Chroniques de Julien

Toute l'actualité metal par Julien

Archive for the 'Grunge' Category

L7 : L7

L7 : L7En rangeant mes CDs je suis retombé sur cette petite pépite que je n’avais pas écouté depuis presque 10 ans. Quelle erreur de ma part quand on sait a quel point il est bon. Trêve de sentimentalisme et parlons un peu de L7, groupe de grunge ayant participé à la création de la Riot grrrl. Pour ceux qui ne le savent pas, la Riot grrrl est un mouvement Punk/Grunge datant du début des années 1990 et qui regroupait les groupes féminins du genre contre le machisme du Punk (c’est très raccourci comme description). Plus tard le groupe créa un autre mouvement le Rock For Choice qui prônait (et prône toujours) le droit à l’avortement. Voilà donc le contexte contestataire dans lequel émerge L7. Pour le nom du groupe cela vient d’une expression argotique « Sqarre » qui se traduirait simplement par abruti. Le groupe est né sous l’impulsion de Donita Sparks et Suzi Gardner mais il se fit aussi connaître par la présence de Jennifer Finch qui collabora furtivement avec Coutney Love dans le fameux groupe Sugar Baby Doll. Voici donc après une brève introduction du groupe L7 l’album éponyme.

Cet album est donc un hymne sans compromis au rock et à la décadence. Les filles ne s’en sont jamais cachées et c’est tant mieux. Le son brut de décoffrage soutient à merveille la qualité épurée des compos. 2 minutes 30 en moyenne, pas le temps de mégoter il faut que ça envoie. Comment ne pas être captivé par cette musique limite bruitiste par moment mais qui vient du fin fond des entrailles. On a l’impression qu’il n’y a aucune retouche, la musique nous est livrée tel quel. « Tu aimes tu restes, tu n’aimes pas tu te casses avec un coup de latte ». « Uncle Bob », est le titre qui me fait à chaque fois un effet bœuf. C’est le plus long de la galette avec ces 6 minutes 50 mais en réalité il pourrait durer des heures avec ses larsens permanents. Un tour de maître qui a dû en influencer plus d’un. Si l’on peut dire que certaines compos sentent bon l’urgence et la spontanéité il faut reconnaître que le la combinaison de trois chants différents fait toute la différence. En effet les trois jeunes femmes n’ont pas la même sensibilité et du coup on pourrait avoir trois fois le même titre mais avec trois chants différents et l’on aurait l’impression d’avoir trois titres différents.

Comme dit plus haut, nos jeunes femmes ne mâchent pas leurs mots. Les titres sont évocateurs et leurs revendications sont très compréhensibles : « Bite The Wax Tadpole », « Snake Handler » et j’en passe. Voilà un bon concept, faire un maximum de bruit et faire passer son message clairement.

D’autant que si le son est brut, il n’en est pas moins un gros son (surtout pour 1988 rappelons le au passage). Il sent bon le repiquage à l’ampli bien brûlant poussé a fond qui risque de rendre l’âme a tout moment.

Une petite perle qui mérite donc une relecture sérieuse pour tout ceux qui ne connaissent pas le groupe (mais je suis sur que tout le monde connaît au moins l’histoire du tampon balancer dans la fosse). Avant même que Nirvana et consorts ne fassent exploser la scène de Seattle, il y avait déjà nos furieuses de L7. Peu de temps après le groupe devint 100% féminin avec le recrutement Dee Plakas.

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Lethargy (Gal) : Purification

Lethargy (Gal) : PurificationEn recevant cet opus je ne savais déjà pas de quel Lethargy il s’agissait. Bref il fallu que je colle la galette dans mon mange disque pour être fixé. Il s’agit ici du groupe gallois et non du finlandais, du hollandais ou je ne sais quel autre pays. Le groupe prodigue une sorte de métal moderne regroupant de nombreuses influences (pas toujours bien digérés d’ailleurs) mais dont la prédominante est a coup sur le grunge. Bref il va y avoir à boire et manger dans ce Purification.

Bon en tant que tel le disque est plutôt agréable à écouter. On y retrouve de nombreux éléments qui feront musoter dans la voiture. Les titres sont plutôt catchy, les riffs assez accrocheurs mais il va manquer juste un petit coup de médiator supplémentaire pour faire passer ce disque dans le vraiment excellent. Il se cantonnera à « bon avec gros potentiel ». Le titre servant d’intro a cette galette comporte bon nombre d’éléments que j’affectionne. Le riff est bien gras (dans une veine heavy hard rock style BLS sans les harmoniques sifflées), le chant catchy et rocailleux avec un grain fort sympathique. Le refrain y est plutôt bien trouvé ainsi que les lignes mélodiques. Bref j’en redemandais mais je n’en aurais pas pour gros appétit. Les titres suivants sont certes pas mal mais l’accroche mélodique est moins présente et ces mêmes lignes de chant deviennent plus banales. Pire les influences prog’ ont pris le dessus et cela donne sur un titre comme « I See Man’s End in His Construction » qui sonnerait mieux entre les mains de Steven Wilson que celle de Lethargy. Bref il fallait se réveiller et c’est par son coté grunge que la solution est trouvée. Bon on pourrait encore citer les influences assez évidentes du groupe mais le couplé au métal moderne du groupe les compos passent mieux et le headbanging est de retour. « Inertia », « 14:9 » ou encore « Bleachin’ Bones » sont l’archétype de ce que doit faire Lethargy pour s’en sortir. Le groove des ces titres est imparable et le grain du chant est vraiment plaisant. Voila ce qui augure du bon pour la suite car je pense que je ne vais pas être le seul a regretter que ce disque ne soit pas plus direct et catchy par moment.

