Chroniques de Julien

Toute l’actualité metal par Julien

Archive for May, 2008

Brother Firetribe : Heart Full Of Fire

Heart Full Of FireLorsque notre ami Emppu Vuorinen n’a rien à gratter dans Nightwish il s’offre un interlude FM avec son propre groupe Brother Firetribe. Le voilà donc calé dans son spandex, un son très 80 et du rock’n roll dans sous les doigts. Bon il va falloir être directe. On aimera ou on n’aimera pas, mais pas de demi mesure.

Il faut dire que le bon Emppu a tous fait pour nous mettre dans l’ambiance FM. On mettra a l’honneur le son de clavier très 80, dans la ligné d’un Europe. Est-ce obligatoire en 2008. Certains diront oui et d’autre non. Surtout que le reste des instruments sonnent plus 90-2000, enfin au moins ils se font plaisir sans se prendre la tête.

Mais pour si l’on fait parti des gens qui pense que oui, vous découvrirez des compos très entêtantes. C’est la grosse force de cet album. C’est catchy, c’est chantant et l’on se met a fredonner ces titres sans problème. Les nouveaux fans de Nightwish pourront ainsi découvrir le monde du FM avec en petit cadeau un guest de Anette Olzonsur le titre éponyme. Le disque nous offre une belle homogénéité ce qui pourrait posé un problème a certains. Si l’on accroche sur la structure des titres vous prendrez un pied énorme pendant les 11 titres de l’album (même si « I’m Rock » se montre plus heavy que le reste). Pour les autres passez votre chemin il n’y aura rien a voire.

Revenons sur la production qui outre un son de clavier assez synthétique, nous offre de belles sonorités. Chaque instrument sonne bien et le rendu final est plutôt bon.

Un disque pour les fans du genre mais qui ne manque pas d’intérêt pour autant. Un petit tour sur le myspace et le tour sera joué vous saurez quel est votre camp.

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Listenable Fiesta - La Loco 2008

interview Kruger (CH)

Avec le potentiel énorme d’Objectif Tunes j’attendais avec impatience la venue parisienne d’Ultra Vomit. Et comme Listenable fait les chose bien nous avons le droit a un concert aussi excellent qu’éclectique. En effet au programme de cette première Listenalbe Fiesta, Kruger, Textures et nos frenchy Ultra Vomit. Autant dire que tout notre corps va prendre très chère. En écrivant ce report j’ai encore des hématomes, la faute a vouloir rester tout devant mais quel bonheur??.

 

La lourde tache d’ouvrir cette soirée revient a Kruger dont le style est a priori a mille lieu de celui d’Ultra Vomit. Mais ce n’est pas bien grave, hormis le fait qua la salle ne soit pas vraiment remplie. Tant pis pour ceux qui sont restés dehors, Reno et ses potes vont nous offrir une leçon d’intensité a faire pâlir n’importe qui. L’intro de « Holy Fire » commence et l’ambiance est posée d’entrée de jeu. Au moment ou Reno se jette sur son micro c’est l’explosion et le show est totalement lancé. Chaque membre semble être posséder et pour les fans en présences c’est l’extase. Le trip dura tout le long du set. Dommage que le son de Jak fût un peu trop en arrière mais bon dans l’ensemble le son était plutôt pas mal compte tenu du mur sonore que nous a offert Kruger. On notera la performance de Reno qui sur « Queen of the Meadow » fît une incartade dans la fosse. Le public médusé le regarda avec stupeur pendant que celui si continua dans son trip. Enorme performance qui me mis bien dans le bain pour la suite. Dommage par contre que la set list fût quasi identique a celle de la scène Bastille.

 

Set list :

Holy Fire
Ammunition Matters
Queen of the Meadow
Hummers VS Pedestrians
Graveyard Party
Crusaders

interview Textures

Après le changement de plateau c’est au tour de Textures d’envahir la scène de la loco. Loco qui s’est rempli entre temps. Il faut dire qu’un mois après leur superbe prestation au Bataclan, j’avais hâte de retrouver de hollandais en action. Ils ne me décevront pas avec un show puissant et carré. J’avais deja trouve que le public ragissait bien a Arch Enemy mais là c’est la guerre dans la fosse avec de bons gros pogos dans les règles de l’art. Les gens sont aussi venus pour Textures et ça s’entend. Dommage la aussi que le pauvre Richard ne dispose pas d’une meilleure balance. Autant sa présence avait galvanisé la prestation de Texture au Bataclan, autant il met apparu transparent sur ce set. Enfin le brisage de nuque eu quand même lieu et j’ai même failli me manger le retour lorsque Remko sauta dessus. Que de souvenir??

