Archive for January, 2008
Death Angel : Killing Season
Pour faire simple et pour ceux d’entre vous qui ne connaîtraient pas encore Death Angel approchez, glissez Killing Season dans votre platine et prenez-vous une bonne grosse claque. Revoilà donc nos thrasher de la Bay area de retour quatre ans après le très probant The Art Of Dying. Alors il va pas falloir aller chercher midi à quatorze heures. C’est un thrash old scool pur avec tout ce qui va bien avec. Moi j’adore.
Au menu donc pour cette cuvé 2008 de Death Angel. Du riff excellemment thrashy, des soli qui vont à toute vitesse et qui sont tous plus excellents les uns que les autres et un chant plus agressif que jamais.
Avec cette description je ne risque pas de faire adhérer de nouvelles personnes. On va donc détailler un peu. Ce Killing Season est donc un concentré de ce que la Bay Area a fait de mieux au niveau du thrash. Les rythmiques sont aussi percutantes que groovy mais toujours bien ancrées dans cette période faste qu’ont été les années 80. Les soli sont eux aussi très typés. Ca dévale le manche à 200 à l’heure mais avec un talent que seul le grand groupe Death Angel peut avoir. Le disque comporte également les fameuses intro acoustique du genre « là c’est calme mais tu vas t’en prendre une grosse dans ta gueule » qui font le bonheur des fans du genre !!!!!!
Mais les deux grandes évolutions viennent du chant et du son. Pour le premier changement ne craignez rien, il est perceptible mais pas fondamental. Mark a su faire évoluer son chant pour le rendre un poil plus moderne mais son identité vocale reste intacte. C’est juste un petit pas en avant. Pour le son il sonne plus moderne. Death Angel nous fait preuve d’une plus grande maturité sonore et j’avoue que ça me plait bien.
Voilà du Death Angel pur jus mais avec ce qu’il faut de renouveau pour conquérir un auditoire plus vaste. Un grand merci et cette fois le rendez-vous est bien pris pour une bonne grosse date en France !!!!!!!!!!!!
Jadallys : Labyrinthes
Jadallys est de retour 3 ans après son premier opus, Silence. Il ne faut pas se voiler la face si vous étiez resté insensible aux charmes de Selene et ses amis ce disque ne sera pas pour vous. Et pourtant ce disque vous réservera bien des surprises car ce disque est un cap vers la maturité. En un mot comme en cent, les voilà bien de retour et ça va le faire.
Dans ce Labyrinthes vous retrouverez donc tout ce qui avait fait le charme de Silence. Un mélange de diverses influences qui cette fois sont plus digérées donnant ainsi ce côté plus mature. Les mélodies sont plus riches, plus envoûtantes. Les ambiances sont très bien rendues et au final, nous rentrons dans ce disque sans trop de peine. Refrains aussi bien popisant que métal, paroles plus captivantes, l’effort se ressent dans l’écriture.
Mais ce qui m’a le plus plu c’est bien le sens de la composition qui s’est amélioré. On y retrouve donc des aspects très métal autant que des mélodies plus rafraîchissantes et mystiques. Pour faire un raccourci facile, on peut dire que Labyrinthes est pour moi un Silence en mieux.
Autre point positif, c’est la grosse prod’ de Stephane Buriez qui a encore une fois fait des miracles. Ca sonne super bien et les ambiances s’en voient d’un coup galvanisées.
Voilà un groupe qui a passé la seconde et qui peut se faire une bonne place dans le paysage métal d’autant que le groupe adore la scène et cela se voit.
Bonne continuation !!!!!!!!
Lowdown : Antidote
Lowdown sort avec Antidote son second opus et il risque de faire mal dans les chaumières. Amis fans de Pantera et autres Chimaira vous voilà servi. Lowdown comme Antidote contre la morosité matinale, ça marche plutôt bien. Avec un tel disque on en oublierait presque la provenance du groupe qui la Norvège et non les Etats-Unis mais ce n’est qu’un point de détail sans importance.
