Chroniques de Julien

Toute l’actualité metal par Julien

Archive for the 'Hard Rock' Category

Red Road Crossing : Medicine Man

Medicine ManPour me mettre l’eau à la bouche il suffit de pas grand-chose. Une bio ou l’on annonce Zakk Wylde comme influence c’est une mousse de sortie et le disque dans la platine sans réfléchir. Il ne m’aura pas fallu longtemps pour me rendre compte que l’ami Zakk est bien loin et qu’en lieu et place d’un disque qui envoie, je me retrouve avec une galette pour le moins insipide et passablement ennuyeuse. Et pourtant il y avait de quoi faire avec en ligne de mire l’excellent guitariste Thierry Sorondo (ex-High Power) et Laurent Brun-Lafferrere qui s’est abreuvé de culture amérindienne auprès de deux membres d’une tribu sioux. Mais voila de bonnes intentions et un concept ne font pas forcement un bon disque.

On retrouve dans ce disque un nombre incalculable d’éléments pénible. La liste exhaustive serait vraiment trop longue mais l’on peut commencer par le son. Ou est le mixage, ou est la chaleur. Sans rire on croirait entendre une démo non mixé tant le son est sec et creux. Bling bling il y a du son la dedans ? Cette impression est d’autant plus renforcée par l’utilisation maladroite d’une boîte à rythme. Froide, sans âme je taperais sur les casseroles de ma mère que j’aurais un meilleur groove. Ca va sans dire qu’il faut savoir passer outre ce genre de considération mais quand ce n’est pas la production ou la boîte à rythme c’est le chant qui agace. Certes il y a de bons passages mais la plupart du temps, les aigues sont mal maîtrisés et en plus certains cris sont totalement ridicules. Ce marrer c’est marrant mais il faut savoir arrêter le moment voulu.

D’autant que dans le lot on retrouve des passages soli emmenés par un Thierry Sorondo des grands soirs. Résultat ça fait encore plus tâche. Même le bon est entraîné vers le bas par un ensemble passablement pénible. Preuve en est « The Sweet Lodge » ou l’on retrouve des passages avec des samples sioux couplés à des bruitages électroniques à la co?. Franchement faut arrêter, heureusement que j’avais pensé à prendre ma bière en mettant ce disque. Que ce soit les balades, les mid tempos ou autres tout fini par être gâchés. L’espoir et puis hop c’est baclé??.

Véritablement dommage car une approche très saine est faite avec ce disque. Une vision mystique qui n’est pas souvent abordé dans notre contré avec un vrai un fond. En prime le groupe reversera 1? pour chaque CD vendu à une association caritative.

Une vraie grosse déception qui ne trouvera pas de salut. Même pour le fun je n’ai pas envie de dire d’écouter ce disque. Malheureusement de bonnes idées et de bonnes intentions ne font pas un bon disque???

PS: Cubaz est vendu avec une notice qui permet d’avoir une disto potable…

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Led Zeppelin : Physical Graffiti

Physical GraffitiPour la premières fois de leur histoire Led Zep nous offre un double album qui marquera les annales à plus d’un titre. Tant sur le plan commercial que purement critique ce fût un véritable triomphe. Disque parfait. Mais ils le sont tous parfaits, c’est simplement que ce disque fait preuve encore une fois de la grande classe et de l’ouverture d’esprit du groupe. Comme a chaque fois je vais me lancer dans la petite histoire du disque qui est, elle aussi, palpitante.

