Chroniques de Julien

Toute l'actualité metal par Julien

Archive for the 'Indus' Category

Ministry : Ministry & Co-Conspirators Cover Up

Ministry & Co-Conspirators Cover UpAvec The Last Sucker, la bande à Al nous avait offert un dernier album studio vraiment excellent mais il nous avait annoncé qu’il resterait encore un disque a venir. Ce disque c’est Cover Up. Comme le nom le laisse présager il s’agit d’un disque de reprises. Venant de me farcir le très mauvais disque de reprises d’Atrocity j’avais une appréhension légitime. Légitime, pas tant que ça car je fais quand plus confiance a Ministry qu’a Atrocity, les reprises live d’Al et ses potes ayant toujours étés de qualité. Allez let’s rock !!!!!!!!!!!!!!

Au programme des réjouissances, des guests et du rock’n roll le tout dans un écrin indus typique. On retrouve en guests et façon non exhaustive : Burton C. Bell, Wayne Static, Casey Chaos entre autres.

Mais revenons a ce qui nous intéresse vraiment la musique. Pour l’occasion, Ministry a déployé la grosse cavalerie : Les Stones, ZZ Top, Ram Jam, Louis Amrstrong, les Doors et Black Sabbath. L’association de noms me fait déjà saliver. C’est vraiment d’autant que le groupe n’a pas peur de se mesurer aux vrais tubes de ces groupes mythiques. Dans ce contexte il est assez simple de reconnaître les titres. Mais le vrai plus c’est bien entendu la puissance du son et de l’interprétation du groupe. Ministry reste un rouleau compresseur et chaque titre en devient un a son tour. Par exemple, la version de « Supernaut » est bluffante au même titre que la reprise des Doors. Même si tout est distendu par un son très saturé et un bidouillage de sample dont seul Ministry à le secret, on n’est jamais vraiment bien loin de l’esprit original. Jamais bien loin dans le sens ou même si les modifications sont conséquentes, la musicalité elle est toujours de mise. Un vrai tour de force.

Mais la vraie petite pépite c’est la réinterprétation de « It’s A Wonderful World ». Tant au niveau musical que des paroles, ce titre est dépoussiéré à la moissonneuse-batteuse galvanisant complètement cette fin d’album.

Sans surpasser ces titres mythiques, Ministry nous offre une lecture très personnelle de ces titres du patrimoine musical. Encore une fois on ne peut que s’incliner devant un groupe génial qui arrive a garder la magie original des titres tout en les transposant un univers indus pesant.

Merci Al et si jamais le démon de la musique te démange de trop, n’hésite pas. Nous serons toujours là pour toi !!!!!!!!

PS : Paul on a tous une pensé pour toi

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Engel : Absolute Design

Absolute DesignEn recevant ce premier effort du groupe Engel, j’ai eu la truffe tout de suite en alerte. En voyant le line up j’ai cru à un de ces all stars bands qui font si bon effet en ce moment. Niclas Engelin ex-Guitariste d’In Flames et Passenger (un autre projet d’Anders Friden), Mikael Håkansson ex bassiste d’Evergrey, Mojjo Moilanen ex-frappeur de Lord Belial, un autre gratteux, Marcus Sunesson ex The Crown, un p’tit gars qui sort de quasi nulle part, Mangan Klavborn, et c’est parti pour l’aventure. Même si cela faisait beaucoup d’ex on ne peut que s’en lécher les babines jusqu’à l’écoute.

Peut être en attendais-je de trop, c’est possible. Mais je dois reconnaître que je ne n’ai pas franchement été emballé. Si je devais faire un raccourci à peine erroné je dirais que c’est du sous Passenger qui était une version plus néo d’In Flames. Pas de doute à avoir quant à savoir qui compose les riffs, c’est ce bon Niclas. On reconnaît donc par-ci par-là des petits passages déjà maintes fois entendus dans l’autre groupe de Gotheburg. Le son diffère donc on peut se laisser prendre mais l’illusion ne durera pas bien longtemps.

A défaut de proposer quelque chose de vraiment original, le groupe mise sa réussite sur une efficacité qui est bien présente. Même si je vais préférer Passenger, c’est simplement parce que l’on retrouve Anders Friden au chant. Ici le bon Anders ne fait que produire l’album. Quand on connaît ses talents de producteur, on sait que la qualité sonore va être au rendez-vous. Pour en revenir au chant, c’est vrai que Mangan Klavborn fait ce qu’il peut mais force est de reconnaître que son chant clair est assez rébarbatif. Autant en chant hurlé ça envoie, autant le clair fatigue. Eh oui Engel c’est du néo In flames avec des refrains en chant clair. Et pourtant la magie du riff déjà entendu peut arriver à prendre. Pour peu que l’on soit dans une bonne phase, on se lancera dans un p’tit coup de Headbangueage.

En résumé un disque plein de bonnes envies mais qui finira assez rapidement au placard. On pourra attendre mieux la prochaine fois car avec autant de talent, on peut largement faire mieux en créant quelque chose de plus personnel et surtout de moins In Flames.

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Engel – Elysse Montmartre 2007

Engel - Elysse Montmartre 2007   Engel - Elysse Montmartre 2007   Engel - Elysse Montmartre 2007   Engel - Elysse Montmartre 2007   Engel - Elysse Montmartre 2007  
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Los Los : Viva Los Los

Los Los : Viva Los LosParfois j’ai peine à croire que certains groupes bénéficient de financement ou même de pub pour leur disque. Il n’y a qu’à regarder cette vaste blague qu’est Los Los. La chronique pourrait être courte et elle le sera. Pour faire simple c’est un peu comme si les membres de Rammstein s’étaient blindés à mort et qu’ils avaient décidé d’enregistrer les tubes de l’été espagnols. Au menu Ricky Martins, Last Ketchup et autres.

