Chroniques de Julien

Toute l'actualité metal par Julien

Archive for the 'Metalcore' Category

The Eyes Of A Traitor : A Clear Perception

The Eyes Of A Traitor : A Clear PerceptionA première vue The Eyes Of A Traitor n’avait pas grand-chose a me vendre. La pochette ne m’inspirait que du jeunot au gros son mais sans inspiration et l’étiquette métalcore (ou peut importe le nom de base mais avec –core à la fin) me faisait vraiment peur. Erreur grossière, il faut toujours écouter un album avant de la juger. Certes nous restons dans une mouvance très US metalcore et compagnie mais la grande technicité dont fait preuve le groupe et un sens évident de la composition auront raison de mes a prioris. Ce A Clear Perception est un vrai bon disque pas aussi accessible que ça mais qui fera quand même bouger nos belles crinières.

Le très gros avantage de cet album c’est son évidente diversité. Que ce soit en terme de guitare, de batterie ou de chant tout est modulé de tel sorte que l’on en perdrait presque son latin. Je pense que je vais commencer par la prestation de Sam Brennen batteur hallucinant mêlant avec aisance des passages aussi bien death que coreux. Bon les passage coerux sont parfois un peu épuisant mais au moins le sieur sait commence marche sa double. Il y a même par moment des petits blasts typés black. Le tout étant surtout souligné d’un groove a l’épreuve des balles. A lui tout seul il arrive a emballer la machine par la minutie de ses frappes. Pour finir il mène à la baguette les nombreuses polyrythmies qui jalonnent ce disque. BRAVO.

Le deuxième a être mis en exergue c’est Jack Delany, 21 ans et un talent a revendre. Il maîtrise a merveille tous les types de chant allant du death guttural puissant au hurlement aigue mais tout aussi puissant du –core. Sans aucun doute la deuxième pépite du groupe. Que ce soit sur des passages bien death (« Under Siege ») ou sur des passage limite post-core (« Escape These Walls ») ca claque bien. Seul les incartades en chant clair ne sont pas au top mais son utilisation est assez limité donc a la limite on peut lui pardonner facilement.

Des excellents zicos mais aussi d’excellents titres. L’une des autres qualités de ce disque c’est le mélange des genres et du niveau d’accessibilité. Aux passages polyrythmiques se mélangent des passages plus mélodieux et plus accessibles qui reposent avant de reprendre un louche de break hallucinant. Les claviers sont utilisés eux aussi avec parcimonie et c’est tant mieux. Ainsi on apprécie tout autant sa présence comme sur « Decorus », pour ne citer qu’un titre (mais quelle titre, quel association avec les grattes). Si l’on devait faire un parallèle musicale le groupe devrait se trouver en A Job For a Cowboy et Hacride. Autant dire plutôt du lourd car The Eyes Of A Traitor n’a pris que le bon.

La guitare est elle aussi à la fête avec un excellent mixe de violence et de mélodie. Toujours raccord avec le groove proposé par la batterie, elle habille avec puissance et élégance les titres.

Un album rempli d’excellentes choses et qui fait de The Eyes Of A Traitor un sérieux client pour l’avenir. Technique, une songwritting irréprochable que demander de plus si ce n’est un autre album dans le même genre. Même si la première écoute peut paraître un peu raide, ce disque montre son vrai visage après plusieurs écoute donc foncez vous ne le regretterez pas.

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The Sorrow : Origin of the Storm

The Sorrow : Origin of the StormOrigin of the Storm est le second opus des metalcoreux de The Sorrow groupe autrichien qui surfe sur la vague made in USA du “un coup de je t’avoine, un coup je te caresse l’oreille”. Oui bien peu de surprise sur cette galette et pourtant elle n’aura rien a envier au dernier Killswitch Engage. Je dirais même que ce disque est supérieur a la production des américains et pourtant la recette est la même…. Bref ceux qui aiment le genre, adoreront ce second opus, les autres passeront leur chemin comme sur chaque nouveau disque estampillé métalcore……

L’album s’ouvre paisiblement sur du piano qui pose une ambiance plaisante avant le gros coup de massue. Car passé ce cap ça envoie le boulet comme on dit. Gros riffs a gogo, belles mélodies alternance de chant les ingrédients sont là. Mais qu’est-ce qui pourrait faire la différence. On pourrait citer la qualité des mélodies apportées par un jeu de guitare millimétré, une batterie qui se fait plus inventive que la moyenne, une association entre un chant clair un peu trop liquoreux et une avoine de chaque instant. Il faut souligner ce dernier point qui pourrait peut être en rendre plus d’un perplexe, mais j’aime bien. C’est ce qui me saoule un peu chez Killswitch Engage, ce coté chant clair avec un jeu de gratte mou. La on tend plus vers le Scar Symmetry et ça me parle déjà beaucoup plus.

