Chroniques de Julien

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Kill Devil Hill : Kill Devil Hill

Kill Devil Hill : Kill Devil HillKill Devil Hill, que voilà un nom bien étrange pour un disque de rock’n roll. En effet une petite leçon d’histoire s’impose. Il s’agit ni plus, ni moins de la colline ou les frères Wright faisaient leur essais. Elle se situe en Caroline du Nord et en faite on s’en fout complètement de mon histoire car ça n’a rien à voir avec le propos du jour. Car en 2012 Kill Devil Hill est un super groupe (un de plus pourrait on même dire) qui voit a en son sein une section rythmique de folie furieuse avec Vinnie Appice (Dio, Black Sabbath, Heaven & Hell) a la batterie et Rex Brown fraichement débarqué de DOWN et bassiste légendaire de Pantera. Pour compléter la team retrouvons deux petits gars au CV forcément moins éloquent : Mark Zavon (ex-guitariste live de RATT et faussement de WASP) et « Dewey » Bragg (chanteur dont nous n’avions plus trop de nouvelle depuis le split de Pissing Razors en 2004). Même si au final seul deus « stars » sont au programme, il va de soi qu’ils n’iraient pas s’accoquiner avec des branques. Surtout que ce premier jet est produit par un homme de confiance, Warren Riker qui a déjà bossé avec DOWN et COC par le passé. D’où une relative confiance dans ce groupe et cet album éponyme.

Le style sera d’ailleurs assez difficile à juger car il oscillera entre plusieurs influences majeures. On citera comme ça Alice In Chains, Black Sabbath (version dio) et plus généralement du gros rock sudiste et du stoner. Bref je me sens comme à la maison.

Dès les premiers assauts de « War Machine », le kiff est la. La rythmique est incroyablement lourde et groovy, Mark Zavon fait étalage de son talent en nous régalent de soli gorgé de feeling et « Dewey » Bragg fait preuve d’une puissante vocale et d’une technique impressionnante. « Hangman » s’en suit et l’on ne pourra pas cacher la filiation entre KDH et Alice In Chains. On dirait que Laney Staley est revenu des morts pour chanter sur ce titre. Le refrain est vraiment accrocheur et l’on se prend déjà le chanter en live. Il faut dire qu’il n’y a vraiment aucun titre à jeter sur ce disque même je suis sure que certains vont trouver a redire sur ces ressemblences trop criardes. Je pense notamment a un titre comme « Rise from the Shadows » qui est celui que je préfère mais qui forcement fait très Heaven & Hell. Est-ce pour autant du plagiat. Je ne sais pas mais en tout cas le plaisir est là et c’est bien la seule chose qui compte a mes yeux.

“Gates of Hell”, “We’re All Gonna Die” et “Up in Flames” font vraiment penser au combo de Seattle mais avec toute autant de classe et de feeling. Il faut dire que seul Rex Brown pouvait faire valoir la comparaison avec Mike Inez. L’intro tout en fuzz et groove de “Rise from the Shadows” fait un malheur et taper du pieds en même temps.

On trouve aussi des titres plus énergiques et enlevés comme le très accrocheur « Old Man ». Encore une fois les lignes de chant y sont percutantes et accrocheuses sans pour autant être répétitives ou poussive. L’ami « Dewey » connait ses limites et ne cherche pas à en faire de trop. Ca envoie dans les règles de l’art.

Preuve si l’en est le groupe s’offre même une petite balade qui me ferait penser au titre éponyme de l’album de Lynyrd Skynyrd : « Last Rebel ». 2 minutes 30 de calme avec la cavalcade finale. Très agréable, très bien chanté, très Jack Daniel’s.

Voilà que dire de la production Warren Riker mise à part qu’elle colle a merveille a musique de KDH. La basse ronfle comme jamais, les guitares sont bien heavy, le mixe idéale. Nickel chrome.

Pour conclure, même si ce disque va souffrir de trop fortes comparaisons justifiées, il ne faut pas bouder son plaisir. Ca envoie, ça joue, c’est la BO idéale pour tout trajet en voiture voire plus si affinité.

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