Chroniques de Julien

Archive for juillet, 2008

Fear My Thoughts : Isolation

Fear My Thoughts : IsolationMouais…. Vulcanus n’avait déjà pas fait naître le feu chez moi et pour cause, 2 titres au plus m’avaient fait remuer la tête. Il semble bien qu’Isolation soit parti sur la même mauvaise dynamique. Le groupe se cherche encore, se perd et au final perd tout ce qui aurait pu faire de Fear The Thoughts un excellent groupe. Dommage, trois fois dommage……

Il ne faut pas confondre vitesse et précipitation. Tout auréolé de bonnes critiques Fear The Thoughts nous offre ici un disque très formaté, très pompé et finalement assez insipide. Moins d’un an après un disque somme toute assez commun, il faut soit être sûr de son coup, soit être inconscient. L’arrivé de Martin Fischer n’y changera rien. Et pourtant son talent n’est pas en cause. Il est très bien dans son registre vocal mais c’est que ça manque d’accroche. Trop formaté radio tout en proposant un coté assez sombre et progressif. Dommage car perdu dans ce méandre l’on retrouve des éléments métalcore plus anciens qui font bien. Pourquoi ne pas rester dans un schéma type comme ceux de « Pitch Black » et « Burning The Lamb ». OK c’est bien d’être ouvert mais la différence d’un titre a l’autre fini par fatiguer et par nous faire perdre notre latin. On navigue entre des titres à la Opeth, à la death metalo (In flames/Soilwork en tête) avec une touche de sombre et seventies. Forcement ça a l’ait bien sur le papier mais en réalité c’est fatiguant. Car un titre est très Opeth, un titre est plus In Flames et au final quel titre est le plus Fear The Thoughts ? La réponse est sans appel, aucun…..

Avec de tels arguments, ou est la prise de risque qui fera de Fear The Thoughts un gros groupe. Tous les groupes sont influencés par d’autres groupes mais de là a en faire une copie best-of peu inspirée, il y a de la marge. Le clavier a pris un part prépondérante dans cet Isolation. Résultat Patrick Hagmann et Markus Ruf n’ont pas vraiment l’occasion de démontrer leur « savoir-faire ». Ca fait de la rythmique un petit coup de néo-classique parsi parla et emballé c’est pesé. Pas de quoi donc se tapé la cloche pour les guitariste. Revenons un peu sur le newbie du groupe Martin Fischer. Son spectre est assez étendu et lorsqu’il se donne la peine d’y aller (comme sur les deux titres cités plus haut), ça envoie le boulet. Il allie parfaitement la violence et la mélodie ce qui donne un bon rendu. Bien trop peu utilisé dans ce registre, il se cantonne a faire un jolie, bien fait, mais lassant.

Et avec tout ça on se met un petit coup de Jacob Hansen afin d’avoir un gros son de la mort et vous obtenez Isolation. Un disque bien fait, qui dépote au niveau sonore et ou chaque instrument trouve sa place.

Ce n’est pas avec ce nouvel opus que groupe arrivera a ses fins. Pour ma part je commence a ne plus vraiment croire dans le bon goût du groupe. Vraiment dommage lorsque l’on voit ce que Fear The Thoughts peut faire avec un soupçon de violence en plus. Bref comme pour Vulcanus il n’y aura que 2 titres au maximum dont il faudra se souvenir…….

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Corrosion Of Conformity : Deliverance

Corrosion Of Conformity : DeliveranceOn peut dire que Deliverance porte bien son nom. C’est en cette belle année 1994 que sort ce qui va être la révélation, le gros album de C.O.C. Après un Blind qui avait fait excellente figure dans la presse et auprès des fans, le groupe décide de faire deux changements radicaux. Faire revenir le bassiste emblématique Mike Dean et laissé le contrôle du navire a Pepper débarqué sur Blind. Résultat un disque fort, un disque marquant, un disque qui fait date tout simplement.

