Chroniques de Julien

Toute l'actualité metal par Julien

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Dark Moor : Beyond the Sea

Dark Moor : Beyond the SeaPour tout vous dire j’avais un peu d’appréhension avant d’écouter ce dernier opus des espagnoles de Dark Moor.

Je pensais (sans aucunes raisons valables) que le départ Elisa C. Martin pour Fairyland avait rompu le charme du groupe mais j’avais tords.

Le CD commence sur les chapeaux de roues avec le nom moins excellent « Before The Duel » qui sans révolutionner le monde du heavy vous rentre un refrain qui ne vous lâchera pas de la journée. Le ton est donné je suis de nouveau dans le bain Dark Moor. Je suis assez vite retombé avec le titre suivant qui est l’archétype même du « truc » mid tempo pénible et sans aucun intérêt, mieux vaut sauter cette piste.

Ah, maintenant on est a 50/50 mais heureusement le troisième morceau scella mon avis pour de bon : c’est un super album de heavy. « Houdini’s The Great Escapade » est sans doute ce genre de morceaux qui font aimer ce courant du metal. Il est joyeux, rapide, entraînant et le refrain est vraiment pas mal. Il y a deux interludes dans le disque qui sont du meilleur effet, surtout la première qui permet de récupérer de la précédente cavalcade.

Les deux autres titres forts du CD sont probablement « Going on » et « Alea jacta », les autres titres sont de bonnes factures mais ceux là sortent du lot.

Agréablement surpris, je conseille cet album à tous les fans du groupe et plus généralement à ceux qui aime le bon heavy fluide.

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Sonata Arctica : Ecliptica

Sonata Arctica : EclipticaPremier album des finlandais, ce Ecliptica contient un grand nombre des titres phares du groupes.

Le registre de Sonata Arctica se situe vraiment dans la suite logique de ce que faisait Helloween à son époque : du bon heavy métal bien rapide. Il faut reconnaître que pour un premier album, il est super bien écrit et il donnera sa sonorité (reconnaissable entre milles) au groupe. La voix de Tony Kakko typique du heavy actuel, mais son grain particulier donne un relief supplémentaire au groupe. En plus il s’occupe des parties clavier sur album. Je vous le disais en intro mais cet album regorge de tubes avec un enchaînement impressionnant : « Replica », « Kingdom For a Heart », « Fullmoon » et enfin « Letter to Dana ». Ces titres font partis des classiques maintenant (et ne manquent pas souvent à l’appel en live). « Replica » est plutôt mid-tempo et le refrain se retient très mais très facilement, « Kingdom For a Heart » est le plus péchu, « Fullmoon » est un peu le « Iron maiden » du groupe et « Letter to Dana » est la balade syndical mais qui pour le coup est magnifique et le publique a rapidement incorporé les paroles. Les autres titres sont d’excellentes factures aussi mais l’attention est surtout focalisée sur les 4 nommés.

Renouveau du speed métal, Sonata Arctica a réussi à perpétuer le genre de la meilleur des façons.

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Lacuna Coil : Shallow Life

Lacuna Coil : Shallow LifeKarmacode avait été clairement l’album de la discorde. Les fans des début avaient crié au massacre (à juste titre), et d’autres avaient adoré le coté très néo de ce dernier. Bref dès qu’un groupe grossit c’est la dissension et je n’étais pas le dernier à critiquer ce fourvoyé. Avant même d’avoir écoute Shallow Life j’avais donc de gros doutes quant à la capacité de Lacuna Coil de nous refaire un album digne d’être le successeur de Comalies. La collaboration entre les italiens et le producteur Don Gilmore (Linkin Park, Avril Lavigne) ne m’inspirait guère plus et mon stylo était prêt à à faire un trait définitif et un malheur quand l’improbable se produisit…

