Chroniques de Julien

Toute l'actualité metal par Julien

Archive for the 'Death Metal' Category

Hatesphere : To the Nines

Hatesphere : To the NinesIl va falloir que je me fasse un raison Hatesphere n’est plus…… Les différents remous qui ont agité le groupe au cours des années auront eu raison de l’un des plus gros potentiels du death/thrash. Jacob n’est plus là pour soutenir les siens et plus personne ne va avoir envie de les écouter prêcher la bonne parole. Il faut dire aussi que passer derrière la tuerie Serpent Smiles and Killer Eyes n’est pas non plus une mince affaire. Bref un album bien décevant pour un groupe en perte de vitesse.

Il faut se remettre dans le contexte musical qui avait placé Hatesphere dans les hautes sphères du métal. Abonné aux premières parties de gros groupes, les danois faisaient à chaque fois toujours grosse impression tant l’intensité des compos et de l’interprétation faisaient mouche. Ainsi, on peut citer au passage Chimaira qui a bien eu du mal à faire face à la déferlante de l’ex bande de Jacob, par exemple. Mais ce n’est pas vraiment le propos ici car Jacob n’est plus là et son remplaçant d’à peine vingt a clairement du mal à le faire oublier. L’âge importe car il pourra à n’en pas douter progresser. Son chant se révèle sur la durée comme assez monolithique, puissant mais incroyablement commun et sans personnalité. Bref tout le contraire de son prédécesseur. J’ai peur pour le live, peur que les compos perdent de leur intensité si jamais il les envoie comme ce qu’il nous a envoyé sur cet album. Sans relief c’est bien ça le problème, car en soit le chant est adéquat mais terriblement linéaire et au final saoulant.

Car cet album ne souffre pas que d’un seul mal. Les amateurs de batterie vont se régaler avec To the Nines. C’est l’instrument que l’on entend le plus sur la galette. Du hurlement et de la batterie. Super quand on voyait l’importance des guitares sur les deux opus précédents, il y a de quoi se faire mal aux oreilles. Mais parlons-en des grattes. Où sont-elles ? Et bien, elles sont en retrait et ce n’est que lorsqu’elles prennent un peu d’ampleur que le disque décolle un peu comme sur « Backstabber » ou encore « The Writting On The Walls ». Mais pour le reste c’est le désert. Les soli sont quasi inexistants ou alors mauvais ce qui n’arrange rien aux affaires de To The Nine. Pepe a enregistré cet album avec des moufles ou quoi ? Les break briseurs nuques (comprendre les syncopés) sont là pour le quota et se payent même le luxe d’être à des moments assez inopportuns. Bref, une cata qui me donne envie de dire qu’il vaut mieux se ruer ver le précédent album.

Et comme si ça ne suffisait pas le son est devenu d’un lisse. Certes il est puissant et l’album est très bien produit mais on dirait un son US, le même son US que déjà beaucoup trop de groupes utilisent. Bref sans saveur particulière.

Finie donc la montée en puissance de Hatesphere, je garderai en mémoire les excellents concerts et surtout je vais me remettre un p’tit coup de Serpent Smiles and Killer Eyes ou encore de The Sickness Within qui dépassent de la tête et des épaules ce trop sobre et surtout trop stéréotypé To the Nines. Une très très grande déception………

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Gorefest : La Muerte

Gorefest : La MuerteGrosse découverte pour moi que Gorefest et oui personne n’est parfait. Comment passer à coté d’un groupe qui a plus de 15 ans, surtout quand c’est bon !!!!!!

Pour situer les choses si vous étiez dans le même cas que moi, gorefest n’est pas du grind….. c’est du death voir du death/rock et franchement c’est super facile écouter. Les riffs sont simples, carrés efficaces. Mention très spéciale au chanteur, Jan-Chris De Koeijer, qui réussi a avoir une voix death mais très feutré sans tombé dans le mauvais mélodique.

Du fait de cette relative douceur, le CD passe tout seule et vous ne rendrez même pas compte que vous êtes revenu au début tant ce disque est plaisant à écouter.

L’ambiance général qui s’en dégage est très caractéristique d’un groupe mature qui a trouvé son style et pour moi qui n’avait jamais touché a Gorefest avant je suis conquis.

