Chroniques de Julien

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Lacuna Coil : Shallow Life

Lacuna Coil : Shallow LifeKarmacode avait été clairement l’album de la discorde. Les fans des début avaient crié au massacre (à juste titre), et d’autres avaient adoré le coté très néo de ce dernier. Bref dès qu’un groupe grossit c’est la dissension et je n’étais pas le dernier à critiquer ce fourvoyé. Avant même d’avoir écoute Shallow Life j’avais donc de gros doutes quant à la capacité de Lacuna Coil de nous refaire un album digne d’être le successeur de Comalies. La collaboration entre les italiens et le producteur Don Gilmore (Linkin Park, Avril Lavigne) ne m’inspirait guère plus et mon stylo était prêt à à faire un trait définitif et un malheur quand l’improbable se produisit…

…Pas dans un premier temps mais dans un deuxième. Je place donc ce Shallow Life dans ma platine et là c’est une voie très enfantine, limite flippante qui résonne. J’avais vraiment l’impression de me retrouver dans un album de ETHS (constat malheureux déjà fait sue Karmacode), s’en suit un riff très néo. Mon stylo vengeur était levé et prêt a tracer ce trait définitif quand ma conscience m’a rattrapé. Zappons nous verrons bien. « I Won’t Tell You » arrivera a point nommé pour faire la balance, j’ai enfin retrouvé le groupe comme je l’avais laissé 2002. Ce n’est pas le titre de l’année ni le meilleur mais il permet de mieux appréhender la suite de l’album. Je fais un zapping rapide et je me relance donc dans l’écoute attentive et passionnée de ce disque.

« Survive » ouvre donc ce Shallow Life » avec un petite mélodie de comptine assez sombre avant de se prendre un gros riff bien néo mais tout fois assez différent de qui était présent sur Karmacode. Le style est là mais je comprends mieux ce que Cristina veut dire en définissant cet album comme un mixe entre l’ancien Lacuna Coil et le nouveau. Néo certes mais le son fait preuve d’un coté très sombre, très viscérale qui n’était pas présence sur l’opus précédent, fade et sans relief. Surprenant, le chant d’Andréa ressort plus, ce qui confère un côté très dynamique à un titre qui au final se révèle assez catchy. Il faut aussi le dire sans plus attendre, les titres à sonorités très néo ne sont pas légion sur Shallow Life ce qui contribue à une plus grand variété et surtout évite à l’album de tourner en rond. Si « I Won’t Tell You » m’a donné envie de continuer l’écoute c’est bien par la présence de grosses guitares et d’une vraie volonté de montrer autre chose qu’un vulgaire groupe de néo. Le résultat est donc convaincant.

« Not Enough » présente un refrain emprunt d’une émotion certaine qui montre bien que la belle italienne en a encore sous le pied. « I’m Not Afraid » est le deuxième titre très néo de l’album. Sa filiation au niveau du refrain avec certain titre de Linkin Park est flagrante mais pas pour autant désagréable. C’est sûr que ce n’est pas le gros tube mais dans un ensemble hétérogène ça passe mieux et il risque fort de cartonner en live. « I Like It » joue à fond la carte de Cristina avec un intro bien ficelé, un riff de qualité. Mais pour moi le gros tube de ce disque c’est « Underdog ». D’emblée le groupe nous scotche avec un excellent riff, le refrain emmené par Andréa est repris en second par Cristina et est autant astucieux qu’excellent. A l’instar d’un « Swamped » ce titre montre le grand retour en forme d’un groupe qui s’était égaré le temps d’un album. De toute façon à partir de ce titre il n’y aura plus rien a jeté que ce soit la magnifique balade où Andréa s’éclipse pour que Cristina fasse feu de tout bois ou bien les soli proposés, pas virtuoses évidement mais bien ancrés dans des titres assez heavy, Shallow Life fait le boulot.

Nous allons quand même revenir sur deux points qui me paraissent importants. Le premier c’est le retour en grâce des ambiances. Ce côté assez sombre qui fait que quand les titres parlent de choses graves, les 10 premières secondes nous le montrent bien. Cristina l’a dit il y a des choses grave dans cet album et des choses plus légères. Les ambiances nous le montrent bien. Samples, piano tout est impeccable. Le deuxième point c’est une efficacité retrouvée. Jugez plutôt, 12 titres pas un seul ne dépasse les 4 minutes et pourtant les titres sont très complets avec ambiances, couplets/refrains, breaks et même parfois des soli. Ce n’était pas le cas sur Karmacode où on tournait en rond indéfiniment.

Bon il y a encore un autre point mais il apparaîtra de lui-même. Cristina s’est clairement arrachée pour nous proposer un palette vocale très variée. Elle peut aisément passer d’un registre assez pop légère à un chant plus heavy tout en restant dans une émotion de tous les instants. Pour preuve la balade où elle doit faire face toute seule. Sa complémentarité avec Andréa est vraiment mise en avant. La cohésion est excellente et le dynamisme des titres s’en trouve accentué.

Je parlais de Don Gilmore et du studio californien où l’album a été enregistré. J’avais très peur que le son ne perde de sa chaleur. Rien du tout, le son y est excellent et là aussi on comprend mieux leur choix.

Voilà donc ce à quoi aurait ressemblé Karmacode. Du Lacuna Coil qui a mûri avec un gros son qui décoiffe. Il aura fallu attendre 7 ans avant que ça n’arrive mais c’est arrivé c’est déjà ça. On a vu des groupes attendre 17 ans avant que ça ne revienne (qui a soufflé Metallica ?), là ce fut juste le temps d’un septennat. Autant une bonne surprise qu’un bon album !!!!!!!