Mais il va falloir se dépêcher car le responsable de ce son risque d’avoir un carnet de commandes bien rempli. Le mixage est très bon avec une bonne balance entre rythmique basse/batterie et les grattes. Le son est bien épais comme il se doit et cela met le chant en valeur (surtout lorsqu’il force un peu c’est divin).

Voila en gros ce disque est une excellent pierre qui permettra a coup au groupe de construire un édifice digne de ce nom. Il faudra simplement plus se détacher de ses influences car si l’expérience venait a être reconduite cela risquerait de lasser l’auditeur.

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Nirvana : Unplugged in New York

Nirvana : Unplugged in New YorkA que de souvenir que de faire la chronique de l’un des premiers CDs achetés avec mes petits sous de gamins. Et que dire de mieux sur ce disque si ce n’est qu’il surpasse largement tous les autres « débranchés » du genre. Pour les veinards, si vous avez vu la vidéos c’est encore meilleurs. On retrouve donc nos compères rois de la planète grunge lâchés avec des instruments acoustiques pour ce qui restera comme un dernier adieu de Kurt à ses fans. Un moment unique à travers lequel passe toute l’émotion d’un groupe culte.

Bien sur pour certains c’est une hérésie de jouer en acoustique, mais pour une raison totalement mystérieuse, la magie opère de la première à la dernière note. Le groupe se prend au jeu et l’on se retrouve avec la quasi-totalité des « tubes » de Nirvana dans une version pour le moins originale. Petite batterie, basse acoustique, et le gaucher légendaire Kurt sur sa chaise toujours tête baissé. Eh oui comment vaincre cette timidité maladive qui le caractérisait, combien de fois l’aura-t-il fait……

Mais trêve de plaisanteries et revenons à la musique. Le son est monstrueux (même pour de l’acoustique), et on entend tous ce qui se passe au niveau des instruments. On entend également les nombreux « pains » de Kurt dont le plus énorme est celui sur le début de solo de « The Man Who Sold The World ». Mais qu’importe les « pains » ; l’intensité est à son paroxysme, sa voix est merveilleuse belle. Elle est n’a jamais été aussi poignante et on ressent chaque émotion, toute son émotion.

Outre les titres de Nirvana, on retrouve des covers idéalement choisis. Leur réinterprétation est tellement intense que en oublient les originaux. Out David Bowie (pour ne citer que lui mais pas des moindres), Welcome Nirvana !!!!!!!

Dommage, trois fois dommage, l’enregistrement est fait de telle sorte que l’on n’entend le public qu’entre les morceaux. Quand on sait combien les gens peuvent décupler l’émotion d’un titre c’est bien triste. Un petit « Come As You Are » avec un public en folie ça l’aurait fait je pense……. Quoique « About a Girl » ou « All Apologies » ou aaaahhhhhhhh en faite tous les titres quoi !!!!!!!!

Dans un dernier élan le groupe nous propose un « Where Did You Sleep Last Night » de toute beauté ou Kurt donne tous ce qui a comme si la chanson lui avait déchiré le cœur : un moment anthologique !!!!!!

Probablement le disque le plus indispensable de la discographie du groupe, ce Unplugged est un petit bijou qui se doit d’être dans toutes le chaumières.

Un objet de culte !!!!!!!!!!!!!!!!!!

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Stone Sour + Alice In Chains Bataclan 2006

interview Bloodsimple

Voilà une soirée qui s’annonce plus que mémorable. Après Down en début de mois, voilà que se profile un « petit » concert assez unique. En effet on retrouve deux fous furieux de Slipknot dans leur projet parallèle (Stone Sour) et une reformation de l’un des groupes les plus mythiques dans le genre (Alice In Chains). Le tout dans une petite salle parisienne un véritable bonheur. Ceux qui ont loupé ce concert auront loupé un show énorme, même si je n’apprécie pas plus que ça la musique d’Alice In Chains. Mais au vu de la réaction du publique et des fans venus en masse le concert a largement rempli son contrat.

