Chroniques de Julien

Toute l'actualité metal par Julien

Archive for the 'Black Metal' Category

Old Man’s Child : Vermin

Old Man's Child : VerminIl aura fallu 2 ans à Glader pour composer la suite de In défiance of existense et peut être aurait il été plus inspiré si il avait pris plus de temps…… nous ne le saurons jamais. Plongeons si vous le voulez bien dans Vermin sa dernière offrande.

Mon introduction peut paraître un peu violente, et même un peu dure, mais ce n’est que le reflet de ma déception. En effet j’ai beau avoir écouté le CD plusieurs fois le même constat s’offre à moi : mais où est l’originalité. Certes Old Man’s Child se détache largement de Dimmu Borgir (et c’est tant mieux) mais la musique tourne en rond. Pourquoi ne pas avoir appelé la galette In défiance of existense part II par exemple. En plus le batteur ne fait qu’exploiter le dixième de son talent (800 bits à la minute en double quand même).

Mais, force de reconnaître que si l’originalité n’est pas là, l’efficacité est bien présente. Le son est parfait (il faut dire que le CD n’a pas été enregistré n’importe où, il y a plus miteux que Studio Fredman) et colle parfaitement à ce que Galder a voulu faire passer. Grâce à ce son les ambiances sont toujours bien rendus et sauvent de l’ennuie certaines compos un peu ronflantes.

On notera la présence de Eric Peterson (Testament,Dragonlord)en guest qui ajoute une petite touche technique supplémentaire sur les titres où il apparait, très sympathique.

Si vous voulez découvrir Old Man’s Child, ce CD est une parfaite illustration du savoir faire du norvégien reste que les amateurs du groupe vous risquent de s’ennuyez quelque tant on connaît déjà la musique.

Mais chacun voit midi à sa porte………

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Satyricon : The Age of Nero

Satyricon : The Age of NeroCe nouvel opus de Satyricon va-t-il faire couler un maximum d’encre ? Voilà la question que je me pose. Il faut dire que les avis avaient sensiblement divergé lors de la sortie il y a deux ans de Now Diabolical et ça risque de continuer. Oui ce disque risque de ne pas plaire à tout le monde mais bon, j’aurais envie de dire que c’est le lot des albums qui sortent du chemin tracé par l’excellence, ici nous parlons bien évidement de Rebel Extravaganza et autres albums antérieurs. Reste que je ne vais pas bouder mon plaisir pour autant car ce disque m’a convaincu par une intensité de tous les instants et des inspirations comme seul Satyr peut en avoir.

Pour ce disque beaucoup de choses ont changé. La volonté tendant à l’épuration a continué et cela ne va pas forcement plaire. Mais a contrario de Now Diabolical, cette épuration amène un coté glacial et martial à l’ensemble. La collaboration entre Satyr et Snorre Ruch (Thorns) a été très prolifique. La pochette annonce la couleur, nous ne sommes pas à la fête, nous sommes bien agenouillés devant une pierre tombale avec un corbeau qui nous surveille négligemment du coin de l’œil. L’ouverture se fait de façon très brutale, sans fioritures. Commando laisse se passer quelques secondes avant de faire place à une musique froide et prenante. L’atmosphère y est véritablement malsaine et c’est au regard de cela que ce disque diffère de son prédécesseur peut-être trop light.

Mais là où ce disque excelle c’est au niveau de ses passages atmosphériques pesants, prenons l’exemple de The Wolfpack. Le break comportant une prédominance basse/batterie est bluffant. Dommage que ces initiatives ne soient pas plus présentes (mais en même temps trop de break, tue le break…). On retrouvera ce type de passage un peu plus loin et de manière tout aussi intense. Le côté pesant est souvent marqué par des titres mid tempo comme Black Crow on a Tombstone. Impérial avec un Frost à la double tout en touché. Son son est très largement étouffé mais ce rendu est captivant, pour une fois qu’un trig ne vient pas tout gâcher. La lourdeur est également apportée par un coté lancinant de certains riffs comme sur Die by My Hand. Excellent, sans être pénible à la longue ce titre marque une lourdeur habile dans la construction du riff principal. Pour ceux qui n’avaient pas attendu la sortie de l’album et qui avaient acheté le magnifique EP de My Skin Is Cold, vous serez surpris de la réorchestration de ce titre. Il y a des pistes de guitare supplémentaires et des samples assez indus en plus. Le résultat nous offre un titre presque neuf mais d’une qualité supérieure (enfin à mon avis). The Sign of the Trident est un titre phare. Prenant littéralement aux tripes, il vous fera passer un moment très nébuleux. Le titre qui suivra sera peut-être le plus old school de tous. Court et froid, imparable. Reste Den Siste. En ouvrant le livret l’on constate la présence de nombreux cuivre et d’une piste de clavier. Magistral dans son interprétation, ces arrangements sont effilés comme une lame de rasoir. Un régal étant donné la lourdeur du titre, dont le riff assez simple martèle notre pauvre tête qui vient d’en prendre pour 40 minutes pesantes.