L’entrée en matière est brutale et directe. Elle est peut-être même trop directe car elle stagne autour d’un riff redondant qui finit par lasser. Mauvaise entame mais plus le disque avancera plus vous en aurez pour votre argent. C’est vrai que si je ne m’étais fié qu’à “Inside Revelations”, je n’aurais peut-être pas acheté Antidote mais cela aurait été une bien belle erreur. Car s’en viennent ensuite des titres variés les uns par rapport aux autres et même variés au sein même des titres. Les rythmiques s’alternent entre le bien lourd, le syncopé et le rapide tout en gardant une trame musicale solide. Tellement bien pensé que l’on retrouve des interludes au piano plantant une ambiance sombre et en même temps remplie de quiétude. L’oreille reposée nous repartons à l’assaut du riff qui castagne, la grande classe. Mon seul regret se place au niveau des soli trop inexistants. On peut tout au plus en retrouver deux ou trois, dommage cela aurait pu galvaniser un peu plus encore cet excellent disque.
Niveau chant on se rapprocherait de Mark Hunter de Chimaira. Plutôt une comparaison flatteuse quand on connaît le niveau du bonhomme car malgré cette ressemblance Leo Moracchioli arrive quand même à bluffer par son grain.
Production nordique de qualité et qui sonne plus US que scandinave. Pas grave ça balance et c’est bien là ma seule préoccupation.
Un excellent disque dans la veine des groupes cités en introduction. Certes ce n’est pas une bombe révolutionnaire mais il vous fera headbanger très facilement et c’est bien là tout ce qui compte.
Strain : Strain
Voici un groupe à fort potentiel. Totalement inconnu Strain sort en 2007 son premier opus éponyme et le moins que l’on puisse dire c’est que la qualité est au rendez-vous. Pour la petite histoire c’est grâce au Myspace du groupe que j’ai fait cette découverte et je vous encourage à y aller de ce pas. La ou certains groupes y laisse deux/trois influences, Strain nous met 10 fois Black Sabbath, Black Label Society, Down et même un petit coup de Pride And Glory pour bien faire comprendre que le grand Zakk est aussi une référence. Si avec de telles influences on ne fait pas un grand disque je ne sais plus quoi faire.
L’attente a donc été longue mais j’ai enfin pu écouter ce disque en entier et quel régal. Si vous êtes fan des groupes cités dans l’introduction, ce disque est fait pour vous. En effet vous retrouverez dans ce disque tous les éléments qui ont fait la gloire du « Stoner Black Sabbathien ». Les rythmiques sont syncopées, lourdes et puissantes. Le chant est lui aussi ultra puissant et dans la même veine qu’un Phil Anselmo. La production en parfaite adéquation.
Mais ce n’est pas pour autant que Strain nous a fait un fourre-tout de riffs pompés. Au contraire le groupe a réussi à nous faire un disque certes typé mais également plein de personnalité. Ainsi la section rythmique basse/batterie est omniprésente et la guitare sait se taire pour faire saigner nos tympans. Un bon tiers des titres se fait sur ce modèle et avec une bonne sono ça le fait. Pour preuve l’ouverture du disque se fait ainsi et l’on est directement plongé dans l’univers du groupe. Lorsque que l’on voit les références, l’on se dit qu’il y aura sûrement des soli de grattes et bah pas vraiment. Il y en a mais ils s’apparenteraient plus à des leads qu’à de vrais branlades en règles. Encore un bon point. Pour ce qui est du chant, il est proche de celui de Phil Anselmo dans ses lignes mais le grain est quand même assez différent donc on ne peut trop faire l’amalgame. Il comportera un petit bémol, les deux tentatives de chant clair qui a mon sens ne passent pas. C’est un avis personnel mais je trouve qu’elles rompent l’homogénéité de l’ensemble.
Niveau sonore c’est là aussi du bon, du gros, du lourd. On sent bien les influences remontées sans pour autant faire un copier/coller. « On dirait du » mais « ce n’est pas du ». On dira juste personnel et puissant.
Totalement dans la veine de ce que j’aime, Strain nous offre ici un disque tout simplement énorme. Fan de Down (et même si l’élève ne dépasse pas le maître) ce disque est pour vous. Depuis que j’ai ce disque je l’écoute en boucle une vraie révélation.
Bienvenu dans le monde du Fucking Rock’N Roll !!!!!!!!!!!!
Strain : Strain
Voici un groupe a fort potentiel. Totalement inconnu Strain sort en 2007 son premier opus éponyme et le moins que l’on puisse dire c’est que la qualité est au rendez-vous. Pour la petite histoire c’est grâce au Myspace du groupe que j’ai fait cette découverte et je vous encourage a y aller de ce pas. La ou certains groupes y laisse deux/trois influences, Strain nous met 10 fois Black Sabbath, Black Label Society, Down et même un petit coup de Pride And Glory pour bien faire comprendre que le grand Zakk est aussi une référence. Si avec de telles influences on ne fait pas un grand disque je ne sais plus quoi faire.