Il faut le faire, réussir a faire sa place dans le monde du stoner en cette période faste pour le genre. C’est le pari réussi par Pepper et ces potes. On va s’étendre un peu sur le guitariste/nouvellement chanteur, Pepper. Si ce disque aura autant d’impact c’est bien grâce à lui. Si Karl Agell tenait sa place Pepper a fait volé en éclat le carcan trop étroit de ce dernier. Son charisme, son chant, son sens du riff tout tire Deliverance vers le haut. Pour un fraîchement débarqué il signe la quasi intégralité des titres, faisant de C.O.C. sa chose. Résultat un mélange de groove, de riff dans le pur rock’n roll, une identité sonore imprégné dans la mémoire collective.

Ce disque est l’équilibre solide entre des éléments finalement assez variés. On y retrouve un batterie fougueuse avec du riff rock englobé dans le son made in Pepper. Résultat des titres énorme comme « Clean My Wounds ». Titre phare de la galette il démontre que riff catchy peut faire bon ménage avec gros son et jovialité. Le tout est saupoudré d’une frappe énergique et d’un ronflement très stoner. Nous pourrons aussi parler du titre éponyme qui envoie la purée et de « Seven Days » tout aussi efficace. Le coté éthéré n’est pas mis de coté avec l’excellent instrumentale au nom mexicain : « Mano De Mono » !!!!! Dans le désert avec Pepper avec ses potes et un sac rempli. Pour parfaire le tableau on retrouve également des titres moins « accessible ». Je parle notamment de « Pearls Before Swine » dont la noirceur n’a d’égal que le talent du groupe. Mettez vous le plusieurs fois en boucle ça devrait vous parler au bout d’un moment. Il y a aussi le plus peace « Shelter ». Mais ce n’est pas vrai mais ce disque contient tout les atout nécessaire pour faire un rouleau compresseur. Du gros titres bien besogneux, de la mélodie imparable, de l’ambiance sombre, bravo non là je dis bravo.

Pour finir de colmater tout ça, le son est bien gras un poil sale. J’adore quand ce n’est pas propre et que ça sent la vielle aisselle sous un sombrero.

Un disque qui a fait date dans la carrière de C.O.C. a plus d’un titre. J’aurais envie de revoir le groupe avec un nouvel album mais cela condamnerait Down au repos. Pepper trouve du temps pour les deux et reviens avec C.O.C pour un disque qui va tout arracher !!!!!!

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Architects : Ruin

Architects : RuinArchitects c’est la nouvel coqueluche d’outre Manche. Il y a du riff metalcoreux, de la mèche et tout ce qui fait bien avec. Derrière cette description peu reluisante a mon goût se cache en faite un vrai bon groupe qui a su faire plus que du metalcore classique. Au final ce disque ravira les fans blasés par une déferlantes insipides de groupes tous plus semblables les uns que les autres et pourrait même séduire un publique plus large que prévu.

Il ne faut pas mentir, ce Ruin reste un disque de metalcore avec ses bons et ses mauvais cotés. On y retrouve des parties typiques au niveau des rythmiques, des parties ça avoinent comme il faut enfin jusqu’à la du classique. La grosse différence venant de certaines prises de risque notamment venant de Dan, le batteur. Nous ne sommes pas à l’abris de nous prendre un blast plus death qui dans ce contexte modifie considérablement le rendu final. Le coté hardcore se retrouve lui aussi mis plus en avant. Il y a du Hatebreed la dedans et ça castagne exactement de la manière dont il faut. Prenez l’excellent « I Can’t See The Light ». Les fameuses accélérations se font bien sentir la tête ne manquera pas de suivre. A cela s’ajoute un petit peu de mathcore, on secoue et voilà donc un disque au final riche et en aucun cas linéaire. Qui peut se venter d’avoir accouché d’un disque diversifié, punchy et même parfois plus cool afin de nous laisser un peu de répit. Pas beaucoup de groupe du genre, nous sommes bien d’accord

Cette diversité tient probablement grâce a la technique impeccable du groupe. Il faut avoir un bras costaux pour tenir ce rythme et ces variations perpétuels. Vraiment pas mal du tout.

Etant donné que ce disque fait un peu date (2007), Century Media nous l’offre dans un tout nouvel écrin comprenant des petits bonus. 1 titre supplémentaire + des clips et un reportage assez sympa. Rien a redire….