Alors dur dur pour Blood Simple d’ouvrir ce bal. Le groupe ne déméritera pas en imposant son métalcore à un publique largement réceptif. Les fans de Slipknot présents dans la salle répondant de façon assez énergique. Le groupe bénéficia de 45 minutes, ce qui s’avéra largement suffisant pour faire ses preuves. La prestance du bassiste n’est pas étrangère au phénomène. Toutes dreads dehors il « headbange » à tout va pour notre plus grand plaisir. Le son est correcte ce qui permet d’apprécier la musique, certes peut original, du groupe. Maîtrisé le set s’est déroulé sans problèmes mais on s’en la tension monté, l’heure de Stone Sour arrive et j’avoue que j’attends le show avec impatience?

Setlist Blood Simple :

Numina

Lost It

Bloods

Sell me out

Fatlines

Path

Cruel World

St8 hate

interview Stone Sour

Les voilà enfin nos deux lascars. C’est Corey Taylor qui s’avance le premier les mains dans les poches d’un air de dire « a tient des gens, un micro?. ». Ni une ni deux, il se jette sur son micro et annonce la couleur d’entré de jeu : ça va déboîté sévère. En guise d’entrer en matière nous avons le droit au nouveau single « 30.30.150 ». Et que ça fleure bon. Chaque un des membres est impliqué a fond, dommage que je publique venu en masse n’ai d’yeux que pour Corey et Jim. En effet quasiment tout le monde passe à coté du show monumental de Roy Mayorga derrière ses fûts (n’oublions pas qu’il a jouer dans Soulfly et Sepultura entre autres). La présence scénique de Corey Taylor est vraiment impressionnante et débarrassé de son masque, il ne s’essouffle pas inutilement ce qui lui permet de chanter juste tout au long du set. Pour parfaire sa prestation le frontman s’adresse en français au public conquis d’avance (Merci Karine pour l’anti-sèche). Les titres de Stone Sour qui sonnaient déjà super bien sur CD, prennent toute leur ampleur sur la scène du Bataclan. « Inhale » étant assez énorme tout comme le nouveau titre « Reborn » qui est clairement taillé pour le live. Le titre est d’ailleurs dans le même esprit que le « Reborn » de Damage Plan.

Vient le moment qui m’a le plus impressionné, il s’agit de la balade « Bother » ou notre ami Corey vient se présenté seul, la guitare à la main, pour nous chanter ce titre des plus prenant. Dommage que le public, ne connaissant pas trop les paroles, ai crée un blanc lors du titre. Reste que l’émotion est au rendez vous que ça fait quand même drôle de voir deux facette si distinct d’un même homme. Accompagné dans un dernier élan par son compère Jim Root, Corey nous délivre un « Get Inside » des plus incisif, magnifique final. Avec la promesse ferme de Corey de revenir après la sortie du prochain album de Stone Sour le groupe nous quitte après une bonne heure de sudation. Exemplaire !!!!!!!!

Setlist Stone Sour :

30.30.150

Orchids

Blotter

Scars

Reborn

Inhale

Come Whatever

Bother

Idle Hands

Hell

Get Inside

interview Alice In Chains

Voici le clou de la soirée le retour d’Alice In Chains. Autant dire que je ne suis pas fan du groupe et que c’est plus avec respect que par passion que j’assiste à la représentation. Ce n’est pas l’avis évidement des gens de la salle qui sont venus voir le grand retour du groupe avec à sa tête le replaçant du mythique Layne Staley. Comment va réagir le publique à la présentation de William Duval ? Grande question qui trouva une réponse simple et rapide : Très bien. Il faut dire que le nouveau frontman ,coupe afro, ne tente pas de faire du Layne Staley, il fait du William Duval et ça le fait.

Ce set me permet de découvrir Jerry Cantrell en chaire et en os et j’avoue que c’est ce qui m’a le plus enthousiasmé. Flué le guitariste aura su délivrer un jeu parfaitement équilibré tout au long du concert. Son chant toujours impeccable est un véritableemnt hypnotique. Le groupe alternera entre gros tubes ( « Down in a hole » ou encore « Rooster ») et titres plus rares en live comme Sludge Factory.

Mais la soirée aurait pu mal finir avec une malheureuse coupure de courant durant « Man in the box » qui failli coûté chère a l’organisation. Finalement la coupure fût réparé et le concert se finis sur « Would !? » qui enthousiasma la foule restante.

Grosse soirée à Paris ce 22 juin dernier, vivement le retour de Stone Sour avec leur nouvel album et bravo a Alice In Chains qui a su parfaitement gérer son retour !!!!!!!

Setlist Alice In Chains :

Sludge Factory

Dam that river

Rain when I die

Angry Chair

Again

Junkhead

Down in a hole

No Excuses

We die young

Them bones

Rooster

Man in the box

Would?

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Alice in Chains – Bataclan 2006

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