Si le concept a de quoi amuser il faut se rendre vite a l’évidence. Pour que ça soit drôle il faut le faire avec humour et surtout bon goût et ce n’est pas si simple. Que ce soit aussi Macabre que Children Of Bodom, les reprises étaient bien faites et montraient un intérêt. Ici les titres sont passés a la moulinette et déjà que ce n’est pas terrible à la base alors je vous laisse imaginer la suite. Non pas que je défende les « tubes de l’été » mais j’avoue que je n’avais même pas reconnu la Ketchup Song et pourtant elle m’avait bien saoulé à l’époque. Voilà le gros problème c’est que tout est compressé afin de faire un metal compact et finalement pas drôle pour un sous. A moins que le groupe ait fait ça sérieusement et là ça serait encore plus grave.

Les titres sont donc tous d’un basique ennuyeux et il faut être honnête, ça ne vaut même pas 5€. Alors certains diront que la base n’était pas top et je suis tout à fait d’accord avec ce point de vue mais fait avec talent, ce disque aurait pu être vraiment excellent.

Voilà un chronique vite torchée comme l’a été ce CD. Quand on voit tous les excellents disques de chez Drakkar on se demande bien pourquoi ils ont choisis de distribuer cet album sans relief et sans intérêt. A oublier d’urgence……

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Sybreed : Antares

Sybreed : AntaresAlors que je me voyais moribond dans cette nuée de groupes de métalcore mal dégrossis, je vois arriver le second album des suisses de Sybreed. Le nom ne me disait rien et même la plaquette explicative ne me rassurait pas. Du cyber-metal, mouais, mouais, mouais. Ca sentait encore le groupe pas original pour un sous qui a collé deux trois samples et puis basta. Encore une fois mon esprit s’est enflammé trop rapidement car la claque a belle et bien été au rendez-vous. Alors on peut y trouver des éléments qui commençaient à ne plus me faire sourire mais c’est tellement bien fait que je n’ai pu me résoudre…… J’ai headbangé.

Car ce second opus des suisses de Sybreed n’est pas un disque des plus banal. Ou comment l’humilité et le talent se conjuguent pour donner un disque qui sort des sentiers battus et rebattus par les Américains. La base est bien un métalcore alternant chant hurlé et chant pseudo clair mais la prestation de Ben est époustouflante. Aussi à l’aise dans les deux, il gère quasiment autant qu’un Burton C. Bell en grande forme. En parlant avec lui il vous avouera qu’il ne peut s’empêcher de faire un chant New Wave. C’était ça le mot qui me manquait. Ben est fan de New Wave et il nous le prouve. Une belle démonstration.

Mais il n’est pas le seul à être incriminé d’avoir faire un excellent disque. Après moult rebondissements, le groupe s’est retrouvé sans batteur et qui de mieux pour les sauver que notre Zoro national, Dirk Verbeuren ? De leur propre aveu ils se sont permis de faire des choses qui n’auraient pas pu imaginer avec leur batteur précédent. Résultat ça groove, ça envoie le bois sévère et on se régale. Mais le groupe a également su intégrer et digérer toutes ses influences. Résultat on dénote des petits passages black, des passages à la Meshuggah mais avec une grande intelligence d’écriture. Vous l’aurez donc compris ce disque est une mine profonde qu’il faut explorer en détails. Je ne pense pas avoir été le seul à me poser la question. Dès la deuxième écoute ce disque passe de sympa à mortel. Car non content de proposer des riffs ingénieux, c’est l’ambiance froide du disque qui impressionne. Selon le groupe, le son de Sybreed c’est 50% instruments et 50% les machines. Pourtant ces machines ne mangent pas la musique, au contraire elles la soulignent astucieusement. Encore une preuve de grande classe

La production est bien puissante et décollerait les oreilles de n’importe qui. Le mix des machines et des autres instruments est un équilibre solide qui donne froid dans le dos.

Un excellent second album qui va faire parler de lui. Le groupe s’est vu offrir la première partie de Pain fin octobre et il me tarde de voir la machine helvète sur scène. La classe.

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Ministry : The Last Sucker

Ministry : The Last SuckerAprès le “Funeral album” de Sentenced, voici donc un autre album testament, celui de Ministry. Comme quoi, tout dans ce monde est une histoire d’équilibre. Bush s’en va alors Minsitry s’en va aussi, une bonne nouvelle en attire une mauvaise. Certes, le monde ne s’en portera que mieux, et Al et sa bande laissent derrière eux une carrière exemplaire qui les a mené au sommet du métal et de la reconnaissance. Ils laissent surtout derrière aux des milliers de fans tristes et remplis d’amertume de payer aussi cher le départ du Président américain. Surmontons donc notre émotion pour nous concentrer sur ce nouvel album…

Le premier titre nous démontre par A plus B que le groupe est bien là pour en découdre une dernière fois. Dès le bien nommé « Let’s Go », nous sommes plongés dans l’univers unique de Ministry. Le groupe nous offre avec ce titre, un riff énorme qui résonne encore dans ma tête. Mais ce testament n’en serait pas vraiment un si le groupe ne nous pondait pas des titres bien à l’ancienne. Si vous ne voyez pas ce que je veux dire, je vais être plus clair : les titres qui suivent sont un retour sur la periode fin années 80, début des années 90. Plus indus et plus modérés au niveau du tempo, ces titres sont tout simplement énormes. Les refrains sont monstrueux d’efficacité et montrent ô combien le combo en avait encore sous le pied. Mais pourquoi donc s’arrêter en plein vol ???

Le titre éponyme lui même fait partie de ce genre de chanson que l’on ne peut pas oublier de si tôt. Fan ou pas, « The Last Sucker » (la chanson), de part sa structure intense, force le respect. Le groupe va peut être se découvrir de nouveaux fans grâce à ce dernier album. Pour finir le disque en beauté, nous retrouvons 2 guests : Casey Chaos d’Amen et Burton C. Bell de Fear Factory. L’association du frontman de Fear Factory et de notre bon vieux Al est énorme ! L’émotion est palpable à chaque instant et pour rien au monde il ne faudra manquer le concert d’adieux. J’aurais tendance à dire que l’on n’a pas le droit de partir lorsque l’on est une icône depuis plus de 20 ans pour des milliers de fans !