Comme d’hab dans ce genre de musique, le son bastonne sévère. Gros son de rigueur avec toutes les subtilités qui vont avec.

Au final un disque moins prévisible que prévu et surtout varié. Si vous êtes fans du genre et que vous n’aviez pas fait l’acquisition de Ruin en 2007, faites le en 2008 avec les petits bonus qui font bien. On comprend mieux pourquoi le groupe a vendu des caisses d’albums en Angleterre. A suivre……

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Architects : Ruin

Architects : RuinArchitects c’est la nouvel coqueluche d’outre Manche. Il y a du riff metalcoreux, de la mèche et tout ce qui fait bien avec. Derrière cette description peu reluisante a mon goût se cache en faite un vrai bon groupe qui a su faire plus que du metalcore classique. Au final ce disque ravira les fans blasés par une déferlantes insipides de groupes tous plus semblables les uns que les autres et pourrait même séduire un publique plus large que prévu.

Il ne faut pas mentir, ce Ruin reste un disque de metalcore avec ses bons et ses mauvais cotés. On y retrouve des parties typiques au niveau des rythmiques, des parties ça avoinent comme il faut enfin jusqu’à la du classique. La grosse différence venant de certaines prises de risque notamment venant de Dan, le batteur. Nous ne sommes pas à l’abris de nous prendre un blast plus death qui dans ce contexte modifie considérablement le rendu final. Le coté hardcore se retrouve lui aussi mis plus en avant. Il y a du Hatebreed la dedans et ça castagne exactement de la manière dont il faut. Prenez l’excellent « I Can’t See The Light ». Les fameuses accélérations se font bien sentir la tête ne manquera pas de suivre. A cela s’ajoute un petit peu de mathcore, on secoue et voilà donc un disque au final riche et en aucun cas linéaire. Qui peut se venter d’avoir accouché d’un disque diversifié, punchy et même parfois plus cool afin de nous laisser un peu de répit. Pas beaucoup de groupe du genre, nous sommes bien d’accord

Cette diversité tient probablement grâce a la technique impeccable du groupe. Il faut avoir un bras costaux pour tenir ce rythme et ces variations perpétuels. Vraiment pas mal du tout.

Etant donné que ce disque fait un peu date (2007), Century Media nous l’offre dans un tout nouvel écrin comprenant des petits bonus. 1 titre supplémentaire + des clips et un reportage assez sympa. Rien a redire….

Comme d’hab dans ce genre de musique, le son bastonne sévère. Gros son de rigueur avec toutes les subtilités qui vont avec.

Au final un disque moins prévisible que prévu et surtout varié. Si vous êtes fans du genre et que vous n’aviez pas fait l’acquisition de Ruin en 2007, faites le en 2008 avec les petits bonus qui font bien. On comprend mieux pourquoi le groupe a vendu des caisses d’albums en Angleterre. A suivre……

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Corrosion Of Conformity : Deliverance

Corrosion Of Conformity : DeliveranceOn peut dire que Deliverance porte bien son nom. Câ??est en cette belle année 1994 que sort ce qui va être la révélation, le gros album de C.O.C. Après un Blind qui avait fait excellente figure dans la presse et auprès des fans, le groupe décide de faire deux changements radicaux. Faire revenir le bassiste emblématique Mike Dean et laissé le contrôle du navire a Pepper débarqué sur Blind. Résultat un disque fort, un disque marquant, un disque qui fait date tout simplement.

Il faut le faire, réussir a faire sa place dans le monde du stoner en cette période faste pour le genre. Câ??est le pari réussi par Pepper et ces potes. On va sâ??étendre un peu sur le guitariste/nouvellement chanteur, Pepper. Si ce disque aura autant dâ??impact câ??est bien grâce à lui. Si Karl Agell tenait sa place Pepper a fait volé en éclat le carcan trop étroit de ce dernier. Son charisme, son chant, son sens du riff tout tire Deliverance vers le haut. Pour un fraîchement débarqué il signe la quasi intégralité des titres, faisant de C.O.C. sa chose. Résultat un mélange de groove, de riff dans le pur rockâ??n roll, une identité sonore imprégné dans la mémoire collective.