Reste que la prestation fût solide et que l’échange entre le public français et les hollandais s’est fait. Remko me disait après le concert qu’il devrait revenir en tête d’affiche à la fin de l’année ce qui ne serait que justice.

 

Set list :

One Eye For A Thousand
Swandive
Storm Warning
Effluent
Transgression
Stream of Consciousness
The Sun’s Architect
Heave
Regenesis

interview Ultra Vomit

Il est temps maintenant de faire place a la vedette de la soirée : ULTRA VOMIT. Pour avoir déjà vu le groupe sur scène et pour avoir également adorée Objectif Thunes (et je ne suis pas le seul) mes attentes étaient énormes. Mais je dois dire que le résultat est allé au delà de mes espérances.

Avant même que le show ne commence nous voyons arriver 4 lascars sous ds sweat à capuches floqués « Roadie Ultra Vomit ». Nous n’avons pas de peine a reconnaître le groupe mais qui fait comme si de rien était. Il vienne pour faire les balances, sans light particulier ni artifices. Résultat la salle est chauffé a blanc le magie prend tout de suite. Après un intro magnifiquement chorégraphié c’est « Darry Cowl Chamber » qui ouvre les hostilités. Ca chahute sévère dans mon dos et l’ambiance est énorme. Je pense que je me suis rendu compte de l’énorme ambiance sur « Les bonnes manières ». Rarement un publique n’aura été aussi festif, le chant de celui-ci arrivant même a surpassé la musique ce qui n’est pas rien. Les titres issus d’Objestif Thunes sont touts des hymnes qui sont appelés a devenir aussi mythique que ceux de Gronib’ par le passé. Paradoxalement même les titres plus anciens étaient connus apr l’audience finalement assez éclectique elle aussi. Un bon vieux « I Like to Vomit » fait toujours son petit effet. Ou même « Bouba » repris trois fois par le groupe à la demande du public. C’était bien classe quand même. Et même lorsque nous sommes dans le bien gras avec « Je possède un cousin » ou encore « Je ne t’ai Jamait Autans Aimer » le public est a fond. Celui qui m’aurait dit un jour que j’allais chanter un titre a la Kyo je ne l’aurait pas cru. Bref tout ça pour dire que c’est bel et bien la Fiesta à la Loco ce soir. C’est la Fiesta mais il ne faut oublier de souligner la performance de musicien. Manard est un vrai maître de chantier derrière ses fûts et sa frappe est monstrueuse. Fétus démontre encore une fois ses talents vocaux assez impressionnant et  que dire de Gru et Flockos dont la présence scénique et musicale est là aussi impressionnante.

Cerise sur le gâteau, la présence d’un guest de marque en la personne de Lemmy qui a décidé de chanter le titre sur lequel il apparaît sur l’album. Grosse surprise. Grand moment ou tout le monde a pu hurler a sa mère « ta gueule je fais du rock’n roll », unique.

 

Il y en aurait des choses a dire sur cette prestation. Que ce soit un foule de hardos en train de d’imiter le canard, le guest du gagnant VS, le présence de Bob l’éponge mais le mieux c’était d’y être ou d’aller voir Ultra Vomit lorsqu’ils passeront prêt de chez vous.

 

Un très belle réussite et un grand Bravo pour cette initiative !!!!!!

 

Set list :
Darry Cowl Chamber
Les Bonnes Manières
Mechanical Chiwawa
Gremlins At The Gates
Je ne t’es jamait autans aimer
Mountains of Maths
Poil Pubien  
Poil de Cul
Croûte de Pus
Jack Chirac (feat gagnant VS)
Je teste ma voix
Boulangerie Patisserie
Le Dernier des Mohicans
Pour un Mosh
Une Souris Verte
Welcome to the Jingle
Je possède un cousin
Outro
Judas Prost
Met de lait
I Like to Vomit
Bouba (x3)
Predator
Je collectionne des canards (vivants)
Ce n’est qu’un au revoir

Rappels:

Quand j’étais petit (feat. Lemmy)
Ghostbusters

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Ultra Vomit - Listenable Fiesta 2008

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Textures - Listenable Fiesta 2008

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Kruger - Listenable Fiesta 2008

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Interview : Aborted

interview Aborted
Le rendez vous est pris au Katabar pour la rencontre avec l’un des groupe de Death les plus prolifique qui soit j’ai nommé Aborted. Au menu du jour un Sven et un Seb pour nous aprler un peu de leur nouvel opus Strychnine.213.