Pour ce dernier album le groupe dispose d’un son magistral, typique et puissant. Rien de bien original en somme mais cette combinaison reste bougrement efficace. Et dire que nous n’aurons jamais plus de nouvel album comme ça…

Merci Ministry pour ces années de bonheur, et tout le monde espère (moi j’en suis sûr) que votre message et votre musique seront entendus bien après votre retraite. Merci, et à bientôt pour un ultime show…

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Graspop 2007 – 22, 23, 24 juin 2007

interview Static-X

Cette année le Graspop se montre comme un temple de l’histoire de notre belle musique. On y retrouve ainsi des groupes mythiques (Aerosmith, Iron Maiden, Slayer, Korn et bien entendu Ozzy Osbourne), des groupes confirmés (Children Of Bodom, Chimaira, Black Label Society etc?) et des groupes en devenir comme Korpliclanii. La liste est tellement impressionnante qu’il était quasi impossible de tout faire. L’organisation le permettait (sauf peut être si l’on souhaitait voir Therion et Blind Guardian bizarrement programmé en même temps) mais pas les jambes. Il faut trouver le temps de manger de boire une petite mousse quand même. Tout pour le confort des metalheads venus en masse. Accès en train facilité par sa gratuité, mise a disposition de navettes entre Mol et le site du Graspop. Nickel.

Des notre arrivé nous voilà donc immergé dans ce qui va être une grande messe de 3 jours. A peine le temps de poser qu’il faut y aller. Bien que le premier jour soit le moins dense, la soif nous guette et la petite « mort subite » nous appelle. Allez let’s go !!!!

Voila le premier concert de mon Graspop 2007. J’avoue que je ne connaissais pas vraiment la musique du groupe et que c’est plus par curiosité que je me suis rendu. Bien m’en a pris car les américains ont bien mis le feu aux poudres. Le constat est évidement les petits plats ont été mis dans les grands. Le son est colossal et il permet d’en profiter véritablement. Les 40 minutes défilent rapidement et le publique est bien en jambe. Il le faut car la journée ne se terminera pas avant 2h30 du matin.

interview Epica

Courons, courons nous n’avons pas plus de quelques minutes pour nous rendre la scène Marquee. Le show d’Epica a déjà commencé. Les hollandais jouent clairement à la maison au vu de la chaude ambiance. Ayant déjà vu ce show a mainte reprise je ne peux que rester un peu de glace face a une prestation certes bien huilée mais qui manque d’humanité. Les titres des 2 premiers albums s’enchaînement de façon assez classique. La belle Simone joue avec son ventilateur et régale les premiers rangs mais c’est au niveau du chant de Marc que l’on est surpris. Plus aigue que d’habitude on dirait une sorte de chant à la Dani Filth mais sans effet. Disons que les 40 minutes imparties sont passées la aussi rapidement mais l’on attend le prochain album avec impatience et surtout un renouvellement dans le show.

interview Chris Cornell

Avant de venir j’avais jeté une petite oreille sur le nouvel album de Chris Cornell afin de voir ce que ça donnait en solo. Je n’avais donc pas trop d’a priori quand a voir se prestation live. C’est probablement ma plus grosse déception. L’ancien frontman d’Audioslave et Soundgarden nous a offert une prestation bien médiocre. Autant c’est un très bon chanteur autant là il a hurlé du début jusqu’à la fin et il a du casser pas mal d’oreille. Son micro était bien trop fort ce qui rendait l’ensemble assez indigeste. Pourquoi avoir forcé autant ? La peur de passé pour mou ? Cette fois ci l’heure paru longue. Reste que le titre issu de la BO du dernier James Bond passe assez bien live car il n’y a pas eu de quoi hurlé dessus??

interview Joe Satriani

Programmation étonnante. Voir un « guitar hero » dans un festival de métal a tout du pari. Il ne faudra pas plus de quelques minutes pour me faire mentir. Le guitariste chauve va mettre le feu. La set list étant plutôt classique, le publique se montre réceptif. Il faut dire que Satch est plutot communicatif. Le petit jeu avec le publique qui consiste a faire chanter des note de guitare passe bien et les fans du genre se régale. Le son est la aussi colossal. C’est une habitude chez Satch mais la, même sous un chapiteau ça pète.

interview Aerosmith

Peut importe le temps, les nombreux fans venus en masse étaient bien présent et se sont fait entendre. Il faut dire que le show a été à la hauteur de l’attente. 2h de tubes non stop. Le groupe donne au public ce qu’il veut et le publique ne boude pas son plaisir. Steven Tyler et sa bande sont en bonne forme et même un chute (volontaire ???) n’empêchera pas le frontman de tenir la note. 30 ans après son premier album le groupe tient son rang et régalera l’audience. Mention spéciale pour « Walk this way » et « Love in an elevator »

interview Blind Guardian

Levé depuis 6h du matin je commence a être bien mort quand arrive Bilnd Guardian sur les coup de 1h20 du mat. Visiblement je ne suis pas le seul a lutter. Mais lorsque que déboule le groupe que l’on se prend un bon « Into the Storm », ça réveille. Hansi est bien en voix contrairement à la date de Paris mais il ne manquera pas de faire une remarque sur l’heure tardive de leur passage. C’est vrai qu’on aurait bien viré Papa Roach qui a été à la limite de se faire huer pour y mettre un bon Blind guardian en Main Stage. Tant pis son courroux passera rapidement lorsqu’il a vu que les fans étaient encore la en masse pour chanter et ceux malgré le fait que Therion jouait en même temps dans l’autre Marquee. Le set a été relativement classique. Beaucoup de Nightfall, un titre du dernier album, « Bard’s song » et pas de « Majesty ». Je dois dire que pour moi qui n’avait vu Blind Guardian qu’une fois en concert avant ce Graspop, je rêvais d’entendre « Bard’s song » chanter par plus de 1000 personnes. Mon v?u a été exaucé et le c?ur du groupe c’est réchauffé encore un peu plus. Le petit jeu sur « Vahalla » a été de rigueur, le publique reprenant le refrain avec un simple accompagnement de batterie et le final avec « Miror, Miror » est excellent. Je ne comprends pas pourquoi nous n’avons plus le droit a « Majesty » qui a encore été réclamé mais bon ça reviendra sûrement avec le temps. Allez 2h30 il est temps d’allé se coucher (enfin d’aller au camping??)

