Chroniques de Julien

Toute l'actualité metal par Julien

Archive for the 'Doom Metal' Category

The Sins Of Thy Beloved : Lake of Sorrow

The Sins Of Thy Beloved : Lake of SorrowVoila un disque où il faut aimer le violon !!!!!

En effet toute personne allergique à cet instrument doit immédiatement passer son chemin. Pour les autres, vous allez vous régaler. La violoniste est carrément virtuose dans un registre proche du tzigane. Ajouter à cela une pincée de beaux arpèges au piano, du synthé, de la grosse guitare et de la double grosse caisse, pour obtenir un super CD.

Il y a deux types de voix dans cette galette, celle très cristalline de Anita (je la trouve même plus belle que celle de Liv Kristine) et celle bien death de Glenn (on est même à l’extrême limite de la compréhension).

Bien que le style de The Sins Of Thy Beloved soit proche des 2 premiers Theatre Of Tragedy ou encore de My Dying Bride, il n’en reste pas moins unique de par la qualité exceptionnelle de ses musiciens.

Le disque est très homogène et se laisse écouter d’un trait très aisément. Les morceaux sont relativement longs (55 minutes pour 7 titres) mais contribuent assez bien à l’aspect mélancolique du CD. Il y a quand même un titre qui sort du lot mais c’est une vrai perle, c’est simplement l’un de mes titres préférés tous groupes confondus : « Until the Dark ». Seul titre dénué de chant death, on croirait que le mot mélancolie a été inventé pour lui. S’il ne doit y avoir qu’un titre qui ressort de la discographie de ce groupe c’est bien celui-la.

Pour l’anecdote, les 2 jeunes filles de la pochette sont la chanteuse et la pianiste.

Pour conclure c’est une tuerie à posséder absolument pour tous les fans de ce genre. Même les gens réfractaires à ce type de métal peuvent y trouver du plaisir.

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Anathema (UK) : Hindsight

Anathema (UK) : HindsightCette chronique pourrait avoir deux visages. Le premier celui de qui se moque-t-on et le second mais ils sont trop fort ces frangins Cavanagh. De mon humble avis personnel je serais partisan du premier choix mais la qualité indéniable des réarrangements fait qu’en tant que musicien, on peut aussi y trouver un intérêt. Reste que les fans seront heureux de retrouver leur groupe préféré dans la nouvelle écurie de Monsieur Porcupine Tree, Steven Wilson.

J’avoue que mon intro est un peu dure mais il faut être honnête : la musique d’Anathema devient de plus en plus plaintive et ce best-of semi acoustique ne fait que me conforter dans mon idée. Outre le fait que l’on a déjà entendu ces titres un nombre incalculable de fois, la dimension « non électrique » pèse énormément. Le violon, le piano, c’est trop, c’est trop. Pourquoi ne pas faire un simple guitare/voix au coin du feu et c’est réglé. En plus on ne peut pas dire que Vinnie soit au mieux de sa forme. Je sais que des groupes se sont risqués dans cette entreprise mais là c’est peut être ce qu’il ne fallait pas faire. En lieur et place n’aurions nous pas préférés un nouvel opus avec des titres à la hauteur de « Fragile Dreams ». Bref mon coté pas content a pris le pas sur l’autre bon coté qui a trouvé a manger dans ce disque.

Car si pour moi ce disque est tout juste bon en fond sonore, il faut reconnaître que les réarrangements sont vraiment de qualité. Toutes ces petites choses parsi parla font que le fans y trouvera son compte a coup sur. Ce même « Fragile Dreams » est vraiment planant mais satisfera uniquement le fan. Mais après tout quand on est fan c’est que l’on recherche non ? Le coté très épuré fera également plaisir aux personnes qui en auront eu assez d’écouter toujours la même rengaine. Eliminer le superflu pour n’offrir a l’auditeur que l’essence même de chaque classique. C’est une idée à laquelle il faut adhérer, mais pourquoi pas.

Dans tout ça il y a quand même un titre inédit mais bon…… il ne justifiera pas l’achat de ce disque. Il reste dans la veine du disque donc si comme moi vous n’êtes pas très emballé, ca ne changera rien

En conclusion il faut espérer que le groupe ne finisse pas par nous offrir de la guimauve, car j’ai l’impression que plus l’on avance plus les guitares vont s’atténuer pour devenir véritablement un groupe « semi acoustique ». Espérons que les Cavanagh retrouve du poil de la bête car je ne sais pas si les gens seront prêt a entendre un second A Natural Disaster.

