Chroniques de Julien

Toute l’actualité metal par Julien

Archive for March, 2008

Led Zeppelin : Houses of the Holy

Houses of the Holy1973 pointe le bout de son nez et toujours pas de nouvel album de Led Zeppelin. Mais que se passe-t-il, une panne d’inspiration, une querelle ? Non c’est simplement que le groupe a pris son temps pour nous concocter une suite au cultissime Led Zep IV. On dira : difficile de faire mieux que mieux mais le groupe garde toujours la même philosophie : se faire plaisir et envoyer de la musique qui leur correspond. C’est éminemment le cas avec ce House Of The Holy qui marque un tournant définitif, Led Zeppelin a coupé le cordon ombilical du Blues afin de s’adonner à une musique différente et tout aussi magique.

Il faut dire que la pochette annonce la couleur. Très controversée à l’époque, elle nous plonge directement dans l’univers que le groupe souhait exploré. Une ambiance planante et complètement barrée plane sur le dirigeable. L’entrée en matière avec « The Song Remains the Same » nous donne une bonne paire de claques avec une mélodie puissante couplée à une rythmique syncopée. Robert Plant est toujours aussi prenant avec un chant assez tordu alliant la puissance et les expérimentations (toutes maîtrisées et excellentes). Mais le meilleur reste à venir avec « The Rain Song ». Véritable monté en puissance tel un crachin qui se transforme en une tempête pour redevenir ciel bleu. Chaque instrument apporte sa pierre à l’édifice magistral qu’est cette chanson. Que ce soit John Paul Jones ou bien Jimmy Page, tout est magique. Le chant est là encore une merveille s’alliant avec volupté à la mélodie de Page. Il y a une véritable impression de pluie si l’on se met à écouter ce titre les yeux fermés. Retour à un titre plus classique pour Led Zep mais pas pour autant dénué d’intérêt « Over The Hills And Far Away ». Intro calme, puis un gros coup d’accélérateur pour nous offrir une bonne chanson très hard rock. Classique mais toujours efficace.

Mais là où les choses se corsent un peu c’est lorsque nous arrivons à « The Crunge ». En effet, le groupe nous offre un titre funk. Bien entendu le funk à la sauce Led Zep ça vaut forcément le détour. Les arrangements de Jones sont bien amenés et le chant de Plant colle aux baskets des trois autres lascars. On notera au passage que Page sait vraiment tout faire avec une six cordes dans les mains et il n’a pas fini de nous surprendre. Car après le funk, c’est le reggae qui pointe le bout de son nez. Oui, oui le reggae et ce n’est un problème pour personne, le groupe assure et nous offre sa vision. Vive l’ouverture musicale.

Avant d’en finir le groupe nous offre ce qui restera comme l’un des meilleurs des titres de ce disque « No Quarter ». Sortez l’éther (je déconne), le décollage est prévu dans dix secondes. Totalement barré ce titre nous offre un voyage au pays des rêves. Fermez les yeux, ouvrez grand les oreilles et laissez-vous aller, la musique parle d’elle-même. Encore une fois le quartet nous offre une vision unique de ce que peut être un autre monde, raffiné, planant, exquis.

Avec cet album le groupe c’est ouvert un nombre incalculable des portes et par la même, conforte sa place de numéro un des groupes de rock. Certes moins rock’n roll que les précédents, ce disque vaut surtout par son univers musical unique et sa vision très particulière du monde. Plus varié mais également plus difficile d’accès.

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Kingdom Of Sorrow : Kingdom of Sorrow

Kingdom of SorrowIl aura fallu attendre presque 3 ans avant de voir débouler dans nos bacs le résultat de la collaboration entre Jamey Jasta et Kirk Windstein. Et 3 ans c’est vraiment très long surtout lorsque l’on est fan des deux lascars. Enregistré en un temps record ce disque n’a véritablement rien d’un feu de paille. Accompagné pour l’occasion de quelques « guests » pour compléter le line up, voici qu’arrive le premier album éponyme de Kingdom of Sorrow. Avec tout autant dire que le moment qui a séparer la réception de cette galette et sa mise en lecture a du frôler la seconde mais pas plus??.

