinthe : In Search Of Light
J’aurais tendance à croire que, dans ce genre, le temps est notre ami et qu’une longue réflexion est nécessaire afin de produire un nouvel opus. Finalement il n’aura pas fallu plus de deux ans aux français d’Aabsinthe pour nous pondre une suite au très prometteur The Loss of Illusion. Après avoir perdu ses illusions, le groupe est maintenant à la recherche de la lumière et après l’écoute de ce disque, on peut dire qu’ils ont décroché la timbale.
Si The Loss of Illusion avait permis au groupe d’acquérir une notoriété méritée, In Search For light devrait en toute logique les pousser au-delà de nos frontières. Un peu comme le nouveau Eths, c’est dans la continuité mais en toujours plus loin. Chaque point de détail qui aurait pu faire défaut est maintenant devenu une force. Nous pourrions commencer par le chant qui est plus travaillé, mieux mixé. Plus en avant, plus audible, plus prenant, il galvanise une musique aussi sombre que progressive. Du coup Pierre se lance à gorge perdue dans ce nouvel opus et c’est tant mieux.
Si cette évolution est notable, le reste de la composition n’est pas en défaut pour autant. Les arrangements sont toujours aussi excellents avec un clavier qui sait se fondre dans une masse sonore aussi pesante que pétrifiante. Je crois que c’est ce coté malsain qui m’a le plus accroché. Chaque note de clavier est plus glaçante que la précédente. Les arrangements de toutes sortes que l’on retrouve sur ce disque sont eux aussi très pointus et très prenants. Il n’y a qu’à voir le fait que l’on ne s’ennuie pas un seul instant sur un titre comme “A Long Walk to Touch the Sun” long de presque 19 minutes. Si ce n’est pas de l’écriture ça monsieur.
Hormis les claviers on retrouve une bonne dose de gratte. 2007 oblige, les rythmiques sont plombantes. Plus lourdes, plus puissantes elles ont subit un vrai dopage qui en écrasera plus d’un. Aabsinthe groupe faible rythmiquement, ça j’en doute?? Surtout que les lignes de basse très groovy sont là pour soutenir encore un peu plus ce plomb délivré par la gratte.
Voilà encore et toujours un disque français qui déchire pour cette année 2007. Ce second opus d’Aabsinthe va faire du bruit au sein de nos petites maisons de métaleux. Comme quoi nous les frenchy, nous savons faire de tout et surtout on sait le faire aussi bien (voire mieux) que les autres??.
Vive l’année 2007.
Eths : Tératologie
Pour ceux qui ne le savent pas la Tératologie est l’étude scientifique des malformations congénitales. Lorsque l’on voit la pochette de ce second opus d’Eths, on comprend ce que veut dire le groupe. Toujours aussi viscérale, toujours aussi intense, le combo marseillais revient en force avec un album dans la ligné de SOMA, mais pas seulement.
Car il en faut toujours plus aux membres de Eths. Il faut dire que le groupe a su se faire un nom à la force du poignet. Je me souviens encore de ce concert dans le fin fond du 78 en première partie de Misanthrope dans un gymnase (ça devait être en 2001 ou 2002). La bande à Candice m’avait littéralement scotché par sa prestation tonique et par la qualité de ces compos. Cinq ans plus tard le groupe peut se targuer d’avoir vendu 25 000 disques de SOMA et jouit d’une réputation scénique a toute épreuve. Juste retour des choses??..
Donc si SOMA marquait le passage au stade supérieur, Tératologie va littéralement faire exploser le groupe. Ce disque est une sorte de SOMA en « plus mieux » comme on dit. Encore plus de hargne, encore plus de violence dans la musique, encore plus sombre, encore plus loin vers le point de non retour. Les aficionados du groupe ne seront pas déçus. Si vous aviez trouvé l’ambiance de SOMA noire, ici, elle est carrément poisseuse.
En me replongeant dans la discographie du groupe je me rends compte que le côté néo métal qui caractérisait le groupe s’est estompé pour faire place a quelque chose de plus métal tout simplement. Si le son est identifiable les riffs ne rebondissent plus autant et le nombre c’est clairement accru. Tant mieux nous pouvons ainsi découvrir plus de variété et cela en devient même étonnant. Les sons sont plus recherchés, les riffs d’intro plus riches, la notion de refrain/couplet s’est effacée. En bref nous nageons dans une mer de pétrole.
Et si ce sentiment est aussi prononcé c’est que l’ambiance générale n’est pas à la fête. L’utilisation du piano est ultra malsaine et donne un coté « survival horror » pétrifiant. Mais, les samples sont aussi à la fête avec des grincements, des cris, des pleurs, des murmures. Plus fouillé, plus viscéral, Tératologie est une ode à l’horreur.