Ce disque est lâ??équilibre solide entre des éléments finalement assez variés. On y retrouve un batterie fougueuse avec du riff rock englobé dans le son made in Pepper. Résultat des titres énorme comme « Clean My Wounds ». Titre phare de la galette il démontre que riff catchy peut faire bon ménage avec gros son et jovialité. Le tout est saupoudré dâ??une frappe énergique et dâ??un ronflement très stoner. Nous pourrons aussi parler du titre éponyme qui envoie la purée et de « Seven Days » tout aussi efficace. Le coté éthéré nâ??est pas mis de coté avec lâ??excellent instrumentale au nom mexicain : « Mano De Mono » !!!!! Dans le désert avec Pepper avec ses potes et un sac rempli. Pour parfaire le tableau on retrouve également des titres moins « accessible ». Je parle notamment de « Pearls Before Swine » dont la noirceur nâ??a dâ??égal que le talent du groupe. Mettez vous le plusieurs fois en boucle ça devrait vous parler au bout dâ??un moment. Il y a aussi le plus peace « Shelter ». Mais ce nâ??est pas vrai mais ce disque contient tout les atout nécessaire pour faire un rouleau compresseur. Du gros titres bien besogneux, de la mélodie imparable, de lâ??ambiance sombre, bravo non là je dis bravo.

Pour finir de colmater tout ça, le son est bien gras un poil sale. Jâ??adore quand ce nâ??est pas propre et que ça sent la vielle aisselle sous un sombrero.

Un disque qui a fait date dans la carrière de C.O.C. a plus dâ??un titre. Jâ??aurais envie de revoir le groupe avec un nouvel album mais cela condamnerait Down au repos. Pepper trouve du temps pour les deux et reviens avec C.O.C pour un disque qui va tout arracher !!!!!!

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KYPCK : Cherno

KYPCK : ChernoConcept assez étonnant que celui de KYPCK. Etonnant dans le sens ou les protagonistes du groupe n’ont pas vraiment connu l’hégémonie soviétique et surtout ne sont pas russes pour un sou. Autant que beaucoup de groupes choisissent l’anglais qui est bien chantant, universel etc… je ne dis pas. Mais là de choisir de chanter en russe qui n’est pas la langue maternel du groupe, c’est révolutionnaire. Voici donc les fondations imposées par KYPCK. Etonnant aussi de voir sortir de sa tanière Sami S. Lopakka mais c’est une autre histoire.

Car si l’on parle de notre bon vieux Sami c’est que l’ombre de Sentenced risque de planer au dessus de premier album. Même si le style est différent, même si les motivations sont différentes il restera malgré tout un arrière goût qui fait plaisir a entendre. Ce « je ne sais quoi » dans la composition qui pousse la réflexion.

Malgré tout l’on se laisse prendre par le doom très noir (c’est le titre de l’album, noir). Tout y passe. Les guitares dont la saturation augment eu fur et a mesure que la chanson avance, des riffs plaintifs et sombres qui auraient fait les beaux jours d’un Candlemass. Mais si je devais définir au plus juste je ferais le parallélisme avec le film que j’ai vu hier soir : Le jour d’après. Dans le monde de KYPCK, il y fait froid, très froid. Ca doit être la caractéristique principale de ce disque, cette impression omniprésente du froid sibérien. La projection dans une dictature communiste par -20°C est franchement bien rendue. Quand même quelle drôle de passion pour nos finnois. Sami qui m’avait confié qu’il allait allé pêché et laisser la musique de coté revient avec un album au concept colossal et une musique noire, mélancolique et pesante. Ce concept avec quelques touches de Sentenced quand même et ça fait du bien. Du bien car je pensais Sami perdu pour la cause et le revoilà donc avec une nouvelle cause. On retrouve des passages très enivrant comme sur « Не Прости ». C’est bien fait, c’est beau ça fait un peu Sentenced. Mais faut pas abuser quand même.

Si il devait y avoir u petit reproche, ça serait le chant. Ne pas chanter dans sa langue maternelle est toujours un danger et parfois l’accent bizarre de Erkki Seppänen fait un peu tâche. Parfois car souvent on se laisse porter par le chant.