J’y retourne, et je vais aussi courir acheter les autres……. Un excellent groupe à découvrir si vous ne connaissez pas !!!!!!!!

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Hypocrisy : Virus

Hypocrisy : VirusEt bien voilà encore un bébé de plus pour le génial Peter. « Virus » arrive seulement 1 an après « The Arrival » et non ce ne sont pas des chutes, c’est bel et bien un excellent CD de death.

D’abord commençons par introduire le nouveau venu, Horgh (Immortal, Pain), qui remplace derrière les fûts Lars Szöke. Pas de doute, Peter est un ami fidèle…..

Le son se modernise toujours un peu plus. La superposition des guitares ajoute une profondeur de violence à la musique qui n’en avait déjà pas besoin (enfin a mon avis on en a jamais assez de toute façon). L’équilibre entre les divers instruments est quasi parfait (on regrettera que tous les Hypocisy ne bénéficie pas du même traitement) et il rend parfatemetn hommage aux 11 compos de feux que nous encore pondu cet hyperactif de Peter.

Ca va être paradoxale mais on reconnaît que c’est de l’Hypocrisy mais tout en étant encore différent de « The Arrival » et encore plus de « Catch 22 ».

Gracieux cadeaux dans l’édition collector un DVD enregistré a Strasbourg, miam miam. Le box est même franchement excellent, on reconnaît bien la le savoir faire Nuclear blast

Probablement l’un des meilleurs Hypocrisy, à posséder absolument pour tout fan qui se respecte……

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Krisiun : Assassination

Krisiun : AssassinationA peine un an après leur dernier album, Krisiun nous en sort un nouveau et quel nouveau !!!!! En effet les Brésiliens pratiquent toujours un death métal aussi brutal et aussi malsain qu’aux premiers jours. Presque 15 ans de carrière ça se fête dans le sang non ?

Pour faire simple cet album a de quoi faire de l’ombre au retour de David Vincent car rarement le death brutal aura été aussi bon. Le trio s’est donné à 200% pour que l’on tremble dès les premières notes et il faut bien reconnaître que l’effet est énorme. La guitare est ultra malsaine et sombre. Rien à voir avec une balade sur la rivière de l’amour. Elle résonne comme le son d’une lame émoussée dans de la chair encore fraîche. Un régal. Les soli sont eux aussi noirs comme la nuit : déstructurés ils glacent le sang !!!!!!

Le sang reste assez classique pour le groupe et il ne dépaysera pas les fans (du groupe et du genre). Même si les variations ne sont pas légions dans le chant, les lignes restent efficaces et toutes circonstances : du grand Krisiun !!!!

Reste la basse impeccable et un batteur cimentant l’ensemble et vous avez un gros et gigantesque disque de death ultra brutal, violent, épuisant !!!!!

Sans se révolutionner, Krisiun nous offre un disque de très grande qualité qui fera frémir dans les chaumières.

Prenez garde, ils sont retour et ils ne sont pas contents !!!!!!!!!

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Phazm : Cornerstone of the Macabre

Phazm : Cornerstone of the MacabreLe parallélisme avec le nouveau Gojira va me permettre de faire une intro qui semble t’il sera simple a comprendre. Gojira sortait d’un album énorme et se devait de nous faire une tuerie c’est fait. Phazm sortait d’un album énorme et se devait de nous faire une tuerie, ce n’est pas fait. En réalité cet album est bon mais juste bon ce qui au vu des espérances placées dans ce troisième album est trop peu. Difficile de dire du mal d’un disque qui est bon, disons pour faire simple que sans l’ombre des deux précédents il y aurait eu un excellent album, comme quoi tout est relatif…..

