Archive for the 'Heavy Metal' Category
Led Zeppelin : Presence
C’est bien connu c’est dans la douleur que naissent les plus grand chef d’?uvre. C’est probablement ce que l’on peut se dire en écoutant se disque plus de trente ans après sa sortie. Presence est l’album le plus sombre de discographie de Led Zeppelin mais c’est aussi l’un des plus intriguant. Pour pouvoir appréhender ce disque il faut se mettre dans la peau de Robert Plant. Lui qui suite a un accident de voiture avec sa femme a du la laisser en Angleterre pour aller en Allemagne enregistrer cet album dans un fauteuil roulant (fracture au deux jambes oblige). Résultat un moral au plus bas, une gorge serrée et pleine de tristesse, un groupe sans véritable envie et pourtant??..
Et pourtant lorsque l’on est un mythe on se doit d’honorer son contrat. Voilà donc nos 4 compères en studio pour accouché de ce qui sera une ?uvre incomprise mais pourtant si génial. Jimmy Page lui-même trouve que ce disque est le meilleur. Jamais son son n’aura été aussi brut, aussi a vif. Ici l’on ne retrouvera pas de passages acoustiques typique l’on avait entendre par le passé, on trouve des sonorités torturées comme son géniteur. Bluffant d’émotion. « Achilles Last Stand » chanson mystique devant l’éternel ou Page arrive a nous faire frémir grâce a un solo d’une magnificence sans pareil. Seul « Stairway To Heaven » peut se targuer d’avoir une empreinte plus forte, c’est dire. Mais si ce titre se révèle aussi mystique c’est également à cause de ses paroles assez incompréhensibles, peut être faut-il se mettre dans les conditions que Led Zep pour les comprendre et encore ce n’est pas garantie. Le dépaysement est en revanche garanti.
Le coté barré du groupe ressort d’autant plus sur « For Your Life » car pour le coup les paroles sont plus explicites. La drogue le thème central de ce titre qui se révèle au fur et à mesure des écoutes. J’avoue que le titre suivant me fait vraiment rigoler. Beaucoup de le trouve trop loufoque et tout simplement mauvais mais moi je l’adore. « Royal Orleans » raconte la « folle » histoire de John Paul Jones s’étant fait prend au dupé par un monsieur/madame. Hilarant dans le fond, Zeppelinien dans la forme excellent pour ma part. « Nobody’s Fault But Mine » relance la machine avec un coté très bluesy dont seul Page a le secret. Plant lui en fait peut être un poil trop mais c’est un débat a avoir. Dans le contexte de l’enregistrement ça se comprend et en définitive je trouve que son timbre unique fait la différence. Pour les 2 titres qui suivent la cadence diminue un poil, résultat peut être trop de longueur. Quand on aime on ne compte pas mais pour le néophyte, il faut se dire que ce disque est le plus difficile a appréhender donc un bon nombre d’écoute est nécessaire. Au final ça reste la grande classe. Car n’oublions pas que les rythmiques de Jones et Bohnam sont toujours aussi impressionnantes.
Il ne reste plus qu’un titre mais quel final. Le coté obscure de « Since I’ve Been Loving You ». Il est vrai que l’on retrouve des similitudes flagrantes entre « Tea For One » et ce titre. Mais l’interprétation y est tellement a vif, tellement remplie de souffrance que ça en devient magique. Pensez à Plant qui est obligé d’être là et de répondre présent alors que sa femme est allongée sur un lit d’hôpital en Angleterre. C’est le sujet de ce titre, le manque de l’autre, la solitude. Le son de guitare est génial, très âpre, très singulier, très froid. On regrettera que ce titre n’ai jamais été joué en live. La musique en droite ligne du c?ur. Sublime !!!!!!!!
Un disque a part dans la discographie du zeppelin de plomb mais qui restera comme le personnel, le plus atypique. L’expression brut et sans compromis des sentiments d’être humains en proie aux désarrois et à la solitude. Un incontournable qui mérite sa place dans le panthéon du rock au même titre que les autres albums du groupe.