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Interview : Lacuna Coil

interview Lacuna Coil
Shallow Life, voici le nom du nouvel opus des italiens de Lacuna Coil. Afin de percer les secrets de ce nouvel opus me voici face a la belle Cristina Scabbia. Récit

1) Pourquoi avoir choisi ce nom pour votre nouvel album ?
En faite le titre vient de l’un des titres de l’album Shallow Life. Nous adorons ce titre et surtout ce que veulent dire ces deux mots. Cela représente bien ce qui nous entourent en ce moment, la télévision, les modes vestimentaires toutes ces choses si superficielles qui font passer les choses vraiment importantes au second plan. C’est une réflexion assez simple qui ne rentre pas dans le détails de ce qui est futile ou pas. Car lorsque tu es a fond dans des choses sérieuses tu as besoin de te libérer l’esprit avec des choses futiles, ça doit être un équilibre. En même temps tu ne dois pas tomber dans le futiles en permanence et être sérieux a certains moment. C’est pour cela que nous avons appelé l’album ainsi mais en même temps ce n’est pas non plus le sujet abordé sur chaque titre, cela a juste été une réflexion sur le sens que nous voulions donner a cet album.

2) Pourquoi avoir choisi d’illustrer votre album avec une grenade en cristal ?
Nous avons eu à choisir entre plusieurs artwoks car nous avions donnés le nom de l’album à différents artistes. Nous avons vraiment eu des retours très différents. Beaucoup d’entre eux nous ont proposés des choses qui n’étaient pas assez fortes a notre goût. La plupart du temps il n’y avait aucun message dans l’artwork ou en tout cas pas celui que nous voulions faire passer. Nous voulions vraiment quelque chose de direct et de clair. C’est en regardant l’artwork d’une des personnes du label que nous avons tout de suite accroché. C’était notre message. C’est vraiment simple mais c’est très direct. Cela montrait bien la dualité que nous voulions exprimer avec le titre. Il montre ainsi quelque chose de fragile et en même temps quelque chose d’agressif. La grenade montre quelque de sérieux, ça peut être une guerre ou même la mort mais le corps est en cristal ou en diamant enfin quelque chose de fashion, fragile et superficiel a la fois. Il faut donc y faire très attention si tu ne veux pas qu’elle t’explose entre les mains.

3) Concernant la musique tu as déclaré sur le site du groupe que Shallow Life allait être un mélange entre les vieux albums du groupe et ses nouvelles influences. Pourrais tu développer cette pensée ?
En faire ça nous apparu nécessaire a ce moment précis de notre carrière de créer la musique dans ce sens. Nous avons réaliser qu’il était temps pour nous de prendre des risque au niveau musical. Nous avons essayé d’évoluer dans une voie ou les gens ne nous attendaient pas forcément. Nous avons produit environ 25 titres pour cet album, des titres vraiment différent. Malheureusement tu n’as pas eu la chance de les écouter mais tu aurais été surpris. Il y avait du Hardcore du punk, des titres très américains. Nous voulions trouver une nouvelle voie a emprunter. Nous voulions savoir ce qu’était Lacuna Coil en 2009. Nous ne sommes plus les même qu’en 1998 et nous avons mis dans cet album les titres qui nous correspondaient le plus. L’évolution est un long processus, le studio a changé, le producteur a changé, beaucoup de choses ont changé. La manière de composer a changer car maintenant nous essayons les titres tous ensemble en répet’ avant de faire une prémaquette. Je préfère cette manière de travailler car comme cela nous pouvons plus travailler sur les atmosphères.

4) Justement votre line up n’a subit aucune évolution en 10 ans quel est votre secret ?
Je pense que cela vient du fait que nous nous connaissons très, très bien. Tu sais quand tu connais les personnes avec qui tu tournes aussi bien que nous, nous connaissons tu peux prévoir les réactions. Ainsi cela évite pas mal de tensions inutiles. C’est vrai que parfois c’est difficile de rester 24h dans un tour bus sans la moindre intimité mais nous avons appris a vivre ainsi et si jamais il y a un conflit nous savons tous comment réagir face à la crise. Il faut dire qu’il n’y pas de problème d’ego dans le groupe, personne ne veut être plus dans la lumière qu’une autre. Le secret c’est peut être que nous, nous voyons plus comme une famille que comme un groupe.

5) Linking Park fait parti des groupes que tu apprécies, est-ce une fin en soit pour toi d’avoir le même producteur ?
Non je n’ai même jamais pensé a ça avant. Comme nous voulions aller de l’avant nous avons envoyer notre démo à différents producteurs pour avoir leur opinion sur notre album. Nous voulions pouvoir faire le meilleur choix en fonction des retours de chacun. Après avoir eu son avis nous avons décidé de le rencontrer afin de voir si cela pouvait coller entre nous. Lors de notre rencontre le courant est passé tout de suite et nous avons apprécié ce qu’il avait a nous proposer sur notre musique. Ca en s’est vraiment pas passé dans le style, « Eh c’est le producteur de Linking Park, prenons le on va vendre de millions de disques ». Nous avons vraiment apprécié son travail. Nous écrivons nos chansons, ce n’est pas lui. Idem pour Linking Park. Si tu fais de mauvaises chansons, même bien produit, ça ne vaut rien.

6) Sur Karmacode on retrouvait une reprise d’un autre groupe que tu apprécies, il n’y aura t’il une reprise sur Shallow Life ?
Non il n’y aura pas de reprises sur Shallow Life. Nous allons peut être travailler sur d’autres reprises pour le live mais pas pour l’album.

7) Et combien il y aura-t-il de version de Shallow Life ?
Je ne peux pas encore te le dire car il ne sort que fin avril. Ce que je peux te dire c’est que nous avons enregistré 15 titres et il n’y en a que 12 sur la version classique. Les trois autres titres devraient apparaître sur l’édition limitée ou sur les B-sides d’un single, je ne sais pas encore, rien n’est définitif pour le moment.