L’attente a donc été longue mais j’ai enfin pu écouter ce disque en entier et quel régal. Si vous êtes fan des groupes cités dans l’introduction de disque est fait pour vous. En effet vous retrouverez dans ce disque tous les éléments qui ont fait la gloire du « Stoner Black Sabbathien ». Les rythmiques sont syncopées, lourdes et puissantes. Le chant est lui aussi ultra puissant et dans la même veine qu’un Phil Anselmo. La production en parfaite adéquation.
Mais ce n’est pas pour autant que Strain nous a fait un four tout de riffs pompés. Au contraire le groupe a réussi a nous faire un disque certes typé mais également plein de personnalité. Ainsi la section rythmique basse/batterie est omniprésente et la guitare sait se taire pour faire saigner nos tympans. Un bon tiers des titres se fait sur ce modèle et avec une bonne sono ça le fait. Pour preuve l’ouverture du disque se fait ainsi et l’on est directement plongé dans l’univers du groupe. Lorsque que l’on voit les références, l’on se dit qu’il y aura sûrement des soli de grattes et bah pas vraiment. Il y en a mais ils s’apparenteraient plus à des leads qu’a de vrais branlades en règles. Encore un bon point. Pour ce qui est du chant, il est proche de celui de Phil Anselmo dans ses lignes mais le grain est quand même assez différent donc on ne peut trop faire l’amalgame. Il comportera un petit bémol, les deux tentatives de chant clair qui a mon sens ne passent pas. C’est un avis personnel mais je trouve qu’elles rompent l’homogénéité de l’ensemble.
Niveau sonore c’est là aussi du bon, du gros, du lourd. On sent bien les influences remontées sans pour autant faire un copier/coller. « On dirait du » mais « ce n’est pas du ». On dira juste personnel et puissant.
Totalement dans la veine de ce que j’aime, Strain nous offre ici un disque tout simplement énorme. Fan de Down (et même si l’élève ne dépasse pas le maître) ce disque est pour vous. Depuis que j’ai ce disque je l’écoute en boucle un vrai révélation.
Bienvenu dans le monde du Fucking Rock’N Roll !!!!!!!!!!!!
Lechery : Violator
Après son départ d’Arch Enemy notre bon Martin Bengtsson a continué avec ses ex compères dans Armageddon. Mais voilà comme toutes les bonnes choses ont une fin il quitta le groupe En 2000. Depuis pas beaucoup de news avant 2004 et la fromation d’un groupe aux antipodes. Eh oui car Lechery n’est pas ce que l’on peut appeler un groupe de death, ca serait plutôt un groupe heavy metal tout ce qu’il y a de classique.
Peut être même trop classique. Couplet, refrain soli et tout le toutim. Mais l’ensemble s’en sort plutôt bien car bien exécuté. Les guitares sont bien aussi tranchantes que puissantes, et la session rythmique tient la route. Pour ce qui est du chant, ça fait très années 80 mais comme pour les compos c’est du classique mais c’est du bon.
L’album s’ouvre sur le très bon « Rise With Me » et il nous plonge dans l’ambiance du groupe. Les refrains rentrent facilement et se chantonnent avec plaisir.
Mais le plus agréable c’est ce sentiment d’homogénéité qui règne dans ce disque. L’ensemble des instruments met en avant le chant de Martin Bengtsson.
Un disque qui sonne comme dans les années 80. Homogène, plutôt bien ecrit et bien produit ce disque ravira les fans de heavy traditionnel.
Eluveitie : Slania
Arpès un Spirit très largement acclamé par la critique, il était naturel que le groupe se voit offrir une chance sur un grand label. C’est donc Nuclear Blast qui a mis le grappin sur le groupe Suisse. Cela n’aura que de bonne chose a apporté au combo qui se voit doté de gros moyen. Résultat une petite bombe qu’il faudra encore attendre 1 bon mois, mais quelle bombe.
Durant c’est deux ans, nos amis suisse on du passer pas mal de temps en suède car leur musique s’en est bien imprégné. Plus death mélodique à la suédoise que pouvait l’être Spirit, Slania n’en reste pas moins un formidable album de folk metal. Car la résultante de ce « voyage » est disque plus percutant et aussi plus mélodique. C’est sur aussi que le coté black métal est plus en retrait mais ce n’est pas pour autant que la patte n’est plus reconnaissable. Bien au contraire le son y est juste plus gros et il reste indentifiable au coup de médiator.