1) Pourriez vous nous racontez l’histoire du groupe de sa création jusqu’au dernier changement de personnel ?
Sven : Ca a commencé en 1995 et nous en sommes aujourd’hui a notre sixième album. Il y a eu beaucoup de changement de line up pour des raisons différentes. Que se soit pour des raisons personnels ou d’égo.
<BR/>Seb : De vision de la musique aussi les gens n’étaient pas la pour les bonnes raisons, pas prêt a s’investir comme il faut. Après il y a des gens qui ne peuvent pas faire ce genre de sacrifices pour faire un groupe de métal semi pro. Il faut dire que ça représente un investissement et tout le monde n’a pas le temps et le taf qui lui permettrait de la faire.
<BR/>Sven : Maintenant le line up est stable depuis février de l’année dernière et ça n’a jamais marché aussi bien. Et voila nous venons de sortir un nouvel album.
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2) C’est ce qui semble se dégager de vos dernières prestations une cohésion qui fait que le groupe donne actuellement ses meilleurs concerts?..
Sven : Oui le line up est vraiment stable et nous sommes tous la pour les mêmes raisons. Tout le monde est la pour faire de la musique et pas pour faire les stars ou pour devenir riche. Il faudrait être con pour croire qu’on va devenir riche en faisant du métal extrême. Mais en plus tout le monde joue également mieux techniquement parlant.
<BR/>Seb : C’est plus carré, c’est en place. Le fait que l’on s’entende mieux sur le plan humain joue beaucoup vu que nous allons être amenés passer encore plus de temps ensemble. Mine de rien c’est quand même impératif. Mais le c?ur y est.
<BR/>Sven : Ca ressent aussi pour les gens qui regardent le concert, ils voient que l’on s’amuse sur scène. Cette énergie se dégage vers le publique justement. Ca se remarque quand dans un groupe ça ne marche pas trop dans les rangs. C’est vraiment pas la même énergie que pour un groupe qui est là pour s’amuser.
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3) Parlons un peu de votre nouvel album. Je trouve que c’est un mixe de tous ce que vous aviez pu faire dans le passé. Le ressentez vous comme ça. En effet on y trouve des touches très brutales, des touches très mélodiques etc?..
Seb : Je pense que ça s’est passé spontanément tout ça. On n’a pas cherché a aller piquer des éléments d’avant. Encore sur le précédent on avait cherché a s’auto influencer parce qu’il y avait eu un gros changement de line up. On voulait sortie un album qui restait dans la ligné d’Aborted. On peut dire que celui était moins spontané. Mais pour celui là vu que nous avions un line up stable il a été beaucoup plus spontané. On s’est beaucoup plus lâché et il y a eu beaucoup plus de participation de tout le monde. Si tu dis que ça donne ça je te crois mais je ne sais pas si nous avons le recul nécessaire pour le dire.
<BR/>Sven : Je pense que ça sonne différent des autres albums et en même temps comme les autres albums sonnent différents les uns des autres ça sonne quand même aborted.
<BR/>Seb : Il y a une identité qui a été gardée. Je dirais quand même il y a des influences diverses, plus d’ouverture. C’est peut être aussi la volonté de faire quelque chose de plus accessible, chaque titre a son moment fort, son identité et malgré quelque chose qui fait un album cohérent.
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4) Il y a une différence assez remarquable au niveau de la production, vous pouvez nous en parler ?
Sven : Je pense que la production est effectivement différente. C’est un retour en arrière dans le sens ou ça sonne comme un groupe et ça ne ressemble pas a quelque chose de clinique, synthétique qui est recalé a 100% et ou tout est trigué a mort et parfait. On voulait vraiment quelque chose qui sonne comme un groupe et l’on voulait que les gens le ressentent que c’est la manière dont nous jouons en live. Il n’y a pas de trucage. Quand tu vas voire Aborted en live ça sonnera exactement comme ça. Ca change de bon nombre de production moderne ou tout est calé et trop américain.
<BR/>Seb : Et pourtant on a une touche américaine puisque que c’est Eric Rachel (The Red Chord, The Black Dahlia Murder, God Forbid). On voulait vraiment faire un pas en avant dans la production surtout au niveau de clarté. Les deux derniers albums chez Tue Madsen avec un son bien gras et peut être un peu trop sourd. Ici le son est clean et découper, chaque instrument ressort comme il a été joué.
<BR/>Sven : De plus il n’a pas été masterisé hyper fort comme beaucoup de disque ou tu les mets et whooooo.
<BR/>Seb : Ca garde un certaine dynamique naturelle.
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5) C’est également dans cette optique que vous avez fait l’intro qui est pour le moins différentes de ce que vous faisiez avant ?
Seb : Oui on voulait changer, on voulait une ouverture musicale qui pète et qui permet de présenter nos nouvelles volontés.
<BR/>Sven : C’es ce que je pense aussi. Elle va passer pour une surprise car avant c’était blast patate et là ils vont plutôt faire « Hein c’est quoi ?????? »
<BR/>Seb : C’est le premier signe d’un changement, on met les choses au clair d’entré de jeu. C’est une présentation de l’album. Même si tu ne peux pas réduire l’album a cette intro. Elle présente le nouveau son, un nouveau style, enfin une évolution du style.
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6) Et justement vous n’avez pas peur des critiques de certains fans ?
Sven : Franchement ces gens là on les a déjà perdu depuis Archaic Abattoir mais ils continuent a critiquer Aborted et je en sais pas pourquoi. On n’est plus le même qui groupe qui a fait Engineering The Dead, il ne faut pas penser en arrière mais en avant. Ces gens qui mettent ce genre de commentaires auront des choses a dire sur cet album sans même l’avoir écouté. En faire je pense qu’on s’en fout.
<BR/>Seb : Tu vois si l’on se retrouvait a enregistrer un copie de Goremageddon, on ne serait pas honnête ni intègre. Après on pourrait récupérer des gens mais sacrifier ta volonté artistique pour récupérer des gens ça n’a aucun intérêt. Ce n’est pas pour ça que je fais de la musique. Si c’était pour ça je ferais de la variet’. Au moins je me ferais de la tune. La ce que l’on fait c’est que l’on faire de plus honnête vis-à-vis des fans. Faire la musique que l’on aime avec nos trucs, nos évolutions. Certes c’est peut être plus accessible, les structures sont plus compréhensibles et oui c’est ce que l’on a envie de jouer aussi. On veut jouer des titres qui font réagir le public et des titres agréable a jouer en live.
<BR/>Sven : Je pense que c’est ça Aborted, c’est l’énergie sur scène. Les gens qui nous ont vu sur scène peuvent en attester. Donc là nous avons voulu faire un album tailler pour le live.
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7) Vous parliez d’effort collectif pour l’écriture de ce disque vous pouvez nous en parler un peu ?
Seb : En gros la bases des riffs, c’est chacun les écrit de son coté. Principalement Peter et moi. On fait des pré productions, des Guitar Pro des trucs comme ça. On se fait écouter les uns les autres par internet. Après on s’est vu tous ensemble pendant une semaine à jouer les morceaux ensemble, a se montrer les partie. Chacun a participer aux structures, a ajouter des riffs, même le batteur a trouvé des riffs. Au final tout le monde a participé à la construction des morceaux. Ce qui n’était pas du tout le cas sur l’album ou nous n’avions composé que tous les deux. La dernière fois j’avais fait ça chez moi, ici ça a été répété vraiment dans une optique de groupe et de live.