No commentsZimmers Hole : When You Were Shouting At The Devil…We Were In League With Satan
Jed ? Présent !!! Byron ? Présent !!! Gene ? Présent !!! Devin ? Absent (enfin pas tout a fait). Oui Zimmers Hole est l’antichambre de Strapping Young Lad et alors ? Il faut reconnaître que coté déconne et gros riffs ce disque se pose là en ce début d’année 2008. Il aura falu attendre plus de 6 ans avant d’avoir un successeur de Legion Of Flames. Mais quel successeur. Récit du moment de rigolade et de headbangeage en règle.
Il n’y a qu’a lire les titres qui jonchent cet album pour comprendre que l’humour et la dérision sont nécessaire pour apprécier When You Were Shouting At The Devil … We Were In League With Satan (rien que de l’écrire c’est fatiguant). Remarquez c’est annoncer avec un titre aussi long et marrant on ne pouvait qu’avoir un disque de déconneurs. C’est effectivement le cas. Lorsque l’on prend « Devil’s Mouth », ode alcoolique et bluesy, il faut encaisser le festival de grognements a peine compréhensible, de pets et de rot. Mais c’est fun et perso j’en ris encore. Mais même si le groupe se joue de certains clichés de par des samples particulièrement amusant, Zimmers Hole est aussi la pur vous en mettre une bonne. Ainsi on retrouve l’ami Jed Simon qui nous assène de bon gros riff power métal qui raviront les fans du genre. Plus que ça les mélodies se retiennent facilement et elles vous martèleront longtemps. Hymne de stade, pas loin. Les petits barjos se permettent même de plagier certains riffs bien connus au milieu de leur propre titre, amusant concept non ?
Le groupe sait aussi se faire plus « sérieux » avec des titres comme « The Flight Of The Knight Bat » (je sais le nom n’est pas sérieux). Plus lourd, plus puissant ce titre est l’un des plus punchy de l’album. Gros riffs, grosse marade. J’aime bien aussi le tout dernier titre qui en impose également par son riff principal et son refrain simple mais toujours efficace.
Le disque sonne bien gros car l’on voit le nez de Devin Townsend pointer. Quand on connaît se qualité de producteur, on ne peut qu’avoir confiance. C’est effectivement le cas, le son castagne comme il se doit.
Un disque qui ne se prend pas au sérieux mais qui envoie bien le boulet. C’est bien d’avoir ce genre de disque dans la ligné de Tankard pour la déconne alcoolique. Cet état d’esprit me convient surtout si il est couplé a de bon gros riffs et des refrains cinglants.
No commentsInterview : Benedictum
1) First can you tell us the story of the band?
Pete Wells (guitar player) and I have been working together for many years both of us as with the rest of the band are from San Diego, California. We were in a band in San Diego for a while (called Malady) and we just got to a point where we were still having fun but really wanted to see what else was out there for us musically. We decided to give it one more shot and try to see if we could secure a record deal. We reformed a new band and started writing like crazy. Craig Goldy who has also been a long time friend, heard some of our practice recordings and felt that the new band we had formed was something he could really get behind. He in turn, introduced us to Jeff Pilson who was willing to take us on as producer and that’s when we did a three song demo. That demo got us a deal with Locomotive Records and then came the album ?Uncreation?. We went back to Jeff again for the second album and now we have ?Seasons of Tragedy?.
2) In your first album you have recorded 2 cover songs (+ 1 unreleased), why did you include only one cover song in this new album?
To be honest there was only supposed to be one cover song on the first album. The second song was only supposed to be a bonus track? the unreleased one was something we did a long time before that and was not for release at all!  Anyway, after the limited addition came out we were really surprised to see that they had printed up the actual final version of the CD with the bonus track included? we weren’t too happy about it but there was nothing we could do about it after the fact.
<BR/>We included ?Balls to the Wall? on ?Seasons of Tragedy? because it was such a fun song and I thought it would be cool to have a woman sing it.