Pour la première fois le duo s’est exporté. Cet album est un produit made in USA. Sous la houlette de Joe Barresi (il a participé à des albums des Queens of the Stone Age et ceux de Tool), nos Norvégiens nous ont sortis un disque avec un son alliant la puissance au froid du nord. Les guitares sont froides à souhait avec une distorsion précise et pesante. La batterie est très bien mixée, sans trop en faire et sonnant de manière très organique (pour une fois). Étouffé, le son de cette dernière glisse tout au long de cet album apportant intensité sans abasourdir. Seule la basse aurait peut-être méritée d’être un plus en avant mais rien de bien méchant. Reste le chant de Satyr, égal à lui-même. On aura même gagné en clarté ce qui n’est pas négligeable.

Un album de grande volée mais qui ne satisfera pas tout le monde. Personnellement j’apprécie cet album, mais après on peut le détester pour les mêmes raisons qui font que je l’apprécie. Reste qu’il y a quelque chose dans cet album qui ne laissera pas indifférent.

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Destinity : The Inside

Destinity : The InsideL’évolution semble être le maître mot de cette année 2008. Les français de Destinity l’ont bien compris et ils nous offrent avec The Inside un album de Thrash/Death de la meilleure facture qui soit. Avec un tel album pas de doute le groupe devrait pouvoir franchir nos frontières sans trop de problème. Quand on pense qu’a ses débuts le groupe prodiguait un black métal assez moyen on se dit que le chemin parcouru est immense mais que le résultat est franchement a se briser une cervicale.

Déjà amorcée sur Synthetic Existence, la mutation est ici totale et sans concessions. Les riffs sont tous plus catchy les uns que les autres, tous plus puissants les uns que les autres et en plus les refrains se retiennent assez facilement. Le titre que l’on pourrait mettre en exergue pour vous prouvez cela c’est bien « Ready to Leave » donc le riff principal est magistral. La grande classe.

Mais le plus important à souligner c’est le grand pas en avant technique qui permet au groupe de rivaliser les yeux dans les yeux avec des groupes tel qu’Hypocrisy dont la musique s’en rapproche dans le style. C’est pour cela que le groupe a les moyens de s’exporter. Celui qui a du le plus bosser doit être Mick dont les prouesses vocales sont tous simplement bluffantes. En comparaison de ce qu’il nous sortait avant c’est le jour et la nuit au niveau du chant clair (et c’est tant mieux). Au final l’ensemble est bien homogène et toutes les rythmiques se callent bien avec la chant donnant un mur de son bien appréciable. Appréciable, non excellent.

De sur crois Jacob Hansen, nous offre une production surpuissante qui colle a chaque note de The Inside. En faite ce disque porte vraiment bien son nom car la musique rentre en vous mais n’en sortira pas.

Grosse claque en prévision pour les gens qui les suivent depuis le début et grosse partie de headbageage en prévision pour tout le monde.

Un disque fait date dans une discographie !!!!!!!!

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Cradle Of Filth : Harder, Darker, Faster: Thornography Deluxe

Cradle Of Filth : Harder, Darker, Faster: Thornography DeluxeQuelques mois après la sortie de Thornography voila que déboule dans nos bacs, la « deluxe édition de la mort qui tue ». Alors oui cela arrive souvent mais bon lorsque l’on est fan on se réjouie toujours de pouvoir en avoir un peu plus. Ici le groupe nous offre pas moins de 6 titres en plus et des bonus a gogo.

Nouvelle pochette, une DVD en plus cette nouvelle version de Thornography a de quoi séduire. A l’instar du Stone Sour j’aurais bien aimé y retrouver un DVD ou un CD live mais bon ici c’est l’option titres bonus qui est choisies donc let’s go. Non avant d’y aller je tenais quand même a pousser la gueulante car je ne comprends pas pourquoi les titres bonus sont uniquement sur le DVD. Je ne pense pas que tout le monde soit audiophile a ce point…….

Enfin on ne va pas bouder notre plaisir, pour ceux qui ont apprécié de dernier opus dans anglais vous serez servi. Les titres proposés ici (4 inédits et 2 reprises) auraient largement eu leur place sur la galette originale. Cette série de titre s’ouvre sur l’instrumental « Murder In The Thirst ». Plutôt prenante, elle plante assez bien le décor. Pour ma part c’est le titre qui suit qui a retenu toute mon attention. « The Snake-Eyed and The Venomous » nous propose un menu allechant de ce qu’est devenu Cradle Of Filth. Dommage que ce titre n’est pas été retenu des le début. Les deux autres titres inédits sont assez moyens mais en revanche les reprises des Misfits et des Shakespears Sister sont vraiment excellentes. 4 titres sympas sur 4 c’est déjà pas si mal.