Pour ceux qui ne le sauraient pas KYPCK est le nom d’un char blindé et c’est bien ce qu’est ce premier opus, un char blindé qui pèsera lourd au dessus de votre tête. Un retour gagnant pour Sami S. Lopakka qui marquera les esprits avec des titres comme le magnifique 1917. Espérons que l’on ai droit a une suite, tant la mise en bouche est bonne……..

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James LaBrie : Prime Cuts

James LaBrie : Prime CutsJames Labrie est plus connu comme le chanteur de Dream Theater qu’autre chose. Afin de réparer cela Magna Carta sort en beau mois de juillet une compil allant piocher dans sa discographie « solo » de ces 15 dernières années. Ainsi vous ne pourrez plus dire que James Labrie est le chanteur et c’est tout, c’est aussi un musicien complet qui a plusieurs cordes (vocales bien entendu) a son arc.

Commençons par identifier tout ce qui se trouve sur cette compil. Il a donc du MullMuzzler avec « Afterlife », « Shores of Avalon », « His voice », « As a man think » et « A simple Man ». Il y a des extraits de sa collaboration à Explorers club : « Vertebrates » et « No returning », de l’extrait de l’opera Leonardo; the absolute man et un peu de sa participation a des tributes. Afin de l’accompagner l’on retrouve une bande de joyeux lurons pas manchots pour un sous : Ses potes du theatre des rêves les deux John Petrucci et Myung, Steve Morse et Mike Kenneally, Terry Bozzio et Mike Mangini ou encore Billy Sheehan et Trent Gardner. Une bande de bras cassé quoi……

Bon alors voila donc la base musicale qui laisse quand même la part belle a ses propres titres, titres ou James se sent comme à la maison. Le choix est plutôt bien fait car il fait la part bel aux titres les plus accessibles. Pas de titres qui tirent en longueur (seul les 8′11 de « As a man thinks » semble un peu longues et encore quand on aime on ne compte pas), pas de titres trop virtuoses ultra complexe démonstratif whaou t’as vu mon solo comment qui l’est bien. Du bon rock progressif assez tranquille qui pose des bases sereines afin de découvrir mister Labrie dans un autre contexte. Le titre issu du tribute to Rush en est le parfait exemple. Ce disque est clairement destiné a un public assez large mais il n’y a aucun mal a vouloir faire James Labrie en dehors de Dream Theater.

Forcement ce disque ne d’adresse pas a ses détracteurs qui ne changeront pas d’avis, mais il s’adresse plutôt a ceux qui voulaient essayer qui n’en avaient pas eu l’occasion. Facilité par son choix de titres très accessible ce Prime Cut est pour vous

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Black Sabbath : Past Lives

Black Sabbath : Past LivesSI Il ne devaIt rester qu’une seule chose de Black Sabbath, un seul « album » sur les presque 40 ans de carrIère du groupe, ça seraIt ce Past Lives. PourquoI ? Pour la sImple et bonne raIson que le groupe nous lIvre IcI une prestatIon anthologIque avec un Ozzy pas encore carbonIsé et des musIcIens au top de leur forme. En comparaIson du Reunion Tour de 99, c’est vraIment autre chose, tout y est plus roots.