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3) Can you tell us more about SEASONS OF TRAGEDY? The song writing processes, The recording session ect……
Let’s start with the writing process. It pretty much stays the same as it has always been. Seems that I have always been inspired by Pete’s playing and what I usually do is listen to recordings that he gives me of his riffs or of open jams at practice and I play them over and over. There will be pieces that stand out for me and then I work with those putting melodies and lyrics and arrangements to that. We then fine tune the process and come up with a song!
<BR/>As far as the recording sessions we have had to approach those a bit differently. Due to Jeff Pilsons’ touring schedule, we have to work around the times that he is home and available.
<BR/>So we block short periods of time throughout. With this last album it took quite some time but I think the process gave us the advantage of being able to listen to the process in stages and afforded us the time to sit wit the music for a while and make changes the next time we were there if we needed to. With the guitars, Jeff worked so hard to get Pete just the right sound. At one point they even scrapped everything and started over, they had found a better position for the mic and also a better over all sound. Jeff really puts so much of himself into this for us and we are very grateful for that!
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4) Can you tell us more about the lyrics?
Lyrics are really important to me because it seems like such a therapeutic process. In ?Uncreation? that was really my first time to go deep within and express a lot of myself. With ?Seasons of Tragedy? I think I may have lightened up just a bit when I wrote ?Burn it Out? which is about all things that go fast! My newest obsession .
<BR/>However with most of the album I wrote about things I internalise such as just trying to deal with anger and disappointment (Within the Solace), wanting people to be honest and not bull all the time (Bare Bones). My struggle with darkness (Beast in the Field) and the desire to work on being a better person as I go through life and how hard that is sometimes (Seasons of Tragedy). ?Shell Shock? is about war from a soldier’s perspective. I find writing the best vehicle to exorcise my own demons if you will.
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5) Why did you choose this name for your CD?
I think that decision came mid process. When I presented the title of the song we all just thought how powerful and fitting that title would be so we went with it.
6) What are your influences?
Everything from Tina Turner to Ronnie Jame Dio. I make it a point to listen to as much diverse music as I can so that I can learn different approaches to music. I am a huge Rush and Queen fan as well.
7) Our website is call Spirit Of Metal but what is the Spirit Of Metal for you?
That is a fabulous question. The ?Spirit of Metal? for me is that energy, that drive and power that gives wings to dreams and passion. It is that raw force that drives me forward when I think I can’t do any more and it is the breath in my lungs when I say ?Hell Yeah, Metal Forever!?
Can you tell us one memory with the band?
I would have to say our first festival which was the ?Gods of Metal?. It was only our second show as a band. We had only played one show together and there we were in another country doing something we had only dreamed about. We had such a blast and we want more!
9) When will come in France?
You tell me!! We are ready? still waiting on getting more info as to what we will be doing this year. We would love to play in France?. It’s about time we did!
10) Last words a yours……..
Thanks for showing some love to Benedictum. We are happy to be here and hope your fans will check us out and headbang with us!!
<BR/>We love you
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Seven Witches : Deadly Sins
Certaines écoutes ne devraient pas aller plus loin que le premier morceau. Jack comment as-tu peu me faire ça. Ce disque est un pu comme si on avait rempli une bouteille de Jack (on y revient) avec de l’Ice Tea. Ca a la couleur du Jack mais lorsqu’on le sent, on sent bien que ce n’est pas du bourbon. C’est le sentiment qui m’anime depuis que j’ai écouté ce dernier Seven Witches.
Le titre éponyme est assez énorme et contient tout les éléments que j’aime. Une rythmique assez lourde, un son un peu crasseux, des harmoniques sifflées a gogo et un chant plutôt bon. Mais que c’est-il passé après. Jack Frost a-t-il cassé sa machine a riff. L’opus précédent avait deja été décevant (et ne parlons même pas du DVD) et la on reste dans le médiocre. Peut on imputer la faute a un line up toujours aussi changeant ? Je ne pense pas?..