Comme vous l’aurez compris, cette édition comprend la galette originale et un DVD ou se trouve l’album en plus des 6 nouveaux titres. Mais le DVD n’a pas révélé tous ces secrets et vous y retrouverez également les 3 clips tirés de Thornography (« Tonight In Flames », « The Foetus of a New Day Kicking » et « Temptation »). Il y a également le sumpathique making Of de « The Foetus of a New Day Kicking », marrant mais réservé au « true fan ». Dernier petit truc a puis s’en va un lien internet rempli de gadgets pout l’ultime true fan.

Voilà voilà, un objet réservé aux fans et aux personnes qui n’avaient pas achetées la première édition. Pour les autres la version original suffit largement…….

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Made Of Hate : Bullet in Your Head

Made Of Hate : Bullet in Your HeadC’est fou comme en un coup d’Å“il on peut deviner le style d’un groupe. Ici je met une pièce sur du « Bodom Like ». Bingo j’ai gagné, c’est cela que nous proposent les polonais de Made Of Hate. Du Bodom pur jus période Hatebreeder. Reste que c’est tout de même bien fait et que la ressemblance aussi bien physique que musicale est bonne. Nother va avoir de la concurrence dans la catégorie meilleur clone des enfants terribles d’Espoo (bien qu’eux est l’avantage de la nationalité).

Trêve de blagues et parlons un peu de ce premier album. Comme énoncé dans l’intro vous retrouverez tous les éléments qui ont fait la renommés de Children Of Bodom. Des guitares virtuoses, un savant mélange death/black mélodique de qualité, un chant éraillé semblable à celui de l’ami Alexi Laiho et des soli de gratte a ne plus savoir qu’en faire. C’est vrai que chaque titre semble tout droit sorti des deux premiers opus du groupe finlandais. Les envolés mélodiques sont similaires, la manière dont est écrit les riffs est identiques, les lead de guitare calqués sur ceux des finlandais mais le talent est bien là. La seule grosse différence vient de l’utilisation de la basse, plus présente sur certains morceaux, donnant ainsi un second élan non négligeable. J’aurais même envie de rajouter que vu que COB ne fait plus exactement dans ce genre précis, pourquoi ne pas laisser la porte ouverte a des groupes comme Made Of Hate.

Seul petit bémol, la production me parait un peu légère comparativement a celle des canons actuels. Elle semble venir elle aussi de Something Wild. Enfin ça fait authentique même si un son plus puissant n’aurait pas été de trop.

Voilà un bon clone qui gagnera probablement en maturité avec le temps. Gageons que les polonais n’ont guère plus de 22 ans et donc toute la vie devant eux. Le talent est bien là et Bullet in Your Head est là pour en attester.

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Made Of Hate : Bullet In Your Face

Bullet In Your FaceC’est fou comme en un coup d’?il on peut deviner le style d’un groupe. Ici je met une pièce sur du « Bodom Like ». Bingo j’ai gagné, c’est cela que nous proposent les polonais de Made Of Hate. Du Bodom pur jus période Hatebreeder. Reste que c’est tout de même bien fait et que la ressemblance aussi bien physique que musicale est bonne. Nother va avoir de la concurrence dans la catégorie meilleur clone des enfants terribles d’Espoo (bien qu’eux est l’avantage de la nationalité).

Trêve de blagues et parlons un peu de ce premier album. Comme énoncé dans l’intro vous retrouverez tous les éléments qui ont fait la renommés de Children Of Bodom. Des guitares virtuoses, un savant mélange death/black mélodique de qualité, un chant éraillé semblable à celui de l’ami Alexi Laiho et des soli de gratte a ne plus savoir qu’en faire. C’est vrai que chaque titre semble tout droit sorti des deux premiers opus du groupe finlandais. Les envolés mélodiques sont similaires, la manière dont est écrit les riffs est identiques, les lead de guitare calqués sur ceux des finlandais mais le talent est bien là. La seule grosse différence vient de l’utilisation de la basse, plus présente sur certains morceaux, donnant ainsi un second élan non négligeable. J’aurais même envie de rajouter que vu que COB ne fait plus exactement dans ce genre précis, pourquoi ne pas laisser la porte ouverte a des groupes comme Made Of Hate.

Seul petit bémol, la production me parait un peu légère comparativement a celle des canons actuels. Elle semble venir elle aussi de Something Wild. Enfin ça fait authentique même si un son plus puissant n’aurait pas été de trop.