Il faut dire que le disque s’ouvre sur l’assez moyen « Love Me Rotten (Love Me True) ». J’avoue que ce titre m’a fait bien rire mais ça s’arrête là donc vite vite du vrai Phazm. Il aura fallu attendre le troisième titre pour pouvoir enfin en prendre plein les oreilles. On retrouve enfin ce qui a fait la réputation du groupe. Du bon rock’n roll crade avé des pointes de jazz. « Damnation » porte donc bien son nom, il nous transpose enfin vers quelque chose d’autre. A mais tient ou est donc passé ce coté Harmonica ? Il faut attendre la fin de « Welcome To My Funeral » pour en avoir un peu. En revanche il ne faut pas bouder notre plaisir de retrouver des titres comme « Strange Song ». Titre tout calme et acoustique. Il aurait peut être fallu le mettre un peu plus loin dans la liste des titres mais bon….. Vraiment cool au coin du feu. « The Old Smell Of The Meat » permet bien de se décrasser les cervicales avant la pièce maîtresse de cet album « Mucho Mojo! ». Nous avons une ambiances très cow-boys avec un excellent mixe entre clean et distorsion, un chant énorme de Pierrick. C’est le mega tube de ce disque qui pourrait presque a lui tout seul justifié l’achat de ce disque. La brutalité brute de pomme est bien là aussi avec « The End ». Efficace au possible !!!!! Tient Damage Inc mais ce n’est pas un titre de Metallica dit moi ? Et bien ci c’est belle et bien une reprise. A mon avis ce titre va diviser les avis. Pour ma part je ne le trouve pas génial. L’intro est vraiment bien, la rythmique assez solide mais les soli ne sont vraiment pas terribles. En ce temps la Kirk savait encore faire des soli techniques. Bref je préfère la version de Chimaira.

Pierrick apporte énormément au niveau du chant et il y un mieux a niveau de la propreté des soli. Mais est-ce vraiment l’effet recherché de faire du propre…. La question reste en suspend a vous de voire, pour ma part j’aime moins. En revanche la basse a toujours un son bien roots et ça j’adore. Le groove des premiers albums est toujours présent et ça aussi j’adore. La production des Francis Caste est vraiment excellente, c’est un peu notre Tue Madsen a nous.

Au final mais qu’il y a-t-il de moins bien (hormis les deux premiers titre que je ne trouve pas super) ? En réalité ce disque est bon mais je trouve dommage que le groupe se soit un peu écarter de l’esprit de Antebellum Death N’ Roll que j’avais adoré. L’effet de surprise n’est plus et le poids des deux albums précédents pèse de trop sur ce disque. Si vous découvrez le groupe avec Cornerstone of the Macabre le retour aux sources ne sera que meilleur.

Un bon album mais qui ne vaut donc pas ses prédécesseurs. Après a savoir quel est votre degrés de tolérance, le mien me pousse a retourner vers le second opus mais cela reste totalement personnel.

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Eminence : The God of All Mistakes

Eminence : The God of All MistakesBelo Horizonte est un peu le Göteborg du Brésil. En effet mieux vaut dire que vous êtes de la bas si vous voulez faire du Sepultura. C’est le cas d’Eminence, groupe de Thras/Death/Hardcore brésilien, donc les ressemblances avec le groupe précédemment cité n’est qu’un pur hasard. En faite non car jusqu’à cet album le groupe comptait un ex Sepultura en la personne de Jairo Guedz. Guedz parti le style est lui toujours là et ça cogne.

Il ne faut pas leurrer ce disque n’est vraiment pas original. Nous sommes dans le cas typique du disque efficace mais qui ne marquera pas une génération. Moderne : oui. Puissant : oui. Déjà entendu ailleurs : par moment. L’ajout de samples et clavier fait du bien un ensemble vraiment brutal a souhait. Pas de soucis si vous cherchiez un disque dans la veine d’un bon Sepultura, vous serez servis. On y retrouve même quelque titre bien catchy qui se fredonneront assez facilement. Hormis certains passages un peu trop néo a mon goût, ce disque se laisse facilement écouter

Sans manqué de respect a Max, le chant est ici plus varié et c’est la ou le groupe se distingue le plus. Même si Wallace Parreiras a tendance à en faire peut être un petit peu trop comme sur « Day 7 ». Le refrain y est trop simpliste, trop néo-metal ce qui crée un vraie cassure. Reste que dans l’ensemble le disque semble parfois trop reposé sur les capacités de son chanteur. Tant mieux dans un sens car il le fait bien, dommage dans un autre car on sens la musique pousser sous les doigts mais ça ne sort pas toujours.

Afin de faire bien sonner leur bébé, la production a été confié a Tue Madsen. Pas besoin de s’étendre sur le sujet tout le monde a compris mon message. Gros son en prévision sur 38 mins de métal.