Et que dire de Candice. Son registre vocal n’aura jamais été aussi riche et aussi maîtrisé. Plus extrême son chant hurlé fait froid dans le dos. Mais, le pire dans tout ça, ce sont ses passages clairs, plus nombreux et plus terrifiants que jamais. On dirait un peu une voie de petite fille sadique, prête à émasculer le premier mâle a sa portée. Glaçant???
Mais, tout cela vient également de la production de ce disque. Impeccable, elle permet de jouer sur les ambiances, sans en faire trop. Chaque instrument sonne du feu de Dieu et j’avoue que les lignes de basses résonnent parfaitement, renforçant encore cette ambiance morbide.
Un disque tout simplement énorme. Je me répète mais c’est tellement bon. L’année 2007 est l’année de la France et Tératologie nous le prouve encore une fois. Un disque qui va faire du bruit dans les chaumières!
No commentsEths : T
Pour ceux qui ne le savent pas la Tératologie est l’étude scientifique des malformations congénitales. Lorsque l’on voit la pochette de ce second opus d’Eths, on comprend ce que veut dire le groupe. Toujours aussi viscérale, toujours aussi intense, le combo marseillais revient en force avec un album dans la ligné de SOMA, mais pas seulement.
Car il en faut toujours plus aux membres de Eths. Il faut dire que le groupe a su se faire un nom à la force du poignet. Je me souviens encore de ce concert dans le fin fond du 78 en première partie de Misanthrope dans un gymnase (ça devait être en 2001 ou 2002). La bande à Candice m’avait littéralement scotché par sa prestation tonique et par la qualité de ces compos. Cinq ans plus tard le groupe peut se targuer d’avoir vendu 25 000 disques de SOMA et jouit d’une réputation scénique a toute épreuve. Juste retour des choses??..
Donc si SOMA marquait le passage au stade supérieur, Tératologie va littéralement faire exploser le groupe. Ce disque est une sorte de SOMA en « plus mieux » comme on dit. Encore plus de hargne, encore plus de violence dans la musique, encore plus sombre, encore plus loin vers le point de non retour. Les aficionados du groupe ne seront pas déçus. Si vous aviez trouvé l’ambiance de SOMA noire, ici, elle est carrément poisseuse.
En me replongeant dans la discographie du groupe je me rends compte que le côté néo métal qui caractérisait le groupe s’est estompé pour faire place a quelque chose de plus métal tout simplement. Si le son est identifiable les riffs ne rebondissent plus autant et le nombre c’est clairement accru. Tant mieux nous pouvons ainsi découvrir plus de variété et cela en devient même étonnant. Les sons sont plus recherchés, les riffs d’intro plus riches, la notion de refrain/couplet s’est effacée. En bref nous nageons dans une mer de pétrole.
Et si ce sentiment est aussi prononcé c’est que l’ambiance générale n’est pas à la fête. L’utilisation du piano est ultra malsaine et donne un coté « survival horror » pétrifiant. Mais, les samples sont aussi à la fête avec des grincements, des cris, des pleurs, des murmures. Plus fouillé, plus viscéral, Tératologie est une ode à l’horreur.
Et que dire de Candice. Son registre vocal n’aura jamais été aussi riche et aussi maîtrisé. Plus extrême son chant hurlé fait froid dans le dos. Mais, le pire dans tout ça, ce sont ses passages clairs, plus nombreux et plus terrifiants que jamais. On dirait un peu une voie de petite fille sadique, prête à émasculer le premier mâle a sa portée. Glaçant???
Mais, tout cela vient également de la production de ce disque. Impeccable, elle permet de jouer sur les ambiances, sans en faire trop. Chaque instrument sonne du feu de Dieu et j’avoue que les lignes de basses résonnent parfaitement, renforçant encore cette ambiance morbide.
Un disque tout simplement énorme. Je me répète mais c’est tellement bon. L’année 2007 est l’année de la France et Tératologie nous le prouve encore une fois. Un disque qui va faire du bruit dans les chaumières!
No commentsEths : T
Pour ceux qui ne le savent pas la Tératologie est l’étude scientifique des malformations congénitales. Lorsque l’on voit la pochette de ce second opus d’Eths, on comprend ce que veut dire le groupe. Toujours aussi viscérale, toujours aussi intense, le combo marseillais revient en force avec un album dans la ligné de SOMA, mais pas seulement.