…Pas dans un premier temps mais dans un deuxième. Je place donc ce Shallow Life dans ma platine et là c’est une voie très enfantine, limite flippante qui résonne. J’avais vraiment l’impression de me retrouver dans un album de ETHS (constat malheureux déjà fait sue Karmacode), s’en suit un riff très néo. Mon stylo vengeur était levé et prêt a tracer ce trait définitif quand ma conscience m’a rattrapé. Zappons nous verrons bien. « I Won’t Tell You » arrivera a point nommé pour faire la balance, j’ai enfin retrouvé le groupe comme je l’avais laissé 2002. Ce n’est pas le titre de l’année ni le meilleur mais il permet de mieux appréhender la suite de l’album. Je fais un zapping rapide et je me relance donc dans l’écoute attentive et passionnée de ce disque.

« Survive » ouvre donc ce Shallow Life » avec un petite mélodie de comptine assez sombre avant de se prendre un gros riff bien néo mais tout fois assez différent de qui était présent sur Karmacode. Le style est là mais je comprends mieux ce que Cristina veut dire en définissant cet album comme un mixe entre l’ancien Lacuna Coil et le nouveau. Néo certes mais le son fait preuve d’un coté très sombre, très viscérale qui n’était pas présence sur l’opus précédent, fade et sans relief. Surprenant, le chant d’Andréa ressort plus, ce qui confère un côté très dynamique à un titre qui au final se révèle assez catchy. Il faut aussi le dire sans plus attendre, les titres à sonorités très néo ne sont pas légion sur Shallow Life ce qui contribue à une plus grand variété et surtout évite à l’album de tourner en rond. Si « I Won’t Tell You » m’a donné envie de continuer l’écoute c’est bien par la présence de grosses guitares et d’une vraie volonté de montrer autre chose qu’un vulgaire groupe de néo. Le résultat est donc convaincant.

« Not Enough » présente un refrain emprunt d’une émotion certaine qui montre bien que la belle italienne en a encore sous le pied. « I’m Not Afraid » est le deuxième titre très néo de l’album. Sa filiation au niveau du refrain avec certain titre de Linkin Park est flagrante mais pas pour autant désagréable. C’est sûr que ce n’est pas le gros tube mais dans un ensemble hétérogène ça passe mieux et il risque fort de cartonner en live. « I Like It » joue à fond la carte de Cristina avec un intro bien ficelé, un riff de qualité. Mais pour moi le gros tube de ce disque c’est « Underdog ». D’emblée le groupe nous scotche avec un excellent riff, le refrain emmené par Andréa est repris en second par Cristina et est autant astucieux qu’excellent. A l’instar d’un « Swamped » ce titre montre le grand retour en forme d’un groupe qui s’était égaré le temps d’un album. De toute façon à partir de ce titre il n’y aura plus rien a jeté que ce soit la magnifique balade où Andréa s’éclipse pour que Cristina fasse feu de tout bois ou bien les soli proposés, pas virtuoses évidement mais bien ancrés dans des titres assez heavy, Shallow Life fait le boulot.

Nous allons quand même revenir sur deux points qui me paraissent importants. Le premier c’est le retour en grâce des ambiances. Ce côté assez sombre qui fait que quand les titres parlent de choses graves, les 10 premières secondes nous le montrent bien. Cristina l’a dit il y a des choses grave dans cet album et des choses plus légères. Les ambiances nous le montrent bien. Samples, piano tout est impeccable. Le deuxième point c’est une efficacité retrouvée. Jugez plutôt, 12 titres pas un seul ne dépasse les 4 minutes et pourtant les titres sont très complets avec ambiances, couplets/refrains, breaks et même parfois des soli. Ce n’était pas le cas sur Karmacode où on tournait en rond indéfiniment.

Bon il y a encore un autre point mais il apparaîtra de lui-même. Cristina s’est clairement arrachée pour nous proposer un palette vocale très variée. Elle peut aisément passer d’un registre assez pop légère à un chant plus heavy tout en restant dans une émotion de tous les instants. Pour preuve la balade où elle doit faire face toute seule. Sa complémentarité avec Andréa est vraiment mise en avant. La cohésion est excellente et le dynamisme des titres s’en trouve accentué.