Un disque correcte qui a quelques atouts a faire valoir. Reste que le manque d’originalité aura probablement raison de ce disque. Si le groupe se lâche un peu plus sur le prochain album ça pourrait faire mal sinon Eminence restera un bon groupe de première partie……

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Marionette : Spite

Marionette : SpiteDifficile d’accorder du crédit à un groupe tel que Marionette si l’on ne se prend pas la main pour écouter ce que cette bande de jeunes a à nous proposer. Par les temps qui courent avoir un air de Bill (j’entends par là avoir l’air d’un Tokio Hotel surlaqué avec une coupe de cheveux très moche) n’est pas gage de confiance. Au bas mot j’aurais pu m’attendre à du truc mou pour minettes. Au final je pense que la minaude aura bien mal aux oreilles…

Bon on ne va pas crier au génie non plus pas de méprise mais dans son genre et pour un premier album on peut voir clairement le potentiel. Dans un style typique suédois le groupe nous délivre un Death/Thrash mélodique bien fichu. Le combo gros riffs agressifs avec un beau refrain a de toute façon fait ses preuves et ce n’est pas Marionette qui me fera mentir. Rajoutez à cela des nappes de clavier clairsemées par si par là et vous obtenez Spite. Les deux guitares sonnent à l’unisson de la mélodie et le clavier peut parfois en rajouter une couche. Reste que le groupe n’a guère que trois poils au menton et que cela se ressent au niveau de l’originalité. Le disque est homogène et il n’y a pas de gros tubes qui feront se lever les foules. Le boulot est bien fait, peut-être trop bien justement. Pas de fausse note de goût, juste un bloc massif à la production puissante.

Niveau du chant, Axel Widén possède la panoplie du parfait Speed Strid. Chant appuyé, chant guttural, chant clair à faire pleurer mamie, tout y passe. Bien fait mais on notera un léger manque de personnalité. Mais ce n’est qu’un début.

Après une démo enregistrés par Fredrik Nordström (excusez du peu), c’est au tour de Christian Silver de faire exploser la musique du jeune combo. Ça sonne bien gros, bien puissant, bien dans l’air du temps.

Un premier disque plein de promesses pour la suite. Sortir un tel disque a un âge si précoce est déjà une réussite en soit donc soutenez la jeunesse et ne vous laissez pas avoir par le look bientôt démodé des Marionette !!!!!!!!!

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Textures : Silhouettes

Textures : SilhouettesCe qu’il y a de bien avec Textures c’est que le groupe est en évolution constante. Après un premier opus, Polars plutôt assez soft, le groupe était revenu il y deux ans avec un Drawing Circles très convaincant. L’album de 2008 était donc attendu avec impatience et une pointe d’appréhension. Résultat un album plus percussif de prima bort mais toujours aussi appréciable et recherché.

La marche en avant du groupe est donc amorcée. Pas d’inquiétude, si vous aviez été déconcerté par Drawing Circles vous le serez moins avec Silhouettes. On pourrait dire qu’il se situ dans la veine parallèle de Drawing Circles mais la veine parallèle brutale. En effet a l’instar du premier titre « Old Days Born Anew », l’on se prend une méchante claque. Ce n’est pas pour autant que le groupe a perdu son âme. Outre un réel pas en avant dans le coté direct de certains riffs, le groupe a su garder ses influences passées. Structures dissonantes, ambiances pesantes, break et pont aérés. Un ami me faisait très justement remarqué qu’au sein d’un seul et même titre, on pouvait trouvé du « métal moderne in your face » sur les 3 premières minutes et une ambiance très sombre et pesante sur les 3 dernières. C’est ça Textures, c’est un savant mélange de tout cela. Mon propos sera très largement illustré si vous écoutez à la suite le planant « Messengers » et le très headbanguant « State of Disobedience ».

Il n’y a pas que la musique qui a évolué dans ce Silhouettes. Le chant a lui aussi pris une autre dimension. Malheureusement ce n’est pas forcément celle que j’aurais aimée. Le chant clair et moi a toujours fait deux. Ce n’est pas qu’il soit mauvais, bien au contraire Eric s’en sort très bien, c’est juste que ça me saoule. Plus présent que sur Drawing Circles, il m’a un peu gâché mon plaisir mais la qualité des riffs fait quand même la différence.