C’est vrai, lorsque l’on écoute se disque on cherche en vain une once d’humanité. Mais ou peut être ce qui fait l’union d’un groupe. Résultat le reste de l’album est totalement aseptique. Les riffs sont certes très power, mais ils sont aussi d’un plat. Pour schématiser (et encore je vais être sympa), c’est deux riffs, une harmoniques sifflée et au lit. A force de vouloir faire propre on en oublie d’être créatif, d’être plus téméraire.
Dommage car la production et le son me plaisaient bien. Du bien lourd, juste crade ce qu’il faut. Le problème c’est qua ça ne rempli pas un disque?..
Voilà avec 6 albums et 1 DVD en 9 d’existence, il faudrait peut être se poser la question de la qualité. Etre un bon élève c’est bien, mais faire un disque qui fait date c’est mieux.
Allez on se retrouve l’année prochaine??..
Axxis : Doom Of Destiny
Ce qu’il y a de bien avec Axxis c’est que l’on sait vraiment ou l’on va. Dans le genre heavy teutons « in your face » on ne fait guère mieux. Guère mieux surtout depuis un certain virage plus symphonique pris à l’orée de l’année 2004. Reste que seulement un an sépare Doom Of Destiny de Paradise in Flames et cela risque d’être un court. Enfin let’s rock !!!!!
La chronique sera donc avec un petit bémol, mais commençons par le bon. Le groupe a toujours le chic pour nous pondre des riffs et surtout des mélodies imparables. Chaque chanson est un hymne à gros refrain. Eh oui il va vous rentrez dans la tête et il n’en sortira plus. Même la balade est facile d’accès et plutôt agréable. Bon on dirait un peut le même que celle (enfin l’une de celles) du dernier Scorpions mais on s’en fout. Les amateurs du genre ne se sentiront pas trahis et les fans seront aux anges. Pour ce qui est du chant, la présence de Lakonia se fait de plus en plus grande. Résultat une dynamique entre elle et l’excellent Bernard Weiss qui galvanise totalement ce Doom Of Destiny. Je pense que tout l’attrait de ce disque résulte dans l’entente symbiotique entre les deux. Se rendant coup pour coup, il faut dire que la formule paye. Elle avait deja bien marché sur leur collaboration précédente mais là, elle est à son paroxysme.
Bon le bémol c’est que parfois on a l’impression d’entendre des titres déjà présents sur Paradise in Flames. Les riffs sont parfois trop estampillés Paradise in Flames. Dommage mais il ne faut pas poussé le vice jusqu’à dire que Doom Of Destiny est une collection de B-sides. Ce disque envoie le boulet mais c’est juste une impression que j’ai eu par moment
Voilà un disque dans la droite ligné de son prédécesseur et qui ravira les fans de heavy traditionnel allemand. Un belle réussite malgré le peu de temps qui sépare les deux albums !!!!!
No commentsTwilight Guardians : Ghost Reborn
Mouais, mouais, mouais. Voilà donc le quatrième album des finlandais de Twilight Guardians. Avec un nom comme ça on ne peut que faire du heavy métal mélodique et ce disque ne dérogera pas à la règle. Débarrassé du côté trop néo classique des débuts, le groupe nous offre ici un album intéressant mais qui n’arrivera pourtant pas à tirer le groupe vers le haut. Explication.
Il faut dire que le groupe en a sous les doigts mais pourtant il va toujours manquer un petit quelque chose. En écoutant Ghost Reborn je ne me suis jamais vraiment pris à l’ambiance du groupe. La musique est assez variée pour le genre, les soli sont techniques et démonstratifs, le claviériste descend et monte ses gammes à vive allure et pourtant rien. Enfin pas beaucoup d’émotions dans ce disque sans faille, peut-être trop lisse. Car si l’on se souvient des débuts du groupe, on voyait clairement les inspirations du groupe et déjà le manque de touche personnelle se faisait sentir. Débarrassé donc de ce trop néo classique, le groupe nous offre quelque de plus posé, limite plus prog’. Et même avec un panel varié de riffs, on a l’impression de tourner en rond dans notre cage finlandaise. C’est bien fait et c’est tout.