8) Que représente l’esprit du métal pour vous ?
Rire collectif.
<BR/>Sven : Des vierges et des bières (avec une voix méchante)
<BR/>Seb : Je vais éviter les clichés (Sven murmure plusieurs fois Satan avec une petite voix en même temps) vulgaires des gens extérieurs qui voient des mecs bourrés aller a un concert. Pour être plus sérieux je vois ça comme un média d’expression assez marginal qui regroupe des gens assez marginaux. Je trouve ça bien d’avoir ça qui n’est pas lié avec les médias, qui n’est pas trop lié avec des modes. C’est un endroit libre ou les gens peuvent s’exprimer sans aucuns tabous. C’est ce qui me plait. Je me dis que si j’ai envie de me foutre a poil et de chanter je peux le faire dans un contexte métal que je ne pourrais pas le faire ailleurs. Enfin c’est un exemple comme un autre (Sven éclate de rire)
<BR/>Sven : Tu pourrais quand même pas le faire au Etats-Unis
<BR/>Seb : Ouais mais les américains sont un peu différents de nous (avec le sourire). Pour moi je vois vraiment l’aspect liberté d’expression.
<BR/>Sven : Oui je pense qu’on est bien d’accord sur la définition.
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9) C’est quoi votre meilleur souvenir de musicien ?
Seb : Pour moi c’est d’avoir côtoyer des musiciens que je respectent beaucoup comme Nicholas Barker, Jeff Walker. De pouvoir collaborer ou au moins faire la fête avec eux, ça c’est de bons souvenirs. Evidement il y a des concerts comme le Wacken ou tu joues devant un parterre de gens qui s’étale a perte de vue c’est impressionnant. Mais le meilleurs est a venir.
<BR/>Sven : Le Hellfest a été un grand moment aussi
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0) Un dernier mot pour les gens qui vont découvrir cet excellent album fin juin….
Seb : Si vous ne le trouvez pas bien j’irai enterrer vos enfants vivants dans la Somme dans un village super glauque (il rit)
<BR/>Sven : Moi je vous recoifferait comme Clément le No Life quand il avait des cheveux (il rit)
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Kyuss : Blues For The Red Sun