Niveau son, là aussi une évolution. Plus râpeux, il fait monter la sauce d’un cran. C’est un peu difficile à décrire car c’est n’est pas plus death mais presque. Grosse puissance sonore, grosse production.

Un album qui se révèlera au cours des écoutes et qui possède d’indéniables qualités. Reste l’histoire du chant clair mais bon, un riff qui tue reste un riff qui tue………

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Cavalera Conspiracy : Inflikted

Cavalera Conspiracy : InfliktedC’est fait. Max et Igor sont de nouveau à l’affiche d’un seul et même projet. Nom de code : Cavalera Conspiracy. Pour l’occaz les frangins se sont adjoints les services de Marc Rizzo (Soulfly) mais surtout de notre Joe Duplantier national. Cocorico !!!!

Bon c’est bien de faire le mariole avec un line up qui est plus que reluisant, mais il va falloir envoyer du lourd car la comparaison avec un certain groupe risque de se faire sentir, mais faites confiance à Max, il a réussi a nous sortir deux trois petites bombinettes de derrière les fagots.

Si l’on devait faire un résumé assez sommaire nous pourrions dire que Inflikted est une sorte de Arise soulflyesque. Un mélange habile entre la légende de Sepultura et une modernité trouvée dans les entrailles du « nouveau » bébé de Max. Il n’y a qu’à se prendre « Sanctuary » en pleine tête pour se rendre compte du potentiel de l’album. Riff thrashy a souhait avec un chant plus modulé que jamais. Le live promet quelques contusions.

Comme nous l’annonçait les deux frères les influences tribales si chère à Supultura se font plus discrètes, laissant la place et une force de frappe brutale comme l’a pu être Nailbomb. « Nevertrust » est l’exemple type de cette efficacité. Les lyrics au service du riff percussif, pas de fioritures. Le titre qui attira le plus mon attention est évidement « Ultra-Violent » ou l’on retrouve Joe au chant et Rex Brown (ex-Pantera, Down) à la basse. Même son guest est un peu limité au niveau de l’impact musicale, le résultat est assez probant et la aussi ça risque de faire mal en live. Le coté Soulfly se montre prédominant sur certains titres comme le non moins excellent « “Bloodbrawl ». Jumpy comme jamais, il n’aurait vraiment pas fait tache dans la discographie du groupe de Max.

En parlant de Max il aime sa famille a tel point que même son fil vient faire une petite apparition sur cette galette. La c’est sur c’est bien la Cavalera Conpsiracy. Petite émotion donc sur « Black Ark », ou Richie y va de sa petite voix.

Niveau production Logan Mader a Fait des merveilles avec un son de gratte énorme sur la rythmique. En revanche je trouve que certains soli de Marc sont bien trop en avant et trop aigue par rapport aux sonorités générales. Ce n’est que mon avis mais bon, ce sentiment de gène ne m’ai apparu que sur quelques passages, rien de bien grave je pense.

Une bonne grosse tuerie dan ce genre qui laisse espéré du chaud bouillant dans le pit. Max au mieux de sa forme, Igor au mieux de sa forme servi par deux autres musiciens de talents et voila un Inflikted qui va faire mal. Vivement cet été ça va pogoter sévère dans les festivals et partout dans le monde!!!!!!

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Interview : Cavalera Conspiracy

interview Cavalera Conspiracy
A l’occasion de la sortie de Cavalera Conspiracy, ce n’est pas un mais deux Cavalera que nous allons rencontrer ce vendredi matin. Cela faisait bien longtemps qu’une telle association n’avait pas été si jouissive. Récit d’un petit dej’ plutôt sympa.

1) Pourquoi avoir changé le nom du groupe d’Inflikted à Cavalera Conspiracy ?
Max : C’est un problème de droit car il y a déjà un groupe de rap qui s’appelle Inflikted. C’est une question de droit. Cavalera Conspiracy m’est venu en second et Igor l’a trouver cool. Il a quand même voulu garder Inflikted pour l’album afin de garder la connexion avec ce que nous avions décidé au début. En plus Cavalera Conspiracy ne se rapporte a aucun style en particulier. Metal, Punk, Hardcore c’est assez ouvert.