Je parlais de Don Gilmore et du studio californien où l’album a été enregistré. J’avais très peur que le son ne perde de sa chaleur. Rien du tout, le son y est excellent et là aussi on comprend mieux leur choix.

Voilà donc ce à quoi aurait ressemblé Karmacode. Du Lacuna Coil qui a mûri avec un gros son qui décoiffe. Il aura fallu attendre 7 ans avant que ça n’arrive mais c’est arrivé c’est déjà ça. On a vu des groupes attendre 17 ans avant que ça ne revienne (qui a soufflé Metallica ?), là ce fut juste le temps d’un septennat. Autant une bonne surprise qu’un bon album !!!!!!!

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Mantic Ritual (USA) : Executioner (Re-Recorded)

Mantic Ritual (USA) : Executioner (Re-Recorded)Après la vague metalcore US voila la vague thrash old school 80 US. Je préfère largement cette vague-là même si l’on ne pourra pas s’empêcher de faire la comparaison avec les illustres pères fondateurs du mouvement, Metallica et Slayer en tête de gondole. Mais bon, ça me fait toujours plaisir d’entendre une bonne cavalcade de guitare donc je ne vais bouder mon plaisir.

A l’origine, le groupe se nommait Meltdown mais pour des raisons évidentes de droit le groupe opta pour Mantic Ritual. Signé chez le géant allemand, le groupe nous propose ni plus ni moins que le réenregistrement de leur premier opus, Executioner. Titre classique à souhait mais qui a le mérite de montrer clairement ses origines??.

D’entrée de jeu « One By One » nous plonge dans un univers très proche de celui de la bande à Hetfiled. Thrash assez speed dans la plus pure tradition de Kill Em’All. C’est bien fait mais la similitude est bien trop flagrante pour ne pas la remarquer. Bref, il ne faut pas se limiter à ce simple titre car la suite sera éminemment plus inspirée, mais ce n’était pas difficile. Des titres comme l’éponyme ou encore « Black Tar Sin » place la barre plus haut. Certes, il y a des relents de Slayer ou même par moments d’Anthrax mais dans l’ensemble, les riffs sont assez rafraîchissans. Cela vient peut être du fait que le groupe mélange bon nombre d’influences. Ainsi le chant se fait parfois plus death et la rythmique elle aussi varie afin d’apporter un peu plus de contenu à ce premier album. « Black Tar Sin » cité plus haut est probablement le titre le plus abouti de Executioner. Pas mal de variations, grosse présence de la batterie ; un titre qui risque fort de faire un gros carton. Dans la mesure où les Four Horsemen ont été cités, on peut également constater que les soli sont de bonne facture mais très inspirés par le Kirk Hammett des débuts. Donc de bonne qualité mais parfois déjà entendus ou tout du moins ils font penser à du déjà entendu. Un peu dommage car leur utilisation est vraiment bonne.

Le chant est un gros point fort de cette galette (sauf sur un titre mais on le garde pour la fin). Très live comme vision du chant, on sent bien que l’ami Dan Wetmore est à 110% tout le temps. Son alternance entre chant thrashy traditionnel et chant death fait mouche. On aurait limite l’impression qui va s’étouffer tant il est intense mais ça reste toujours impeccable.

L’autre très gros point fort de cet album c’est la qualité de sa production. C’est l’équilibre parfait entre les sonorités des années 80 et la qualité des productions actuelles. En gros, le son y est clair et puissant mais assez classique. Dommage que la basse ne soit pas plus renforcée mais malheureusement cela arrive assez souvent.

Bon, le point pas terrible, terrible de l’album c’est la reprise de Scorpions « Blackout ». Certes elle est très bien exécutée mais le chant n’y est vraiment pas terrible. Il aurait peut être mieux valu le hurler, le rendu aurait été à coup sûr meilleur. Ou encore mieux ne pas faire de cover et nous offrir un autre titre dans la lignée de « Black Tar Sin » (ou un cover plus thrashy)

Voilà un premier album très prometteur pour un groupe qui maîtrise déjà son sujet. Bien en place, parfois inspiré, Mantic Ritual nous propose donc un bon moment très vintage. A conseiller à tous ceux qui ont adoré Warbringer et autre Evile !!!!!!