Il n’y a qu’a jeter un coup d’?il sur la pochette croquant les 96 et 98 St Mark’s place pour vous en rendre compte. Nous voyons apparaître un titre du nom de « Houses of the Holy », mais n’est-ce pas le titre de l’album précédent. Et bien si Physical Graffiti est en réalité assemblé de titres non retenus en son temps et de titres spécialement composés pour l’occasion. Au menu donc : « Bron-Yr-Aur » issus de la session de Led Zep III. « Night Flight », « Boogie with Stu » et « Down by the Seaside » issues de la session de Led Zep IV. « Black Country Woman », « The Rover » et « Houses of the Holy » issues de la session de Houses of the Holy. Voila déjà la moitié du disque de prêt, il ne reste plus qu’a trouvé des titres qui vont accompagnés ces petites perles. Malgré ces diverses origines le disque arrive a rester cohérent mais c’est bien entendu du au talent sans pareil de Page et compagnie. Car le résultat est vraiment bluesy a souhait mais en même temps il est également très electrique avec deux trois titres bien hard rock a souhait. Je pense notamment « Trampled Under Foot » dont la rythmique est aussi lourde qu’un bloc de béton.

Mais le perle de ce disque réside probablement dans « Kashmir », titre a consonance orientale d’un remarquable touché. Pour faire simple Led Zep pense que c’est le titre qui les défini le mieux, rien que ça. J’adore les titres très costaux présent sur ce disque a l’instar d’un « Custard Pie » véritablement efficace. Page fait étalage de son savoir faire avec un titre lui aussi passé culte : « In my Time of Dying ». Culte a plus d’un titre car outre sa prestation flamboyante au slide, ce titre disparu de la circulation après 77, date de la mort du fils de Robert Plant. Il l’a considère depuis comme un titre maudit??

Pour les titres plus anciens l’on ressent bien les essences des albums pour lesquels ils avaient été écrit et leur présence cote à cote fait un savant mélange des genre si chère au groupe. C’est peu être pour cela que ça marche si bien. Mieux valait ne pas se poser de question tout jeter en l’air et voir ce qui allait arriver. Magique dans sa finalité.

Petit mot quand même pour signaler le génie de la pochette originale qui laissait entrevoir un monde nouveau lorsque l’on sortait le double vinyle. Première production de leur maison de disque et véritable bombinette de cultures. Encore une fois un incontournable pour tout les fans de musique.

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Led Zeppelin : Houses of the Holy

Houses of the Holy1973 pointe le bout de son nez et toujours pas de nouvel album de Led Zeppelin. Mais que se passe-t-il, une panne d’inspiration, une querelle ? Non c’est simplement que le groupe a pris son temps pour nous concocter une suite au cultissime Led Zep IV. On dira : difficile de faire mieux que mieux mais le groupe garde toujours la même philosophie : se faire plaisir et envoyer de la musique qui leur correspond. C’est éminemment le cas avec ce House Of The Holy qui marque un tournant définitif, Led Zeppelin a coupé le cordon ombilical du Blues afin de s’adonner à une musique différente et tout aussi magique.

Il faut dire que la pochette annonce la couleur. Très controversée à l’époque, elle nous plonge directement dans l’univers que le groupe souhait exploré. Une ambiance planante et complètement barrée plane sur le dirigeable. L’entrée en matière avec « The Song Remains the Same » nous donne une bonne paire de claques avec une mélodie puissante couplée à une rythmique syncopée. Robert Plant est toujours aussi prenant avec un chant assez tordu alliant la puissance et les expérimentations (toutes maîtrisées et excellentes). Mais le meilleur reste à venir avec « The Rain Song ». Véritable monté en puissance tel un crachin qui se transforme en une tempête pour redevenir ciel bleu. Chaque instrument apporte sa pierre à l’édifice magistral qu’est cette chanson. Que ce soit John Paul Jones ou bien Jimmy Page, tout est magique. Le chant est là encore une merveille s’alliant avec volupté à la mélodie de Page. Il y a une véritable impression de pluie si l’on se met à écouter ce titre les yeux fermés. Retour à un titre plus classique pour Led Zep mais pas pour autant dénué d’intérêt « Over The Hills And Far Away ». Intro calme, puis un gros coup d’accélérateur pour nous offrir une bonne chanson très hard rock. Classique mais toujours efficace.