Et pour cause car l’hIstoIre de la premIère galette est assez drôle. En effet Il s’agIt en réalIté de Live at Last précédemment sortI en 1980. 1980 maIs a cette époque Ozzy avaIt déjà été vIré et on le retrouve quand même au chant. L’explIcatIon est toute sImple. Ce dIsque est donc sortI prêt de 6 ans après son enregIstrement et ce sans l’accord du groupe. Autant dIre que DIo n’avaIt vraIment pas apprécIé la sortIe de cet album. C’est donc pour cela que le son et la prestatIon sont génIaux. Il n’y a pas eu de retouches InutIles des paIns éventuels ou encore un censure quelconque. C’est du Black Sabbath brut de décoffrage avec ses grandes qualItés et ses petIts défauts. Car même sI le son peut être qualIfIé de « moyen », je le trouve au contraIre volontaIre et reflétant parfaItement ce que pouvaIt donner le groupe a cette époque. D’autant qu’a cette époque Ozzy étaIt encore en état de bouger autrement qu’accroché à Zakk Wylde. Du coup Il passe son temps a arguer le publIc avec son fameux « We love you all » (et ouI déjà à l’époque). Surprenant aussI la vélocIté du trIo d’InstrumentIstes. EnfIn surprenant pas vraIment maIs le tempo est relevé et le groove dégagé par Ward et Geezer est ImpressIonnant. Chaque note de basse sonne excellemment bIen et sonnent même mIeux qu’en studIo. Déjà à l’époque l’annonce de « War PIgs » faIt des émules. Le publIc fInalement assez audIble et bruyant ne boude pas son plaIsIr. Reste donc noter gaucher magIque, TonI IommI. Même sI certaIn passage sont un peu légers, sa présence rayonne de par sa classe. La preuve en est les presque 19 mInutes de « WIcked World ». L’ensemble des ses solI sur ce tItre sont majestueux, tout semble facIle et l’on se régale au son de sa SG mythIque. FInal classIque avec le tube planétaIre « Paranoid » quI fInIra de mettre tout le monde d’accord

VoIlà maIs sI ce dIsque prévaut sur le Live at Last c’est qu’Il possède une seconde galette pas pIquée des verres. Cette galette contIent deux sources : le concert de 1975 au ConventIon Hall (« Hole In The Sky », « Symptom Of The UnIverse » et surtout « MegalomanIa ») et l’ENORME concert de 1970 à L’OlympIa (tout les autres tItres). Je dIs énorme car j’avaIs depuIs bIen longtemps la vIdéo et de le retrouver sur CD est une excellente nouvelle. D’autant que pour le coup, de retrouve les 9 mInutes de « MegalomanIa » en lIve est un vraI bonheur. Il est vraI que la aussI le son est un peu roots maIs quel vIsta, quel maîtrIse. Pour les tItres tIrés du concert de l’OlympIa, le jeune Ozzy faIt preuve d’une hargne sans lImIte. Rarement « Iron Man » n’aura été aussI bIen Interprété (je parle offIcIellement, Il le faIt aussI très bIen sur pleIn de boots). Le coup de grosse caIsse de Ward, même sI le son est un peu étrange martèle la tête et arrange parfaItement bIen le publIque. Dommage que nous n’ayons pas eu un petIt « Planet Caravan » enfIn bref tout ça pour dIre que ce concert longtemps dIsponIble en pIrate sort enfIn offIcIellement.

On aura beau dIre maIs cette formatIon orIgInal de Black Sabbath étaIt unIque et personne (hormIs Led Zep) n’arrIvaIt à la chevIlle du quatuor Ozzy / IommI / Ward / Butler. Un objet de culte qu’Il faut vénérer, qu’Il faut écouter, écouter et encore écouter.

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Black Label Society : Mafia

Black Label Society : MafiaAprès un Hangover Music Vol. VI vraiment pas terrible, notre guitariste préféré avait beaucoup a se faire pardonner. En effet il se devait de revenir dans le droit chemin de l’harmonique sifflée triomphante et du gros riff bien grassouillet qui tache la nappe même en restant dans l’assiette. Ca c’est ce que l’on attend de Black Label Society pas un disque de balades plus soporifiques les unes que les autres. Vas y Zakk envoie la sauce.

D’emblé « Fire It Up » nous pose dans une atmosphère familière. Le riff y est donc bien gras, ça siffle a tout va et la tête se remet a bouger toute seule, sommes nous sauvés ? Oui et non car il va y avoir a boire et à manger dans ce Mafia. A boire car nous retrouvons des titres typique BLS mais à manger car pour la première fois (hormis Hangover Music Vol. VI qui n’est pas vraiment un album de BLS pour moi, il devrait être ranger avec Book Of Shadows dans la partie « solo » de Zakk wylde) on s’ennuie devant un certain manque d’originalité, pire de mauvais goût.

