Chroniques de Julien

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HammerFall : No Sacrifice, No Victory

HammerFall : No Sacrifice, No VictoryAprès dix de tranquillité Hammerfall voit son line-up changé de façon assez radicale. Magnus Rosén est parti pour des cieux plus rémunérateurs et Stefan Elmgren a quant à lui craqué complètement et a quitté le groupe du jour au lendemain. Bref, c’est l’occasion pour les suédois d’enregistrer le retour de Fredrik Larsson (bassiste sur Glory to the Brave) et l’arrivée définitive du petit nouveau Pontus Norgren (The Poodles). Heureusement, il nous reste nos deux lascars préférés, le squelettique Oscar Dronjak et l’inégalable Joacim Cans. Bref, Hammerfall est fin prêt pour nous en mettre plein les cages à miel.

J’avais bien apprécié l’opus précédent bien que peut-être un peu trop soft. Cela n’enlevait rien à la qualité des titres mais il manquait le vent de folie qui planait au dessus du groupe lors de ses premières chevauchés sauvages. L’arrivé de sang neuf risque fort de galvaniser nos tauliers, on risque fort de se régaler. No Sacrifice, No Victory s’ouvre donc sur le single « Any Means Necessary ». Les mélodies y sont excellentes, les Chœurs bien guerrier, rythmique faussement calme. La tendance est donc bien au renouveau. Après cette mise en bouche bien agréable c’est le très surprenant « Life Is Now » qui déboule. Mais dit donc messieurs on ne ferait pas un petit peu de rock’n roll. Assurément le titre le plus atypique de l’album mais qui reste pour autant bien agréable. La basse du nouvel/ancien fait merveille sur ce titre et le solo y est vraiment pas mal. Ne vous en faites pas le groupe revient à ce qu’il sait faire de mieux avec « Punish And Enslave », riff accrocheur à mort et tuerie évidente en live. « Legion » est pas mal dans son genre, titre le plus speed pour le moment de l’album….

Il fallait que ça ce calme; il faut de la balade sans quoi on ne peut pas verser sa petite larme. « Between Two Worlds » remplit à merveille son office avec en plus la présence de Jens Johansson (Stratovarius). On sent un peu de nostalgie sur ce titre mais bon….. Arrive après le cover de Maiden….. Ah non, ce n’est pas un titre de Maiden. Quelle idée d’appeler un titre « Hallowed Be My Name » on dirait presque le titre de Maiden. Bref passons sur ma blague moisie et revenons à ce titre qui ne lâche rien. De la première note à la dernière j’ai été sur le qui-vive, le chant y est particulièrement soigné et ça envoie le boulet tout simplement.

L’instru sur Threshold sentait le Maiden à plein nez et elle sentait surtout le réchauffé puisque composée dix ans avant sa parution. « Something For The Ages » est là pour faire renaître la flamme de l’instrumental chez les fans d’Hammerfall. Très grosse prestation du petit nouveau au nom rigolo Pontus.

Les deux titres suivants seront les « moins palpitants ». Ils sont les plus sages de la galette avec un gros refrain typique mais pas de riffs qui tuent. Un peu dans la ligné du ventre mou de Threshold. Il reste juste une dernière carte à jouer avant le moment de rigolade. « One Of A Kind » est l’hymne de la galette. Speed, gros riff, gros refrain à la hauteur des meilleurs titres d’Hammerfall. Un finish excellent.

La partie de rigolade c’est bien sur le cover de The Knack, « My Sharona ». Déjà exécuté par le passé par d’autres illustres groupes, cette nouvelle version n’apporte rien à l’affaire et j’aurai largement préféré avoir un autre titre de l’acabit de « One Of A Kind ». On ne peut pas tout avoir dans la vie.

Avec ce septième album Hammerfall marque un regain de forme non négligeable qui ravivera la flamme de tous les guerriers. En tout cas, je serai au concert le 3 mars prochain pour chanter toutes ces nouveautés qui font du bien en ce début d’année.

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