La pochette l’annonçait et « Hear This Prayer For Her » le confirme, nous sommes face a une bonne grosse tuerie. Si les riffs de Kirk Windstein vous ont galvanisés dans Crowbar ou Down vous serez comme moi, ravi. Rythmiques de mammouth, son bien sludge crasseux, sens de l’écirture, mélodies, ponts dantesques, combinaison de chant parfaite, tout est au rendez vous. Et si ce premier titre vous a inspiré confiance autant dire que la suite sera du même fût. On retrouve sur chacun des 11 titres qui jalonnent Kingdom of Sorrow, cet patte Windstein qui fait mouche. Certes certains passages peuvent paraître plus dépouillés, mais c’est pour mieux nous bastonner derrière. La maîtrise au service d’une bonne baffe. Mais il n’y a pas que la guitare du bon Kirk pour nous ravir car son association avec Jamey Jasta fait parler la poudre. En effet le frontman d’Hatebreed se fait un malin plaisir derrière son micro. Ses lignes de chants permettent de créer un équilibre entre les deux univers des deux têtes pensantes. Ainsi que l’on soit fan de l’un ou de l’autre, on trouvera son bonheur et le fan des deux sera au paradis. Je pourrais même ajouter que Jamey nous propose parfois des lignes plus intéressantes que dans Hatebreed.

Il faut vraiment prendre conscience que ce disque n’a rien d’un allstars band ou d’un projet parallèle raté. Kingdom of Sorrow nous propose un musique singulière qui même si elle reprend des codes usés du stoner et ses dérivés, arrive par le talent de ses composteurs a nous proposé quelque chose qui donne envie de se briser la nuque. Et rien que ça on peut dire chapeau bas.

Même si le disque a été enregistré rapidement, la qualité de celui n’en a pas souffert. Le son de Kirk est comme souvent maintenant, assez monstrueux. Ca fait toujours plaisir d’entendre notre gros barbu qui fait saigner sa guitare.

Une mayonnaise qui a très bien prise et qui ravira les personnes en mal de « brisage » de nuque. Pour ceux qui sont déjà fans de deux larrons la cause est déjà entendue depuis longtemps. Il ne reste plus qu’à attendre qu’une tournée se monte, ce qui n’est loin d’être une évidence.

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Warrel Dane : Praises To The War Machine

Praises To The War MachineJe suis sur que le nom de Warrel Dane ne vous est pas inconnu. Mais si chercher un peu, un peu plus voilà. Il s’agit de l’excellent chanteur caméléon de Nevermore. Oui en attendant la suite du non moins excellent This Godless Endeavor, notre frontman s’offre une aparté en solo avec deux trois potes pas très connu : Matt Wicklund (ex-Himsa), Peter Wichers (ex-Soilwork) et surtout « monsieur je suis toujours dans les bons coups » Dirk Verbeuren. Pas mal pour un disque solo.

Bon mais la question qui est la plus importante, c’est de savoir ce que le disque a dans le ventre. C’est bien beau de paradé avec un line up de folie mais faut il encore que ça envoie le boulet. La réponse ne tardera pas. Fan de Nevermore, ce disque est pour vous. Enfin presque car il faut rendre à César ce qui appartient à César, Praises To The War Machine est moins technique. Mais qu’à cela ne tienne, il y a du bon dans ce disque. On aurait dit un This Godless Endeavor plus progressif. On y retrouve même des similitudes troublantes comme sur par exemple « When We Pray ». Pas bien grave les riffs sont plutôt bien recherché et un titre comme « Lucretia My Reflection » arrivera sans peine a nous faire penser à autre chose que du Nevermore.

Et que dire des musiciens qui sont tous aussi excellents les uns que les autres. On commencera notre Dirk national qui démontre encore une fois pourquoi on fait appel à lui sur autant de projet. Même si ce n’est pas son disque le plus technique, il arrive galvaniser son la section rythmique. Idem pour l’ex-soilworker, Peter Wichers. Il a du gérer la guitare et la basse (en plus de l’enregistrement et du mixage). J’apprécie son jeu donc c’est toujours un plaisir que de le retrouver. Mais le plus important c’est le bon Warrel. Etonnamment sobre, il se contente de nous balancer un chant clair d’excellente facture. Même si son grain est tout de suite identifiable, les gens qui lui reprochent d’en faire trop dans Nevermore pourrait se laissé tenté par l’aventure Praises To The War Machine. Même si l’on n’aime pas c’est un sacré frontman. Dernier point la visite impromptu de Jeff Loomis, son pote de Nevermore pour taper un petit solo sur « Messenger », de James Murphy sur « The Day The Rats Went To War » et de Chris Broderick sur « Let You Down »

Excellent mixage de Peter (encore lui). Ca sonne bien gros et bien puissant. Raccord avec la les riffs, donc une bonne chose.

Un album donc qui plaira sûrement aux fans de Nevermore et qui pourra par la même occasion rallier quelques personnes de plus à la cause du bon Warrel. Un bon premier essais en solo.