8) J’ai écouté l’album pour la première fois hier (le 5 mars), pourquoi attendre si longtemps pour le sortir ?
L’album est même prêt depuis la fin de l’année dernière. C’est juste une question de marketing. C’est le label qui gère ça. Tu dois attendre le bon moment pur le sortir. Malheureusement ce n’est plus comme avant ou lorsque tu avais finis l’album tu pouvais le sortir dans la foulé. Maintenant tu dois avoir un vrai plan marketing, mais c’est vraiment le boulot du label. Nous, nous écrivons juste de la musique et la jouer live après le reste cela ne nous regarde plus. Nous avons également énormément de pays a visiter pour faire la promo et ça prend pas mal de temps (rire)

9) Maintenant parlons un peu du DVD qui vient de sortir. Pourquoi avoir choisi de présenter deux shows si distincts ?
En faite nous voulions vraiment montrer tous les aspects que pouvaient avoir un show de Lacuna Coil. Celui du Wacken est un show très rock. On transpire, on bouge beaucoup, il est très énergique. Celui à Lourdpark au japon était notre première tournée la bas et c’était très important pour nous d’avoir du matériel de ce show. Il montre le coté le plus sombre et le plus intense de notre musique. C’était un show très intime et de plus le DVD est un vrai tribute à Karmacode. Nous avons beaucoup de matériel de nos anciennes tournées mais ça, ça sera pour un prochain DVD (rire)

10) Que représente l’esprit du métal pour toi ?
C’est aimé la musique et surtout rester très ouvert d’esprit. Tu peux trouver cet esprit dans plein de musique et par forcément dans la musique métal classique. Tu peux faire une musique très lente tout en gardant ce coté très « in your face ». C’est vraiment l’intensité d’un groupe au delà de « Hey je suis cool alors j’écoute métal ». (Andréa coupe Cristina en hurlant au loin que c’est boire de la bière et écouter Manowar, elle rit de sa réponse).

11) Qu’écoutais tu lorsque tu étais adolescente ?
Tu sais je suis la plus jeune de quatre enfants. J’ai deux frères et une s?ur qui écoutaient des choses très différentes. Je suis venu a la musique par plein de chemins différents. L’un de mes frères écoutaient Led Zeppelin et autres Genesis. Ma s?ur écoutait de la musique traditionnelle italienne et mon autre frère écoutait une sorte de disco new wave assez sombre des années 80 en passant par le punk et le hip hop. Tu vois j’ai écouté vraiment de tout etant enfant. Mais moi ce que je préférais c’était AC/DC. Ensuite j’ai découvert Metallica, Paradise Lost et autre Type O Negative.

12) Penses tu qu’a 50 ans tu joueras toujours dans un groupe de métal ?
Qui sait (rire). On m’avait posé la même question il y a dix ans et je suis toujours là avec la même flamme. A partir du moment ou je vais continuer a m’amuser en faisant la musique que j’aime je te réponds OUI.

13) Je ne peux pas te laisser sans te poser la question, comment c’est passé le duo avec Dave Mustaine sur « A Tout le monde » ?
Et bien on est venu me chercher pour faire de duo. J’avoue que j’ai été surprise que Megadeth vienne me cherche pour faire ce duo. Dave n’avait jamais fait de duo avant celui-ci. En plus c’était une association avec une chanteuse sur un titre que tout le monde connaît. C’était juste énorme et en même temps un challenge pour moi. Ca a été un très grand honneur même si je n’étais familière avec toute la musique de Megadeth. Mais « A Tout le monde » fait parti de mes titres préférés, ce fût une très belle coïncidence. J’ai donc dit oui et je suis partie en Angleterre pour enregistrer le duo chez Andy Sneap. Ensuite nous avons fait le Gigantour en Australie et je suis montée sur scène avec Dave pour chanter le titre en duo. Ce fût un expérience assez unique. Je sais que beaucoup de personne n’aime pas de duo car il ne faut pas toucher au ce qui est sacré mais j’aime bien le résultat. Une anecdote amusante lorsque j’aime enregistré le refrain Dave m’a regardé et m’a demandé comment je pouvais le chanter avec autant de fluidité. Il m’a raconté que lui avait eu beaucoup de mal a l’époque pour le faire. Ca doit probablement venir du fait que l’italien et le français soit assez proche au niveau de sonorité ou c’est peut être parce que j’ai un peu appris le français à l’école (rire).

14) Un dernier mot pour la fin
Nous espérons revenir rapidement en France pour un nouveau show. Notre dernier concert a l’Olympia a été fantastique. Nous avons une base de fan très importante en France et c’est toujours un plaisir que de venir jouer devant un public si dévoué. J’espère vraiment q’un jour nous pourrons venir faire une vraie tournée française, ce qui serait cool. Merci encore et a bientôt sur la route !!!!!!
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Nickelback : Dark Horse

Nickelback : Dark HorseSans la présence féminine de ma femme je n’aurais probablement jamais écouté ce nouvel opus de Nickelback. « How You Remind Me » me sort par les trous du nez à cause du battage médiatique qui avait été fait à l’époque (et le fait qu’elle passait en boucle à la radio) et ce n’était pas le titre issu de la BO de Spiderman qui allait me faire changer d’avis. Pourtant lorsque je glissai la galette dans la voiture une chose improbable se produisit. Je me prends un bon gros son de guitare en pleine tête, un riff bien touffu et une harmonique sifflée. J’éjecte le CD, je pensais sincèrement m’être trompé en l’insérant mais non, c’est bien ce Dark Horse qui envoie le boulet comme ça. Vite, vite je rallume la zic et me voilà parti sur la route de mon réveillon avec un excellent disque de Hard rock US. Elle est pas belle la vie…