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Candlemass : King of the Grey Islands

Candlemass : King of the Grey IslandsChez Candlemass on n’aime pas rester en place et l’on aime bien se mettre en danger. C’est en tout cas l’impression que donne le groupe, Messiah Marcolin étant une vrai arlésienne. Un coup je suis la, un coup je me casse et au final que reste il a l’orée de ce nouvel album. Des compos finalisées et pas de chanteur emblématique. Ca part quand même mal, surtout lorsque l’on connaît le talent de Messiah. C’est donc avec l’excellent Robert Lowe (Solitude Aeternus) qui va se charger de cette lourde tache.

Le mieux c’est de dire que le bougre s’en sort admirablement bien. Les fans feront la différence bien sur mais le fossé qui le sépare de Messiah est bien mince. Ce n’est guère qu’une mini fissure. Tant mieux car on trouve dans ce King Of The Grey Island quelques petites pépites du meilleur effet.

Tous les éléments qui ont fait la renommé du groupe sont présent. On y retrouve des rythmiques aussi pesantes que déprimantes mais surtout on retrouve une véritable patte. Le Candlemass des débuts est de retour a son quasi meilleur niveau. Je dis quasi car si certains titres sont assez monstrueux on y retrouve aussi des titres beaucoup moins inspirés. On peut dire que c’est bien dommage car si l’on y regarde de plus prêt un titre comme « Destroyer » est ce que Candlemass peut faire de mieux. Typique mais en même temps moderne ce titre est l’apogée de ce que l’on pourrait qualifier de renouveau. Au contraire un titre « Man Of Shows » ne sait pas trop ou il va et à la deuxième écoute, il sera zappé sans hésitations. On va dire qu’il y a 40% de titres passables ce qui au final est quand même un bon score compte tenu des déboires du groupes juste avant l’enregistrement.

Indépendamment la production est très léché et l’on identifie rapidement le son lourd et pesant (ou inversement) du groupe. Trois suffisent a comprendre le message du groupe. Rock’n Heavy a souhait.

Bon nous voilà quand même rassurez sur l’avenir du groupe. Il faudrait simplement voir a arrêter de changer le line-up tout les 2 mois afin de ne pas tomber dans un syndrome Dallas. Reste que cet album est de bonne qualité dans son ensemble et que la prestation de Robert Lowe est impressionnante de maîtrise.

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My Dying Bride : A Line Of Deathless Kings

A Line Of Deathless KingsMy Dying Bride?

Après 16 ans de carrière pendant lesquels ils ont réussi à se hisser à la place de leader de la scène doom metal, nos anglais préférés nous reviennent en cette année 2006 avec leur nouvel opus « A line of Deathless King » et autant le dire tout de suite, il me semble dur de détrôner la perle qu’est leur précédant album : « Songs Of Darkness, Words Of Light » tant la barre y avait été mise haute.

C’est donc dans cette optique que je me plonge dans l’écoute de cet album.

Et tout de suite, aucun doute, l’empreinte et tout le savoir faire de My Dying Bride est bel et bien au rendez-vous et l’on est rapidement pris par l’univers sombre et oppressant du groupe.

Les titres sont très lourds, souvent très lents et doté de gros riffs rythmiques tandis qu’Aaron nous offre une nouvelle fois son chant si captivant, alternant de passages langoureux à désespérés, mais toujours mélodieux.

Les titres s’enchaînent à la merveille, et tous les ingrédients sont là pour nous offrir un album riche et envoûtant, et parfaitement réussi? réussi certes? mais sans pour autant réussir à égaler « Songs Of Darkness, Words Of Light »? Comme s’il manquait un petit quelque chose, un petit rien qui aurait fait la différence? Mais sans doute s’agit-il là d’une histoire de goût et il n’en reste cependant que si vous êtes fan du groupe, cet album en vaut le détour et ne devrait pas vous décevoir !

