Chroniques de Julien

Toute l'actualité metal par Julien

Archive for the 'Hard Rock' Category

Interview : Shinedown

interview Shinedown
Pour leur première venue en France, nous avons la chance de rencontrer Brent Smith chanteur du groupe Shinedown. Après quelques galères de parking aux alentours de la Maroquinerie, le voila frais et dispo pour répondre a nos questions?..

1) Peux tu nous raconter l’histoire du groupe ?
Dans sa version courte car c’est un très longue histoire (il sourit). Revenons donc au Etats-Unis a Nashville dans le Tennessee, c’est la ou j’ai été signé pour la première fois par Atlantic (NDR : le label de Led Zep rien que ça) ce qui m’a permis d’aller dans tous les Etats-Unis pour rencontrer tout un tas de gens. C’est a ce moment là ou je suis arrivé en Floride ou j’ai rencontré les deux guitaristes originaux du groupe. Nous avons enregistré 2 albums ensemble. Ensuite nous avons du nous séparer a cause de divergence a propos du groupe. Nous avons donc du tout restructurer avec Barry afin de pouvoir faire notre troisième album « Sound Of Madness » et nous voilà ce soir a Paris. Tu sais c’est notre premier show a Paris et c’est un grand honneur pour nous. L’année dernière nous avons fait une toute petite tournée en première partie de Disturbed mais nous n’étions pas passé par la France. Là nous faisons un super tournée d’une vingtaine de date, celles d’Angleterre sont sold out. Nous avons travaillé dur pour ce moment et nous comptons bien en profiter un maximum (il rit).

2) Vous allez en profitez pour visiter Paris demain ?
Non nous devons reprendre la route après le show, nous avons 12 heures de route pour aller a Stockholm. Mais nous allons avoir un day off dans deux jours, ca sera l’occasion de faire la fête avec nos potes de The Crave.

3) Parlons un peu de votre dernier album, le changement de personnel a-t-il influencé l’écriture du disque ?
Non pas vraiment, je compose la plupart des mélodies et j’écris les textes donc ça n’a pas changé ma façon de faire. Tout commence avec la mélodie que je trouve, après j’essaye de trouver l’accroche du refrain et après on en discute tous ensemble. Parfois il arrive que j’arrive avec le morceau pratiquement fini et il ne reste plus qu’a trouver le texte. Ensuite nous allons en studio. Certains titres ont pris a peine 20 minutes a écrire d’autres 2 jours, on ne peut pas prévoir (il rit).

4) On dit souvent que les meilleurs titres sont justement écris en 20 minutes, qu’en penses tu ?
C’est vrai le plus rapidement la chanson te vient, le mieux elle est. Je vois ces chansons comme un cadeau car elles te sont directement dictées par ton c?ur et ce que tu es. Elles ne peuvent vraiment pas être mauvaise. Même si elles ne feront pas partis de l’album quand tu les réécoutes, elles te parlent plus qu’un titre sur lequel tu as trop réfléchis.

5) Est-ce pareil pour les textes ?
On va dire que oui. Par exemple Sound Of Madness est l’album le plus personnel au niveau des textes. D’écrire des textes et de la musique c’est beaucoup moins cher qu’une thérapie. Chaque titre de cet album a un début et une fin. Il a fallu que ça sorte spontanément, je n’ai pas eu a réfléchir pendant des mois, enfin sauf pour un titre mais bon?.. C’est un peu comme peindre un moment précis de ta vie. Ce nouvel album me ressemble vraiment, comme je te le disais c’est le plus personnel que je n’ai jamais fait. On peut prendre un exemple avec « Second Chance » qui parle de la relation entre ma mère et mon père le jour ou je suis parti de la maison pour faire ce que j’avais à faire. « Call me » parle d’un très bon ami qui a subit un terrible divorce l’année dernière. Il y a un autre qui parle de ma fiancée et de mon fils, au final cela représente 18 mois de ma vie.