Une fois n’est pas coutume nous allons parler de ce son si parfait. Il faut dire que pour l’occasion le groupe à casser sa tirelire pour se payer les services de Mutt Lange. Outre le fait qu’il ait été marié à Shania Twain pendant 14 ans (ça ne sert à rien comme info mais ça me faisait marrer de le dire), le monsieur a produit des petits disques comme Back In Black, High ‘N’ Dry et j’en passe un nombre impressionnant. Bref le son est un vrai régal, avec des guitares très bien mixées, un son de batterie millimétré qui n’étouffe en rien l’espace, une basse présente mais la non plus pas envahissante et un chant mis en valeur. Un modèle du genre quoi…

Toujours est-il qu’un son sans un titre derrière ça ne sert à rien. D’entré de jeu « Something in Your Mouth » met les points sur les « I ». Le son de guitare est bien épais, la petite harmonique sifflée fait bon effet et en plus ça parle de moments bien agréables. Que demande le peuple si ce n’est encore plein d’autres titres comme ça ? « Burn It to the Ground » continue le travail de sape avec un autre titre bien pêchu. Je suis de plus en plus étonné par ce disque qui montre vraiment de grandes qualités.

Bon Nickelback ne serait plus Nickelback si l’on ne retrouvait un titre plus conventionnel « Gotta Be Somebody » pas si désagréable que ça et une power ballade « I’d come for you » qui fera l’objet d’un zapping dans un avenir proche (bah oui faut que ça envoie le boulet quand même). C’est ainsi que « Next Go Round » fait du bien aux oreilles. Même si ce titre ressemble assez à « 30/30-150 » de Stone Sour, il n’en est pas moins un bon titre et Chad a une voix suffisamment différente de celle de Corey pour que ça passe sans problème.

Il y a même de bonnes surprises comme « Just to Get High » qui se montre tendre au début avant de nous balancer un refrain bien accrocheur. Je me surprends de plus en plus en appréciant réellement ce disque. Bon 6 titres sans vraie balade au sucre ça fait beaucoup et ma femme pu enfin respirer avec « Never Gonna Be Alone ». Là c’est acoustique, c’est beau et surtout ça se zappe quand elle n’est pas là… « Shakin Hands » est plutôt sympa mais en sachant que « S.E.X. » se cache derrière je m’empresse d’y aller. Encore une fois ce n’est pas vraiment une chanson pour les petites filles et en cassant un peu cette image de lover Nickelback risque de convaincre plus d’un poilu récalcitrant. Le titre est là aussi accrocheur avec un refrain punchy. Excellent titre en lui-même. « Today Was Your Last Day » mouais pas top, trop formaté et pour finir un hymne à la weed bien marrant lorsque l’on penche sur les paroles.

Je ne doutais pas que le bon Chad en avait sous la semelle mais je trouve qu’il se révèle sur cet album qui le voit explorer un côté plus hard rockeur bien sympa. Son grain colle parfaitement à toutes les situations proposées par Dark Horse et lorsqu’il pousse un peu il est vraiment bon. Allez cerise sur le gâteau, les titres les plus pêchus se voient généralement affublés d’un solo de gratte avec ce qu’il faut de wha wha pour que ça claque bien.

Pour ma part une excellente réussite. De bons titres accrocheurs, une montée d’un cran dans l’avoine et une prise de risque au niveau des paroles qui font de ce disque une révélation pour moi. A conseiller pour partir en vacances entre potes une bière à la main…

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Black Crusade – Elysée Montmartre 2007

interview Arch Enemy

C’est probablement l’un des évènements métal parisien de l’année. 2 jours avec la Black Crusade. Premier constat Shadows Fall n’est pas et c’est bien dommage. Deuxième constat Arch Enemy se retrouve en première partie de Trivium ce qui était l’inverse il y a deux ans. Mais c’est normal (tournée Roadrunner oblige) donc pas de scandale et ils reviendront en tête d’affiche l’année prochaine.

 

18h Arch Enemy arrive sur scène avec donc 25 minutes de set. Pas le temps de bailler aux corneilles faut envoyer le boulet. C’est l’excellent « Blood On Your Hands » qui oure les hostilités. Aussi efficace que sur l’album, il nous plonge directement dans le bain. Dommage que seul ce titre provienne de l’excellent Rise Of The Tyrant. Enfin il fallait du gros classique pour satisfaire les nombreux fans présents dans la salle. En moins de temps qu’il faut pour le dire le dernier titre est annoncé il s’agit de « We Will Rise », hymne métallique au possible qui aura pour effet de fédérer la salle derrière les suédois. Trop court mais bon c’est les règles, en tout cas ça m’a bien fait plaisir de revoir

 

Set list :

1- Intro

2- Blood On Your Hands

3- Enemy Within

4- Nemesis

5- My Apocalypse

6- We Will Rise

7- Outro

interview Dragonforce

Changement de plateau et voilà que déboule les fous furieux de Dragonforce. J’avais déjà vu le groupe en première partie d’Edguy et je n’avais que moyennement accroché. Mais je dois reconnaître que cette fois je me suis laissé embarquer dans leur univers. Même si ils sont été desservis par un son assez mauvais, la joie pouvait se lire sur leur visage et tout le monde participa a la fête. Heureusement le son s’est légèrement amélioré en cours de set. Nous entendions enfin le chanteur et les grattes. Autant dire que ça a branlé sec. Virtuose sans pareil Herman Lee enflamme le publique avec ses soli endiablés. Toujours amusant son petit pointeur lumineux sur le doigt qui favorise encore plus l’impression de vitesse. Moment fort, l’échange d’instruments entre le français Frederic Leclercq et Sam Thoman, permettant ainsi à l’ex Heavenly de faire un bon solo sur « Valley Of The Damned ». Final énrome avec l’excellent « Through The Fire And Flames »

 

Set List :

1- Intro

2- Fury Of The Storm

3- Operation Ground And Pound

4- Starfire

5- Valley of The Damned

6- Through The Fire And Flames

interview Trivium

Voilà donc Triuvium  qui a du acheter une maison en France tant ils viennent souvent. Malheureusement pour eux le son ne sera pas de la partie (comme souvent) et le résultat fut assez brouillon. Satanée batterie, satanée basse. Résultat heureusement que le bon Matt nous  annonçait les titres car sinon je n’en aurait pas reconnu la moitié. Mais après les avoir vu avec Maiden je me suis dit que la scène était trop étriquée et que dans le coup ça manquait de flammes et autres artifices. Difficile en plus de reconnaître des moreaux lorsque le groupe se lance dans titres moins connus, enfin au moins on les aura eu en live au moins une fois. En revanche le devenu classique « Anthem ( We Are The Fire ) » fera bien chanter la foule qui attends la tête d’affiche Machine Head. Encore un petit coup de « Pull Harder On The Strings Of Your Martyr » et c’est fini. Une prestation qui ne restera pas dans les annales.