C’est bien difficile de décrire ce disque car il y aura toujours ce sentiment de structure éclusé et convenu qui fera que cette chronique pourrait être celle d’un autre groupe du même genre. Indéniablement ce disque a des qualités comme celle que j’ai cité mais en même temps The Sorrow tombe par moment dans la facilité. C’est d’autant plus vrai qu’ici facilité rime avec efficacité. C’est bien pour cela que mon introduction faisait ce constat. Ceux qui aiment le genre aimeront ce disque les autre pas…….

La production est largement à la hauteur de ses aînés et ça sonne bien gros. Pas de grosse originalité là non plus mais une efficacité là aussi redoutable. Ca caillasse du début jusqu’à la fin sans répit pour nos cages a miel.

Un disque pour amateur du genre qui cherche de l’efficacité. Sans le révolutionner (ce qui me paraît impossible de toute façon), The Sorrow s’inscrit dans le paysage du metalcore comme un sérieux « rival » pour les groupes US. Un bon album dans……

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Interview : The Sorrow

interview The Sorrow
Interview Mail with Tobi (Bass)

1)Can you tell us the history of the band ?
The Sorrow are Mätze on the vocals and guitar, Andi on the guitar as well, Dominik on the drums and i am playing the bass. The Sorrow was formed about three years ago out of several previous bands, Andi and Mätze played in a band together before and me and Dominik as well. By the time things led to each other and we formed The Sorrow. So when we recorded our first demo, we already were band experienced and knew what´s important in the studio. Our demo got voted ?Demo of the month? in german Metal Hammer
<BR/>magazine and through that we got our record deal with Drakkar

2)Why did you choose this name for your band?
We picked the name ‘The Sorrow’ because it´s a placative word that sounds cool. it fits the image of the band perfectly, since we don´t use to write songs about the birds and the bees. our songs deal a lot with the aspects of misery and sorrow, so we chose the word closest that can transport these emotions.

3)Wich kind of feedback did you have for your previous album?
The feedback on our old album was really amazing, from both sides, media and listeners. We even got voted album of the month in german Metal Hammer magazine. Of course there were some reviews that weren´t that cool, but that´s okay, everyone has his own opinion. And the reaction on our life shows were great as well. So we hope that the new record will be successful as well, but the reviews and the opinion of the medias are not as important to us than the response of our fans. But it already started good, we got voted Album of the month in Rock Hard Greece, so we are already relieved a little bit&#61514;

4)You go on tour with Sepultura, is a dream come true?
Indeed, it´s great and we are already really excited, but we haven´t dreamed of a tour with Sepultura. They were heroes in our youth with Max and Iggor Cavalera, they are still good, no doubt, but it´s just not the same anymore. I already saw them with Derrick years ago and it was really cool i have to admit. We will have a great time!
<BR/>

5)Can you describe us your new album?
The new record is much more mature than the old one. It unite so many styles of the Heavy Metal culture from the last three decades. It´s heavier, but really epic on one side. Give it a chance, you might like it… We do like it&#61514;

6)Can you describe us the songwritting?
For this album we wrote the music in about three months, mostly by Andi and Mätze in front of the PC and with a drumcomputer. Later on we practised the songs together before we hit the studio. We had to do it this way because we had not much time between all the touring, festivals and our dayjobs. But it turned out really good. Though we try to do the whole songwriting the old fashioned way next time.

7)What is the thems of your lyrics?
The lyrics are dealing with a lot more interpersonal issues than on the old album. They tell about the storm that disorders your life when a beloved person lies to you big style, when a friend dies or about an abandoned child. Maybe it was even a cathartic way of writing. But there is also the song ?Anchor in the storm? that pays respect to those, that stood beside us in stormy times and helped us back to our feet.

8)What is your best memory with the band?
Playing in Wacken was one of the best moments in my life. So many people in such a small village, it was great. I also remember when we played festival in the Czech Republic when Jeff Waters from Annihilator was standing at the side of the stage watching the show. Afterwards he came towards us and said, that he really, really enjoyed our show. We were really proud as you can think&#61514;

9)What is the Spirit Of Metal for you?
Metal for me means to enjoy life everyday, but also speak free if something bothers you. This music means my life, it has all the energy to get me through the day. No other style can express human emotions better than Metal.

10)What is your influences?
There are so many bands, that influenced us, so i can´t mention them all. There are the classical Heavy Metal bands such as Judas Priest or Iron Maiden as well as the swedish Death Metal bands, for example In Flames, Soilwork or At the gates. But the newer generation of heavy bands like Killswitch Engage or Unearth had a big input on our music as well. And the bands we alway love to listen to are Machine head and Pantera.

10)Can you describe us the Austria scene?
It´s small but fine. There are more smaller communities than a really networking scene, except of the bigger cities of course. The kids try hard, they put up shows and play in bands and exchange gigs, that´s a good thing. Besides the big bands like Belphegor, Hollenthon and of course Pungent Stench, check out ?In Slumber? from Linz or ?Before the fall? from Vienna, really great bands.