Voilà un bon clone qui gagnera probablement en maturité avec le temps. Gageons que les polonais n’ont guère plus de 22 ans et donc toute la vie devant eux. Le talent est bien là et Bullet In Your Head est là pour en attester.

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Impaled Nazarene : Manifest

Impaled Nazarene : ManifestQuelle drôle d’entrée en matière lorsque l’on lit le synopsis de ce nouvel opus des finlandais d’ Impaled Nazarene : « Dixième album pour Osmose et album le plus varié que nous n’aillons jamais fait ». Déjà ça ne sent pas vraiment bon lorsque l’on sait ce qui a fait la force du combo. Pour ne pas plus nous rassurer, l’album affiche 50 minutes au compteur. Lorsque l’on sait que généralement la durée oscille entre 25 et 35, il y a de quoi être inquiet. Enfin écoutons avant de juger.

Le constat sera malheureusement assez négatif. Les premiers titres sont ultra poussifs et sont complètement dénués de ce qui faisait la magie du groupe. Les riffs de grattes sont excessifs et criards, la batterie simpliste au possible, en somme pas le même groupe. Pire depuis Nihil nous n’avions pas eu un tempo si lent (enfin tout reste relatif mais les aficionados comprendront). Pour commencer à rigoler un peu il faut attendre « Pandemia ». Et encore ca dépote plus, mais bon ce n’est toujours pas ce qui faisait la gloire d’ Impaled Nazarene. Le pire c’est que l’on arrive a trouver des titres tout simplement mauvais a l’instar du platonique « Dead Return ». On aurait presque envie de dire « allez papi bouge toi les fesses ». Manque d’indulgence ? Peut être…….

Mais il n’y a pas que les compos qui sont en causes, Manifest traîne d’autres casseroles du même acabit. Mika es-tu là. Si le processus d’enregistrer la voix tel un live avait fonctionné a merveille sur Pro Patria Finlandia, ici le chant est assez lisse et monothématique. Pas de grosse prestation vocale et un rendu final poussif et ennuyeux. Pourtant on le reconnaît notre Mika, mais pas de modulation, tue une compo.

Dernier point assez négatif, le son ultra compressé qui fait un peu brouillon. Déjà que les riffs ne sont pas au top mais avec un son de cette qualité, ils finissent par faire vraiment tache.

Après une tournée ou le chaos a régné en maître, Impaled Nazarene nous offre un disque passable qui restera dans l’histoire comme un dixième album d’une discographie. Passé ce détail il tombera dans l’oubli…….

Vivement le prochain !!!!!!!!!!!!!!

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Dimmu Borgir – Elysee Montmartre 2007

Dimmu Borgir - Elysee Montmartre 2007   Dimmu Borgir - Elysee Montmartre 2007   Dimmu Borgir - Elysee Montmartre 2007   Dimmu Borgir - Elysee Montmartre 2007   Dimmu Borgir - Elysee Montmartre 2007  
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Graspop 2007 – 22, 23, 24 juin 2007

interview Static-X

Cette année le Graspop se montre comme un temple de l’histoire de notre belle musique. On y retrouve ainsi des groupes mythiques (Aerosmith, Iron Maiden, Slayer, Korn et bien entendu Ozzy Osbourne), des groupes confirmés (Children Of Bodom, Chimaira, Black Label Society etc?) et des groupes en devenir comme Korpliclanii. La liste est tellement impressionnante qu’il était quasi impossible de tout faire. L’organisation le permettait (sauf peut être si l’on souhaitait voir Therion et Blind Guardian bizarrement programmé en même temps) mais pas les jambes. Il faut trouver le temps de manger de boire une petite mousse quand même. Tout pour le confort des metalheads venus en masse. Accès en train facilité par sa gratuité, mise a disposition de navettes entre Mol et le site du Graspop. Nickel.

Des notre arrivé nous voilà donc immergé dans ce qui va être une grande messe de 3 jours. A peine le temps de poser qu’il faut y aller. Bien que le premier jour soit le moins dense, la soif nous guette et la petite « mort subite » nous appelle. Allez let’s go !!!!

Voila le premier concert de mon Graspop 2007. J’avoue que je ne connaissais pas vraiment la musique du groupe et que c’est plus par curiosité que je me suis rendu. Bien m’en a pris car les américains ont bien mis le feu aux poudres. Le constat est évidement les petits plats ont été mis dans les grands. Le son est colossal et il permet d’en profiter véritablement. Les 40 minutes défilent rapidement et le publique est bien en jambe. Il le faut car la journée ne se terminera pas avant 2h30 du matin.