 

Setlist:

1- To The Rats

2- Fugue ( A Revelation )

3- The Deceived

4- A Gunshot To The Head Of Trepidation

5- Becoming The Dragon

6- Anthem ( We Are The Fire )

7- Rain

8- Pull Harder On The Strings Of Your Martyr

interview Machine Head

Voilà enfin que déboule Machine Head. Les « Machine Fucking Head » pleuvent en attendant le groupe. La aussi le son ne fût pas top top car le groupe ne fit pas de balance?. Mais il s’améliora au cour du set donc bon. Et puis c’est du rock’n roll et tout le monde était a block donc au final ce fût une excellente soirée.

Dès les premières notes de « Clenching The Fists Of Dissent » on sentait que la soirée aller bien se passer. Le break ou le publique scande des « Fight, Fight, Fight » a été bien énorme. Quel excellent album que ce Blackening. S’en suit la magistral « Imperium » qui restera l’un de mes titres préférés. En y regardant de plus prêt la set list se révèle être la même que celle du Hellfest. Donc que du gros titres taillés pour faite pogoter les gens. Résultat un gros circle pit dans notre cher Elysée Montmartre. La grande classe. Dommaeg que l’elan se soit un peu brisé en vol avec « Descend The Shades Of Night ». Compte tenu du peu de temps de jeu un autre bon gros tube bien punchy aurait été apprécié (Au hasard « Take My Scars ou encore «  The Blood, The Sweat, The Tears », enfin bon). Final dantesque avec le mythique « Davidian ».

Malgré l’insistance du public le groupe ne reviendra pas et c’est bien dommage. La soirée fût malgré cela une grande réussite et vivement la prochaine tournée.

 

Setlist :

1- Clenching The Fists Of Dissent

2- Imperium

3- Aesthetics Of Hate

4- Old

5- Halo

6- Ten Ton Hammer

7- Descend The Shades Of Night

8- Davidian

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Within Temptation : Black Symphony

Within Temptation : Black SymphonyIl fallait bien que cela arrive un jour ou l’autre. Dans le cadre d’un groupe symphonique, un passage par la case « concert avec un big orchestre » est quasi obligatoire. Bien que le groupe nous avait déjà sortie deux DVDs des deux dernières tournées, il n’hésite pas un seul instant a en nous proposant donc son « concert avec un big orchestre ». Mais en maître du genre Within Temptation se devait de faire une gigantesque et fort de constater que le groupe a vraiment mis les grands plats dans les gigantesques. Un objet a n’en pas douter qui va être appeler a devenir culte pour tous les fans des holladais.

Il suffit d’étaler les chiffres au grand jour pour se rendre compte de la qualité du DVD. 10000 fans, 50 musiciens, 14 caméras et un groupe de scène. Si avec ça on ne se fait pas plaisir je en sais plus quoi dire. Car cil faut être honnête, les deux derniers opus du groupe m’ont un peu lassé par un manque évidement de patate. Mais sur ce live, les guitares ont repris de le dessus et nous offre un show à la hauteur des ambitions du groupe. Pourtant le cadre symphonique ne se prête pas forcément à un regain de gouache mais c’est le cas ici. Les guitares sont donc mises en avant et les arrangements de l’orchestre sont de grande qualité. Tous les titres du dernier album passe comme une fleur et c’est tant mieux. Si un sceptique comme moi apprécie, le fan va être en liesse. On peut prendre l’exemple frappant de « Our Solemn Hour » donc l’intensité est très largement gonflée par des chœurs puissants. Les titres plus anciens comme « The Promise » ou l’excellent « Mother’s Eath » se retrouve véritablement sur vitaminé. On ressent tout le travail effectué pour ne pas corrompre l’identité de chaque titre. Qui dit soirée exceptionnel dit forcément des guests. On notera donc la présence de George Oosthoek de feu Orphanage et surtout de la belle Anneke Van Giersbergen que l’on ne présente plus. Un vrai bonheur se lit sur le visage du groupe, il faut dire que tout se déploiement ravis le public que le rend bien. Tout le monde s’amuse et c’est une vraie communion entre le public, le groupe et le téléspectateur. Seul petite chose gênante dans cette set list, les quinze minutes de balades (« Forgiven » à « Memories »). Mais bon l’avantage du DVD c’est que les chapitres passent très rapidement.

En terme de réalisation ce DVD aurait peut pu bénéficier d’un traitement plus cool au niveau des effets. Mais c’est un peu le lot de tous les DVDs du moment. En revanche le son en 5.1 arrache et l’image en elle-même est magnifique (il y a même un version Blu-Ray pour les chanceux qui possède un lecteur, a mon avis ça va être quelque chose a voir)

Nous voila donc à la fin des 2h de show et il nous reste encore un DVD bien rempli. En effet il y a des reportages sur le groupe, des interviews, des clips, le making of du live symphonique et encore un concert (avec un set list plutot bonne et surtout différente). Bref 4h de rab’ pour les mordus du groupe. Dernier point vous y retrouverez également les deux CDs audio du live symphonique pour votre voiture. Si c’est pas la classe tout ça.