6) On remarque que le titre éponyme est mixé par Doug Mckean alors que le reste de l’album est mixé par Chris Lord-Alge. La différence de son est assez marquante, peux tu nous dire un mot sur ce choix ?
Doug a été l’ingénieur son sur tout l’album et il adore ce titre éponyme. Il a énormément travaillé sur l’album et sur ce titre en particulier. Il nous a tout simplement proposé un meilleur mixe que celui de Chris. Mais attention Chris a fait du super bon boulot sur le reste de l’album, son travail a été fantastique mais sur le titre éponyme Doug a été le meilleur (il rit).

7) On parlait de titres très personnels pour cet album, quel est ton préféré ?
OH, c’est une question difficile. Pour moi personnellement c’est « The Crow & the Butterfly ». C’est ce genre de titres écrit en 20 minutes qui sort vient de tes tripes. Le corbeau et le papillon représentent une mère et son enfant. La mère perd son travail et elle meurt. C’est ensuite tous les mots qui n’ont pas été dit, la mère fait tout pour que son fils continue sa vie, c’est un sujet très profond pour moi. Beaucoup de personnes trouvent que c’est une histoire triste mais en même temps c’est une histoire sur une vie qui doit continuer. Ce n’est pas triste de vivre.

8) On va continuer de parler de toi, te souviens tu de ton premier concert ?
(Il réfléchit un bon moment) BAD COMPAGNY mais pas avec Paul Rodgers, avec l’autre chanteur, mon père m’y a emmené.

9) Ton premier album acheté ?
MOTLEY CRUE, Back In Black (il rit d’avoir mélangé), non ça c’était le deuxième (il rit). Le premier était Girls, Girls, Girls de MOTLEY CRUE et le second Back In Black d’AC/DC

10) Pourtant j’ai lu que tu adorais aussi un autre style.
C’est vrai je suis un grand fan de Soul, ma plus grosse influence c’est Otis Redding. J’adore Marvin Gaye, Billy Holidays. Mais attention j’écoute aussi énormément Black Sabbath, Led Zeppelin, j’adore le Grunge Soundgarden, Alice In Chains, Nirvana et bien sur Motley Crüe et AC/DC

10) Que représente l’esprit du métal pour toi ?
Accepter le fait que parfois tu peux être en colère, accepter le fait que parfois tu peux être triste, accepter le fait que parfois tu peux être heureux, accepter le fait que parfois tu peux être
<BR/>Amoureux. Ce que je veux dire c’est qu’il faut t’accepter comme tu es. Le métal et la musique ne général c’est comme un ami que j’ai l’impression de toujours avoir connu. Cette musique permet d’exprimer tous les sentiments sans concession.
<BR/>

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Shinedown – La Maroquinerie 2009

Shinedown - La Maroquinerie 2009   Shinedown - La Maroquinerie 2009   Shinedown - La Maroquinerie 2009   Shinedown - La Maroquinerie 2009   Shinedown - La Maroquinerie 2009  
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Yngwie Malmsteen : Perpetual Flame

Yngwie Malmsteen : Perpetual FlameSur le papier ce disque me faisait envie. Mais après la déconvenue du Graspop ou Ripper Owens avait massacré les vieux titres de Malmsteen et ou Yngwie lui-même s’était auto parodié (oui il faut le faire) je ne savais plus quoi en penser moi de ce Perpetual Flame. Le constat va être rapide. Ce disque est mauvais et puis c’est tout.