interview Lamb Of God

Rien de mieux pour se réveiller qu’un bon coup de Lamb Of God. Au vu du premier jour j’avais hâte de revoir les américains avec un vrai gros son et pas un pseudo soupe comme nous avions eu à Bercy lors de Unholly AllianceII. Le son était bien au rendez vous et le publique aussi. Le pogo est lancé mais c’est surtout l’excellent « Walk With Me In Hell » que j’ai pris toute la mesure du groupe. Pauvre riverains qui ont entendu ça. A leur place j’aurais eu peur en entendent un horde de metalleux chanter le refrain. Miam Miam !!!!! Début de journée oblige le set ne sera que d’une quarantaine de minutes, suffisant pour nous achever avec leur meilleur titre « Redneck », que Randy Blythe ne manquera pas de dédicacé a ses potes de Bloodsimple qui ont du malheureusement déclaré forfait à la dernière minute.

interview Stone Sour

Le temps de se taper une barquette de frite et une bière et Stone Sour se met en place. J’avais déjà vu le groupe la semaine précédente à Paris et le souvenir d’une Corey Taylor déchaîné était encore bien présent dans ma tête. Voyons ce que va donner le groupe avec un set, lui aussi, d’une quarantaine de minutes. Eh ça le fait. Les belges voient plus Stone Sour comme un groupe et tous les tubes du groupe y passent. Corey Taylor est excellent comme a son habitude bien qu’un plus en retenu. Mais ca lui va aussi il finira quand même le set torse nu. Il s’amuse avec son publique comme a son habitude et des titres comme « Reborn » ou « Get Inside » qui sont taillés pour le live font d’autant plus mouche en festival. En revanche sur « Through Glass » Le frontman se permettra un taquet à l’ encontre organisateurs du Graspop qui ne semblaient pas chaud pour qu’il fasse une balade. J’en doute, il devait être bourré?? l’heure tourne et Stone Sour s’en rentre avec la sensation du devoir accompli.

Gros trou dans cette après midi qui permettra de reprendre des forces avant d’aller voir l’un des groupes que j’attendais le plus. Pour ceux qui n’ont pas suivi l’histoire Heaven And Hell n’est autre que Black Sabbath avec Dio au chant. Seulement voilà ils n’ont pas le droit de s’appeler Black Sabbath alors ils ont pris le nom de leur titre phare comme pseudonyme. Pour la première fois de ma vie je vois le grand Tomi Iommi, le légendaire gaucher aux phalanges coupées. Plus qu’un pincement au c?ur, ceux sont des frissons qui parcourent mon corps. La pluie a été battante sur le chemin entre le camping et la Main Stage mais que cela a été bon. Le groupe a disposé d’un son tellement cristallin que l’on aurait cru entendre le CD mais remixé avec un son énorme. Le groupe ne disposera « que » d’une heure mais malgré la pluie le publique ne s’y trompe pas et réserve un accueil extraordinaire. Ca chante sur chaque refrain et chaque note transcende un peu plus le publique frigorifié. Le groupe se permettra même un petit rappel qui finira en beauté ce concert inoubliable.

interview Dimmu Borgir

Allez c’est encore l’heure de manger avant d’aller voir Dimmu Borgir sans le grand Hellhammer. Il est remplacé pour l’occasion par Tony Laureano qui assura bien l’intérim. Le groupe est très en forme et est la pour défendre férocement son nouvel excellent album. Même j’attends de voire le groupe cet automne avec son vrai batteur, on peut déjà se rendre compte de la puissance d’un titre comme « The Chosen Legacy ». La foule est résolument conquise et ça se comprend. Ca doit bien faire deux ans que je n’avais pas vu les norvégiens et le show m’a vraiment convaincu. Le vieux titres de Stormblast ou les plus récent de Death cult Armageddon passent aussi bien les uns que les autres. Le publique suit Shagrath dans ses entrains et le concert prépare bien pour Maiden. Le final et « Mourning Palace » est comme a chaque fois une véritable tuerie même si certains sont partis avant la fin afin de choper une bonne place pour Maiden (ce qui se comprend).

interview Iron Maiden

Voici le clou de la soirée, Iron Maiden. Cette fois personne de dors, personne ne rentre au camping, tous les monde est là et bien là. A voir le nombre de tshirt Maiden, la foule est déjà toute acquise. Il ne reste plus qu’à savoir le contenu de la set list. J’avoue que la perspective de me refaire un concert entier avec l’intégralité du dernier album ne me réjouissait que moyennement. Une fois oui, deux fois non. Horreur le concert s’ouvre sur le premier titre du dernier album, puis le second, puis le troisième. J’en vois plus d’un qui, comme moi, commencent a faire la tête. Heureusement la passion aura raison et les premières notes de « Watchild » feront se dissiper tous les doutes (légitimes non?). Ensuite hormis 2 autres titres de A Matter Of Life and Dead ce ne sera que du tube. La machine de guerre Maiden est en marche et nous avons droit a tout ce qui fait le charme d’un tel concert. Un Bruce Dickinson étincelant comme a son habitude, une rigueur métronomique, un drapeau agité sur « The Trooper », des jongles de guitares du bon Janick Gers, tout y passe. Mais ce que j’attendais plus que tout c’est bien évidement « Fear Of The Dark ». Je ne me suis pas trompé, le publique était à la limite de se prendre « bras dessus, bras dessous » pou chanter d’une seule voix ce mythe du métal. Tout simplement époustouflant. 100 000 personnes se sont croisées durant ce Graspop 2007, bon nombre était là pour Maiden. Dickinson a fait la même promesse à la Belgique que celle faite a Bercy l’an dernier, celle de revenir prochainement avec la tournée Powerslave, la classe. On attend ça. On comprend mieux en ayant vécu ce moment pourquoi un festival est magique. Même dans un stade plein a craqué on ne peut retrouvé un telle ambiance?? Allez c’est l’heure d’aller ce coucher, le dimanche risque d’être long, très long??.