C’est vrai que je trouve ce disque plus percussif que le précédent, la faute a une vrai volonté d’exploiter a fond les moyen fourni par Nuclear Blast. Il fallait se montrer à la hauteur et c’est ce qu’a fait le groupe avec brio.
Ainsi vous retrouverez pléthore de flûtes, guitares et autres instruments a cordes (ou a vent). Magnifiquement exploité il souligne chaque moment musicale avec intensité et talent. Comme précédemment vous retrouverez un titre avec du chant féminin prédominant (« Slanias Song »), des ch?urs surpuissants qui viennent appuyer les refrains très festifs proposés sur Slania et un chant qui a su évoluer pour donner encore plus de magnificence. Mais la cure de suède a eu un mauvais coté, « Tarvos » trop claqué sur la scène de suédoise mais c’est un détail. Si il y a un autre détail qui est inhérent a notre mauvaise culture. En effet on retrouve sur Slania un titre reprenant le thème de Tri Martolod. Pour ceux qui ne savent pas ce qu’est ce thème il a été repris par le magnifique groupe Manau. Je ne vais pas plus loin c’est un très beau thème et dans ce contexte ça déchire??..
Voilà donc un passage réussi chez les voisins allemands. Grosse production, excellentes compos, interprétation parfaite, ce disque a tout pour nous faire sourire en 2008.
Un très belle réussite !!!!!!!
Paradox : Electrify
Pour une fois un groupe aura bien choisi son nom. Paradox en est bien un a lui tout seul. Quatre albums en 20 ans ça ne fait pas lourd. Enfin au moins il ne nous revienne avec un disque de pur thrash metal a l’ancienne avec une production assez moderne.
On ne tournera pas longtemps autour du pot. Ce disque est dans la bonne moyenne du genre mais ce n’est pas autant qu’il restera dans les annales. Bien que des efforts soit fait dans les ambiances des petits passages acoustiques (par exemple), les riffs n’en sont pas pour autant très orignaux. On citera à la volé Testament et Metallica. On y retrouve des refrains sympathiques qui se laisseront chanter. Mais voilà pas de gros tubes dans Electrify. Des titres bons mais pas de révélation.
Il est vrai que ce coté plus mélodique ç la teutonne pourra en séduire plus d’un car le mélange se révèle efficace. Si mon jugement est aussi réservé c’est bien que ce début d’année 2008 voit encore les ombres des Iced Earth et autre Exodus planer au dessus de sa couche.
Le mixage a été assuré par Jacob Hansen, celui-la même qui s’occupe d’Hatesphere entre autre. Donc ça sonne plutôt bien, même si il faut pousser un peu sa stéréo.
Album sans véritable faiblesse mais qui ne possède pas de véritable joker dans sa manche, Electrify trouvera son public malgré tout et satisfera les fans du genre.
No commentsRemind : L’enfer Du Decor
Remind est un groupe français né en 2003 et qui nous propose en cet fin d’année 2007 un second EP après une démo en 2006. Oscillant entre le thrash bien servi et un petit coté coreux, le groupe ne sera pas sans rappeler un certain Dagoba, surtout dans l’utilisation du chant.
Bien que nous ne disposons que de 4 titres, nous pouvons quand même apprécier l’univers du groupe. Deux titres franchement bons, deux titres un peu en dessous. Au programme nous avons donc une section rythmique bien pesante bien, un chant très modulé, des textes en français. Il est vrai que lorsque le riff est simple, le chant rattrape et inversement. Mais tout au long de cette écoute, on ne peut pas s’empêcher de ressentir cette ambiance sombre. La faute probablement a des textes aussi compréhensible et que pessimiste.
On y retrouve également des passages très groovy, des petits breaks très Machine Head. Enfin rien que du bon. Pour ce qui est de « Laisse toi faire » et « Sors de Ma Tête », les riffs et les lignes de chant sont clairement supérieur. Le refrain du dernier cité est assez prenant bien qu’il soit en chant clair. Comme quoi une ligne mélodique et un bon chanteur ça peut faire la différence.
La production est réellement de qualité avec un disque qui sonne gros. Bémol, ce son n’a pas vraiment de personnalité, mais il envoie donc petit bémol?.
Voilà une vraie bonne production pleine de potentiel. Merci de ne pas être tombé dans les travers si commun du métal français !!!!!!