Mais là où les choses se corsent un peu c’est lorsque nous arrivons à « The Crunge ». En effet, le groupe nous offre un titre funk. Bien entendu le funk à la sauce Led Zep ça vaut forcément le détour. Les arrangements de Jones sont bien amenés et le chant de Plant colle aux baskets des trois autres lascars. On notera au passage que Page sait vraiment tout faire avec une six cordes dans les mains et il n’a pas fini de nous surprendre. Car après le funk, c’est le reggae qui pointe le bout de son nez. Oui, oui le reggae et ce n’est un problème pour personne, le groupe assure et nous offre sa vision. Vive l’ouverture musicale.

Avant d’en finir le groupe nous offre ce qui restera comme l’un des meilleurs des titres de ce disque « No Quarter ». Sortez l’éther (je déconne), le décollage est prévu dans dix secondes. Totalement barré ce titre nous offre un voyage au pays des rêves. Fermez les yeux, ouvrez grand les oreilles et laissez-vous aller, la musique parle d’elle-même. Encore une fois le quartet nous offre une vision unique de ce que peut être un autre monde, raffiné, planant, exquis.

Avec cet album le groupe c’est ouvert un nombre incalculable des portes et par la même, conforte sa place de numéro un des groupes de rock. Certes moins rock’n roll que les précédents, ce disque vaut surtout par son univers musical unique et sa vision très particulière du monde. Plus varié mais également plus difficile d’accès.

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Slash’s Snakepit : Ain’t Life Grand

Slash's Snakepit : Ain't Life GrandCette fois c’est bien sûr, les Guns ne seront plus jamais les mêmes. Résultat, dans ce nouveau millénaire, Slash nous propose pour notre plus grand plaisir un nouvel album de son Snakepit. Exit les potes du premier opus et welcome aux nouveaux potes du deuxième. Hormis ce changement de line up on notera surtout un changement musical qui plaira à certains et moins à d’autre (dont je fais partie) mais lorsque que l’on parle de Slash, on parle quand même d’un grand monsieur donc la qualité est bien là, rassurez-vous.

Si je préfère le premier opus c’est pour la simple et bonne raison qu’il sonne très Gun’s mais avec un chanteur qui ne m’insupporte pas. Ici nous sommes beaucoup plus ancrés dans les racines de Slash, à savoir du bon vieux rock’n roll bluesy 70’s à la Aerosmith (idole du guitariste au haut de forme). Au menu donc du rock’n roll, des belles balades (probablement les meilleures qu’il n’ait jamais écrites), et du groove à n’en plus finir.

Car ce qui fait la grande qualité de ce disque c’est bien la couleur que lui confère le son de Slash. Même avec de nouveaux compères on reconnaît le bougre à la minute même ou ses doigts effleurent les cordes. Lorsque l’on se prend d’emblée un excellent « Been there Lately », on ne peut que se mettre à « musotter ». On chantonne le refrain, la patate est là, c’est la garantie de passer une excellente journée. Il n’y a pas que ce titre qui vous réveillera. Mais Slash a su nous concocter des petites perles à l’instar du mid tempo « Serial Killer », dont le riff principal est à montrer dans toutes les écoles. Simple mais pourtant d’un feeling incroyable. Il y a fort à parier que peu de personnes peuvent le faire sonner comme le grand Slash. Je le disais un peu plus haut les balades sont souvent assez ennuyeuses chez notre fan de Les Paul mais ici elles sont véritablement de bonnes factures. Prenons en exemple le titre éponyme qui se déroule sans accros. Un tour de maître lorsque l’on prend des ballades issues d’album précédent.

Ce qui fait également la qualité de ce disque c’est bien évidement le son si typique de Slash, dont le coté vraiment rock’n roll ressort comme à chaque fois. Plus qu’un son c’est une signature qui permet de le reconnaître entre mille. Les fans du guitariste comprennent tout à fait ce que je veux dire.

Bien que je préfère le premier opus pour les raisons citées en introduction, ce disque vaut véritablement le détour. A l’heure ou Axl enchaînait les come back à la noix et les déclarations alambiquées, Slash lui se faisait plaisir avec un pur moment de Rock’n Roll.