Car il en faut toujours plus aux membres de Eths. Il faut dire que le groupe a su se faire un nom à la force du poignet. Je me souviens encore de ce concert dans le fin fond du 78 en première partie de Misanthrope dans un gymnase (ça devait être en 2001 ou 2002). La bande à Candice m’avait littéralement scotché par sa prestation tonique et par la qualité de ces compos. 5 ans plus tard le groupe peut se targuer d’avoir vendu 25 000 disques de SOMA et jouit d’une réputation scénique a toute épreuve. Juste retour des choses??..
Donc si SOMA marquait le passage au stade supérieur, Tératologie va littéralement faire exploser le groupe. Ce disque est une sorte de SOMA en « plus mieux » comme on dit. Encore plus de hargne, encore plus de violence dans la musique, encore plus sombre, encore plus loin vers le point de non retour. Les aficionados du groupe ne seront pas déçus. Si vous aviez trouvez l’ambiance de SOMA noir, ici elle est carrément poisseuse.
En me replongeant dans la discographie du groupe je me rends compte que le coté néo métal qui caractérisait le groupe s’est estompé pour faire place a quelque chose de plus métal tout simplement. Si le son est identifiable les riffs ne rebondissent plus autant et le nombre c’est clairement accru. Tant mieux nous pouvons ainsi découvrir plus de variété et ça en devient même étonnant. Les sons sont plus recherchés, les riffs d’intro plus riches, la notion de refrain/couplet s’est effacée. En bref nous nageons dans une mer de pétrole.
Et si ce sentiment est aussi prononcé c’est que l’ambiance générale n’est pas à la fête. L’utilisation du piano est ultra malsaine et donne un coté « survival horror » pétrifiant. Mais les samples sont aussi à la fête avec des grincements, des cris des pleures des murmures. Plus fouillé, plus viscéral, Tératologie est une ode à l’horreur.
Et que dire de Candice. Son registre vocal n’aura jamais été aussi riche et aussi maîtrisé. Plus extrême son chant hurlé fait froid dans le dos. Mais le pire dans tout ça ceux sont ses passages clairs, plus nombreux et plus terrifiant que jamais. On dirait un peut une voie de petite fille sadique prête à émasculer le premier male a sa porté. Glaçant???
Mais tout cela vient également la production de ce disque. Impeccable, elle permet de jouer sur les ambiances sans en faire de trop. Chaque instrument sonne du feu et j’avoue que les lignes de basses résonnent parfaitement, renforçant encore cette ambiance morbide.
Un disque tout simplement énorme. Je me répète mais c’est tellement bon. L’année 2007 est l’année de la France et Tératologie nous le prouve encore une fois. Un disque qui va faire du bruit dans les chaumières
No commentsLofofora : M
L’un des groupes français les plus connus est de retour pour son sixième album. Afin de faire les choses bien, Lofo s’est armé jusqu’aux dents. Tout a été revu à la hausse et ça risque de faire du mal dans les chaumières. Toujours sans compromis le groupe s’est clairement donné les moyens d’enfoncer des portes blindées avec un Mémoire de Singes assez énorme.
Lofo a donc réussi à conjuguer sa hargne avec une modernité qui peut déconcerter. Oui le son de Lofo a évolué et la claque est au rendez-vous. Pas vraiment étonnant puisque l’on retrouve Laurenx Etxemendi aux manettes (c’est lui qui nous a pondu le dernier Gojira, vous voyez donc ce que je veux dire par gros son). Du coup les fans de la première heure risquent d’être un poil surpris par la véritable muraille qui va se dresser devant eux. Autant le coté punk un peu crasseux est toujours là, mais ultra moderne.
Coté musique c’est du bien pêchu « in your face ». On retrouve le Lofo d’antan. Pas beaucoup de répit dans Mémoire de Singes. Et de mémoire de vieux singe ça faisait longtemps que le groupe ne nous avait pas pondu un bloc aussi compact en terme de hargne. Nous avons quelques riffs mid tempo, pas plus, et ça le fait. Car en plus d’être bien pêchu ce disque est aussi très groovy. Chaque morceau a sa propre structure et l’on se réjouit de la variance des tempos. Ainsi chaque titre est bien dynamique et unique. La rythmique est ultra solide et bien plus rentre-dedans que certains titres de l’opus précèdent. A l’instar des Mass Hysteria, le groupe nous livre ici l’un des ses albums les plus aboutis et les plus extrêmes.
Pour ce qui est du chant, bah c’est là aussi du Lofo dans le texte. Le bon Reuno envoie le bois. Ses textes sont toujours aussi bien argumentés et hargneux. Pas de compromis chacun en prend pour son grade. Le mixage met le chant bien avant et le résultat final claque. Même les passages apaisés sont très intenses.
Une bonne grosse réussite bien de chez nous. Cette année 2007 nous réjouie par sa teneur en bombes françaises. Après ça on ne pourra pas dire que la France n’a pas de talent à revendre.