On va me dire que c’est parce que je n’aime pas Malmsteen, mais c’est faux (au contraire). Il faut simplement être honnête, ce disque n’apporte rien, mais vraiment rien. Pire on a l’impression d’avoir du resucée sans saveur. On va commencer par tailler un petit costard à notre ami Ripper. Il va falloir arrêter les conneries mon garçon. OK il s’est fait salement viré de Judas et de Iced Earth et Beyond Fear n’a pas marché mais quand même…. Ce n’est pas tant le fait qu’il cachetonne c’est surtout le fait qu’il est réduit à faire de la soupe. On a l’impression qu’il n’a même pas eu un droit de regard sur ses lignes de chant (ce qui doit être le cas). En plus son chant est totalement bidouillé, une machine aurait pu faire mieux (bon la je pousse le bouchon un peu loin mais ça me saoule). Bref on dirait presque que c’est Mark Boals, à ce compte là autant ne pas chercher midi à quatorze heures et il fallait le reprendre. D’autant que du point de vue du chant, le bon Yngwie peut faire du bon. La preuve en est, le seul bon titre de la galette « Magic city ». Yngwie chante sans faire l’ivrogne et c’est plutôt classe. En plus le titre est tout en sobriété, aux antipodes du reste de l’album.

Car il faut se le farcir ce nouvel album. Plus d’une fois j’ai failli couper ma chaîne tant le calvaire fût long. J’adore quand Malmsteen dévale son manche à toute allure mais là c’est trop. A la limite il nous aurait fait un disque avec un solo de 50 minutes ça aurait été la même. Les mélodies sont médiocres, les riffs inexistants et même les soli sont déjà entendus. Il ne sera donc pas difficile de savoir quel est le destin de ce disque, la poussière. Allez on va quand même repêcher « Red Devil ». Plus sobre que le reste, il tire son épingle du jeu avec un jeu plus sobre du suédois aux breloques.

Et comme si cela ne suffisait pas l’enchaînement des titres est des plus étrange. En effet si le début nous les brisait avec un Owens en méforme, il sera vite supplanté par la branlette de manche. Le disque finit avec pas moins de 3 instrumentales (toutes plus pénibles les unes que les autres), le titre chanté par Malmsteen. On le retrouve vite fait accoudé au bar de « Eleventh Hour » mais bon aille aille aille……

Voilà on ne va pas épiloguer des heures, ce disque est vraiment mauvais, même pour le fan ultime ce disque risque d’être imbuvable. Dommage qu’il n’est pas mieux tiré partie de sa collaboration avec Ripper Owens et dommage que Tim ne se reprenne pas en main sérieusement. J’espère que ce disque n’est qu’une erreur de parcours mais quand on sait que c’est l’une des genèse les plus longues pour Malmsteen ça fait quand même un peu froid dans le dos…….

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Endeverafter : Kiss or Kill

Endeverafter : Kiss or KillEndeverafter a commencer a fait parler d’eux il y a de ça 3 ans (et oui 2009 déjà) en ayant effectué la première partie de Poison au US. Ca c’est pour la petite anecdote car au-delà de ce fait d’arme tout a fait honorable, il faut reconnaître que ce premier opus est a la hauteur de ces illustres prédécesseur, les Guns et Mötley Crüe en tête. Rien que ça me direz vous, et bien oui. Le renouveau du bon hard rock made In Oncle Sam passera probablement par l’avènement de Endeverafter. Beaucoup de pression donc mais les épaules de Michael Grant semble bel et bien taillés pour ça.

Si la filiation entre les gloires US et son dernier rejeton est évidente, Endeverafter n’hésite pas puiser dans le vieux continent en empruntant parsi parla des passages assez typique de ce que l’on trouve chez Iron Maiden et consorts. Le résultat est vraiment probant et je me mets aux aguets afin de ne pas louper le prochain opus.

Mais restons concentré sur celui-ci qui est déjà bien rempli. L’album s’ouvre avec le Toni truant « I wanna be your man ». Titre au combien accrocheur avec son riff pénétrant et ses lignes de chant entêtantes. Rien a redire ça groove bien et le refrain est bien catchy. Heavy rock de grande classe. Le cran va monter encore avec le « Baby, Baby, Baby » encore plus percutant que son prédécesseur. Même avec des titres plus cool (en cela tout simplement mid tempo) comme « Gotta get out », Endeverafter fait mouche. On retrouve bien la touche US qui a fait les beaux jours de bon nombre de groupe. « Poison » fait penser à (non pas a Poison) mais a du Mötley Crüe en grande forme. Encore une fois c’est simple et catchy.