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Slash’s Snakepit : Ain’t Life Grand

Slash's Snakepit : Ain't Life GrandCette fois c’est bien sûr, les Guns ne seront plus jamais les mêmes. Résultat, dans ce nouveau millénaire, Slash nous propose pour notre plus grand plaisir un nouvel album de son Snakepit. Exit les potes du premier opus et welcome aux nouveaux potes du deuxième. Hormis ce changement de line up on notera surtout un changement musical qui plaira à certains et moins à d’autre (dont je fais partie) mais lorsque que l’on parle de Slash, on parle quand même d’un grand monsieur donc la qualité est bien là, rassurez-vous.

Si je préfère le premier opus c’est pour la simple et bonne raison qu’il sonne très Gun’s mais avec un chanteur qui ne m’insupporte pas. Ici nous sommes beaucoup plus ancrés dans les racines de Slash, à savoir du bon vieux rock’n roll bluesy 70’s à la Aerosmith (idole du guitariste au haut de forme). Au menu donc du rock’n roll, des belles balades (probablement les meilleures qu’il n’ait jamais écrites), et du groove à n’en plus finir.

Car ce qui fait la grande qualité de ce disque c’est bien la couleur que lui confère le son de Slash. Même avec de nouveaux compères on reconnaît le bougre à la minute même ou ses doigts effleurent les cordes. Lorsque l’on se prend d’emblée un excellent « Been there Lately », on ne peut que se mettre à « musotter ». On chantonne le refrain, la patate est là, c’est la garantie de passer une excellente journée. Il n’y a pas que ce titre qui vous réveillera. Mais Slash a su nous concocter des petites perles à l’instar du mid tempo « Serial Killer », dont le riff principal est à montrer dans toutes les écoles. Simple mais pourtant d’un feeling incroyable. Il y a fort à parier que peu de personnes peuvent le faire sonner comme le grand Slash. Je le disais un peu plus haut les balades sont souvent assez ennuyeuses chez notre fan de Les Paul mais ici elles sont véritablement de bonnes factures. Prenons en exemple le titre éponyme qui se déroule sans accros. Un tour de maître lorsque l’on prend des ballades issues d’album précédent.

Ce qui fait également la qualité de ce disque c’est bien évidement le son si typique de Slash, dont le coté vraiment rock’n roll ressort comme à chaque fois. Plus qu’un son c’est une signature qui permet de le reconnaître entre mille. Les fans du guitariste comprennent tout à fait ce que je veux dire.

Bien que je préfère le premier opus pour les raisons citées en introduction, ce disque vaut véritablement le détour. A l’heure ou Axl enchaînait les come back à la noix et les déclarations alambiquées, Slash lui se faisait plaisir avec un pur moment de Rock’n Roll.

Encore une fois la grande classe !!!!!

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Aqme + Sna-Fu + Dysfunctional by Choice - Elysée Montmartre 2008

interview Sna-Fu

J’avoue, je suis allé voir Aqme pour découvrir. De plus les groupes de premières parties ne m’étaient inconnu et j’attendais avec impatience la prestation de Sna Fu. Première chose qui me frappe en arrivant, c’est le peu de monde présent dans la salle. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas vu l’Elysée Montmartre en configuration si réduite. Cela se confirmera par des pré ventes en deçà des prévisions. Mais bon mieux vaut se lancer dans le set ça sera mieux que de raconter des choses peu intéressantes sur des chiffres.

 

Peut être la faute à un horaire trop tôt mais les pauvres Dysfunctional by Choice  se sont retrouvés a jouer devant 100 personnes à tout casser. Sans me lancer des fleurs, je dois être l’un des rares a avoir gueuler pour supporter le groupe qui nous offrira un set très agréable. Ce n’est pas vraiment la faute du groupe car il faudra attendre la moitié du set d’Aqme pour qu’il se réveille. La place sera ensuite investi par Sna Fu. Fort d’un premier album de qualité le groupe sous l’impulsion de son leader Clément Masson, réveillera un poil la foule pourtant un peu dubitative. Il faut dire que dire que les passages lourds de certains titres étaient peut être « un peu trop » pour un publique relativement jeune. Personnellement j’ai adoré et j’en aurais bien redemandé. Mais les horaires sont les horaires et le groupe se devait d’assurer une autre date le même soir.