Pour continuer dans le pas top, top, le chant est clairement en deçà du reste. Manque d’aplomb, de puissance pour Vesa Virtanen. Dans le coup, on ne peut pas trop s’enthousiasmer dans les parties un peu puissantes. Bah oui ! C’est bien de chanter juste mais c’est bien aussi d’envoyer le boulet quand il le faut. Lacune peut-être rattrapée en live mais ce n’est pas sûr.
Sinon la prod’ est plutôt bonne, tout sonne à l’unisson. On sent bien le côté nordique derrière le son de Twilight Guardians et ça c’est un bon point.
Même si j’ai l’air un peu désabusé, ce disque n’est pas foncièrement mauvais. C’est juste qu’il manque cruellement d’originalité et le chant trop limite pour cette catégorie peut donner quelques regrets au groupe.
Interview : Kragens

Après un nouvel bombe, voila les réponse du frontman de Kragens.
1) Peux tu nous raconter l’histoire du groupe ?
Vers la fin des années 90, je m’emmerdais à gagner des tunes en jouant de la variété, ou en faisant des covers dans des pubs?J’étais même choriste de Dave ! Et puis je me suis dit : j’ai envie de jouer du métal, avant d’être trop vieux ! J’ai répondu à une annonce, et j’ai rencontré Cédric Sellier et Ludwig Laperche. On s’est bien entendu, il y avait Christian (je ne me souviens pas de son nom) à la batterie, Laurent Pottentier à la basse…On s’est mis à répéter des covers, ca fonctionnait bien. Puis Christian est parti, Jean Michel Scali l’a remplacé. Là on a pris de l’ampleur, c’est là je crois qu’on s’est appellé Kragens, nom que Cédric a trouvé. On remplissait les pubs à Nice de métalleux, on leur jouait du Maiden, du Priest?Et puis on s’est mis à composer. « Satan The Killer » a été notre première compo. Ce titre reste pour nous un de ceux qui nous font le plus vibrer sur scène. Puis Jean Michel est parti, et Cédric a pensé à Olivier Gavelle, le « Cannois » qui jouait dans Ace, et Dirty Side. Et là aussi bon choix ! Puis Laurent le bassiste est parti, et nous avons appellé mon complice dans Lynx, Denis Malek (qui a aussi été chanteur de Demon Eyes pendant que 15 jours !) On faisait toujours des covers, toujours autant de succès en concert. Mais les compos ont pris le dessus. Quand on s’est senti, on a enregistré une démo en 2001 de 4 titres, pour se tester. La démo a été très bien notée, dans tous les médias, ca nous a poussé à continuer. Donc on a planifié l’enregistrement de notre premier album « Dying In A Desert », au NSR studios, avec le mix chez Buriez au LB Lab. Là, Laurent Bocquet est venu nous voir, on s’est bien entendu. On a eu des propositions de Mausoleum, de Sharks, de Brennus. Mais Laurent nous a été recommandé, et depuis avec Thundering c’est un partenariat efficace et paisible. Les réactions des médias ont été très bonnes, en particulier en Allemagne. L’album est d’ailleurs sold out?On a fait de belles dates de concerts aussi. Puis est venu le temps de réécrire un album?l’été 2004 on s’est enfermé dans un garage infâme Ludwig, moi et Olivier, et on a composé la base des titres comme « The Last », « Reconquista », « Dream In Black » ou « Choose To Die »?On sentait un bon feeling, c’était une bonne période. A l’automne Cédric a déboulé avec d’autres titres. Et à l’extrême limite, il a composé « Seeds Of Pain » ! Comme pour « Infight » ou il a écrit « Deaf And Blind » à la fin de la phase d’écriture. Le recording de Seeds a fait apparaitre les premières tensions entre Ludwig et l’équipe, à partir de là ca a été exponentiel. On a enregistré aux NSR Studios, puis on est monté au Danemark chez Tue Madsen, qui a révélé notre musique. Le mix fait, c’est Locomotive Records qui a voulu nous signer à l’export, car Chris Boltendahl qui dirige la branche allemande a craqué pour nous. On a franchi une étape essentielle avec cette signature, car l’accès à l’Europe, si difficile pour les groupes français nous était ouvert, en particulier en Allemagne. On n’a pas été déçus ! Les gros médias ont vraiment soutenu « Seeds », Metal Hammer le plus gros mag européen nous a placé 16 eme sur 50 dans son soundcheck d’Août 2005 ! Rock Hard Italie nous a placé sur son sampler ! Bref, ca marchait bien en France, en Europe et aux states, et puis le Japon a été signé aussi !