Il faut bien reconnaître que le groupe a placé la barre hyper haut et la suite a défaut d’être excellente se cantonnera a du bon (voire très bon avec « Tip of my tongue »). Je ne dirais pas de mal de la suite bien au contraire c’est simplement que le disque a démarré tellement fort que la comparaison début/fin est assez lourde. En eux même ces titres de seconde partie de galette présente des qualités d’accroche assez élevées et se révèlent au fil des écoutes de mieux en mieux. Seul les balades sont vraiment mauvaises. Ca sent le sucre a plein nez avec du violon pénible, rien a garder dedans, mon doigt vengeur glissera a chaque fois. On retrouve de très bonne idée dans cette fin d’album avec le progressiste « Road to destruction ». Alternant le calme et la fougue (avec des relents de Maiden) il montre un autre visage plutôt convaincant du groupe. Qui dit Hard rock dit soli. Pas de soucis de ce coté là, ça assure. Supérieur à la moyenne (certes médiocre mais quand même), ils sont l’uns des nombreux points positifs de ce disque.

Un premier album d’une grande qualité qui pourrait faire date. Même si le groupe n’en vendra certainement pas 20 millions, vous pouvez vous laisser tenter sans crainte car le plaisir sera au rendez vous.

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Red Road Crossing : Medicine Man

Red Road Crossing : Medicine ManPour me mettre l’eau à la bouche il suffit de pas grand-chose. Une bio ou l’on annonce Zakk Wylde comme influence c’est une mousse de sortie et le disque dans la platine sans réfléchir. Il ne m’aura pas fallu longtemps pour me rendre compte que l’ami Zakk est bien loin et qu’en lieu et place d’un disque qui envoie, je me retrouve avec une galette pour le moins insipide et passablement ennuyeuse. Et pourtant il y avait de quoi faire avec en ligne de mire l’excellent guitariste Thierry Sorondo (ex-High Power) et Laurent Brun-Lafferrere qui s’est abreuvé de culture amérindienne auprès de deux membres d’une tribu sioux. Mais voila de bonnes intentions et un concept ne font pas forcement un bon disque.

On retrouve dans ce disque un nombre incalculable d’éléments pénibles. La liste exhaustive serait vraiment trop longue mais l’on peut commencer par le son. Où est le mixage, où est la chaleur. Sans rire on croirait entendre une démo non mixée tant le son est sec et creux. Bling bling il y a du son la dedans ? Cette impression est d’autant plus renforcée par l’utilisation maladroite d’une boîte à rythme. Froide, sans âme je taperais sur les casseroles de ma mère que j’aurais un meilleur groove. Ca va sans dire qu’il faut savoir passer outre ce genre de considération mais quand ce n’est pas la production ou la boîte à rythme c’est le chant qui agace. Certes il y a de bons passages mais la plupart du temps, les aiguës sont mal maîtrisés et en plus certains cris sont totalement ridicules. Ce marrer c’est marrant mais il faut savoir arrêter le moment voulu.

D’autant que dans le lot on retrouve des passages soli emmenés par un Thierry Sorondo des grands soirs. Résultat ça fait encore plus tâche. Même le bon est entraîné vers le bas par un ensemble passablement pénible. Preuve en est « The Sweet Lodge » où l’on retrouve des passages avec des samples sioux couplés à des bruitages électroniques à la co…. Franchement faut arrêter, heureusement que j’avais pensé à prendre ma bière en mettant ce disque. Que ce soit les balades, les mid tempos ou autres tout finit par être gâché. L’espoir et puis hop c’est baclé…….

Véritablement dommage car une approche très saine est faite avec ce disque. Une vision mystique qui n’est pas souvent abordée dans notre contrée avec un vrai fond. En prime le groupe reversera 1€ pour chaque CD vendu à une association caritative.