Encore une fois la grande classe !!!!!

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Led Zeppelin : Led Zeppelin IV

Led Zeppelin IVPas de nom, juste des symboles, voilà ce se trouve sur l’entête du quatrième opus de Led Zeppelin. Et pourtant ce disque galvanisera de millions de personnes grâce au titre que Plant considère comme une chanson de mariage, « Stairway To Heaven ». Plus qu’un titre c’est le symbole du groupe, la quintessence de la magie Led Zep. Qui peut oser dire qu’il ne connaît pas se titre et qu’il ne sait pas que c’est un titre de Led Zeppelin. Personne c’est bien ce que je pensais. Mais ce disque ne se résume pas un titre (aussi mythique soit il) et en l’écoutant de bout en bout on comprend pourquoi il fait parti des disque les plus vendus dans l’histoire de la musique, tout un symbole ou plutôt quatre symboles.

Car avant de que « Stairway To Heaven » ne vienne nous chatouiller les oreilles, il y a le très puissant « Black Dog » qui déboule. Preuve s’il en est, Led Zep est de retour avec la ferme intention de faire du gros Hard Rock qui défrise. Syncopé, riff travaillé, Plant en grande forme ce titre fait également parti des gros classiques du groupe et il n’y a pas besoin de réfléchir, longtemps. « Rock And Roll » est assez amusant car il partage beaucoup de similitude avec ce qui se faisait dans les années 50 sauf que passé dans la moulinette sonore de Page, cela devient un titre d’une tout autre dimension. Même si la rythmique est assez simple, le travail du son est appréciable et « Rock And Roll » se retrouve donc bien punchy. Appréciable. S’en suit la balade « The Battle Of Evermore » mais le problème c’est que lorsque l’on sait qu’il y « Stairway To Heaven » derrière, le doigt glisse assez facilement.

Nous y arrivons donc à ce mythe. Comment ne pas se prosterner devant un tel chef d’?uvre. Que ce soit la monté timoré de ma mélodie, le chant planant de Plant se mêlant habilement à la musique en ce début de morceau, la furie déclanchée par Bonham, le solo parfait de Page et les quasi hurlements de Plant sur le final, tout est parfait. C’est vrai, une multitude de sentiments passent en l’espace s’une seule et même chanson. Pas le titre le expérimental du groupe mais le plus poignant et le plus viscéral sûrement (et ce même si Plant n’a jamais vraiment expliqué le sens de ses paroles, mais comme ça chacun y voit sa propre histoire). Après ce déluge, bien difficile de faire bonne figure. « Misty Mountain Hop » est probablement l’un des titres les plus « simpliste » du groupe mais bon il nous permet de reprendre nos esprits après « Stairway To Heaven ». D’autant que le zeppelin de plomb nous a garder encore quelques petites surprises dont le fameux « Four Sticks » qui doit son nom à la performance de Bonham. En effet ce n’est pas avec deux mais bien quatre baguettes (deux dans chaque main) qu’il joue ce titre. Couplé avec un coté tribale (qui sera repris par les frères Cavalera), le résultats est garanti unique.

« Going To California » voit notre bon Jimmy sortir sa mandoline et l’on notera un échos féminin très beau qui donnera un coté très mystique à ce titre. Final avec un petit coup d’harmonica sur « When The Levee Breaks » et le groupe clôt en beauté ce disque aux allures de perfection.

Disque phare du groupe grâce à « Stairway To Heaven », il révèlera au fur et a mesure des écoutes. En effet afin de saisir toutes les nuances de ce disque mieux vaut ne pas écouter systématiquement « Stairway To Heaven », ainsi les autres excellents titres se seront pas écrasés par la légende et ils vous montreront des trésors parfois insoupçonnables.