interview Epica

Courons, courons nous n’avons pas plus de quelques minutes pour nous rendre la scène Marquee. Le show d’Epica a déjà commencé. Les hollandais jouent clairement à la maison au vu de la chaude ambiance. Ayant déjà vu ce show a mainte reprise je ne peux que rester un peu de glace face a une prestation certes bien huilée mais qui manque d’humanité. Les titres des 2 premiers albums s’enchaînement de façon assez classique. La belle Simone joue avec son ventilateur et régale les premiers rangs mais c’est au niveau du chant de Marc que l’on est surpris. Plus aigue que d’habitude on dirait une sorte de chant à la Dani Filth mais sans effet. Disons que les 40 minutes imparties sont passées la aussi rapidement mais l’on attend le prochain album avec impatience et surtout un renouvellement dans le show.

interview Chris Cornell

Avant de venir j’avais jeté une petite oreille sur le nouvel album de Chris Cornell afin de voir ce que ça donnait en solo. Je n’avais donc pas trop d’a priori quand a voir se prestation live. C’est probablement ma plus grosse déception. L’ancien frontman d’Audioslave et Soundgarden nous a offert une prestation bien médiocre. Autant c’est un très bon chanteur autant là il a hurlé du début jusqu’à la fin et il a du casser pas mal d’oreille. Son micro était bien trop fort ce qui rendait l’ensemble assez indigeste. Pourquoi avoir forcé autant ? La peur de passé pour mou ? Cette fois ci l’heure paru longue. Reste que le titre issu de la BO du dernier James Bond passe assez bien live car il n’y a pas eu de quoi hurlé dessus??

interview Joe Satriani

Programmation étonnante. Voir un « guitar hero » dans un festival de métal a tout du pari. Il ne faudra pas plus de quelques minutes pour me faire mentir. Le guitariste chauve va mettre le feu. La set list étant plutôt classique, le publique se montre réceptif. Il faut dire que Satch est plutot communicatif. Le petit jeu avec le publique qui consiste a faire chanter des note de guitare passe bien et les fans du genre se régale. Le son est la aussi colossal. C’est une habitude chez Satch mais la, même sous un chapiteau ça pète.

interview Aerosmith

Peut importe le temps, les nombreux fans venus en masse étaient bien présent et se sont fait entendre. Il faut dire que le show a été à la hauteur de l’attente. 2h de tubes non stop. Le groupe donne au public ce qu’il veut et le publique ne boude pas son plaisir. Steven Tyler et sa bande sont en bonne forme et même un chute (volontaire ???) n’empêchera pas le frontman de tenir la note. 30 ans après son premier album le groupe tient son rang et régalera l’audience. Mention spéciale pour « Walk this way » et « Love in an elevator »

interview Blind Guardian

Levé depuis 6h du matin je commence a être bien mort quand arrive Bilnd Guardian sur les coup de 1h20 du mat. Visiblement je ne suis pas le seul a lutter. Mais lorsque que déboule le groupe que l’on se prend un bon « Into the Storm », ça réveille. Hansi est bien en voix contrairement à la date de Paris mais il ne manquera pas de faire une remarque sur l’heure tardive de leur passage. C’est vrai qu’on aurait bien viré Papa Roach qui a été à la limite de se faire huer pour y mettre un bon Blind guardian en Main Stage. Tant pis son courroux passera rapidement lorsqu’il a vu que les fans étaient encore la en masse pour chanter et ceux malgré le fait que Therion jouait en même temps dans l’autre Marquee. Le set a été relativement classique. Beaucoup de Nightfall, un titre du dernier album, « Bard’s song » et pas de « Majesty ». Je dois dire que pour moi qui n’avait vu Blind Guardian qu’une fois en concert avant ce Graspop, je rêvais d’entendre « Bard’s song » chanter par plus de 1000 personnes. Mon v?u a été exaucé et le c?ur du groupe c’est réchauffé encore un peu plus. Le petit jeu sur « Vahalla » a été de rigueur, le publique reprenant le refrain avec un simple accompagnement de batterie et le final avec « Miror, Miror » est excellent. Je ne comprends pas pourquoi nous n’avons plus le droit a « Majesty » qui a encore été réclamé mais bon ça reviendra sûrement avec le temps. Allez 2h30 il est temps d’allé se coucher (enfin d’aller au camping??)

interview Lamb Of God

Rien de mieux pour se réveiller qu’un bon coup de Lamb Of God. Au vu du premier jour j’avais hâte de revoir les américains avec un vrai gros son et pas un pseudo soupe comme nous avions eu à Bercy lors de Unholly AllianceII. Le son était bien au rendez vous et le publique aussi. Le pogo est lancé mais c’est surtout l’excellent « Walk With Me In Hell » que j’ai pris toute la mesure du groupe. Pauvre riverains qui ont entendu ça. A leur place j’aurais eu peur en entendent un horde de metalleux chanter le refrain. Miam Miam !!!!! Début de journée oblige le set ne sera que d’une quarantaine de minutes, suffisant pour nous achever avec leur meilleur titre « Redneck », que Randy Blythe ne manquera pas de dédicacé a ses potes de Bloodsimple qui ont du malheureusement déclaré forfait à la dernière minute.