2) Pouvez vous nous parler des paroles et des thèmes abordés dans Inflikted ?
Max : Certaines ont été inspirées par des films. J’ai vraiment voulu faire quelque chose de différent par rapport à Soulfly ou Nailbomb. Un titre a été influencé par Orange Mécanique, un autre a été influencé par un reportage sur Apocalypse Now du nom de « Hearts Of Darkness ». Un autre exemple « Must Kill » est plus dans veine de ce que je faisais auparavant. « Terrorize » est inspiré par un groupe que j’adore Terrorizer. Pour les autres je ne suis même pas sur d’en connaître le sens, c’est plus ouvert. Du moment que ça sonne bien avec la musique. J’ai essayé de faire quelque chose de plus ouvert, de moins direct par rapport a ce que je faisais avant.

3) Pourquoi avoir choisi Joe Duplantier pour s’occuper de la basse ?
Max : Ce n’est pas moi qui l’ai choisi c’est Gloria (la femme et Max). Aux départ nous voulions le vrai bassiste de Gojira, mais Joe voulait tellement cette place qu’il est venu a sa place (rire). C’est un gros fan et j’avoue ne pas savoir comment l’a pris le bassiste originel (rire). Mais ils sont amis dont je pense que tout va bien. Joe est un mec cool et il a assuré. Vu qu’il est français ça a donné un coté plus international au groupe. Nous ne voulions pas faire un groupe 100% Brésilien ou 100% US comme nous avions pu le faire auparavant.
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<BR/>Igor : Exactement. Ca donne un coté vraiment plus international plutôt qu’un coté local. Lorsque Max m’a dit pour Joe, j’ai trouvé ça vraiment excitant. Je trouve qu’il y a beaucoup de bonne musique qui vient de France. Ca inclus Gojira mais il y a plein de style différent. La France est dans une bonne phase musicale.
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<BR/>Max : Nous ne connaissions pas Joe mais lorsque nous avons jammer ensemble ça immédiatement collé. Nous ne voulions pas faire un groupe allstars, nous ne voulions pas faire le Real de Madrid du métal. Il fallait que ce projet se concentre sur nos retrouvailles avec Igor en compagnie de 2 mecs qui sont des gros fans de notre carrière. Marc est un gros fan de Arise et Joe nous a parler de son premier concert de Sepultura qui était également son premier concert. C’était très sympa de bosser avec des mecs qui te respectent et qui sont fans de ce que tu as déjà accompli.
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4) Pourquoi avoir choisi Logan Mader à la production ?
Max : Logan a coproduit l’album avec moi. En faite il est surtout intervenu lors de l’enregistrement. On avait déjà bossé ensemble et j’avais apprécier sont travail. De plus j’avais vraiment envie de faire ce disque en dehors de Phoenix. Dans le coup nous l’avons fait a Los Angeles, même si j’avais plutôt l’impression d’être à Mexico?.
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<BR/>Igor : Oui il y a beaucoup de mexicains dans cette région. J’ai vraiment adoré car cela a rendu l’enregistrement plus facile. C’est aussi comparable que l’enregistrement avec Nailbomb. L’ambiance était tranquille et le choix de Logan est été excellent. Il a tout de suite compris ce que nous voulions. Il a réussi a saisir toute l’émotion de notre musique. Bien plus que certains gros producteurs.
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5) Est-ce que Cavalera Conspiracy est un vrai groupe ou seulement un projet temporaire comme Nailbomb ?
Max : C’est différent de Nailbomb et de Soulfly. C’est quelque chose de spécial. C’est un peu entre les 2. Nailbomb était un projet vraiment génial et j’aurais bien voulu faire d’avantage de concert, car le potentiel était bien là. Le potentiel de Cavalere Conspiracy est bien là aussi et nous souhaitons partir en tournée. Nous allons tourner, bien plus qu’avec Nailbomb, mais nous ne laisserons pas ce groupe devenir notre priorité pour autant. Nous avons chacun nos propre projet.
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<BR/>Igor : Nous pouvons continuer nos projets respectifs et nous concentrer en même temps sur Cavalera Conspiracy sans que qui que ce soit ne se sente obligé. La situation est flexible mais Cavalera Conspiracy est bien plus qu’un side-project.
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<BR/>Max : Nous avons tous nos projets. J’ai vraiment aimé l’enregistrement de ce disque et je suis sure que la journée va être génial. Quand elle sera finie nous repartions dans nos projets respectifs. Nous pourrons ensuite faire un second album qui sera encore plus fort et encore plus fun a faire. Nous n’allons pas tourner jusqu’à en être dégoûter.
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6) Il y a t’il des influences brésiliennes ?
Max : Oui il y en a mais elles sont bien cachées. C’est la première fois qu’elles sont si peu évidente. Tu peux ressentir la colère brésilienne mais je pense que c’est bien de les avoirs dissimulées. Nous les avons déjà bien exploitées dans Sepultura ou Soulfly.
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<BR/>Igor : Tu peux en sentir tout le groove dans cet album.
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7) A-t-on une chance de revoir Nailbomb ?
Max : Nailbomb est totalement mort même le vaudou ne pourra pas le ressusciter (rire). Je connais bien Alex Newport et lorsqu’il dit que quelque chose est terminé, c’est terminé ! En même temps je suis content que nous soyons rester fidèle a l’esprit du groupe. Nous ne voulions pas faire comme beaucoup de groupes qui n’en finissent pas de revenir. Cela dit j’aimerai refaire quelque chose avec Nailbomb mais Alex ne voudra jamais (rires)
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<BR/>Igor : Et puis nous pouvons jouer des titres de Nailbomb en live.
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<BR/>Max : Pour être honnête, nous en avons discuté avec Igor. Nous comptons jouer de vielles reprises. Mon plus jeune fils voudrait que nous jouions « Necromancer ». Nous allons jouer du Nailbomb, et peut être même su Led Zeppelin. Ca serait amusant de jouer Nevertrust puis placer dans la foulée Four Sticks de Led Zeppelin.
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8) Inflikted et le prochain Soulfly ont été écrit en même temps n’as-tu pas eu peur de tout mélanger ?
Max : Non au contraire ça a été très excitant. Ca m’a rappelé lorsque j’ai écrit l’album de Nailbomb et « Chaos A.D » au même moment. Les deux disques sont vraiment différents. Mais j’ai mis de côté l’album de Soulfly pour un moment. Ca attendra car je voulais vraiment me concentrer sur Cavalera Conspiracy. Puis je reprendrai ensuite l’album de Soulfly. Les deux albums ont une influences mutuelle ce qui est plutôt une bonne chose.