interview Devildriver

Que le reveil a été dur, pourquoi avoir mis Devildriver si tôt. 11h25 c’est pas une pour commencer une concert. Et pourtant la foule est déjà présente en masse. Dez nous avais dit en interview son plus grand souvenir c’est le circle pit qu’il avait déclanché l’année dernière a ce même Graspop. Il l’a redit en live, c’est une compétition pour lui, il veut avoir la palme du plus grand circle pit. En possession de la Main Stage il déclancha pas un mais bien deux circle pit gigantesque. Ahurissant. Sinon musicalement quand même, le groupe a puisé dans ces trois albums et le moins que l’on puisse dire c’est Devildriver est taillé pour le live. Dez sait capter l’attention de son publique et le publique lui rend bien. Au moins comme la veille, nous sommes bien sure d’être bien réveillé, les rythmiques brise nuque du groupe ont mis tout le monde d’accord. Mais ce qu’il faut savoir c’est qu’il y eu une double dose de Devildriver car le groupe a joué la veille en tant que suppléant de Bloodsimple. La classe !!!!!!

interview Chimaira

Juste le temps de manger et de boire un coup (bah oui le festival c’est aussi boire et manger) et c’est au tour d’un autre groupe brise nuque de faire son entré sur la main stage. J’avoue j’ai lâchement loupé les deux premiers titres mais je n’ai pas manqué une miette du reste. La première chose qui m’a marqué c’est l’étonnante sobriété de Mark Hunter entre les morceaux. Il prend le temps de parler calmement a son publique et le publique en redemande. Bien entendu les titres des deux derniers albums sont mis en avant et pour ma part ça me convient tout a fait. Les morceaux plus recherchés de Résurrection sont une vrais boucheries en live et il me tarde de les voire dans une salle parisienne. Voilà quarante, encore trop court, petites minutes et puis s’en va. La nuque commence à être bien chaude et ce n’est pas fini.

interview Black Label Society

Après un ou deux titres de Mercenary je reviens sur la main stage afin d’être idéalement placer pour voir l’un des autres groupes que j’attendais avec impatience, Black Label Society. Eh oui le groupe n’a pas jugé bon de faire une halte en France pour la tournée de Shoot To Hell, alors je me déplace en Belgique pour en prendre plein les oreilles. C’est simple le set a été une tuerie du début jusqu’à la fin. Un peut dommage que l’ami Zakk chantait un poil faux, mais il ne semblait pas au mieux de sa forme vocalement parlant. En revanche il n’avait pas mal au poignet. Nick Cantanese fait monter un petit garçon sur scène ce qui a le dont de faire réagir le publique. Le metalleux en herbe aura l’immense privilège de pourvoir « gratter » la guitare de Zakk Wylde, veinard. Les titres couvrent une bonne partie de sa discographie et le publique connaît sur le bout des doigts les refrains simple mais efficace du groupe. La mention spéciale revient a « Suicide Messiah » ou le refrain au mégaphone fait mouche.

interview Hammerfall

Le groupe arrive clairement en terrain conquis. Il faut dire que le heavy très chantant du groupe est idéal pour ce genre de rendez-vous. C’est la pluie qui est également au rendez-vous mais bon il en faudra plus pour que les fans s’en aillent. Ne m’étant penché que sur le dernier album j’attendais ces titres avec impatience. Je vais être servis avec le titre éponyme et surtout « The Fire Burns Forever ». Joacim Cans nous prouve que c’est un super chanteur dans le genre et je suis assez impressionné par sa maîtrise vocale. Une bonne mis en bouche avant la fin de soirée Children Of Bodom et Ozzy.

interview Children Of Bodom

Je dois remercier le groupe qui a exhaussé mon v?u ? J’ai eu droit a mes deux titres favoris sur Follow the Reaper et en live ça pète. J’en ai eu les poils qui se sont dressés sur mon bras. La set list a été tout simplement monstrueuse. Les 3 derniers albums sont clairement mis en avant et ça fait mal. Dommage que le teint un peu blafard d’Alexi laissait présager qu’il n’était pas au mieux de sa forme. On le sentait taquin avec sa gratte et réservé au niveau du chant. Résultat un chant « soft » qui est probablement le meilleur qu’il est fait depuis que je vois COB en live. Publique toujours impeccable et les « Are You Dead Yet » est bien puissant a souhait. « Mask Of Sanity » est un super morceau et la prestation live est de bonne facture, dommage qu’il est fait parti d’un medley (j’ai horreur des medley) mais bon le refrain a bien pété donc on leur pardonnera. Allez il est temps de manger un morceau et d’aller faire l’interview avec Henkka et surtout de choper une super bonne place pour le maître de de ce festival Ozzy Osbourne !!!!!!

interview Ozzy Osbourne

Grâce a l’apport du Madman, le Graspop a explosé son record : 100000 personnes pour chanter les hymnes de l’un de personnages les plus mythique de ma musique. Le show sera a la hauteur de l’événement. Evidement quand je dis ça, il faut bien comprendre que Ozzy n’a pas plus vingt et plus beaucoup de neurones. Malgré tout la prestation est excellente. Sur les deux premiers titres le Madman est en grande forme. Ozzy bouge et fait surtout s’élevé un ch?ur puissant de la fosse. Le refrain de « Bark At The Moon » a du faire trembler plus d’une maison avoisinante. La liste exhaustive des titres est inutile, tout le monde connaît la set list. Seul deux titres du derniers opus viennent se perdrent dans ce déluges de classique. Dommage qu’il est choisi la balade « Here For You » en lieu et place c’un excellent « I Don’t Wanna Stop », mais bon. La furie a probablement su être a son comble lorsque qu’Ozzy annonce que le prochain titre est un titre de Black Sabbath. « War Pigs » sera chanter du début à la fin par une foule de fans venus des quatre coins de l’Europe. Ozzy se fait vieux et doit se reposer, c’est au tour de Zakk de faire son show. 10 minutes de solos a force c’est quand même lourd, mais bon face au nombres de tubes que nous avons eu on peut l’excuser. Ozzy reviendra avec son fameux « seau d’eau ». Pour nous qui sommes trempés jusqu’au os ce n’est pas quelques gouttes de plus qui vont changer la donne. Sacré Ozzy. Le spectacle s’achèvera avec le culte de chez culte « Paranoid ». La foule donnera ses dernières forces avant d’aller finir les bières restantes. J’aurais au moins vu ça une fois dans ma vie je suis un homme heureux.