interview Aqme

Place donc à la tête d’affiche, Aqme. Le groupe vient défendre son tout dernier opus Hérésie à la maison comme n’a cessé de le répéter Thomas. Le publique comme depuis le début de la soirée a beaucoup de mal a se lâcher. Pour ma part je suis bien branché par le départ bien lourd du groupe et un coté rythmique appuyé qui fait mouche. Je suis même étonné par les passages sans rythmiques sans chant. Le groupe se plaindra même de se manque d’enthousiasme. Il faut dire que c’est la première fois que je vois autant de vanne entre le frontmant ses potes du publique. En faite le tout Paris musical s’est donné rendez vous ce soir (on retrouve des membres de Mass Hysteria, Lazy, Headcharger entre autres). Résultat un coté concert entre potes s’installe et Thomas ne cessera de le clamer. Mais revenons a nos moutons musicaux. Il faudra une bonne demi heure avant que le publique ne se manifeste vraiment. On l’entendra enfin sur « Chaque seconde ». Gros tube du groupe, le publique se fera plaisir et le concert sera enfin lancé. Ca aurait été dommage que le gens en présence ne se bouge pas plus car la prestation est impeccable. Rythmique carrée, chant maîtrisé, on est bien loin de ce que j’ai pu lire sur le groupe il y a quelques années. Ici ça déboîte sévère. Bon  je dois aussi reconnaître que les titres plus pop ne laisse un peu de marbre. Pas bien grave car ils vont renvoyer le boulet. Le publique sera a fond les ballons lors du rappel avec l’excellent « Superstar ». Final plus tranquille avec « Triskaidekaphobie » dont l’interprétation sera là aussi excellent. 

 

Un concert d’excellente facture qui aurait mérité une salle bien remplie. Peut être qu’une seule date aurait suffit reste que j’ai passé un bon moment avec un groupe qui a vidé ses tripes sur scène.

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Aqme - Elysée Montmartre 2008

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Sna-Fu - Elysée Montmartre 2008

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Walls Of Jericho : Redemption

RedemptionAfin de ne pas me laisser influencer par la bio, je n’y jette un ?il qu’après la première écoute. Pour une fois j’aurais mieux fait de le faire avant, cela m’aurait éviter une drôle de surprise. En effet Walls Of Jericho nous revient avec un EP pour le moins original. En effet, Redemption est un disque quasi acoustique. Lorsque l’on connaît le groupe il y a de quoi surprendre, mais bon il ne faut pas leur jeter la pierre pour autant car le disque est bien fait.

On y retrouve d’ailleurs le titre « No Saving Me » qui figurait sur With Devils Amongst Us All. OVNI de cet album, il trouve allègrement sa place sur cet EP. Et oui si « No Saving Me » vous avait gonflé, cet EP vous gonflera. J’avoue avoir été surpris car comme beaucoup d’entre nous, je ne m’attendais à ce genre d’offrande. Mais après tout, les membres de Walls Of Jericho ont bien le droit de faire ce qu’ils veulent.

D’autant qu’il faut reconnaître que c’est bien fait. Les mélodiques sont prenantes bien qu’assez simplistes, mais c’est le chant qu’il faut souligner. C’est vrai, nous avons plutôt l’habitude de retrouver Candace Kucsulain dans un registre hardcore super agressif, alors qu’ici elle rivalise avec Anneke Van Giersbergen. Surprenant. Mais il n’y a pas que ça qui vous surprendra. Outre « No Saving Me », on retrouve une reprise des Animals. Certes je préfère largement celle de Brand New Sin mais dans un registre single radio, il y a un fort potentiel. Bien emmené il est vrai par la chanteuse.

Autre surprise et pas des moindres la présence de Corey Taylor au chant et à la production. Bien qu’il n’apparaissance qu’en complément ou juste en backing voice, son apport est indéniable. La combinaison de ces deux voix est vraiment agréable et donne à elle seule une excellente raison d’achat.

Comme dit précédemment, le bon Corey s’est occupé de la production et ça pète, ajoutant même que c’est le projet le plus existant qu’il est produit. Ca sonne vraiment bien et c’est agréable d’entendre un son de guitare aussi limpide.

Un EP qui sera probablement à part dans la discographie de Walls Of Jericho. Mais pour ceux qui se laisseraient tenter par l’aventure vous risquez de ne pas le regretter. Pour les autres, c’est clair que vous pourrez faire l’impasse dessus

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Proletaria : Simiesque

SimiesqueLorsque nous nous sommes rencontrer c’est au détour d’un concert et je leur avais poser la question : mais quelle genre de métal fusion faite vous ? Gêné, il ne savait pas trop quoi répondre mais au bout que quelques minutes d’écoute, je me suis fait une idée assez simple. On prend un bonne dose de groove, un accordage très bas, des rythmiques saccadées et puissantes, un chant eraillé et voilà vous avez la recette de Simiesque, le premier opus du groupe.