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HammerFall : No Sacrifice, No Victory

HammerFall : No Sacrifice, No VictoryAprès dix de tranquillité Hammerfall voit son line-up changé de façon assez radicale. Magnus Rosén est parti pour des cieux plus rémunérateurs et Stefan Elmgren a quant à lui craqué complètement et a quitté le groupe du jour au lendemain. Bref, c’est l’occasion pour les suédois d’enregistrer le retour de Fredrik Larsson (bassiste sur Glory to the Brave) et l’arrivée définitive du petit nouveau Pontus Norgren (The Poodles). Heureusement, il nous reste nos deux lascars préférés, le squelettique Oscar Dronjak et l’inégalable Joacim Cans. Bref, Hammerfall est fin prêt pour nous en mettre plein les cages à miel.

J’avais bien apprécié l’opus précédent bien que peut-être un peu trop soft. Cela n’enlevait rien à la qualité des titres mais il manquait le vent de folie qui planait au dessus du groupe lors de ses premières chevauchés sauvages. L’arrivé de sang neuf risque fort de galvaniser nos tauliers, on risque fort de se régaler. No Sacrifice, No Victory s’ouvre donc sur le single « Any Means Necessary ». Les mélodies y sont excellentes, les Chœurs bien guerrier, rythmique faussement calme. La tendance est donc bien au renouveau. Après cette mise en bouche bien agréable c’est le très surprenant « Life Is Now » qui déboule. Mais dit donc messieurs on ne ferait pas un petit peu de rock’n roll. Assurément le titre le plus atypique de l’album mais qui reste pour autant bien agréable. La basse du nouvel/ancien fait merveille sur ce titre et le solo y est vraiment pas mal. Ne vous en faites pas le groupe revient à ce qu’il sait faire de mieux avec « Punish And Enslave », riff accrocheur à mort et tuerie évidente en live. « Legion » est pas mal dans son genre, titre le plus speed pour le moment de l’album….

Il fallait que ça ce calme; il faut de la balade sans quoi on ne peut pas verser sa petite larme. « Between Two Worlds » remplit à merveille son office avec en plus la présence de Jens Johansson (Stratovarius). On sent un peu de nostalgie sur ce titre mais bon….. Arrive après le cover de Maiden….. Ah non, ce n’est pas un titre de Maiden. Quelle idée d’appeler un titre « Hallowed Be My Name » on dirait presque le titre de Maiden. Bref passons sur ma blague moisie et revenons à ce titre qui ne lâche rien. De la première note à la dernière j’ai été sur le qui-vive, le chant y est particulièrement soigné et ça envoie le boulet tout simplement.

L’instru sur Threshold sentait le Maiden à plein nez et elle sentait surtout le réchauffé puisque composée dix ans avant sa parution. « Something For The Ages » est là pour faire renaître la flamme de l’instrumental chez les fans d’Hammerfall. Très grosse prestation du petit nouveau au nom rigolo Pontus.

Les deux titres suivants seront les « moins palpitants ». Ils sont les plus sages de la galette avec un gros refrain typique mais pas de riffs qui tuent. Un peu dans la ligné du ventre mou de Threshold. Il reste juste une dernière carte à jouer avant le moment de rigolade. « One Of A Kind » est l’hymne de la galette. Speed, gros riff, gros refrain à la hauteur des meilleurs titres d’Hammerfall. Un finish excellent.

La partie de rigolade c’est bien sur le cover de The Knack, « My Sharona ». Déjà exécuté par le passé par d’autres illustres groupes, cette nouvelle version n’apporte rien à l’affaire et j’aurai largement préféré avoir un autre titre de l’acabit de « One Of A Kind ». On ne peut pas tout avoir dans la vie.