Un grand bravo a l’organisation qui a su nous offrir un festival qui restera a coup sure, culte. Des excellents souvenirs, pas de problèmes pour rentrer en France. Le bonheur a 4h de train de chez vous c’est possible il se trouve a Dessel !!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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Interview : Marilyn Manson

interview Marilyn Manson
Welcome to the wonderful world of the Antechrist Superstar. Arrived very soon, in order not to miss the meeting, we’ve waited quietly Marilyn Manson in the hall of his hotel where different styles meet. The ‘metalheads’ on one side and Maurane (the female pop singer) on the other. Amusing paradox…Finally, after a couple of hours of a long wait, we have been moved to the Black Calvados restaurant. This was a complete change of atmosphere with its black walls, huge light bulbs of a little intensity, making scintillate only the filament. It was really ‘mansonnish’!!! Feverish, we were really impatient to see the ‘Reverend’. The press-consultant’s mobile phone rang and, here he is, Marilyn Manson, in flesh and bone, at less than a meter from me. It’s really thrilling! You can already see the video of this meeting, but there is the traduction…

(translated by MetalAngel)

1) Your new album is largely inspired by ‘Alice’s Adventures in Wonderland’. Why this album title? Why Lewis Carroll and his fairytale are impassionning you?
Well, there is only one part which is talking about this novel. I really like the concept to be used by anybody else. It’s like the Christ, who became a symbol. This symbol became a religion and this religion is used by people who believe in this religion. This album is like a symbol for me. For the first time ever, I’m being a human again and man can using me with a degree of submission, sacrifice and romance. It’s a very romantic album…

2) Can you tell us more about ‘Phantasmagoria’ ?

‘Phantasmagoria’ will be postponed to october, I think. I prefer to concentrate on the tour and on the album. Last year, I have been so obsessed by the Lewis Carroll’s characters and Charles Dogson, that I needed to take some distance with myself before finishing the movie. This album wouldn’t be if ‘Phantasmagoria’ wouldn’t be. I was in a state that I couldn’t do anything else, I was lost. It’s like the hope vanished away, I was opposed to life. I really don’t want to be anymore in the same state of mind as I was. With this album, I was born again. Man can hear the death of a romance and the beginning of another one. This record isn’t a personnal one, but it represents what I am and what I feel. By listening to it, you’ll notice that the lyrics came to me spontaneously. I finished the album recently and I don’t have enough distance to speak about it objectively.

3) How do you explain this musical change for the new album ?

I have been busy most of the time with the music, but for my couple, I have been obliged to change my point of view and my personnality, and by all the possible manners to make something different. I had to be more simple. To go to bed and to wake up with the sounds. It was amusing, because I had to change my life after the wedding. I thought that I couldn’t do some music anymore and then to live better. It’s the album on which the Antechrist become human et on which he has some feelings as Love. The music that I was listening to during the recording session was ‘Diamong Dogs’ (David Bowie), ‘Ok Computer’ (Radiohead) or ‘Purple Rain’ (Prince). I’ve tried to write an album that I have never done before. This is more melodic, more ‘guitar hero’. It’s really great on singing parts. That’s a fortunate association. I sing much more on this one.

4) There are numerous solos on this album. Maybe you can tell us who will be the guitarist who will follow you on this tour ?
Yes, it will be Tim Skold, who has also produced the album, along with me. He also arranged and played the guitars’ and bass’ parts. He will be the guitar player on this tour. We also have a new bassist, Rob Holiday, who played with Prodigy.

5) If you had to describe in few words your album, what would they be ?

Four words? Eat Me, Drink Me! (laughs) No, seriously, I think that it could rather be as the books I read and the movies I watch. Like Bonnie & Clyde, between anger and romance. It’s all and nothing at the same time…

6) Is it the sum of the sounds you couldn’t put on the previous albums, because of their concepts ?

Before I had to write lyrics about the things that touched people around me. Today, it’s the album with which I felt completely free. I’ve wrote it like to seduce someone. It was as a performance, I wished people to feel something strong. Sometimes there were numerous people in the studio where I’ve recorded it. At the first recording, I sang while fucking on the ground.

7) You have changed your musical style. But what about your look ?

You surely want to talk about my penis? (laughs)
This tour will be more theatrical than the previous one. It will be concentrated more on me as a singer or performer. As on the album, the first song will be ‘If I Was A Vampire’. It will be a very ‘mansonnish’ show…

8) How do you think your fans will react to this musical evolution ?

Well, I think it’s too difficult to define what is a fan. I don’t want to please to people who have never listened to my music, never seen me and to people who don’t understand me. I concentrate on people who believe in my frankness. Without them, this album wouldn’t exist and I wouldn’t exist no more. It’s as simple…

9) What about Ginger ?

Ginger is still in the band. But, this album remains an exclusive work between Tim Skold and me. It was really important for me to keep in mind that we are a band. We are a live band recording an album. For me it was easier to sing. I had some difficulties to write the texts, then after I wrote the first lyrics, all came fast. It came faster than I thought.

10) Can you reveal us a bit more about the first single, ‘Heart-Shaped Glasses’ ?