interview Stone Sour

Le temps de se taper une barquette de frite et une bière et Stone Sour se met en place. J’avais déjà vu le groupe la semaine précédente à Paris et le souvenir d’une Corey Taylor déchaîné était encore bien présent dans ma tête. Voyons ce que va donner le groupe avec un set, lui aussi, d’une quarantaine de minutes. Eh ça le fait. Les belges voient plus Stone Sour comme un groupe et tous les tubes du groupe y passent. Corey Taylor est excellent comme a son habitude bien qu’un plus en retenu. Mais ca lui va aussi il finira quand même le set torse nu. Il s’amuse avec son publique comme a son habitude et des titres comme « Reborn » ou « Get Inside » qui sont taillés pour le live font d’autant plus mouche en festival. En revanche sur « Through Glass » Le frontman se permettra un taquet à l’ encontre organisateurs du Graspop qui ne semblaient pas chaud pour qu’il fasse une balade. J’en doute, il devait être bourré?? l’heure tourne et Stone Sour s’en rentre avec la sensation du devoir accompli.

Gros trou dans cette après midi qui permettra de reprendre des forces avant d’aller voir l’un des groupes que j’attendais le plus. Pour ceux qui n’ont pas suivi l’histoire Heaven And Hell n’est autre que Black Sabbath avec Dio au chant. Seulement voilà ils n’ont pas le droit de s’appeler Black Sabbath alors ils ont pris le nom de leur titre phare comme pseudonyme. Pour la première fois de ma vie je vois le grand Tomi Iommi, le légendaire gaucher aux phalanges coupées. Plus qu’un pincement au c?ur, ceux sont des frissons qui parcourent mon corps. La pluie a été battante sur le chemin entre le camping et la Main Stage mais que cela a été bon. Le groupe a disposé d’un son tellement cristallin que l’on aurait cru entendre le CD mais remixé avec un son énorme. Le groupe ne disposera « que » d’une heure mais malgré la pluie le publique ne s’y trompe pas et réserve un accueil extraordinaire. Ca chante sur chaque refrain et chaque note transcende un peu plus le publique frigorifié. Le groupe se permettra même un petit rappel qui finira en beauté ce concert inoubliable.

interview Dimmu Borgir

Allez c’est encore l’heure de manger avant d’aller voir Dimmu Borgir sans le grand Hellhammer. Il est remplacé pour l’occasion par Tony Laureano qui assura bien l’intérim. Le groupe est très en forme et est la pour défendre férocement son nouvel excellent album. Même j’attends de voire le groupe cet automne avec son vrai batteur, on peut déjà se rendre compte de la puissance d’un titre comme « The Chosen Legacy ». La foule est résolument conquise et ça se comprend. Ca doit bien faire deux ans que je n’avais pas vu les norvégiens et le show m’a vraiment convaincu. Le vieux titres de Stormblast ou les plus récent de Death cult Armageddon passent aussi bien les uns que les autres. Le publique suit Shagrath dans ses entrains et le concert prépare bien pour Maiden. Le final et « Mourning Palace » est comme a chaque fois une véritable tuerie même si certains sont partis avant la fin afin de choper une bonne place pour Maiden (ce qui se comprend).

interview Iron Maiden

Voici le clou de la soirée, Iron Maiden. Cette fois personne de dors, personne ne rentre au camping, tous les monde est là et bien là. A voir le nombre de tshirt Maiden, la foule est déjà toute acquise. Il ne reste plus qu’à savoir le contenu de la set list. J’avoue que la perspective de me refaire un concert entier avec l’intégralité du dernier album ne me réjouissait que moyennement. Une fois oui, deux fois non. Horreur le concert s’ouvre sur le premier titre du dernier album, puis le second, puis le troisième. J’en vois plus d’un qui, comme moi, commencent a faire la tête. Heureusement la passion aura raison et les premières notes de « Watchild » feront se dissiper tous les doutes (légitimes non?). Ensuite hormis 2 autres titres de A Matter Of Life and Dead ce ne sera que du tube. La machine de guerre Maiden est en marche et nous avons droit a tout ce qui fait le charme d’un tel concert. Un Bruce Dickinson étincelant comme a son habitude, une rigueur métronomique, un drapeau agité sur « The Trooper », des jongles de guitares du bon Janick Gers, tout y passe. Mais ce que j’attendais plus que tout c’est bien évidement « Fear Of The Dark ». Je ne me suis pas trompé, le publique était à la limite de se prendre « bras dessus, bras dessous » pou chanter d’une seule voix ce mythe du métal. Tout simplement époustouflant. 100 000 personnes se sont croisées durant ce Graspop 2007, bon nombre était là pour Maiden. Dickinson a fait la même promesse à la Belgique que celle faite a Bercy l’an dernier, celle de revenir prochainement avec la tournée Powerslave, la classe. On attend ça. On comprend mieux en ayant vécu ce moment pourquoi un festival est magique. Même dans un stade plein a craqué on ne peut retrouvé un telle ambiance?? Allez c’est l’heure d’aller ce coucher, le dimanche risque d’être long, très long??.