Voilà autant d’arguments qui rendent ce disque indispensable a tout fans et à toute personne qui souhaiterait découvrir le groupe dans de bonnes conditions. Probablement le meilleur produit estampillé Within Temptation depuis Mother’s Earth, rien que ça.

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Avenged Sevenfold : Avenged Sevenfold

Avenged Sevenfold : Avenged SevenfoldAvenged Sevenfold va encore faire couler de l’encre avec ce nouvel opus éponyme. Généralement ce genre d’album marque un retour aux sources du genre « tu croyais qu’on était fini et bien non ». Bon pour le retour aux sources ce n’est pas ça mais est-ce forcément un mal que de proposer quelque chose de nouveau à son auditeur? Que l’on aime ou que l’on n’aime pas, ce disque va faire parler et après ça sera aux fans de décider si oui ou non le groupe doit toujours avoir la considération des foules.

Ce nouvel opus s’ouvre donc sur de l’orgue. Une chose est sure, l’ambiance ne va pas être à la fête et l’on peut même dire que ce disque est sombre. Bon nombre d’éléments sont ajoutés pour renforcer ce sentiment de noirceur. Que l’on prenne « Afterlife » ou « Scream » rien ne laisse filtrer de la joie.

Ceux qui trouvaient que Avenged Sevenfold s’était fourvoyé avec leur précédent album, seront contents de retrouver un Matt Shadows au mieux de sa forme. Comme quoi son opération lui aura fait du bien. Son chant est plus rageur que jamais et ses incartades en chant clair plutôt réussis. Il se permet même un passage limite électro du meilleur effet. Voila le groupe prend des risques sur ce disque et seul le public sera juge de ses efforts. J’avoue avoir été surpris par des titres comme « Gunsliger » ou encore « A Little Piece Of Heaven ». Le premier ose le coté country sans aucun complexe quand au second il s’aventure dans une durée et un progressisme étonnant et surtout un burlesque surprenant. C’est sur que cela ne sera pas du goût de tout le monde mais après tout il y aura au moins du débat.

Ce disque contient aussi des petits passages avec du piano, du chant féminin ce qui tranche avec certains passages plus lourdd et thrashy. Les soli ne sont, en règle général, pas révolutionnaire pour un sou (c’est le moins que l’on puisse dire), mais ponctuent certains passages de bien belle manière (comme la fin de « Lost » par exemple) Nous finissons sur une petite power balade sympa. Rien de bien neuf mais efficace.

La production est forcement de qualité et ça sonne bien gros.

Un disque qui pourra réconcilier le groupe avec ses fans d’antan. Pour les autres une écoute est nécessaire avant d’aller plus loin même si ce disque a pour lui d’oser ce que bon nombre de groupe de metalcore ne fait pas.

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Proletaria : Simiesque

Proletaria : SimiesqueLorsque nous nous sommes rencontrer c’est au détour d’un concert et je leur avais poser la question : mais quelle genre de métal fusion faite vous ? Gêné, il ne savait pas trop quoi répondre mais au bout que quelques minutes d’écoute, je me suis fait une idée assez simple. On prend un bonne dose de groove, un accordage très bas, des rythmiques saccadées et puissantes, un chant eraillé et voilà vous avez la recette de Simiesque, le premier opus du groupe.

C’est en 2006 que Proletaria voit le jour et passé bon nombre de déboires de guitariste le line up est enfin sur pied. En route pour le studio avec à la sortie un cinq titres de qualité. Le son brut de décoffrage sert les compos technique et puissante du groupe. Pour moi qui suit assez friand des bassistes techniques, je suis servi avec Will donc l’approche en slaps est énorme. D’ailleurs le groupe ne s’y est pas trompé car sa basse est très largement mise en avant, ce qui donne un vrai coté percussif à la musique de Proletaria. Mais ne vous en faite pas les autres membres ne sont pas en reste car il faut suivre rythmiquement. D’un point de vue guitare ou batterie, les sections sont impeccables. Pour finaliser l’ensemble le chant de Wuesto (ex chanteur de Itsari) est en parfait accord avec le reste. Venant du plus profond de ses tripes, il galvaniserait le disque a lui seul.

Mais si n’avais qu’un conseil vous donner, ça sera d’aller voir le groupe en live. Présent scéniquement, Proletaria est taillé pour vous mettre une grosse claque. On voit que le travail du groupe est axé sur ses prestations en public, donc n’hésitez pas.

Un premier EP plein de bonne chose qui donne envie d’en avoir plus a se mettre sous la dent. Allez voire sur le Myspace du groupe et surtout allez les voire en concert ça déchire !!!!!!!

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Bullet For My Valentine : Scream Aim Fire

Bullet For My Valentine : Scream Aim FireQue l’on aime ou que l’on n’aime pas, il faut reconnaître que les chiffres parlent d’eux même. Vendre une première offrande a plus ‘un million d’exemplaire c’est une vraie performance dans le monde du métal. C’est ce qu’a réussi le quatuor gallois avec « The Poison ». bon OK certains titres étaient clairement stéréotypé mainstream mais bon on nous annonce un album plus heavy donc laissons parler la musique.

D’entré de jeu on a l’impression d’entendre un vieil album de Metallica avec un son à décorner un Å“uf. Tant au niveau des riffs que du chant (je parle du chant général pas du refrain clair), l’ombre de la bande de Frisco se fait ressentir. Dommage, oui et non. Combien de groupe font du sous Metallica et ne se font jamais allumés. B4MV a évolué et se veut vraiment plus métal et ça s’entend. Sur cette galette vous ne trouverez pas de titre vraiment collant comme l’on pouvait avoir sur The Poison, ici nous sommes en plein dans années 80’s avec un gros son le tout agrémenté de la patte métalcore du groupe. On y retrouve aussi un peu d’année 90 avec par exemple le très In Flamesesque « Disappear », mais au final le rendu est plutôt bien fichu. Je pense sincèrement que si le teenager passe par la case B4MV, il finira par les gros classiques des Four Horsemen et c’est tant mieux.