9) En plus de la basse, Joe chante sur deux titres. Comment cela est-il arrivé ?
Max : Tu veux une version cool ou la vérité (rire). La version cool c’est que tout le monde peut chanter sur ce disque. En réalité je commençais a me fatiguer et donc Joe a pris la suite. Je ne voulais pas me répéter et tout devoir faire. Vu qu’il est le chanteur de Gojira, je lui ai proposé de chanter quelque chose dans Cavalera Conspiracy. Mais il ne se sentait pas très a l’aise dans notre studio alors il a fait le chant en France. Je ne voulais pas le stresser. Le chant est personnel et pour ma part j’aime bien l’enregistrer tout seul. Il m’a envoyer les piste une fois qu’elles ont été finis.

10) Et pour Rex Brown ?
Max : Rex est un vieil ami. Cela remonte a notre super tournée entre Sepultura et Pantera. Je l’ai appelé pour lui dire que je faisais un nouvel album avec mon frère. Il venait de finir le nouveau DOWN et il s’est tout simplement pointer au studio. Il a fait de l’excellent boulot et on pas mal discuter. Il nous a raconté des anecdotes comme celle où Phil Anselmo était ivre mort dans l’avion et faisait flipper tous les autres passagers de la première classe (rires). Nous adorons les collaborations avec d’autres musiciens et ce bien avant que ça devienne un mode. Ca doit être notre coté brésilien. Tu vois on ne se connais pas mais on peut aller traîner ensemble, pas de problème (rire). Pour Rex c’était bien cool de l’avoir avec nous. Il y a également Richie qui chante sur l’album mais c’est un cas particulier car il fait partie de ma famille. Mais il veut se débrouiller par lui-même comme nous l’avons fait avant lui. Tu vois pour beaucoup de groupes américains, c’est assez punk de partir en tournée dans un van, alors que pour nous c’était vraiment un luxe (rire). Moi j’aurais bien aimé avoir un van au lieu de ça nous prenions le bus avec des poulets a boire du whisky chaud. Là c’est punk-rock (rire).