interview Devildriver

Que le reveil a été dur, pourquoi avoir mis Devildriver si tôt. 11h25 c’est pas une pour commencer une concert. Et pourtant la foule est déjà présente en masse. Dez nous avais dit en interview son plus grand souvenir c’est le circle pit qu’il avait déclanché l’année dernière a ce même Graspop. Il l’a redit en live, c’est une compétition pour lui, il veut avoir la palme du plus grand circle pit. En possession de la Main Stage il déclancha pas un mais bien deux circle pit gigantesque. Ahurissant. Sinon musicalement quand même, le groupe a puisé dans ces trois albums et le moins que l’on puisse dire c’est Devildriver est taillé pour le live. Dez sait capter l’attention de son publique et le publique lui rend bien. Au moins comme la veille, nous sommes bien sure d’être bien réveillé, les rythmiques brise nuque du groupe ont mis tout le monde d’accord. Mais ce qu’il faut savoir c’est qu’il y eu une double dose de Devildriver car le groupe a joué la veille en tant que suppléant de Bloodsimple. La classe !!!!!!

interview Chimaira

Juste le temps de manger et de boire un coup (bah oui le festival c’est aussi boire et manger) et c’est au tour d’un autre groupe brise nuque de faire son entré sur la main stage. J’avoue j’ai lâchement loupé les deux premiers titres mais je n’ai pas manqué une miette du reste. La première chose qui m’a marqué c’est l’étonnante sobriété de Mark Hunter entre les morceaux. Il prend le temps de parler calmement a son publique et le publique en redemande. Bien entendu les titres des deux derniers albums sont mis en avant et pour ma part ça me convient tout a fait. Les morceaux plus recherchés de Résurrection sont une vrais boucheries en live et il me tarde de les voire dans une salle parisienne. Voilà quarante, encore trop court, petites minutes et puis s’en va. La nuque commence à être bien chaude et ce n’est pas fini.

interview Black Label Society

Après un ou deux titres de Mercenary je reviens sur la main stage afin d’être idéalement placer pour voir l’un des autres groupes que j’attendais avec impatience, Black Label Society. Eh oui le groupe n’a pas jugé bon de faire une halte en France pour la tournée de Shoot To Hell, alors je me déplace en Belgique pour en prendre plein les oreilles. C’est simple le set a été une tuerie du début jusqu’à la fin. Un peut dommage que l’ami Zakk chantait un poil faux, mais il ne semblait pas au mieux de sa forme vocalement parlant. En revanche il n’avait pas mal au poignet. Nick Cantanese fait monter un petit garçon sur scène ce qui a le dont de faire réagir le publique. Le metalleux en herbe aura l’immense privilège de pourvoir « gratter » la guitare de Zakk Wylde, veinard. Les titres couvrent une bonne partie de sa discographie et le publique connaît sur le bout des doigts les refrains simple mais efficace du groupe. La mention spéciale revient a « Suicide Messiah » ou le refrain au mégaphone fait mouche.

interview Hammerfall

Le groupe arrive clairement en terrain conquis. Il faut dire que le heavy très chantant du groupe est idéal pour ce genre de rendez-vous. C’est la pluie qui est également au rendez-vous mais bon il en faudra plus pour que les fans s’en aillent. Ne m’étant penché que sur le dernier album j’attendais ces titres avec impatience. Je vais être servis avec le titre éponyme et surtout « The Fire Burns Forever ». Joacim Cans nous prouve que c’est un super chanteur dans le genre et je suis assez impressionné par sa maîtrise vocale. Une bonne mis en bouche avant la fin de soirée Children Of Bodom et Ozzy.

interview Children Of Bodom

Je dois remercier le groupe qui a exhaussé mon v?u ? J’ai eu droit a mes deux titres favoris sur Follow the Reaper et en live ça pète. J’en ai eu les poils qui se sont dressés sur mon bras. La set list a été tout simplement monstrueuse. Les 3 derniers albums sont clairement mis en avant et ça fait mal. Dommage que le teint un peu blafard d’Alexi laissait présager qu’il n’était pas au mieux de sa forme. On le sentait taquin avec sa gratte et réservé au niveau du chant. Résultat un chant « soft » qui est probablement le meilleur qu’il est fait depuis que je vois COB en live. Publique toujours impeccable et les « Are You Dead Yet » est bien puissant a souhait. « Mask Of Sanity » est un super morceau et la prestation live est de bonne facture, dommage qu’il est fait parti d’un medley (j’ai horreur des medley) mais bon le refrain a bien pété donc on leur pardonnera. Allez il est temps de manger un morceau et d’aller faire l’interview avec Henkka et surtout de choper une super bonne place pour le maître de de ce festival Ozzy Osbourne !!!!!!