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Distorted (ISR) : Memorial

Distorted (ISR) : MemorialMa curiosité est toujours aiguisée quand on me parle de groupe venant de contrés peu communes pour le métal. Ainsi quelle ne fût pas ma joie quand tombe entre mes mains un album de Doom israélien. Alors miracle ou plagiat de la musique du nord ? La question mérite d’être posée et la réponse n’est peut être pas toute blanche ou toute noire……

Car si l’on fait abstraction de la provenance, ce disque sonne clairement comme les meilleures productions scandinaves mais le groupe a quand même su développer une personnalité forte. Même si ce n’est pas celle escomptée, il en ressort un disque de bonne qualité où se mêlent voix death et voix féminine. Déjà vu c’est sûr mais l’ensemble n’en reste pas moins très qualitatif. Il faut dire que le style est un peu laissé à l’abandon depuis quelques temps et que ce disque fait plutôt bonne figure dans ce paysage.

La production est soignée, très nordique on pourrait dire. Le mixage balance parfaitement les voix rendant un ensemble musicalement très homogène. Le chant death est assez feutré ce qui permet un mélange des plus agréables avec le chant féminin. Chant féminin qui se rapproche un peu de celui de Christina Scabbia à ses débuts. D’ailleurs si Andrea Ferro avait chanté en Death, Lacuna Coil aurait pu donner ça.

Enfin oui et non car les riffs sont quand même plus Death que ceux des italiens, la comparaison principale étant le chant féminin.

La petite déception vient du fait que les origines orientales du groupe n’ont pas imprégné la musique du groupe, mais l’album a déjà pas mal de qualités on ne pouvait pas tout avoir…

Voilà sans révolutionner le genre ce disque s’installe dans le haut du panier, à conseiller aux fans du genre.

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Forsaken (MLT) : Dominaeon

Forsaken (MLT) : DominaeonVoilà la troisième œuvre du groupe maltais Forsaken (a ne pas confoendre avec tous les autres de plus ou moins bonne qualité). Il semble que le groupe est enfin trouvé la stabilité car nous voilà sur un rythme de 1 album par an. Reste que le groupe nous sort un excellent troisième opus qui ravira tous les fans du genre !!!!

C’est donc avec plaisir que l’on retrouve un Forsaken en pleine forme. Leur Doom/heavy est toujours puissant et bien fait. Bien que le groupe n’est pas de discographie a rallonge, elle est au moins de qualité. Ce dernier album ne me fera pas mentir car chaque morceau est racé. Pour bien maintenir son publique en éveil, le groupe a parsemé tout au long du CD des partie instrumentales de toute beauté. Le coté heavy n’est pas en reste même dans la pseudo balade, les riffs de guitare électrique sont bien appuyés.

Le groupe admirablement tenir le cap et c’est pour notre plus grand plaisir.

Amateurs de heavy/doom vous voilà servi, Forsaken vous offre un très beau cadeau pour cette fin d’année !!!!!

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Cathedral : The Garden of Unearthly Delights

Cathedral : The Garden of Unearthly DelightsLa bande à Lee Dorian est de retour pour le plus grand plaisir des grands et des petits avec son huitième album. Attention ça va faire mal……..

Dès le début on sent la différence avec l’opus précédent. Celui là est bien plus dur….. Et c’est tant mieux non ? Il y a aussi tout un tas de nouvelles choses comme une voix féminine par exemple, ou encore des parties en acoustiques (fort sympathiques de surcroît). L’intro Dearth AD 2005 est la pour en attester avec tout un tas de bruitages bizarres.

La suite est assez énormes avec riffs prenant qui ne vous procurent que du bonheur. On ne peut pas arrêter l’écoute de ce disque, il faut aller jusqu’au bout. A chaque morceaux l’ambiance suffisamment différente pour que l’auditeur trouve un attrait au morceau. Dès « Tree of Life & Death” on se régale avec ce doom/stoner teinté de punk. La touche finale étant apportée par l’excellent mais long (26 minutes quand même) « The garden » ou l’on voit l’apparition de la voix féminine. Entre autre ce morceau propose différentes ambiances qui ne sont pas là pour nous déplaire bien au contraire (on regrattera comme pour tout morceau long l’absence d’un « chapitrage » mais bon c’est pinaillé).

Voilà en un mot : COUREZ L’ACHETER !!!!!!!!!!!!

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RET : The Dark at the End of the Tunnel

RET : The Dark at the End of the TunnelR.E.T. voilà un nom curieux mais quelle est sa signification ?