Une vraie grosse déception qui ne trouvera pas de salut. Même pour le fun je n’ai pas envie de dire d’écouter ce disque. Malheureusement de bonnes idées et de bonnes intentions ne font pas un bon disque………

PS: Cubaz est vendu avec une notice qui permet d’avoir une disto potable…

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Led Zeppelin : Physical Graffiti

Led Zeppelin : Physical GraffitiPour la premières fois de leur histoire Led Zep nous offre un double album qui marquera les annales à plus d’un titre. Tant sur le plan commercial que purement critique ce fût un véritable triomphe. Disque parfait. Mais ils le sont tous parfaits, c’est simplement que ce disque fait preuve encore une fois de la grande classe et de l’ouverture d’esprit du groupe. Comme à chaque fois je vais me lancer dans la petite histoire du disque qui est, elle aussi, palpitante.

Il n’y a qu’à jeter un coup d’œil sur la pochette croquant les 96 et 98 St Mark’s place pour vous en rendre compte. Nous voyons apparaître un titre du nom de « Houses of the Holy », mais n’est-ce pas le titre de l’album précédent ? Et bien si Physical Graffiti est en réalité assemblé de titres non retenus en son temps et de titres spécialement composés pour l’occasion. Au menu donc : « Bron-Yr-Aur » issus de la session de Led Zep III. « Night Flight », « Boogie with Stu » et « Down by the Seaside » issues de la session de Led Zep IV. « Black Country Woman », « The Rover » et « Houses of the Holy » issues de la session de Houses of the Holy. Voila déjà la moitié du disque de prêt, il ne reste plus qu’à trouver des titres qui vont accompagner ces petites perles. Malgré ces diverses origines le disque arrive à rester cohérent mais c’est bien entendu dû au talent sans pareil de Page et compagnie. Car le résultat est vraiment bluesy à souhait mais en même temps il est également très électrique avec deux trois titres bien hard rock. Je pense notamment à « Trampled Under Foot » dont la rythmique est aussi lourde qu’un bloc de béton.

Mais la perle de ce disque réside probablement dans « Kashmir », titre à consonance orientale d’un remarquable touché. Pour faire simple Led Zep pense que c’est le titre qui les défini le mieux, rien que ça. J’adore les titres très costaux présents sur ce disque à l’instar d’un « Custard Pie » véritablement efficace. Page fait étalage de son savoir-faire avec un titre lui aussi passé culte : « In my Time of Dying ». Culte à plus d’un titre car outre sa prestation flamboyante au slide, ce titre disparu de la circulation après 77, date de la mort du fils de Robert Plant. Il le considère depuis comme un titre maudit…

Pour les titres plus anciens l’on ressent bien les essences des albums pour lesquels ils avaient été écrits et leur présence côte à côte fait un savant mélange des genres si cher au groupe. C’est peut-être pour cela que ça marche si bien. Mieux valait ne pas se poser de question tout jeter en l’air et voir ce qui allait arriver. Magique dans sa finalité.

Petit mot quand même pour signaler le génie de la pochette originale qui laissait entrevoir un monde nouveau lorsque l’on sortait le double vinyle. Première production de leur maison de disque et véritable bombinette de cultures. Encore une fois un incontournable pour tous les fans de musique.

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Led Zeppelin : Houses of the Holy

Led Zeppelin : Houses of the Holy1973 pointe le bout de son nez et toujours pas de nouvel album de Led Zeppelin. Mais que se passe-t-il, une panne d’inspiration, une querelle ? Non c’est simplement que le groupe a pris son temps pour nous concocter une suite au cultissime Led Zep IV. On dira : difficile de faire mieux que mieux mais le groupe garde toujours la même philosophie : se faire plaisir et envoyer de la musique qui leur correspond. C’est éminemment le cas avec ce House Of The Holy qui marque un tournant définitif, Led Zeppelin a coupé le cordon ombilical du Blues afin de s’adonner à une musique différente et tout aussi magique.