Blues For The Red SunJosh Homme est un marrant. Comment peut il qualifier Wretch de brouillon de jeunesse alors qu’a a peine 16 ans lui et ses potes avaient déjà réalisé un album qui tenait largement la route. La réponse vient d’elle-même en écoutant Blues For The Red Sun. Quelle claque !!!!!!! Peu importe que vous soyez rock, metal ou ce que vous voulez ce disque a tellement marqué par son originalité, tellement marqué par son homogénéité, tellement marqué par son génie que l’on ne peut que s’incliner devant cette musique toute droit sortie du désert aride. Comme l’atteste de livret on branche l’ampli, on se désaccorde bien comme il faut et on se laisse porter par la musique jusqu’à l’extase. Un vrai moment musical.

A posteriori, en regardant le pédigré de chacun des membres de Kyuss il y a de quoi se faire peur. A eux quatre ils ont joué dans quasiment tous les plus gros groupes de Stoner (ou au moins influencé) Mais en cette année 1993, il n’y a que Kyuss et le trip peut commencer. Ce disque c’est la passerelle entre le monde enfumé du rock 70 et les années 90. Un savant mélange alliant le kitsch à une technique imparable dans pour autant perdre une once de crédibilité. On pourra se dire que certains effets en « stéréo » sont démodés mais qu’a cela ne tienne, Kyuss assume et nous nous en prenons plein les oreilles. Il faut dire que John Garcia est un putain de chanteur comme on aimerait tous en avoir. Prenant et d’une rare intensité il pèchera surtout par son absence sur certain passage. Mais bon la musique est belle et bien là donc nous n’allons pas nous plaindre.

Et la musique, mais quelle musique. Kyuss ne se pose pas la question de savoir si ca le fait ou pas. Il faut que envoie et que l’on décolle des les premières notes. « Thumb » est la parfaite rampe de lancement a un Blues For The Red Sun devenu culte. La rythmique plombée, les changements de tempo, le chant envoûtant tout y est et ce n’est que le premier morceau. Outre des passages ultra lourd, nous retrouvons surtout des passages totalement deconnectés de la réalité comme le final de « 50 Million Year ». Jamais depuis les années 70 nous n’avions autant plané par le simple biais de la musique. Même si Garcia manque cruellement lorsqu’il n’est pas là, la qualité de certains interludes fait mouche. Ils se reconnaîtront mais le trip avait été bien bon lorsque nous avions bu un max de bière dans un canapé avec Kyuss en fond musical. Voila comment apprécier ce disque, avec des potes, des bières et un canapé (et une stéréo ça va de soit). C’est vrai bien que l’on se laisse porté par les titres, les interludes comme « Writhe » finissent de nous assommer alors que nous n’avons rien demander a personne. Ma préférence va pour « Apotecaries Weight » dont le coté totalement pysché est aussi beau qu’effrayant. Mais qu’avait il pris au moment d’écrire ce morceau (peut être était il a jeun justement et le manque les a fait délirer). Mention spéciale a “Yeah”, sommet de l’humour!!!!!!!