Outre la ressemblance des riffs, il faut quand même souligner la performance de Michael Padget qui démontre un vrai savoir faire pour ce qui ai de faire des soli qui claquent. Bien dans le rythme, ils se veulent originaux et ça marche.

Déjà dit mais le son est bien énorme et donne un bonne homogénéité a ce disque qui ne présente pas réelle faille hormis son lien de parenté évidement avec les cadors des années 80’s. L’autre bémol venant quand même su chant clair mais là c’est moi qui ne le supporte plus, je sais que c’est une affaire de goût mais une bonne grosse avoine rien de tel.

Pour ma part plus percussif que le premier opus, plus homogène et tout simplement plus métal, ce Scream Aim Fire aura de sérieux arguments a faire valoir auprès des jeunes en manque de groupe dans le genre. Pour les plus aguerri, ce disque vous passera sûrement au dessus de la tête car vous aurez déjà entendu ces riffs un bon nombre de fois…..

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Interview : Jadallys

interview Jadallys
1) Peux tu nous raconter ce qui s’est passé dans la vie du groupe entre vos deux albums ?
Tino : Beaucoup de concerts. Mais avant tout, il y a eu des changements profonds, réflexion sur les orientations et les choix du groupe et, sans aucun doute de façon liée à cela, changement de musiciens. Jadallys est depuis le début un espace d’expérimentation, un laboratoire d’essais. Il le restera. Le message du groupe est la recherche de la liberté, une véritable quête comme celle du Graal. Cela exige l’abandon de toute prétention matérielle et le détachement vis à vis des usages de pensée conventionnels. Tout cela exige un effort, Jadallys a un message difficile à faire passer dans un univers généralisé de consommation. Mais pourtant il passe?

2) Labyrinthes semble véritablement marquer un pas en avant pour le groupe. Le ressens tu comme ça ?
Tino : Evidemment. On a systématisé ce qui pouvait plaire, et bien entendu ce qui pouvait aussi déplaire?Non seulement on a été encore plus loin dans notre démarche, mais on l’a fait encore mieux que pour « Le Silence ». Je pense que cet album est un condensé de libre expression aussi bien dans les textes que dans la musique. Pour cette raison, je le trouve inclassable. Je pense que beaucoup chercheront, comme c’est l’habitude en France, à le ranger dans une étiquette. Mais comme ces bien-pensants n’y arriveront pas, ils passeront allègrement à côté , sans rien saisir. Labyrinthes s’adresse seulement à ceux qui ouvrent leur esprit à d’autres démarches, bref à ceux qui ont l’esprit de découverte. Et par bonheur il y a encore beaucoup d’esprits libres.

3) Peux tu nous parler de l’enregistrement de ce disque ?
Sélène : Il s’est effectué dans plusieurs studios différents, sous la direction de Stéphane Buriez. Nous savions ce que nous voulions faire, nous l’avons expliqué avec passion, Stéphane l’a immédiatement compris et ressenti. C’est une belle expérience de travailler avec une personne de cette envergure, il est d’abord un artiste qui sait écouter, qui sait saisir le sens profond des choses?Pour nous, c’est le principal ! Et puis c’est un fabuleux magicien qui modèle des univers sonores en fonction du sens de la musique. Il s’est très vite approprié celle-ci et a su la préserver de toute pollution consensuelle.

4) Les paroles sont très importantes pour vous, peux tu nous faire une explication de texte ?
Sélène : Les paroles sont l’essentiel. Labyrinthes est un parcours qui mène de l’enfance à la mort, puis à la renaissance, pour s’achever par la plénitude dans le détachement de tout, ce que symbolise le dernier morceau fait de quelques notes tribales dépouillées. C’est un « concept album », qui fait appel à toute une série de symboles. Il ne s’agit évidemment pas de dévoiler ici le sens des textes, mais en tout cas il ne faut jamais les prendre au premier degré. Il y a des repères simples pour cela : dès le premier morceau, le titre « mer » est à rapprocher du mot « mère », il représente la relation envahissante qui peut s’établir entre l’enfant et sa mère. Le second et le troisième morceau sont la découverte par l’adolescent des notions philosophiques et religieuses et l’appréhension du Vide existentiel. L’ « Araignée » n’est pas une araignée, mais toute personne repliée sur elle-même. Rapport « Sagittarius A » (c’est le nom du trou noir qui est au centre de notre galaxie, la Voie Lactée), n’est pas une chanson sur les extra-terrestres, malgré l’intro qui est un rappel résolument suranné aux très vieux films de science fiction des années cinquante que Tim Burton a d’ailleurs parodiés ! Derrière cette façade grotesque et ironique (façon Mars Attacks !) se déroule un texte qui offre un panorama tragique des comportements humains qui, eux, sont très obtus et aveugles.
<BR/>On peut décliner ce même procédé à tous les morceaux. Celui qui écoute l’album doit faire l’effort d’essayer de déchiffrer, ce qui est le contraire de l’attitude passive à laquelle nous sommes habitués lorsque l’on écoute de l’easy music, qu’elle soit variété, pop ou métal, ou pire encore lorsqu’on regarde la télé. On est libre de faire cet effort de découverte ou de le rejeter. Le message, c’est la liberté de rester comme on est ou de se tourner vers l’Autre. On fait un choix. Mais un choix n’est pas sans conséquence, cela rend conscient que l’on vient de choisir et dès lors on est responsable de son choix. Chose qu’il est important de ne pas se cacher. Le texte de « K » parle, entre autres choses, de cela.
<BR/>La pochette et le livret, réalisés par Eric Liberge, reprennent aussi graphiquement tout un ensemble de symboles présents dans les textes.
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5) Sur scène vous êtes très visuel, a quand une version DVD de Jadallys ?
Tino : L’aspect scénique est très important. Le côté théâtral de Jadallys est particulier, mais il constitue une évidence indispensable à la démarche artistique du groupe. Verriez-vous sérieusement Sélène chanter une douce mélodie, telle une jeune fille sagement installée derrière son micro ? Même si elle en est plus que capable, cela serait un non-sens absolu par rapport au personnage ambiguë, torturé et animal qu’elle incarne avec sincérité.
<BR/>De même, vous ne me verrez pas poser mon pied sur les retours de devant de scène. Et pourtant, je vous jure que je joue de la guitare?
<BR/>Nous irons beaucoup plus loin dans le côté visuel, nous étudions cela. Et il y aura un jour un DVD de Jadallys, le tout est de ne pas réaliser quelque chose de trop « propre » pour être honnête.
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6) En parlant de la scène vous tournez pas mal sur Paris avez-vous des plans pour partir à travers la France et l’Europe ?
Ded : Oui, nous en avons à l’étude en ce moment. Nous souhaitons vraiment ?et le plus rapidement possible- retrouver le public de province avec lequel nous n’avons que d’excellents souvenirs. Il y a aussi quelques plans européens.