Il faut dire que la pochette annonce la couleur. Très controversée à l’époque, elle nous plonge directement dans l’univers que le groupe souhaite explorer. Une ambiance planante et complètement barrée plane sur le dirigeable. L’entrée en matière avec « The Song Remains the Same » nous donne une bonne paire de claques avec une mélodie puissante couplée à une rythmique syncopée. Robert Plant est toujours aussi prenant avec un chant assez tordu alliant la puissance et les expérimentations (toutes maîtrisées et excellentes). Mais le meilleur reste à venir avec « The Rain Song ». Véritable montée en puissance tel un crachin qui se transforme en une tempête pour redevenir ciel bleu. Chaque instrument apporte sa pierre à l’édifice magistral qu’est cette chanson. Que ce soit John Paul Jones ou bien Jimmy Page, tout est magique. Le chant est là encore une merveille s’alliant avec volupté à la mélodie de Page. Il y a une véritable impression de pluie si l’on se met à écouter ce titre les yeux fermés. Retour à un titre plus classique pour Led Zep mais pas pour autant dénué d’intérêt « Over the Hills and Far Away ». Intro calme, puis un gros coup d’accélérateur pour nous offrir une bonne chanson très hard rock. Classique mais toujours efficace.

Mais là où les choses se corsent un peu c’est lorsque nous arrivons à « The Crunge ». En effet, le groupe nous offre un titre funk. Bien entendu le funk à la sauce Led Zep ça vaut forcément le détour. Les arrangements de Jones sont bien amenés et le chant de Plant colle aux baskets des trois autres lascars. On notera au passage que Page sait vraiment tout faire avec une six cordes dans les mains et il n’a pas fini de nous surprendre. Car après le funk, c’est le reggae qui pointe le bout de son nez. Oui, oui le reggae et ce n’est un problème pour personne, le groupe assure et nous offre sa vision. Vive l’ouverture musicale.

Avant d’en finir le groupe nous offre ce qui restera comme l’un des meilleurs des titres de ce disque « No Quarter ». Sortez l’éther (je déconne), le décollage est prévu dans dix secondes. Totalement barré ce titre nous offre un voyage au pays des rêves. Fermez les yeux, ouvrez grand les oreilles et laissez-vous aller, la musique parle d’elle-même. Encore une fois le quartet nous offre une vision unique de ce que peut être un autre monde, raffiné, planant, exquis.

Avec cet album le groupe s’est ouvert un nombre incalculable de portes et par la même, conforte sa place de numéro un des groupes de rock. Certes moins rock’n roll que les précédents, ce disque vaut surtout par son univers musical unique et sa vision très particulière du monde. Plus varié mais également plus difficile d’accès.

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Slash’s Snakepit : Ain’t Life Grand

Slash's Snakepit : Ain't Life GrandCette fois c’est bien sûr, les Guns ne seront plus jamais les mêmes. Résultat, dans ce nouveau millénaire, Slash nous propose pour notre plus grand plaisir un nouvel album de son Snakepit. Exit les potes du premier opus et welcome aux nouveaux potes du deuxième. Hormis ce changement de line up on notera surtout un changement musical qui plaira à certains et moins à d’autre (dont je fais partie) mais lorsque que l’on parle de Slash, on parle quand même d’un grand monsieur donc la qualité est bien là, rassurez-vous.

Si je préfère le premier opus c’est pour la simple et bonne raison qu’il sonne très Gun’s mais avec un chanteur qui ne m’insupporte pas. Ici nous sommes beaucoup plus ancrés dans les racines de Slash, à savoir du bon vieux rock’n roll bluesy 70’s à la Aerosmith (idole du guitariste au haut de forme). Au menu donc du rock’n roll, des belles balades (probablement les meilleures qu’il n’ait jamais écrites), et du groove à n’en plus finir.