Avec ce septième album Hammerfall marque un regain de forme non négligeable qui ravivera la flamme de tous les guerriers. En tout cas, je serai au concert le 3 mars prochain pour chanter toutes ces nouveautés qui font du bien en ce début d’année.

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Hatesphere : To the Nines

Hatesphere : To the NinesIl va falloir que je me fasse un raison Hatesphere n’est plus…… Les différents remous qui ont agité le groupe au cours des années auront eu raison de l’un des plus gros potentiels du death/thrash. Jacob n’est plus là pour soutenir les siens et plus personne ne va avoir envie de les écouter prêcher la bonne parole. Il faut dire aussi que passer derrière la tuerie Serpent Smiles and Killer Eyes n’est pas non plus une mince affaire. Bref un album bien décevant pour un groupe en perte de vitesse.

Il faut se remettre dans le contexte musical qui avait placé Hatesphere dans les hautes sphères du métal. Abonné aux premières parties de gros groupes, les danois faisaient à chaque fois toujours grosse impression tant l’intensité des compos et de l’interprétation faisaient mouche. Ainsi, on peut citer au passage Chimaira qui a bien eu du mal à faire face à la déferlante de l’ex bande de Jacob, par exemple. Mais ce n’est pas vraiment le propos ici car Jacob n’est plus là et son remplaçant d’à peine vingt a clairement du mal à le faire oublier. L’âge importe car il pourra à n’en pas douter progresser. Son chant se révèle sur la durée comme assez monolithique, puissant mais incroyablement commun et sans personnalité. Bref tout le contraire de son prédécesseur. J’ai peur pour le live, peur que les compos perdent de leur intensité si jamais il les envoie comme ce qu’il nous a envoyé sur cet album. Sans relief c’est bien ça le problème, car en soit le chant est adéquat mais terriblement linéaire et au final saoulant.

Car cet album ne souffre pas que d’un seul mal. Les amateurs de batterie vont se régaler avec To the Nines. C’est l’instrument que l’on entend le plus sur la galette. Du hurlement et de la batterie. Super quand on voyait l’importance des guitares sur les deux opus précédents, il y a de quoi se faire mal aux oreilles. Mais parlons-en des grattes. Où sont-elles ? Et bien, elles sont en retrait et ce n’est que lorsqu’elles prennent un peu d’ampleur que le disque décolle un peu comme sur « Backstabber » ou encore « The Writting On The Walls ». Mais pour le reste c’est le désert. Les soli sont quasi inexistants ou alors mauvais ce qui n’arrange rien aux affaires de To The Nine. Pepe a enregistré cet album avec des moufles ou quoi ? Les break briseurs nuques (comprendre les syncopés) sont là pour le quota et se payent même le luxe d’être à des moments assez inopportuns. Bref, une cata qui me donne envie de dire qu’il vaut mieux se ruer ver le précédent album.

Et comme si ça ne suffisait pas le son est devenu d’un lisse. Certes il est puissant et l’album est très bien produit mais on dirait un son US, le même son US que déjà beaucoup trop de groupes utilisent. Bref sans saveur particulière.

Finie donc la montée en puissance de Hatesphere, je garderai en mémoire les excellents concerts et surtout je vais me remettre un p’tit coup de Serpent Smiles and Killer Eyes ou encore de The Sickness Within qui dépassent de la tête et des épaules ce trop sobre et surtout trop stéréotypé To the Nines. Une très très grande déception………

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The Sins Of Thy Beloved : Lake of Sorrow

The Sins Of Thy Beloved : Lake of SorrowVoila un disque où il faut aimer le violon !!!!!

En effet toute personne allergique à cet instrument doit immédiatement passer son chemin. Pour les autres, vous allez vous régaler. La violoniste est carrément virtuose dans un registre proche du tzigane. Ajouter à cela une pincée de beaux arpèges au piano, du synthé, de la grosse guitare et de la double grosse caisse, pour obtenir un super CD.