7) Comment s’est passée votre rencontre avec Stephane Buriez ? Pourquoi l’avoir choisi pour s’occuper de votre album ?
Ded : Cela faisait deux ans qu’on pensait à lui. Déjà, pour « Le Silence », on se disait qu’il nous aurait fallu quelqu’un comme lui?Et puis l’un de nos amis le connaissait bien, on est entrés en contact facilement, on s’est entendus tout de suite. Stef est pétri de musicalité, de finesse et de savoir-faire. Il n’a pas peur de s’attaquer à des entreprises compliquées et ésotériques comme la nôtre, au contraire cela l’intéresse car il est ouvert mentalement à tout. Ce qui fait de lui quelqu’un de très clairvoyant et de très « riche » musicalement.

8) On vous avait déjà posé la question mais que représente l’esprit du métal pour vous ?
Sélène : Le métal, tout comme le classique, sont des genres où tout est théoriquement possible. Où la démesure n’est pas à priori hors la loi. C’est une particularité extraordinaire, c’est ce qui en fait un genre musical exceptionnel. L’esprit du métal réside dans cette capacité à jouer avec l’extrême, extrême sonore mais aussi démence des mots, des expressions, des idées. C’est un genre musical que nous aimons avant tout pour cette raison.
<BR/>Ce qui est dommage, c’est qu’aujourd’hui le métal se divise en différentes chapelles qui sont autant de refuges pour des tribus qui réagissent à des codes rigides. Aujourd’hui, on s’identifie par rapport à une tribu, à l’intérieur du monde du métal. C’est ce que Jadallys rejette. La liberté c’est d’être capable de s’identifier tout seul en tant qu’être unique. Etre libre d’aimer tel style et en plus d’en aimer plein d’autres, même si la majorité des gens trouve cela inconcevable.
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9) Un dernier mot pour les gens qui vont venir vous rencontrer sur la route?.
Tibo : Au-delà de tout ce qui vient d’être dit, Jadallys est vraiment le contraire d’un groupe qui se prend au sérieux. Si la condition, pour être entendu, était en toute occasion de ne rien dire de peur de passer pour quelqu’un qui se la pète, alors ce serait la mort non seulement de toute création, de toute authenticité, mais aussi de toute démocratie. Nous ne sommes pas encore dans un monde de zombies inhibés par les tabous et pour ne pas se retrouver un jour dans l’univers carcéral d’Orwell, il faut parler, il faut être capable de dire tout ce que l’on a envie de dire, sans chercher à plaire, sans aucune restriction. En ce sens, merci à tous ceux qui nous aident, en nous aimant ou en nous détestant, ce sont eux qui nous poussent et nous motivent, ce sont eux qui démultiplient notre énergie et qui nous permettent d’avancer encore plus.
<BR/>Pour ceux qui viendront nous rencontrer sur la route, je dirai ceci : en concert, on prend notre pied, c’est tout. Parce que la scène est faite pour cela. On vous dit à tous : venez nous voir, venez passer un moment avec nous !
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Jadallys : Labyrinthes

Jadallys : LabyrinthesJadallys est de retour 3 ans après son premier opus, Silence. Il ne faut pas se voiler la face si vous étiez resté insensible aux charmes de Selene et ses amis ce disque ne sera pas pour vous. Et pourtant ce disque vous réservera bien des surprises car ce disque est un cap vers la maturité. En un mot comme en cent, les voilà bien de retour et ça va le faire.

Dans ce Labyrinthes vous retrouverez donc tout ce qui avait fait le charme de Silence. Un mélange de diverses influences qui cette fois sont plus digérées donnant ainsi ce côté plus mature. Les mélodies sont plus riches, plus envoûtantes. Les ambiances sont très bien rendues et au final, nous rentrons dans ce disque sans trop de peine. Refrains aussi bien popisant que métal, paroles plus captivantes, l’effort se ressent dans l’écriture.

Mais ce qui m’a le plus plu c’est bien le sens de la composition qui s’est amélioré. On y retrouve donc des aspects très métal autant que des mélodies plus rafraîchissantes et mystiques. Pour faire un raccourci facile, on peut dire que Labyrinthes est pour moi un Silence en mieux.

Autre point positif, c’est la grosse prod’ de Stephane Buriez qui a encore une fois fait des miracles. Ca sonne super bien et les ambiances s’en voient d’un coup galvanisées.

Voilà un groupe qui a passé la seconde et qui peut se faire une bonne place dans le paysage métal d’autant que le groupe adore la scène et cela se voit.

Bonne continuation !!!!!!!!

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