Et bien ça veut dire Reaction Extasy Trance. Il faut reconnaître que le nom du groupe est assez bien choisi. La musique proposée est dans le genre un peu space, c’est du vraiment Doom pour amateur du genre.

Donc je me retrouve avec un CD très difficile à chroniquer. Comment définir l’indéfinissable ?

Je dois reconnaître que se que j’ai ressentis en écoutant ce disque n’est pas aussi fort que se que j’avais ressentis lors de l’écoute de groupe telle que Isis ou les maître du genre Neurosis. Mais c’est un avis totalement subjectif étant donné que la musique joue uniquement sur les sentiments je n’ai peu être pas été assez ouvert pour l’écoute. Reste tout de même une chose c’est bien qu’un cran en dessous des groupes cités au dessus, RET reste un super groupe et The Dark at the End of the Tunnel ne me fera pas mentir.

Les ambiances au clavier mélangées à des guitares sublimes font de l’ensemble un tout des plus agréable. Ce qui m’a le plus surpris c’est l’arrivé d’un morceau vraiment black qui à la limite fait une ombre au tableau. Généralement c’est avec parcimonie que sont distillées les touches de black mais bon il reste de bonne facture.

Donc amateur de Doom rués vous sur ce CD il est excellent.

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Candlemass : Candlemass

Candlemass : CandlemassJe vais être honnête c’est la première fois que j’écoute vraiment du Candlemass et si je dis des évidences merci de ne pas m’en tenir rigueur.

Donc c’est toujours avec joie que je découvre un groupe aussi géniale ces petits suédois. Je suis généralement pas attiré vers les groupe de heavy qui font du mid-tempo leur cheval de bataille. Mais là force de constater que j’ai été sous le charme. Le son très rond et l’aspect chaleureux de la musique vous hypnotise des le deuxième morceau. « Black Dwarf » (c’est le titre du second morceau) m’a vraiment pris aux tripes. Le refrain est une pure merveille, Messiah Marcolin monte dans les aigus sans forcer (et sans nous perforer les tympans). Le titre suivant reprend un peu le même riff mais en plus énergique ce qui le rend encore plus agréable.

La compo de cd disque est vraiment parfaite, les solos ont un son très chaud qui les fait ressortir avec beaucoup d’élégance. Ils ne sont pas fait pour être démonstratifs mais bien pour soutenir un ensemble déjà bien solide. Ca c’est vraiment du doom comme je l’aime, Candlemass nous prouve ainsi qu’il n’est pas nécessaire d’avoir du clavier pour faire de belles choses mélancoliques.

Pionnier du Doom, Candlemass nous prouve avec cet album que qu’ils sont l’un des plus grands groupes du genre.

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Callisto (FIN) : True Nature Unfolds

Callisto (FIN) : True Nature UnfoldsVoilà un CD qui a l’avantage de ne pas être monotone. On peut même dire que l’on a «le cul entre deux chaises».

En effet tout est fait pour que l’on ne puisse pas coller d’étiquette à la musique. Tantôt c’est du death bien lourd (pas de blast ici), tantôt c’est limite rock’n roll, tantôt c’est très doom…… déconcertant c’est déconcertant.

Pour ne rien gâcher, il y des tas de musiciens « guests » qui font admirablement bien leur boulot. On en compte pas moins de sept !!!! Et pas un pote qui vient hurler sur un titre mais des musiciens complètement décalés comme un/une saxophoniste (je ne suis pas très fort dans les noms finlandais).

Donc si l’on est surpris en permanence c’est bien la faute à ces changements de rythmes perpétuels qui vont du bien lourd et pesant (généralement accentués par la voix death) à de l’instrumental mélancolique. Là ou à la première écoute on peu penser à des breaks, passé deux minutes, on se rend compte que ces passages sont pour beaucoup dans cette ambiance indescriptible. Effectivement comment croire qu’un morceau de death puisse se finir avec une ambiance clavier/saxophone.

La présence de la voix féminine sur certain morceau est somptueuse et le mélange avec le « style » proposé est parfait. L’insertion du violon se fait sans difficultés, il faut dire que c’était l’instrument de la situation.

Voilà un excellent CD qui ravira tous les fans de concept originaux même si ce n’est pas la révolution absolue.

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