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Led Zeppelin : Led Zeppelin III

Led Zeppelin IIIAvec deux albums déjà cultes, le groupe revient en 1970 avec ce qui sera un album a part. En effet Led Zep a fait des émules et d’autres groupes anglais pointent le bout de leurs nez. J’entends par là Black Sabbath, Deep Purple et beaucoup d’autres. Mais contrairement à notre zeppelin de plomb, il prodigue un hard rock très agressif, ce qui deviendra plus tard le Heavy métal. Mais revenons a nos moutons et à ce Led Zeppelin troisième du nom. C’est vrai à peine 1 ans sépare le deux du troisième opus et pourtant le génial Jimmy Page a réussi a nous concocter une nouvelle mouture qui deviendra une grosse, une très grosse référence.

L’album s’ouvre un titre qui résonnera à travers les ages « Immigrant Song ». On dira que c’est le titre le plus typique de Led Zep. Puissant grâce à sa section rythmique en béton emmené par Bonham et Jones, ce titre prévaut également par la qualité du chant de Plant dont les vocalises typiques font mouche. Bien entendu Page reste le leader du son avec comme toujours un touché remarquable. Mais passé ce titre très Hard Rock, la surprise est plus que de taille car le groupe nous propose une tout autre mouture de Led Zep.

« Friends » est l’illustration parfaite de ce que voulait faire le duo de compositeur. L’explication doit probablement venir de leur retraite dans Bron-Y-Aur. Au calme et ne pleine quiétude, les compères nous proposent donc quelque chose de plus posé, de plus folk. Jimmy Page voulait faire un disque expérimental, Led Zep III en est le parfait représentant. Quelle magnifique idée que de faire un mixe entre une musique folk et des accents orientaux, le tout avec un grain de voix unique. Le groupe reviendra sur un titre plus énergique avant de faire de nouveau transpirer leurs influences Blues. « Since I’ve Been Loving You » est une énorme réussite et son caractère limite rétro est bluffant de sensibilité. La guitare y est féline et le chant toujours aussi prenant. Vos tripes n’ont qu’à bien se tenir.

Afin de poursuivre dans sa voie expérimentale, Page et consorts nous offrent un pléiade d’instruments sur « Gallows Pole » qui vient gonflé les possibilités. On retrouve donc du Banjo, de la mandoline et une interprétation a fleur de peau. La joie plane sur ce Led Zep III, preuve en est « Bron-Y-Aur Stomp » dont la bonheur est palpable sur chaque note. Dernier titre comme une sorte d’hommage à l’une des idoles de Page, Roy Harper. Emotions et frissons garantis.

Un disque à part qui a lui aussi été un gros succès. En l’écoutant on comprend mieux ce qui motivé Page lors de la formation du groupe. Il voulait être en perpétuelle évolution et la pari est réussi. Original, sincère, superbement arrangé et écrit, Led Zeppelin III fait date mais le groupe n’en est qu’à ses débuts et beaucoup de choses restent à découvrir.

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Led Zeppelin : Led Zeppelin II

Led Zeppelin IILa différence entre le commun des mortels et les génies c’est la faculté de créer sans cesse quelque chose qui mettra tout le monde d’accord. Dans le cas de Led Zepplin, c’est un cours de génie en accéléré. Leur premier opus étant a peine digéré que les revoilà déjà avec le très sobrement appelé Led Zeppelin II. Le succès ayant été au rendez-vous du premier, les concerts étant déjà « sold out », les attentes sur ce second album sont énormes. La finalité tout le monde la connaît, Led Zep plus grand groupe de rock du monde, rien que ça.