<BR/>Ecrire un album meilleur était un challenge, mais on s’est pas mis la pression, on a fait ca naturellement. « Angels Among Monsters » a été un des premiers titres. Ludwig est parti bien avant, début 2006. Gil Giachino des groupes Médusa et X-Trunk l’a remplacé rapidement, et la sérénité devenait une ambiance permanente dans le groupe. Cédric s’est révélé à la guitare solo. Voilà, c’est un peu long pardon !
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2) Pourquoi avoir choisi ce nom de Kragens ?
Ca c’est Cédric ! Il nous dit : ca veut dire « empoigner quelqu’un avec violence » en argot allemand ! Mais il l’a eu ou son dictionnaire ?????? Avec Denis on rencontre Kai Hansen et Pete Sielck au mariage d’Henry Dumatray, et là ils se marrent comme des cons en entendant notre nom de groupe ! En fait ca voulait dire cols de chemise?c’est original dans le métal ! Mais en bon fan de science fiction, j’ai découvert dans un livre de Jack Vance « Un monde d’azur » les Kragens, monstres sous marins qui dominent l’humanité. Ouf !! Mais bon pour nous ca sonne !
3) comment pourrais tu décrire la musique de Kragens ?
Du Heavy Metal moderne, guerrier et trash, avec des ambiances sombres.
4) A partir de Seed Of Pain, Tue Madsen s’occupe de vos CDs. Comment c’est fait cette rencontre ? Comment se fait le travail avec lui ?
Pour « Seeds » on voulait un son qui nous sorte du ghetto français. Comme on pu le faire Misanthrope, Yyrkoon ou Adagio?Il fallait mettre la barre haut. On a écouté 200 ingé sons en tout. A la fin, il nous restait Nordstrom et Madsen. Quand Mnemic a sorti son premier album, on a plus hésité. C’est un grand pro, il parle peu mais travaille vite ! et il adore Judas Priest comme nous, d’ailleurs il a pris en charge tous les remix d’Halford. Bref, il nous a beaucoup appris.
5) Parlons un peu de votre prochain album, peux tu nous décrire sa gestation ?
2 ans de travail. Dès que Ludwig n’a plus été la, le climat a été propice à la création. On a voulu être plus cohérents, directs et plus agressifs. C’était notre seul cadre. La pression nous allant bien, « Lake Of Fire » et « Deaf And Blind » ont été composés à la toute fin. L’enregistrement cette fois c’est Gil Giachino qui s’en est chargé dans son studio. La batterie a été enregistrée à Nice à l’Access Studio. Les voix au NSR, comme d’habitude.
6) Je trouve que le son de In Fight est plus massif que sur Seeds Of Pain. Est-ce une fabulation ?
Non, tout le monde s’est amélioré !
7) Je trouve également que la palette de chant est également plus variée, autre fabulation ?
Mon opinion, c’est que j’ai mûri, mais que je ne suis pas parti dans tous les sens : j’ai utilisé moins de voix que pour Seeds.
Peux tu nous parler du concept de l’album ?
Il n’y a pas de concept. Un fil rouge dans mes textes peut être, souvent politiques et militants, ou guerriers. Cédric a eu l’idée du mot d’Infight, basé sur l’Infighting, combat intérieur. Lié à la cover, on saisi le sens : ces mains qui s’unissent à l’arme, mais qui peuvent l’utiliser contre l’autre en face. Cette lutte permanente, c’est la nature qui l’impose à l’homme, il est très difficile de s’en soustraire. Et notre musique épique ne nous aide pas !