Car ce qui fait la grande qualité de ce disque c’est bien la couleur que lui confère le son de Slash. Même avec de nouveaux compères on reconnaît le bougre à la minute même ou ses doigts effleurent les cordes. Lorsque l’on se prend d’emblée un excellent « Been There Lately », on ne peut que se mettre à « musotter ». On chantonne le refrain, la patate est là, c’est la garantie de passer une excellente journée. Il n’y a pas que ce titre qui vous réveillera. Mais Slash a su nous concocter des petites perles à l’instar du mid tempo « Serial Killer », dont le riff principal est à montrer dans toutes les écoles. Simple mais pourtant d’un feeling incroyable. Il y a fort à parier que peu de personnes peuvent le faire sonner comme le grand Slash. Je le disais un peu plus haut les balades sont souvent assez ennuyeuses chez notre fan de Les Paul mais ici elles sont véritablement de bonnes factures. Prenons en exemple le titre éponyme qui se déroule sans accros. Un tour de maître lorsque l’on prend des ballades issues d’album précédent.

Ce qui fait également la qualité de ce disque c’est bien évidement le son si typique de Slash, dont le coté vraiment rock’n roll ressort comme à chaque fois. Plus qu’un son c’est une signature qui permet de le reconnaître entre mille. Les fans du guitariste comprennent tout à fait ce que je veux dire.

Bien que je préfère le premier opus pour les raisons citées en introduction, ce disque vaut véritablement le détour. A l’heure ou Axl enchaînait les come back à la noix et les déclarations alambiquées, Slash lui se faisait plaisir avec un pur moment de Rock’n Roll.

Encore une fois la grande classe !!!!!

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Led Zeppelin : Led Zeppelin IV

Led Zeppelin : Led Zeppelin IVPas de nom, juste des symboles, voilà ce se trouve sur l’entête du quatrième opus de Led Zeppelin. Et pourtant ce disque galvanisera de millions de personnes grâce au titre que Plant considère comme une chanson de mariage, « Stairway To Heaven ». Plus qu’un titre c’est le symbole du groupe, la quintessence de la magie Led Zep. Qui peut oser dire qu’il ne connaît pas se titre et qu’il ne sait pas que c’est un titre de Led Zeppelin. Personne c’est bien ce que je pensais. Mais ce disque ne se résume pas un titre (aussi mythique soit il) et en l’écoutant de bout en bout on comprend pourquoi il fait parti des disque les plus vendus dans l’histoire de la musique, tout un symbole ou plutôt quatre symboles.

Car avant de que « Stairway To Heaven » ne vienne nous chatouiller les oreilles, il y a le très puissant « Black Dog » qui déboule. Preuve s’il en est, Led Zep est de retour avec la ferme intention de faire du gros Hard Rock qui défrise. Syncopé, riff travaillé, Plant en grande forme ce titre fait également parti des gros classiques du groupe et il n’y a pas besoin de réfléchir, longtemps. « Rock and Roll » est assez amusant car il partage beaucoup de similitude avec ce qui se faisait dans les années 50 sauf que passé dans la moulinette sonore de Page, cela devient un titre d’une tout autre dimension. Même si la rythmique est assez simple, le travail du son est appréciable et « Rock and Roll » se retrouve donc bien punchy. Appréciable. S’en suit la balade « The Battle Of Evermore » mais le problème c’est que lorsque l’on sait qu’il y « Stairway To Heaven » derrière, le doigt glisse assez facilement.

Nous y arrivons donc à ce mythe. Comment ne pas se prosterner devant un tel chef d’Å“uvre. Que ce soit la monté timoré de ma mélodie, le chant planant de Plant se mêlant habilement à la musique en ce début de morceau, la furie déclanchée par Bonham, le solo parfait de Page et les quasi hurlements de Plant sur le final, tout est parfait. C’est vrai, une multitude de sentiments passent en l’espace s’une seule et même chanson. Pas le titre le expérimental du groupe mais le plus poignant et le plus viscéral sûrement (et ce même si Plant n’a jamais vraiment expliqué le sens de ses paroles, mais comme ça chacun y voit sa propre histoire). Après ce déluge, bien difficile de faire bonne figure. « Misty Mountain Hop » est probablement l’un des titres les plus « simpliste » du groupe mais bon il nous permet de reprendre nos esprits après « Stairway To Heaven ». D’autant que le zeppelin de plomb nous a garder encore quelques petites surprises dont le fameux « Four Sticks » qui doit son nom à la performance de Bonham. En effet ce n’est pas avec deux mais bien quatre baguettes (deux dans chaque main) qu’il joue ce titre. Couplé avec un coté tribale (qui sera repris par les frères Cavalera), le résultats est garanti unique.