This song has been written because I’ve read the book ‘Lolita’ and I was really close to Evan Rachel Wood, who is now my girlfriend. I’ve been also inspired by Kubrick’s poster on which Lolita stands with her heart-like glasses. She really inspired me for this album. The video will use the 3D images, improved by James Cameron. But, I have no idea about how the video will look like. I will surely make a short movie which will be criticized for its pornographic scenes. I’m always asked about Evan Rachel Wood. Yes, she will be in the video and get paid like she has to be. I respect her as an actress, and there will be a guy who will have the chance to have sex with her. (laughs)

11) You told that the Antechrist was and will be always a work in constant evolution. Do you think that this new album show a mature Antechrist, who lives in the world of humans, who became one of them and who feels the most destructive feeling that exists : Love ?
Love is something which destroys me. It’s a bit like the myth of the Vampire that is killed through his heart. This album shows a point of my life when I’m awaited as more mature, more responsible, more adult, married, and so on. It’s the result of awful experiences. I don’t want to live this kind of experiences again. It’s always a work in progress and this album is a part of it.

12) And what about the upcoming tour ?

Tim Skold on the guitars, Rob Holiday on the bass guitar, plus the rest of the band, and maybe some surprises in the show. It will be more theatrical, Mechanical Animals alike. We will surely play with Slayer in the USA. It’s really unexpected and it will be the return into Hell, where the dark romantic side will be pushed on the front.

A huge thanks to Noemy and Delphine, for the chance to have met the Antechrist Superstar!!!! And also a big thank you to Victor our new cameraman!!

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Interview : Marilyn Manson

interview Marilyn Manson
Bienvenu, bienvenu dans le monde merveilleux de l’Antechrist super star. Plantons le décor. Arrivé avance afin de ne pas en perdre une miette, nous attendons tranquillement Marilyn Manson dans le hall de son hôtel ou se côtoie différents styles. Les métalleux d’un coté et Maurane (ou la chanteuse) de l’autre. Amusant paradoxe. Enfin après deux heures de longue attente (oui je suis arrivé vraiment en avance), nous voilà déplacé dans le restaurant Black Calvados (BC pour les intimes). Changement d’ambiances, murs noirs, énormes ampoules de faibles intensités, ne laissant scintillé que le filament. En gros Mansonessque !!!!! Fébrile nous attendons le révérend. Le portable de l’attaché de presse sonne, le voilà. Marilyn Manson en chaire et en os a moins d’un mètre de moi ça fait quand même quelque chose. Vous avez donc accès a la vidéo de cette rencontre mais au cas ou voilà la traduction.

Ton nouvel album est largement inspiré d’Alice au pays des merveilles. Pourquoi ce titre ? Pourquoi Lewis Carroll et son conte te passionnent autant ?
Il n’y a qu’une partie de l’album qui traite de d’Alice au pays des merveilles. J’aime le cocept d’être consommé par quelqu’un d’autre. C’est comme le Christ qui est devenu un symbole, le symbole est devenu une religion et elle est consommée par les gens qui croient à cette religion. Ce disque est un symbole pour moi. Pour la première fois, je redeviens humain et l’on peut me consommer avec un degré de soumission, de sacrifice et de romance. C’est un disque romantique.

Peux-tu nous parler de Phantasmagoria ?
Phantasmagoria va être repoussé à octobre je pense. Je préfère me concentrer sur la tournée et sur l’album. L’an dernier j’ai été si obsédé par les personnages de Lewis Carroll et Charles Dodgson que j’ai eu besoin de prendre un peu de distance par rapport à moi-même avant de finir le film. Cet album n’existerait pas si Phantasmagoria n’existait pas. J’étais dans un état où je ne pouvais plus rien faire d’autre, j’étais perdu. J’avais perdu tout espoir, j’étais en opposition avec la vie. Je ne veux plus jamais être dans un état comme celui la. Avec cet album je renais. On entend la mort d’une romance et la naissance d’une autre. C’est album n’est pas personnel mais il représente ce que je suis et ce que je ressens. En l’écoutant vous verrez que les paroles me sont venues spontanément. Je n’ai fini l’album que récemment et je n’ai pas suffisamment de recul pour en parler objectivement.

Comment expliques-tu ce changement musical pour le nouvel album ?
La musique a bien évidement occupé une bonne du temps mais avec ma relation, j’étais dans une position ou je devais changer ma façon d’être et par tout les moyens faire quelques chose d’autre. Je devais être simple. Allez au lit et me réveiller avec de sons. Cétait amusant car je devais changer ma vie a cause du mariage. Je pensais que je pourrais faire plus de musique et ainsi vivre mieux. C’est l’album ou l’antechrist devient humais et ou il ressent des sentiments comme l’amour. La musique que j’écoutais au moment de l’enregistrement, c’était plutôt iamond Dogs (David Bowie), OK Computer (Radiohead) ou Purple Rain (Prince). J’ai essayé d’écrire un album que je n’avais jamais fait auparavant. Cet album est plus mélodique, plus « guitar hero ». Il me comble en terme de chant. C’est une heureuse association. J’y cahnte plus qu’a l’accoutumé.

Il y a de nombreux solos sur cet album. Tu pourrais peut-être nous dévoiler le guitariste qui te suivra en tournée ?
Oui ca sera Tim Skold qui a également produit l’album avec moi. Il s’est occupé des parties de guitare et de basse. Ca sera lui le guitariste sur la tournée. Nous avons également un nouveau bassiste, Rob Holiday qui était dans Prodigy.

Si tu devais résumer en quelques mots ton album, quels seraient-ils ?
Quatre mots ? Eat Me, Drink Me ! (rires) Mais non, je pense que ce serait plutôt comme les livres et les films que je regarde. Un peu comme Bonnie & Clyde, entre colère et romantisme. C’est à la fois tout et rien.

Est-ce que ce sont des sonorités que tu n’as pas pu mettre sur les autres albums à cause de leurs concepts respectifs ?
Avant je devais écrire des paroles sur ce qui touchait les gens autour de moi. Aujourd’hui c’est l’album avec lequel je me suis senti le plus libre. J’ai écrit cet album comme pour séduire quelqu’un. C’était comme une performance, je voulais que les gens ressent quelque chose. Parfois il y avait du monde dans la salle où j’enregistrais les morceaux. A la première prise, je chantais en baisant sur le sol.