Mais ce qu’il faut bien comprendre, c’est que de crée un style c’est bien, mais de le révolutionner sans cesse c’est mieux. C’est ce qu’apporte Led Zeppelin II. Plus hard rock a proprement parlé, on note un détachement plus prononcé par rapport aux racines blues qui teintaient le premier. Il n’y a qu’à se plonger dans une écoute approfondie de « Whole Lotta Love ». Riff magistral, rythmique plombé qui faire peur à la ménagère de moins de 50 ans de l’époque et le chant inégalable de Robert Plant. On sent clairement que le bon Jimmy Page peut enfin se lâcher (et il se lâchera encore plus sur Led Zeppelin III). Son solo est d’école et la baffe est assurée. Précurseur c’est bien là le terme qu’il faut employer lorsque l’on parle de ce guitariste génial. Deuxième titre, deuxième baffe. « What Is And What Should Never Be » ou le concept de on se calle tranquille sans son fauteuil, on se laisse bercer par la voix planante de Plant et vlan le taquet qui fait mal. De faire l’apologie de chaque serait facile tant les musiciens sont déjà au somment de leur art. Il n’y a qu’à voir Jimmy Page passant d’un état voluptueux à un état de braise en un clin d’?il. L’enchaînement « Heartbreaker »/ « Living Loving Maid (She’s Just a Woman) » est dantesque. Mais il n’est pas le seul dans la barque car si je parle beaucoup de lui ses trois autres acolytes ne sont pas en reste. A commencer par Robert Plant qui sait galvaniser chaque instant par un feeling et une sincérité qui marque. John Paul Jones, maintient parfaitement la section rythmique mais si son rôle un peu amoindri par rapport aux trois autres. Mais tout reste relatif car le bougre nous gratifie de quelques passages assez magiques. Il ne reste plus que le frappeur fou John Bonham qui aura l’immense joie de nous faire un solo de batterie sur « Moby Dick ». Sensationnel serait le mot adéquate je pense pour ce qui est montrer dans toutes les écoles pour batteur. La vista et la puissance dans un seul et même être.

Encore un fois en avance sur son temps, ce Led Zeppelin II sera lui aussi une grande réussite qui en bluffera plus d’un. Plus personnel, il marque la progression du groupe vers ce Page attendait depuis longtemps. Expérimenté, expérimenté, expérimenté et se faire plaisir avec sa bande de potes.

Un incontournable du rock’n roll

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Led Zeppelin : Led Zeppelin

Led ZeppelinPour essayer de planter le décor de façon très matérialiste, il faut savoir que Led Zeppelin a vendu autant de son premier opus que Megadeth dans toute sa carrière. Il n’y a pas de secret, si la bande Page/Plant/ Bonham/Jones est devenu une légende de la musique ce n’est pas claquant des doigt c’est bel et bien en nous proposant un concept unique pour l’époque, le Hard rock. Même si le style s’affinera par la suite, les bases sont là et les influences de ce disque se ressentent encore 40 ans après. J’ai l’impression de parler d’un disque de l’âge de pierre mais (le remaster aidant il faut être honnête) ce disque n’a pas pris une ride et il en impose a n’importe quels groupes d’hier et d’aujourd’hui. Petit cours d’histoire de la musique.

Il faut donc se replonger dans les années 60 et reprendre l’histoire là ou elle a commencé au sein des Yardbirds. Ce groupe un peu l’Alcatrazz des années 60. En effet on y retrouvera derrière la six cordes Eric Clapton, Jeff Beck et Jimmy Page, rien que ça. Courant 68, Page se retrouva tout seul à bord navire Yardbirds et devant achevé une série de concert il recruta une bande jeune loup : Robert Plant, John Bonham et John Paul Jones. Dans le coup n’aillant plus grand-chose a voire avec les Yarbirds d’antant un changement de nom s’imposa, Led Zeppelin est né.

L’envie de rentrer en studio démange et il ne faudra pas beaucoup de temps avant que Led Zeppelin premier du nom ne voit le jour. Avec cet album le groupe posa définitivement les bases de ce qui allait devenir le Hard Rock. En effet les évolutions techniques sont considérables se qui permet à Page de jouer fort, très fort. C’est le deal et pendant longtemps Led Zep a été le groupe qui jouait le plus fort. Du blues jouer avec un son agressif et une énergie débordante, voilà ce qu’est le vrai Hard Rock. Mais Page n’est pas le seul a en avoir sous la semelle. Car si sa guitare est omniprésente, c’est sa complémentarité avec la voix incomparable de Plant qui fera la différence. Aussi bien pour son coté maniéré que par ses cris limite orgasmiques, son chant restera a jamais gravé dans la mémoire collective. Mais au-delà de se duo il y a aussi un batteur de génie qui démontre une rare violence dans sa frappe. Sa frappe qui même si elle assommerait un b?uf, était rempli d’un groove et d’un feeling rarement égalé. Faire de l’extrême avec des plans bluesy il fallait oser et Led Zep l’a fait. Dernier larron de la bande, John Paul Jones est un modèle pour tous les bassistes. Son sens inégalable de la rythmique et sa vista dans ses parties lead sont tellement indescriptibles qui faut l’entendre pour le croire.