« Going to California » voit notre bon Jimmy sortir sa mandoline et l’on notera un échos féminin très beau qui donnera un coté très mystique à ce titre. Final avec un petit coup d’harmonica sur « When The Levee Breaks » et le groupe clôt en beauté ce disque aux allures de perfection.

Disque phare du groupe grâce à « Stairway To Heaven », il révèlera au fur et a mesure des écoutes. En effet afin de saisir toutes les nuances de ce disque mieux vaut ne pas écouter systématiquement « Stairway To Heaven », ainsi les autres excellents titres se seront pas écrasés par la légende et ils vous montreront des trésors parfois insoupçonnables.

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Led Zeppelin : Led Zeppelin III

Led Zeppelin : Led Zeppelin IIIAvec deux albums déjà cultes, le groupe revient en 1970 avec ce qui sera un album a part. En effet Led Zep a fait des émules et d’autres groupes anglais pointent le bout de leurs nez. J’entends par là Black Sabbath, Deep Purple et beaucoup d’autres. Mais contrairement à notre zeppelin de plomb, il prodigue un hard rock très agressif, ce qui deviendra plus tard le Heavy métal. Mais revenons a nos moutons et à ce Led Zeppelin troisième du nom. C’est vrai à peine 1 ans sépare le deux du troisième opus et pourtant le génial Jimmy Page a réussi a nous concocter une nouvelle mouture qui deviendra une grosse, une très grosse référence.

L’album s’ouvre un titre qui résonnera à travers les ages « Immigrant Song ». On dira que c’est le titre le plus typique de Led Zep. Puissant grâce à sa section rythmique en béton emmené par Bonham et Jones, ce titre prévaut également par la qualité du chant de Plant dont les vocalises typiques font mouche. Bien entendu Page reste le leader du son avec comme toujours un touché remarquable. Mais passé ce titre très Hard Rock, la surprise est plus que de taille car le groupe nous propose une tout autre mouture de Led Zep.

« Friends » est l’illustration parfaite de ce que voulait faire le duo de compositeur. L’explication doit probablement venir de leur retraite dans Bron-Y-Aur. Au calme et ne pleine quiétude, les compères nous proposent donc quelque chose de plus posé, de plus folk. Jimmy Page voulait faire un disque expérimental, Led Zep III en est le parfait représentant. Quelle magnifique idée que de faire un mixe entre une musique folk et des accents orientaux, le tout avec un grain de voix unique. Le groupe reviendra sur un titre plus énergique avant de faire de nouveau transpirer leurs influences Blues. « Since I’ve Been Loving You » est une énorme réussite et son caractère limite rétro est bluffant de sensibilité. La guitare y est féline et le chant toujours aussi prenant. Vos tripes n’ont qu’à bien se tenir.

Afin de poursuivre dans sa voie expérimentale, Page et consorts nous offrent un pléiade d’instruments sur « Gallows Pole » qui vient gonflé les possibilités. On retrouve donc du Banjo, de la mandoline et une interprétation a fleur de peau. La joie plane sur ce Led Zep III, preuve en est « Bron-Y-Aur Stomp » dont la bonheur est palpable sur chaque note. Dernier titre comme une sorte d’hommage à l’une des idoles de Page, Roy Harper. Emotions et frissons garantis.

Un disque à part qui a lui aussi été un gros succès. En l’écoutant on comprend mieux ce qui motivé Page lors de la formation du groupe. Il voulait être en perpétuelle évolution et la pari est réussi. Original, sincère, superbement arrangé et écrit, Led Zeppelin III fait date mais le groupe n’en est qu’à ses débuts et beaucoup de choses restent à découvrir.

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