Mais Kyus ce n’est pas que des titres qui déchirent c’est également un son unique. Son qui vient d’un accordage de folie et d’une recherche sonore unique qui voit le son de guitare se confondre avec le son de la basse. Résultat un rouleau compresseur qui le fera pas de cartier. On vénère ou l’on n’aime pas du tout mais en tout cas il n’y a pas de compromis.

A consommer sans modération, Blues For The Red Sun a marqué son temps et l’histoire de la musique. Imaginez il fallu inventer une nouvelle catégorie de musique pour les « cataloguer ». Laissez vous portez par la puissance la musique et ne chercher pas a comprendre : boire des bières et écouter Kyuss est une religion qui me plait bien !!!!!!!

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Kalmah : For the Revolution

For the RevolutionIl y avait bien longtemps que nous n’avions pas eu un disque de vrai Death/Black mélodique à l’ancienne. Depuis la résurrection d’Eternal Tears Of Sorrow, plus grand se mettre sous la dent. Mais les choses vont changer car le nouveau Kalmah est arrivé et il ne reste plus qu’a son bord qu’une seul ex-ETOS. Résultat un retour aux sources saisissant avec un vraie fougue et une vraie envie digne du milieu des années 90 avec en ligne de mire Hatebreeder et Choatic Beauty.

Ainsi l’on retrouve les éléments déjà présents sur The Black Waltz et plus généralement présents sur tous les disques de Kalmah. Au menu du classique mais aussi un vent de fraîcheur nordique non négligeable.

Ce For the Revolution peut être montré comme le disque qui marquera l’avènement du groupe. Plus travaillé que jamais, plus personnel, plus technique ce disque est le disque de maturité musical d’un groupe en constante évolution. Evidement l’ombre des enfants terribles d’Espoo planne forcement mais Kalmah arrive a s’en extirper grâce a un bagage musical plus riche que celui de COB à l’époque. Ici les ambiances sont plus travaillées et Kalmah n’hésite pas a mettre la paquet dans la noirceur. Prenons un exemple simple : « Dead Man’s Shadow ». On retrouve ce qui avait fait la force d’un COB mais la sauce est différence tant l’accent sur l’ambiance est pesant, sombre vous avez dit sombre? L’attrait principal vient donc de se savant mélange finlandais ou se mélange des riffs de guitares puissants et des mélodies venues d’un autre monde. Plus puissant, plus mélodique et plus intense que The Black Waltz, For the Revolution est bluffant. On se prend dans l’entrain dans titres tous plus mélodiques les uns que les autres mais l’on est malgré tout surpris certains passages comme ce break sur le titre éponyme.

La mélodie est même ici poussée a son paroxysme. Etonnant lorsque l’on voit les divers chemins pris par les groupes officiant dans ce registre dans les années 90 (oui, je parle encore de COB). Sans dénaturer pour autant la nature même de leur musique Kalmah arrive a galvaniser ses compos par ses choix judicieux qui donne tantôt un coté très sombre et tantôt un coté presque épique. Par le passé les mid-tempo ont souvent été très impressionnant tant le registre s’y prête bien. Je l’attendais donc et je n’ai pas été déçu. « Ready For Salvation » est une vraie merveille remplie de passion et de mélancolie. Probablement le meilleur mid-tempo du groupe.

Le chant de Pekka Kokko est très reconnaissable et son alternance Black/Death fait toujours mouche. Probablement l’un des meilleurs dans son registre, il apporte un vrai plus aux compos déjà excellentes. Le disque quasi parfait pour le genre, d’autant que comme à chaque fois la production est largement à la hauteur. Limpide et puissante à la fois elle ajoute une pierre de plus a la muraille de For the Revolution.

Sans hésiter le meilleur disque du groupe. Fan du genre il vous faut ce disque impérativement tant il surclasse les précédentes offrantes déjà de bonnes qualités. Un retour très en forme et en espérant une hypothétique tournée qui ne verra probablement jamais le jour??.

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MSG : In the Midst of Beauty

In the Midst of BeautyApres avoir fêter en 2006 ses 25 ans de carrières avec un disque ou toute l’histoire de du grand Michael était parcourue en long en large et surtout de travers, le voilà de retour en cette belle année 2008 avec un disque qui sera a marquer d’une pierre blanche dans sa discographie. La première raison étant le retour de Gary Barden au chant, la seconde étant le retour en super forme de Michael Schenker qui nous offre ici son meilleur opus depuis 1989 et un certains Save yourself.