Il y a deux types de voix dans cette galette, celle très cristalline de Anita (je la trouve même plus belle que celle de Liv Kristine) et celle bien death de Glenn (on est même à l’extrême limite de la compréhension).

Bien que le style de The Sins Of Thy Beloved soit proche des 2 premiers Theatre Of Tragedy ou encore de My Dying Bride, il n’en reste pas moins unique de par la qualité exceptionnelle de ses musiciens.

Le disque est très homogène et se laisse écouter d’un trait très aisément. Les morceaux sont relativement longs (55 minutes pour 7 titres) mais contribuent assez bien à l’aspect mélancolique du CD. Il y a quand même un titre qui sort du lot mais c’est une vrai perle, c’est simplement l’un de mes titres préférés tous groupes confondus : « Until the Dark ». Seul titre dénué de chant death, on croirait que le mot mélancolie a été inventé pour lui. S’il ne doit y avoir qu’un titre qui ressort de la discographie de ce groupe c’est bien celui-la.

Pour l’anecdote, les 2 jeunes filles de la pochette sont la chanteuse et la pianiste.

Pour conclure c’est une tuerie à posséder absolument pour tous les fans de ce genre. Même les gens réfractaires à ce type de métal peuvent y trouver du plaisir.

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The Eyes Of A Traitor : A Clear Perception

The Eyes Of A Traitor : A Clear PerceptionA première vue The Eyes Of A Traitor n’avait pas grand-chose a me vendre. La pochette ne m’inspirait que du jeunot au gros son mais sans inspiration et l’étiquette métalcore (ou peut importe le nom de base mais avec –core à la fin) me faisait vraiment peur. Erreur grossière, il faut toujours écouter un album avant de la juger. Certes nous restons dans une mouvance très US metalcore et compagnie mais la grande technicité dont fait preuve le groupe et un sens évident de la composition auront raison de mes a prioris. Ce A Clear Perception est un vrai bon disque pas aussi accessible que ça mais qui fera quand même bouger nos belles crinières.

Le très gros avantage de cet album c’est son évidente diversité. Que ce soit en terme de guitare, de batterie ou de chant tout est modulé de tel sorte que l’on en perdrait presque son latin. Je pense que je vais commencer par la prestation de Sam Brennen batteur hallucinant mêlant avec aisance des passages aussi bien death que coreux. Bon les passage coerux sont parfois un peu épuisant mais au moins le sieur sait commence marche sa double. Il y a même par moment des petits blasts typés black. Le tout étant surtout souligné d’un groove a l’épreuve des balles. A lui tout seul il arrive a emballer la machine par la minutie de ses frappes. Pour finir il mène à la baguette les nombreuses polyrythmies qui jalonnent ce disque. BRAVO.

Le deuxième a être mis en exergue c’est Jack Delany, 21 ans et un talent a revendre. Il maîtrise a merveille tous les types de chant allant du death guttural puissant au hurlement aigue mais tout aussi puissant du –core. Sans aucun doute la deuxième pépite du groupe. Que ce soit sur des passages bien death (« Under Siege ») ou sur des passage limite post-core (« Escape These Walls ») ca claque bien. Seul les incartades en chant clair ne sont pas au top mais son utilisation est assez limité donc a la limite on peut lui pardonner facilement.

Des excellents zicos mais aussi d’excellents titres. L’une des autres qualités de ce disque c’est le mélange des genres et du niveau d’accessibilité. Aux passages polyrythmiques se mélangent des passages plus mélodieux et plus accessibles qui reposent avant de reprendre un louche de break hallucinant. Les claviers sont utilisés eux aussi avec parcimonie et c’est tant mieux. Ainsi on apprécie tout autant sa présence comme sur « Decorus », pour ne citer qu’un titre (mais quelle titre, quel association avec les grattes). Si l’on devait faire un parallèle musicale le groupe devrait se trouver en A Job For a Cowboy et Hacride. Autant dire plutôt du lourd car The Eyes Of A Traitor n’a pris que le bon.