9) Peux tu nous parler de l’artwork toujours très soigné ?
Comme pour « Seeds » c’est notre pote Hobber qui s’en est chargé. Au départ il est parti d’une idée de Cédric, qui avait une arme originale partant d’un poing américain et finissant avec des lames. C’était super trash. Et puis comme d’habitude Hobber se l’est approprié et a recréé une imagerie autour de ca. Boltendahl n’a pas aimé la couleur, donc les allemands ont encore plus trashé la cover, ca fait un objet de plus pour les collectionneurs.
10) Tu fais partie du patrimoine du métal français, comment as-tu vu évoluer notre scène ? Quels sont les groupes français qui t’impressionnent ?
J’ai eu un long trou noir, ou je n’ai pas suivi la scène, de 1986 à 2000. Quand j’ai repris, j’ai constaté que l’audience des groupes français à l’étranger n’avait pas augmenté. Je considère aujourd’hui que Kragens participe à la reconquête. Sinon, beaucoup de groupes avec du talent. On a joué avec Misanthrope, Nightmare, j’aime Dagoba ou Ellipsis. Impressionné ? pas encore je crois, mes dernières claques, c’est toujours les copains de Trust ou Warning.
11) Lorsque que l’on regarde les chroniques de Seeds Of Pain, il y en a presque plus venant d’Allemagne que de France. Avez-vous un fan base importante là bas ?
Je ne sais pas, mais les albums se vendent très bien. On a déjà joué là bas, et on devait partir à Leipzig le 6/10, mais on a du décliner c’était trop tôt (on prépare la tournée française à fond).
12) Es tu satisfais par le chemin que prend Kragens. Avez-vous ce qu’on appelle un « plan de carrière » ?
Oui, nous sommes satisfaits, même si nous aimerions que ca aille plus vite ! Mais non, pas de plan de carrière. Nous sommes justes déçus du manque de soutien des médias français par rapport aux étrangers, beaucoup plus séduits et réactifs. Mais bon, finalement c’est bon pour nous, ca nous ouvre l’esprit. Je préfère faire une interview pour Kerrang Spain, avec des questions intéressantes (commes les tiennes d’ailleurs), avec un journaliste motivé, plutôt qu’un média de chez nous ou le mec n’est pas documenté, s’en fout, bref pas pro. Compare les chroniques des étrangers avec les francaises, et tu comprendras. L’ère des Dumatray est révolue ! (salut l’ami !)
13) Quelles sont tes influences ? Quels groupes vénères-tu ?
Judas Priest, Testament, AC/DC, Alice In Chains, Nevermore, Kiss !
14) Si tu devais définir un line up parfait quel serait il ?
Halford au chant, Alex Skolnick solo, Adrian Smith solo/ rythmique, Cronos à la basse et Scott Travis à la batterie !
15) As-tu un souvenir à nous faire partager (bon ou mauvais ou les deux) ?
Le b?uf de Demon Eyes avec Venom, en 1983 ? Je tenais le micro de Cronos, j’en suis tous postilloné ! Abadon avait détruit la caisse claire en 3 minutes, on était bourrés, je crois?
16) Notre site s’appelle Spirit Of Metal, que représente l’esprit du métal pour toi ?
Je décris ca dans le morceau « Metalize », à la fin de l’album. Passion, communauté ? C’est indéfinissable, quand tu écoutes du métal, ca fait un truc au ventre, t’as envie de bouger la tête, d’hurler?c’est jouissif !
17) Encore merci d’avoir pris le temps de nous répondre, je te laisse le mot de la fin?..
Merci de ton attention, pour ceux qui nous lisent, l’essentiel de ce que l’on aime du métal se retrouve dans notre dernier album « Infight ». Kragens, c’est des fans de métal avant tout !