En revanche lorsque Zakky décide d’envoyer le boulet, ça fait du bien aux oreilles. Que se soit « What’s In You » ou le culte « Suicide Messiah », on se délecte. Pour ce dernier le refrain est très accrocheur et le riff rageur. Il fait mouche à chaque fois en live et même si album ça le fait. Il y a également deux autres petite perles, la balade a la mémoire de Dime « In This River » qui par son coté sentimental ne que toucher et l’excellente instrumentale « Dr Octavia ». Reste une dernière chose de très positive, « Forever Down » qui commence tranquillement avant de nous envoyer une bonne grosse claque.

Alors oui il y des bons titres sur cet album mais l’on y trouve aussi des titres vraiment moyens qui n’auraient clairement pas trouvés leur place sur The Blessed Hellride. Je ne vais pas en faire la liste exhaustive puisqu’il s’agit de tous les autres. Notre gros Zakk nous avais habitué a mieux, mais il y a quand même du bon dans Mafia, point d’animosité nous sortons de Hangover Music Vol. VI.

Le second point négatif (et pas des moindres a mon avis), c’est le chant qui est vraiment pénible. Autant par le passé ça allait, autant la c’est carton rouge. Trop aigu, trop souvent doublé sur différent octave, trop Ozzy tout simplement. Honnêtement ce manque de discernement est très dommageable. Lorsque l’on voit ces titres en live, nous avons l’impression de redécouvrir les titres. Comme quoi la production fait parfois beaucoup. Vraiment décevant sur ce point car sinon l’on y retrouve notre petit son habituel, celui fait peur aux mamies et fait trembler les murs.

Content de revoir notre Zakky en Forme, dommage que certains titres et surtout certains choix soient hasardeux, mais au final on se laisse emporté par la magie. J’avoue que ce disque était, malgré certains points négatifs évoqués, arrivé comme le messie tant ma crainte d’avoir perdu BLS était grande. Mitigé mais soulagé quand même

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James LaBrie : Prime Cuts

James LaBrie : Prime CutsJames Labrie est plus connu comme le chanteur de Dream Theater qu’autre chose. Afin de réparer cela Magna Carta sort en beau mois de juillet une compil allant piocher dans sa discographie « solo » de ces 15 dernières années. Ainsi vous ne pourrez plus dire que James Labrie est le chanteur et c’est tout, c’est aussi un musicien complet qui a plusieurs cordes (vocales bien entendu) a son arc.

Commençons par identifier tout ce qui se trouve sur cette compil. Il a donc du MullMuzzler avec « Afterlife », « Shores of Avalon », « His voice », « As a man think » et « A simple Man ». Il y a des extraits de sa collaboration à Explorers club : « Vertebrates » et « No returning », de l’extrait de l’opera Leonardo; the absolute man et un peu de sa participation a des tributes. Afin de l’accompagner l’on retrouve une bande de joyeux lurons pas manchots pour un sous : Ses potes du theatre des rêves les deux John Petrucci et Myung, Steve Morse et Mike Kenneally, Terry Bozzio et Mike Mangini ou encore Billy Sheehan et Trent Gardner. Une bande de bras cassé quoi……

Bon alors voila donc la base musicale qui laisse quand même la part belle a ses propres titres, titres ou James se sent comme à la maison. Le choix est plutôt bien fait car il fait la part bel aux titres les plus accessibles. Pas de titres qui tirent en longueur (seul les 8′11 de « As a man thinks » semble un peu longues et encore quand on aime on ne compte pas), pas de titres trop virtuoses ultra complexe démonstratif whaou t’as vu mon solo comment qui l’est bien. Du bon rock progressif assez tranquille qui pose des bases sereines afin de découvrir mister Labrie dans un autre contexte. Le titre issu du tribute to Rush en est le parfait exemple. Ce disque est clairement destiné a un public assez large mais il n’y a aucun mal a vouloir faire James Labrie en dehors de Dream Theater.

Forcement ce disque ne d’adresse pas a ses détracteurs qui ne changeront pas d’avis, mais il s’adresse plutôt a ceux qui voulaient essayer qui n’en avaient pas eu l’occasion. Facilité par son choix de titres très accessible ce Prime Cut est pour vous

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