11) Pourquoi avoir choisi Paris pour tourner votre clip ?
Max : C’est Igor qui s’occupe du visuel, c’est lui qui va t’en parler.
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<BR/>Igor : J’ai des amis ici a Paris qui font partis d’un collectif du nom de Surface To Air. Ils font des beaucoup de clips et ceux sont de vrais bons amis. Ce sont des gros fans de Sepultura et plus généralement du travail de Max. Nous avons tournés le clip pendant deux jours et nous avons également travaillé su l’artwork. Il y aura une relation entre le clip et l’artwork. Ca va plus ressembler à un film plutôt qu’a un vrai clip de musique.
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<BR/>Max : Le clip sera vraiment différent ce tout ce que nous avons pu faire auparavant. L’album est a peine fini au US que nous voila arrivé en France. C’est la dernière étape et je n’avais jamais procédé comme çà.
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<BR/>Igor : Ce n’était pas prévu comme ça.
<BR/>Max : Oui il ça a été très spontané et l’équipe ici a été très pro. Pro mais avec un esprit punk J’ai demandé au réalisateur si je devais mettre un t-shirt en particulier pour le clip, il m’a répondu : « non, reste comme tu es. Je suis juste là pour te filmer tel que tu es ». J’ai adoré cette réponse car peu de personne te réponde ce genre de chose.
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<BR/>Igor : Ce collectif est vraiment bon. Ils font des clips, des visuels.
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<BR/>Max : Là où ça va se compliquer c’est lorsque l’on devra mettre 40 personnes sur notre guestlist (rires). Tout le collectif est fan, de l’ingénieur du son, à la maquilleuse. Ils vont tous vouloir venir. Le concert parisien sera encore plus chaotique que prévu (rires).
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12) C’est votre première collaboration depuis 96, avez-vous notes des différences dans vos jeux. Avez-vous retrouvé votre symbiose rapidement ?
Max : Je ne suis pas très comparaisons et en plus je n’ai pas la notion du temps. Je me suis même trompé sur mon age. Je pensais avoir dépassé les 40 alors que je n’en ai que 38 (rire). Ces dix dernières années sont passées comme un éclair. Je ne voulais pas m’encombrer l’esprit avec cette pression supplémentaire.

13) Et au niveau du jeu ?
Max : C’est comme le vélo ça ne s’oublie pas. Nous nous sommes tout de suite retrouvé. LE plus c’était pour les deux autres car nous jouions trop vite pour eux (rire).
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<BR/>Igor : Oui ils ont du apprendre a travailler a notre manière. Nous ne parlons pas beaucoup avec Max nous nous comprenons du regard lorsque nous composons. Je vois ce que tu veux dire avec ta question et vu que nous n’avons pas arrêté la musique en 96 c’est normale que notre jeu ai évolué. J’avais un peu peur de jouer des titres rapides, d’être un peu rouillé. Et puis c’est revenu très rapidement. Des que nous avons commencer a jammer, j’avais l’impression d’avoir 14 ans. Je n’étais même pas nerveux contrairement à la fois où nous avons joué ensemble au D-Low memorial show en 2006. Je n’arrivais même pas à tenir mes baguettes. Il y avait trop d’émotions. Mais dans le studio cela ressemblait plus à l’atmosphère qu’il y avait lorsque nous étions des gamins en train de jammer
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<BR/>Max : Nous jouions vraiment très vite. Les deux autres étaient obligés de s’arrêter et moi je ne voulais pas. J’ai besoin de la batterie pour jouer aussi vite et je ne pouvais pas arrêter le train en marche (rires). Toutes les conneries qui sont hors album n’étaient pas là, ce qui n’était pas toujours le cas dans le passé. Maintenant je veux que ça se passe toujours comme ça.
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<BR/>Igor : Max te parle d’un aspect spécial. Quand tu enregistres tu ne veux pas entendre des gens se plaindre ou je ne sais quoi. Ca affecte ta bonne humeur alors que toi tu es la faire de la musique.
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<BR/>Max : Une fois que tu as dépassé ce genre de problème tu fais un bon album. Nous n’avons même pas eu à le mentionner aux autres. Du coup je ne voulais surtout pas mettre ça sur le tapis (rires).
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