interview Ozzy Osbourne

Grâce a l’apport du Madman, le Graspop a explosé son record : 100000 personnes pour chanter les hymnes de l’un de personnages les plus mythique de ma musique. Le show sera a la hauteur de l’événement. Evidement quand je dis ça, il faut bien comprendre que Ozzy n’a pas plus vingt et plus beaucoup de neurones. Malgré tout la prestation est excellente. Sur les deux premiers titres le Madman est en grande forme. Ozzy bouge et fait surtout s’élevé un ch?ur puissant de la fosse. Le refrain de « Bark At The Moon » a du faire trembler plus d’une maison avoisinante. La liste exhaustive des titres est inutile, tout le monde connaît la set list. Seul deux titres du derniers opus viennent se perdrent dans ce déluges de classique. Dommage qu’il est choisi la balade « Here For You » en lieu et place c’un excellent « I Don’t Wanna Stop », mais bon. La furie a probablement su être a son comble lorsque qu’Ozzy annonce que le prochain titre est un titre de Black Sabbath. « War Pigs » sera chanter du début à la fin par une foule de fans venus des quatre coins de l’Europe. Ozzy se fait vieux et doit se reposer, c’est au tour de Zakk de faire son show. 10 minutes de solos a force c’est quand même lourd, mais bon face au nombres de tubes que nous avons eu on peut l’excuser. Ozzy reviendra avec son fameux « seau d’eau ». Pour nous qui sommes trempés jusqu’au os ce n’est pas quelques gouttes de plus qui vont changer la donne. Sacré Ozzy. Le spectacle s’achèvera avec le culte de chez culte « Paranoid ». La foule donnera ses dernières forces avant d’aller finir les bières restantes. J’aurais au moins vu ça une fois dans ma vie je suis un homme heureux.

Un grand bravo a l’organisation qui a su nous offrir un festival qui restera a coup sure, culte. Des excellents souvenirs, pas de problèmes pour rentrer en France. Le bonheur a 4h de train de chez vous c’est possible il se trouve a Dessel !!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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Anterior : This Age Of Silence’

This Age Of Silence'Anterior fait parti des ces groupes qui auraient pu rentrer dans la catégorie des sous Children Of Bodom ou sous In Flames. Et pourtant passé l’a priori des 2 premières minutes on découvre un disque bien plus intéressant qu’il n’y parait et mieux que ça, assez surprenant. Un virage très bien négocié qui m’évite de m’énerver encore une fois contre les groupes plagiats.

Mais qu’a donc cet album d’Anterior pour susciter un tel intérêt. Et bien si le style est clairement calqué sur les grosses pointures de la scène scandinave, le coté très personnel apporté par la touche progressive change tout. Ainsi en lieu et place de morceau qui avoine pendant 3-4 minutes avec couplet refrain, couplet refrain ; nous retrouvons ici des passages d’avoines musicales seule et un poil décalé. Un sorte de Bodom progressif si l’on veut. Et si la première écoute s’est révélée un peu difficile à assimiler du fait de cette association surprenante, la seconde est vraiment très agréable. On prend dans la tête des riffs mélodiques et agressifs a la fois, un chant hargneux a souhait, le tout intercalé avec des passages instrumentaux. Ces passages ne sont ni trop prog’, ni trop identique a couplet/refrain ce qui au final donne une richesse assez intéressante a chacun des ces titres qui peinent à descendre en dessous de 6 minutes. Le coté mélodique n’en est pas pour autant délaissé et l’on retrouve des petits refrains bien sentis qui passe tout seul. Les riffs de couplet sont malheureusement un peu trop classique mais le groupe se rattrape sur les « breaks ».

Le chant hurlé est de bonne facture et colle parfaitement a la musique de Anterior. Pas très original mais bien efficace.

La prod est également de qualité et il n’en fallait pas moins pour en prendre plein les oreilles. Agressif et assez sec, il se rapproche de celui de Bodom sans pour autant le mimer.

Un disque qui gagnera a être écouter plusieurs fois tant il se révèle profond. Avec des riffs un poil plus originaux sur certains passage, Tihs Age Of Silence aurait été une véritable bombe mais le potentiel est clairement là pour les années a venir.

Groupe énorme en devenir !!!!!!!!!!!!

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