Mais comme Michael ne fait pas les choses a moitié il faut mettre en avant le line up de folie présent sur ce disque. Même si ils n’ont pas participé a l’écriture de ce disque leur simple présence galvanise un album. Mesdames, Messieurs voici donc à la basse Neil Murray (Whitesnake), a la batterie Simon Philips (Toto) et aux claviers Don Airey (Deep Purple). En plus de Mike et Gary ca fait a de le gueule comme groupe. Je doute que nous puissions voire cette mouture en live mais sur le papier et sur ce galette ça impressionne son monde.

Des le début nous sommes plongés dans un disque au fort accent 80. Mais dans le bon sens du terme. On y retrouve tout ce qui a fait la gloire du frère du Rudolf. Un vrai disque de Hard Rock aux relents FM qui nous offre tout le loisir de chanter de gros refrains et de faire tournoyer nos chevelures.

L’entrée en matière se fait très FM avec le non moins excellent « City lights ». Refrain entêtant, riffs inspirés, soli de grandes classes, Msg is back et ça va faire mal. Pour ma part je préfère quand le riff se fait plus Hard Rock comme sur « Competition ». Puissant, inspiré, tout aussi entêtant on ne peut que chanter a gorge déployée ces futurs hymnes. Reste que le titre que je vais préféré de loin c’est « I Want You ». Voici enfin de vrai visage de Michael Schenker. Rageur et félin en même temps il a retrouvé son punch des année 80 pour nous offrir une vrai leçon. Amis en manque de vrai bon Hard Rock ruez vous sur In the Midst of Beauty c’est une tuerie. Pour peu que vous ayez envie d’un petit revival, In the Midst of Beauty vous propose des passages très Deep Purple (flagrant sur « Summerdays ») ou encore très Scorpions avec « Wings of emotion ». Etonnant tant le blondinet avec souvent caché cette facette. Tant mieux le rendu final est tout simplement bluffant.

Le choix de Don Airey est vraiment excellent. Outre le coté nostalgique, Il nous prouve encore une fois que c’est un excellent chanteur et qu’il mérite tout notre considération. Espérons que lui aussi fera parti de la tournée (même si je pense qu’il répondra présent).

Un vrai bon disque de Msg comme Michael savait les faire dans les années 80 mais avec une vraie modernité apportée par un son a la hauteur des exigences de son géniteur. Vous avez été déçu par les productions précédentes et vous attendiez cet album comme celui du messie, vous voilà servi !!!!!!!!!!!!!!

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End Of You : Mimesis

MimesisAprès un Unreal qui est loin d’être passé inaperçu, les finlandais de End Of You sont de retour avec cette fois-ci un album plus personnel osant l’aventure en dehors de sentiers mainte et mainte fois arpentées par des groupes divers et variés. Rassurez vous si vous aviez apprécié l’opus précédent, ce Mimesis vous séduira tout autant.

Ce disque reprend donc la ou Unreal nous avait laissé, dans une musique gothico-rock comme seul les finlandais savent le faire. Les mélodies sont toujours aussi captivantes et bien ficelées, une fois entrées elles vous hanteront toute la journée. Mais il faut passer la moitié de l’album pour se rendre compte des réels progrès du groupe. Plus mature il n’hésite pas a s’éloigner du métal conventionnel pour nous offrir un vague plus directe. On notera que le côté atmosphérique es très clairement atténué afin de laisser la part belle a d’autre envie, à d’autre expérimentation. Ainsi l’on voit l’apparition de passage plus electro comme sur le surprenant « Number 8 ». Assez déroutant de prime abord il nous montre une autre facette de End Of You qui n’est pas a exclure. La patte est bien là mais c’est un pas en avant. On retrouve cet esprit dans les très posé « In Elegance » dont la beauté est sans égal sur cette galette. On reconnaît la touche mais la saveur est toute différente. Un sentiment de grande marche en avant vers un modernisme naissant se ressent dans ce disque. Les arrangements sont parfois beaucoup plus directs ce qui laisse la part belle à l’expression des sentiments et au ressenti, au feeling. Ca doit être ça le but ultime de End Of You réussir a toucher son auditeur avec une musique bien écrite et crédible.

La production a tous les bons cotés de la Finlande, le son est cristallin et racée en même temps.

Un excellent successeur à un Unreal qui comptait déjà bon nombre d’adeptes. Sa plus grande diversité et son accessibilité permettront de toucher un grand nombre de personne.

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