Tu as changé dans ton style musical, qu’en est-il de ton apparat visuel ?
Tu veux parler de la taille de mon pénis ? (rire)

Cette tournée va être plus théâtrale que la précédente. Ce sera plus concentrer sur moi en tant que chanteur ou en tant que performer. Comme sur l’album le premier titre sera « If I Was a Vampire ». Ca sera un show tres Manson à sa manière.

Face à cette évolution musicale, comment penses-tu que vont réagir tes fans ?
Je pense qu’il est difficile de définir ce qu’est un fan. Je ne veux pas m’abaisser a des gens qui ne m’ont jamais écouter, jamais vu et encore moi a des gens qui ne me comprennent pas. Je me focalise sur les gens qui croit en ma sincérité. Sans eux cet album n’existerait pas et moi non plus. C’est aussi simple que ça.

A propos de Ginger ?
Ginger est toujours dans le groupe. Mais ce disque reste une collaboration exclusive entre Tim Skold et moi. Il était très important pour moi de garder à l’esprit que nous sommes un groupe, nous sommes un groupe live qui enregistre un album. La partie simple pour moi était de chanter. J’ai eu du mal à écrire les paroles, puis une fois que j’ai écrit le premier morceau, tout est venu très vite. C’est venu plus rapidement que je ne m’y attendais.

Peux-tu nous parler en détails du premier single, « Heart-Shaped Glasses » ?
Cette chanson a été écrite parce que je lisais le livre Lolita et j’étais très proche de Evan Rachel Wood, qui est maintenant ma petite amie. J’ai également été inspiré par l’affiche de Kubrick ou Lolita est avec ses lunettes en forme de c?ur. Elle m’a beaucoup inspiré pour l’album. Le clip utilisera le procédé 3D mis au point par James Cameron. Mais je ne sais pas a quoi va encore ressembler ce clip. Je vais tourner un court métrage qui va sûrement être contre versé avec des scènes pornographiques. On me pose souvent la question a propos d’Evan Rachel Wood. Oui elle sera dans la clip et elle sera payée comme il se doit. Je la respecte en tant qu’actrice et il y en aura un qui aura la chance de coucher avec elle (rire).

Tu as dit que l’Antéchrist était et sera toujours un travail en constante progression. Penses-tu que ce nouvel album montre un Antéchrist qui a grandi, qui vit dans le monde des humains, qui est devenu humain et qui ressent le sentiment le plus destructeur qu’il soit : l’amour ?
L’amour est quelque chose qui me détruit. C’est un peu comme le mythe du vampire qu’on tue en plein c?ur. Cet album montre un point de ma vie où je suis attendu comme étant plus mâture, plus responsable, plus adulte, étant marié, etc? C’est le résultat d’expériences affreuses. Je ne veux pas revivre d’expériences pareilles. C’est toujours un travail en progrès et cet album en fait parti.

Et à propos de la tournée qui arrive ?
Tim Skold a la guitare, Rob Holiday à la basse. Il y aura le reste du groupe, plus d’éventuelles surprises dans le show. Ca sera plus théâtral, plus à la manière de Mechanical Animals. On va probablement jouer avec Slayer au USA. C’est assez inattendu, ca sera la tournée retour en Enfer ou le coté romance noire sera mis en avant.

Un grand merci a Noemy et Delphine pour avoir eu la chance de faire cette rencontre avec l’Antechrist superstar !!!!!!!!!!!! Et à notre nouveau cameraman Victor !!

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Punish Yourself : Gore Baby Gore

Punish Yourself : Gore Baby GoreOla voilà que revient le combo français le plus déganté des dix dernières années. Toujours aussi coloré le groupe nous propose avec Gore Baby Gore un quatrième opus des plus abouti. Il marque aussi définitivement un tournant dans la vie du groupe. En effet il s’éloigne de plus en plus du concept ultra bourin du début et on va dire c’est tant mieux. Cet album ne peut que se poser en apogée du groupe. Rassurez vous le groupe ne se renie pas pour autant et vous reconnaîtrez sans peine la patte des Toulousains.

Afin de blindé un ensemble ultra homogène, le groupe a fait appelle des guests plutôt sympa : des membres de Polytrauma, JL De Meyer de Front 242 et Candice de ETHS. Chacun d’entre eux participant pleinement a l’éclosion des titres ou ils apparaissent. Que se soit les titres mélodique comme « Worms » (introduit façon western), ou bien encore « Dead-white Skin », ou Candice pose sa voix sur le refrain, tout est parfaitement orchestré.

Afin de retrouve un peu ses esprits dans ce flot musical très dense, Punish Yourself nous propose des breaks instrumentaux (voir atmosphériques) fort agréable. Excellente idée…. Mais je pense que ce que j’ai préféré dans ce nouvel album, c’est le coté limite jazzy qu’apporte le sax dans des titres comme « Las Vegas Zogo’s » ou encore « Sister Apocalypse ». On voit que le groupe a évolué et dans le bon sens. Je suis vraiment agréablement surpris de voir a quelle point le groupe peu nous surprendre. Après un Sexplosive Locomotive très bourin, Gore Baby Gore nous apporte le chaînon manquant. Punish Yourself est au sommet de son art.

Et comme une bonne nouvelle ne vient pas seul, le groupe nous propose un DVD plutôt bien rempli. Prévu à la base uniquement pour la version collector, le DVD sera a disposition dans toute les versions. Pour les gens qui n’auraient jamais vu le groupe en live c’est une offrande que vous vous devez de consommer sans modération. Alors bien sur le groupe ne dispose pas du budget gargantuesque mais le rapport qualité/pris est imbattable. Le rendu final est très prenant et il représente parfaitement l’ambiance d’un concert de Punish Yourself. Les Totalement déjanté, le concert brille de mille feux avec peinture fluo a gogo.

On retrouve également sue le DVD des images d’archives (dont le concours de « Air-guitar » de la Metal Therapy 2005, si cher a Kivan, Brice et moi-même). On retrouve le groupe en coulisse, on croise des fans complètement tarés, rock’n roll quoi.

Voila non content de nous faire un album unique, le groupe nous propose également de rentré dans son quotidien par l’intermédiaire de ce DVD hyper sympa.

En un mot : MERCI !!!!!!!!!

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