C’est en 2006 que Proletaria voit le jour et passé bon nombre de déboires de guitariste le line up est enfin sur pied. En route pour le studio avec à la sortie un cinq titres de qualité. Le son brut de décoffrage sert les compos technique et puissante du groupe. Pour moi qui suit assez friand des bassistes techniques, je suis servi avec Will donc l’approche en slaps est énorme. D’ailleurs le groupe ne s’y est pas trompé car sa basse est très largement mise en avant, ce qui donne un vrai coté percussif à la musique de Proletaria. Mais ne vous en faite pas les autres membres ne sont pas en reste car il faut suivre rythmiquement. D’un point de vue guitare ou batterie, les sections sont impeccables. Pour finaliser l’ensemble le chant de Wuesto (ex chanteur de Itsari) est en parfait accord avec le reste. Venant du plus profond de ses tripes, il galvaniserait le disque a lui seul.

Mais si n’avais qu’un conseil vous donner, ça sera d’aller voir le groupe en live. Présent scéniquement, Proletaria est taillé pour vous mettre une grosse claque. On voit que le travail du groupe est axé sur ses prestations en public, donc n’hésitez pas.

Un premier EP plein de bonne chose qui donne envie d’en avoir plus a se mettre sous la dent. Allez voire sur le Myspace du groupe et surtout allez les voire en concert ça déchire !!!!!!!

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Led Zeppelin : Led Zeppelin II

Led Zeppelin IILa différence entre le commun des mortels et les génies c’est la faculté de créer sans cesse quelque chose qui mettra tout le monde d’accord. Dans le cas de Led Zepplin, c’est un cours de génie en accéléré. Leur premier opus étant a peine digéré que les revoilà déjà avec le très sobrement appelé Led Zeppelin II. Le succès ayant été au rendez-vous du premier, les concerts étant déjà « sold out », les attentes sur ce second album sont énormes. La finalité tout le monde la connaît, Led Zep plus grand groupe de rock du monde, rien que ça.

Mais ce qu’il faut bien comprendre, c’est que de crée un style c’est bien, mais de le révolutionner sans cesse c’est mieux. C’est ce qu’apporte Led Zeppelin II. Plus hard rock a proprement parlé, on note un détachement plus prononcé par rapport aux racines blues qui teintaient le premier. Il n’y a qu’à se plonger dans une écoute approfondie de « Whole Lotta Love ». Riff magistral, rythmique plombé qui faire peur à la ménagère de moins de 50 ans de l’époque et le chant inégalable de Robert Plant. On sent clairement que le bon Jimmy Page peut enfin se lâcher (et il se lâchera encore plus sur Led Zeppelin III). Son solo est d’école et la baffe est assurée. Précurseur c’est bien là le terme qu’il faut employer lorsque l’on parle de ce guitariste génial. Deuxième titre, deuxième baffe. « What Is And What Should Never Be » ou le concept de on se calle tranquille sans son fauteuil, on se laisse bercer par la voix planante de Plant et vlan le taquet qui fait mal. De faire l’apologie de chaque serait facile tant les musiciens sont déjà au somment de leur art. Il n’y a qu’à voir Jimmy Page passant d’un état voluptueux à un état de braise en un clin d’?il. L’enchaînement « Heartbreaker »/ « Living Loving Maid (She’s Just a Woman) » est dantesque. Mais il n’est pas le seul dans la barque car si je parle beaucoup de lui ses trois autres acolytes ne sont pas en reste. A commencer par Robert Plant qui sait galvaniser chaque instant par un feeling et une sincérité qui marque. John Paul Jones, maintient parfaitement la section rythmique mais si son rôle un peu amoindri par rapport aux trois autres. Mais tout reste relatif car le bougre nous gratifie de quelques passages assez magiques. Il ne reste plus que le frappeur fou John Bonham qui aura l’immense joie de nous faire un solo de batterie sur « Moby Dick ». Sensationnel serait le mot adéquate je pense pour ce qui est montrer dans toutes les écoles pour batteur. La vista et la puissance dans un seul et même être.

Encore un fois en avance sur son temps, ce Led Zeppelin II sera lui aussi une grande réussite qui en bluffera plus d’un. Plus personnel, il marque la progression du groupe vers ce Page attendait depuis longtemps. Expérimenté, expérimenté, expérimenté et se faire plaisir avec sa bande de potes.

Un incontournable du rock’n roll

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