Ce disque est donc bel et bien un mythe et en plus il se veut aussi varier que possible. On y retrouve ainsi le magistral « Dazed And Confused » ou la puissance se mêle aisément avec le planant. Preuve si l’en ai que l’héritage des Yardbirds n’est pas mort, Page usant d’artifices expérimentaux comme l’archet. Imaginez vous en 69 avec un titre comme « Communication Breakdown », mais quelle claque. La puissance à l’état brut, le tout avec un touché phénoménal. Ce n’est pas pour autant que le groupe perd sa sensibilité et « Babe, I’m Gonna Leave You » est là pour nous le rappelé. Rempli d’émotion, ce titre au relent folk met parfaitement en avant toutes les sensations que peut faire passer Plant avec sa voix. Magnifique.

Plutôt que d’être une année érotique, 69 est la date de naissance d’un véritable mythe qui court depuis maintenant quatre décennies et qui ne finira jamais de nous surprendre de part sa modernité et sa perfection d’écriture. Led Zep est né et restera a jamais dans l’inconscient collectif comme le groupe qui révolutionnera le monde de la musique, rien que ça.

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Robert Plant : Raising Sand

Raising SandPour le coup cette chronique ne sera vraiment pas celle d’un album de métal mais quand il s’agit de la voix de l’un des plus grands groupes du monde on ne peut que se laisser porter par sa beauté. Cette voix c’est bien sure celle de Robert Plant. Pas besoin de le présenter a moins que vous ayez vécu congelé dans un iceberg depuis presque 40 ans. Mais la particularité de ce disque c’est que ce n’est pas son compère de Led Zep qui l’accompagne mais une belle chanteuse de Bluegrass Alison Krauss (pour ceux qui n’aime pas le genre, elle aussi fait des titres pour O’Brother des Frère Cohen, pour Buffy et j’en passe beaucoup, beaucoup. Elle a également gagné 20 grammy awards, donc ce n’est pas une inconnue). Si son nom ne vous dit vraiment rien a l’issue de cette écoute vous serez sous le charme de la belle, c’est garantie sur facture. Après une telle introduction place a la musique??..

Après c’est bien beau de proposer un duo magnifique mais que chanter ? La réponse se trouvera à travers les 13 reprisent qui jalonnent ce disque magnifique. Mais attention les titres proposés ici sont loin des d’être des titres accessible à tous et il faut avoir une culture musical béton pour pouvoir se targuer de connaître chacun d’entre eux. Rassurez vous il n’est pas nécessaire de connaître les originaux pour en prendre plein les oreilles. C’est vrai, même le titre a priori le plus récent (1998) et composé de la main même de Robert Plant (et de celle de Jimmy Page) se retrouve réapproprié et présenter dans un écrin tout neuf.