La guitare est elle aussi à la fête avec un excellent mixe de violence et de mélodie. Toujours raccord avec le groove proposé par la batterie, elle habille avec puissance et élégance les titres.

Un album rempli d’excellentes choses et qui fait de The Eyes Of A Traitor un sérieux client pour l’avenir. Technique, une songwritting irréprochable que demander de plus si ce n’est un autre album dans le même genre. Même si la première écoute peut paraître un peu raide, ce disque montre son vrai visage après plusieurs écoute donc foncez vous ne le regretterez pas.

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Stratovarius : Stratovarius

Stratovarius : StratovariusA la surprise générale, Les finlandais de Stratovarius ont réussit à se reformer avec leur line up « d’origine ». Et c’est seulement deux après Elément pt 2 que sort ce nouvel opus plein de surprises. De bonnes ou mauvaises ça c’est un point de vue très personnel et la suite ne reflète que le mien.

Pour commencer, il faut avouer que je n’avais pas du tout accroché et ce dès le premier morceau. « Maniac Dance » est même plutôt surprenant. Il faut être sacrement sure de son coup pour commencer un album de Heavy par une intro clavier digne d’un bon vieux morceau de disco. On pouvait se dire que c’est une erreur de pressage mais quand la guitare de Tolki vient appuyer le « mélodie » on s’enfonce dans des terre jamais exploré (mise à part par Carnival in coal peut être).

Mais voilà la « deuxième écoute » m’a vraiment débouché les oreilles. Chacun des membres évoluant dans son registre sans en faire des tonnes. L’exemple le frappant étant bien entendu le chant de ce cher Timo Kotipelto qui ne fait plus une seule incursion dans les aiguës (et c’est tant mieux……..).

On peut dire que cet album est plus mid-tempo que les précédents se voulant plus proche de la volonté collective, ce qui ne dérange absolument pas l’autre Timo. Son jeu de guitare est léché comme à son accoutumé et lui aussi se cantonne a faire de l’efficace sans fioritures. Vous allez me dire que c’est un disque aseptique et bien non. Ne par rallonger la sauce ne veut pas dire délaisser l’intérêt et les mélodies proposées sont toutes plus entraînantes les une que les autres. Ne parlons pas des refrains qui se retiennent très facilement. Seul petit bémol pour « Just Carry On » qui a un goût certain de déjà vu (la mélodie me dit quelque chose mais quoi …….?) et qui se zappe assez facilement.

Stratovarius est mort vive Stratovarius !!!!!!!!!

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UDO : Mission No. X

UDO : Mission No. XVoilà que va nous arrivez pour ce debut d’hiver de quoi nous rechauffer le cœur. Un nouveau petit U.D.O., un an seulement après Thunderball. Mais les allemands sont coutumiers du fait avec quasiment un album par an depuis presque 20 ans.

Alors sans se révolutionner (mais pourquoi changer une formule qui marche a merveille), U.D.O. nous propose ici un CD top niveau dans le genre. Les compos sont toutes aussi saignantes les unes que les autres et pas un seule ne fait l’ombre a ce disque qui séduira tous les aficionados. Udo Dirkschneider est au mieux de sa forme bien qui soit parfois poussif entre deux couplets avec des vocalises qui n’apportent pas grand chose à la dynamique de la chanson. Le titre 24/7 qui sert également d’EP est ce qui peut se faire de mieux dans le genre : c’est super chantant et on n’a qu’une seule envie se lever et faire de la airguitar comme un fou en sautant partout. Ah ça fait plaisir de voir des « vieux » qui ont un pêche d’enfer et une envie toujours aussi féroce de démontrer qu’ils ont dans les meilleurs (AC/DC restant quand même la référence ultime).

C’est vraiment du fucking rock’n roll comme dit notre ami Lemmy……..

Voilà donc retenez bien la date du 4 octobre, ça va fleurer bon le heavy métal avec un U.D.O. en pleine forme qui déménage comme au bon vieux temps…….

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