Car la véritable magie de ce disque c’est la communion quasi mystique entre le duo de chanteur. Que ce soit à l’unisson (« Rich Woman »), en solo (« Sister Rosetta Goes Before Us » pour Krauss et « Polly Come Home » pour Plant) ou bien de concert c’est énorme, ça groove et je me suis retrouvé comme hypnotisé par la musique. Cette musique s’ailleurs se veut clairement minimaliste avec peu d’instruments et des arrangements hallucinants. Non seulement ce disque est bien écrit mais il arrive à faire passer un nombre impressionnant de sentiments. Mélancolie avec « Please Read The Letter » ou le violon vient parfaitement soutenir un ensemble dépouillé, de la joie avec le single très rock « Gone Gone Gone (Done Moved On) », ou même la stupéfaction avec mon titre préféré « Nothin’ ». En toute honnête, je pense que rarement la musique s’est faite aussi sombre. Le son de la guitare est sale et ultra distordu. Le tempo malsain, le chant de Robert Plant planant. Croisons les doigts pour qu’ils la jouent en concert. Autre titre qui ma bien surpris c’est cette reprise de Tom Waits ou seul la chanteuse américaine se lance. Lorsque l’on connaît un peu Tom Waits et son univers on ne peut que s’incliner devant Alison Krauss qui s’en sort a merveille là aussi.

Ce qui fait également la particularité de disque c’est son ambiance sonore qui n’a pas son pareil. Peu de notes mais un impression oppressante de lourdeur dès que la musique se ralenti. Des sonorités qui nous plongent dans les années 50-60 (dont bon nombre de titres sont issus) mais avec un modernité et une puissance que seule une production moderne peut offrir. Piqûre de rappel pour « Nothin’ » dont le son est sublimant.

Un disque unique qui vaut son pesant d’or. Le concert s’annonce dantesque avec en plus des titres de Led Zep revus et corrigés à cette sauce. Un duo qui marche, un disque qui groove, une exprérience a ne surtout pas manqué.

Avis aux amateurs !!!!!!!!!

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Slash’s Snakepit : It’s Five O’Clock Somewhere

Slash's Snakepit : It's Five O'Clock SomewhereGuns N’ Roses, voilà un groupe aura marqué une époque et qui aura fait de Slash une légende du rock’n roll. Pourtant à l’orée de cette année 1995 notre bon Slash ne sait pas trop quoi faire avec ses dix doigt et décide donc de faire appel à ses potes qui s’ennuient aussi dans Guns (ou qui viennent de se faire viré, ou qui allaient se faire virés au choix) plus deux autres amis de marques en la personne de Mike Inez et Eric Dover. En gros c’est quand même bien classe comme groupe.

Mais un groupe n’est rien sans des compos qui tuent et ce disque en regorge. Du bon rock’n roll à la sauce Jack Daniel’s ça me parle toujours. D’autant plus que Slash a gardé le meilleur pour ce premier disque. Je dois le reconnaître, je n’aime pas trop le chant d’Axl. Du coup du Guns burné avec un chanteur qui me convient ça le fait. Car finalement nous ne sommes pas vraiment loin de Appetite For Destruction.

Slash s’amuse et on le ressent sur chaque titre. Bon compromis heavy/rock ce disque montre que sans dictature, ni pression le guitar hero chapeauté peut faire des merveilles. Les riffs sont solides et accrocheurs, les soli majestueux et le son inimitable. Ici pas de balades à la mort moi le n?uds (quelle belle expression bravo). Sans rire même si certains titres commence molo, ils finissent toujours par exploser sur un tempo rock’n roll. Vous y rajoutez de l’harmonica, du slide et tout l’attirail du parfait petit rocker et c’est partir pou un disque de folie.

La section rythmique assurée par le génial Mike Inez et Matt Sorum est monstrueuse. Le bon Mike fait son show et le résultat est assez bluffant. On comprend mieux pourquoi il avait été pressenti pour prendre la place de Jason Newsted dans Metallica quelque année plus tard.

Et que dire du son imité mais jamais égalé de Slash. Son touché et sa science du son font qu’il est identifiable entre mille. Ca mon pote c’est Slash et personne d’autre. La production est signée Mike Clink, les fans des Guns le reconnaîtront.

Voilà ce disque est donc passé à la postérité et son écoute est toujours un rayon de soleil pour moi. Du grand, du très grand Slash qui a permis d’attendre un peu car le second opus ne sortira que 5 après et Velvet Revolver ne se formera que bien des années après.

Un incontournable !!!!!!!!!!

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