12) Do you know the french scene?
I don´t know a lot french Metal bands unfortunately. The first french band, that comes to my mind is definitely Gojira, they carried progressive Death Metal to another level. I like Dagoba as well, they are really original in their style. And i know the band Sikh, they signed to Drakkar recently, but they sound to much like New- Metal to me, and that´s not exactly my taste of music.

13) Last word are yours………
Thank you for the interview guys. We will be back in France as soon as possible, see you all at the shows! Stay true and horns up…

En savoir plus sur The Sorrow

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Maroon – La Loco 2008

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The Agony Scene : Get Damned

The Agony Scene : Get DamnedMalheur Noel marque le retour en force du metalcore. Je n’avais pour souvenir de The Agony Scene qu’un premier album moyen et une prestation à la boule noire il y a deux ans. Reste que cette année 2007 aura été une année riche de metalcore, d’où une question légitime. Ce disque fera t’il le poids face aux cadors qui ont pratiquement tous sorti un disque cette année. La réponse ne se fera pas trop attendre.

Il ne faut pas se leurrer si le groupe ne fait plus parti de l’écurie Roadrunner (maître en la matière de metalcore), c’est qu’il y a peut être une raison. Ou alors il y aura eu une erreur de stratégie……

On ne va pas faire durer le pseudo suspens que j’ai tenté d’instaurer. Ce disque est moyen. Moyen dans le sens ou son écoute se révèle plutôt répétitive. OK les riffs envoient mais d’un titre a l’autre ca ne varie guère et les refrains sont plus lancinant qu’entêtant. Pourtant on sent un véritable travail dans les ambiances. Plus sombres, plus recherchées, elles confèrent au disque un véritable plus par rapport a des deux prédécesseurs. Après ceux qui n’avaient pas accrochés n’accrocheront pas plus. Une ambiance ne fait pas un bon disque dans le metalcore.

On y trouvera quand même un autre point positif, la balance entre la mélodie et la grosse avoine est plutôt bonne mais l’album pèche réellement par le manque d’inventivité dans les riffs. Certains riffs sont tellement proches d’un titre à l’autre que l’on a l’impression d’avoir un morceau de 6 alors qu’il s’agit de deux titres de 3.

Le passage chez Century Media n’a rien affecté la qualité de la production, pour ça le son est bien gros et bien propre.

Voilà pas le meilleur disque pour entamer cette année 2008.Un disque passable qui ne fera pas long feu dans les platines.

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Sworn Enemy : Maniacal

Sworn Enemy : ManiacalCa faisait bien longtemps que je n’avais pas eu un groupe de metacore venant de chez l’Oncle Sam. Mais cette fois j’ai l’impression que le groupe a mis les bouchés double pour nous faire un disque plus thrashy que précédemment. Un virage comme celui qu’a opérer Chimaira avec son album éponyme. Pas loin.

Bon il ne faut quand même pas crier victoire trop vite, ce disque restera dans la bonne moyenne mais on ne lui jettera pas la première pierre pour autant. C’est vrai que ce disque en lassera plus d’un (surtout si vous avez le dernier Chimaira), mais quelque petites pépites se cachent dans Maniacal. Notons d’emblé l’excellent « Time To rage » qui déménage pendant 2′30.

Car Sworn Enemy c’est un genre de Thrash old scool avec un chant métalcore (ou hardcore comme vous voulez) bien prononcé. Pas de chant clair a l’horizon, de l’avoine pure et simple. Au menu donc des riffs qui cassent la nuque, des soli limite Destruction, des breaks permettant une bonne dose de Headbangeage (« Place Of Solace » seul titre de plus de 4 minutes mais véritable brise nuque).

On savait le groupe très lié a As I Lay Dying, a tel point que le batteur du groupe précédemment cité vienne prêter min forte quand les copains sont dans la panade.

Mais alors quel est le point qui fait que le groupe n’arrive pas a se sortir du ventre mou. Simple, bien que les compos soient percutantes, on ne peut que regretter la linéarité de certains titres. Et lorsque que votre disque ne propose que 10 titres pour 35 minutes de temps effectifs ca fait vite tache. Pour ma part je trouve la seconde partie du disque un poil en deçà donc une demi déception.

Avec cet album Sworn Enemy a su nous montrer un très bon potentiel qui sera probablement confirmé sur le prochain album pour peux que les américains prennent un peu plus leur temps. Et oui il ne faut pas confondre rapidité et précipitation. Avec un début tonitruant et un fin plus délicate on ne peut que regretté cet empressement.

Un album dans la bonne moyenne

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Headcharger – Trabendo 2007

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Malummeh : Revival

Malummeh : RevivalIl faudrait voir a ne pas nous tromper sur la marchandise. Au final Malummeh fait du metalcore et rien de plus. Pourquoi aller chercher midi a quatorze heure avec un descriptif vaseux qui n’a pour but que de se faire mousser. Enfin bon c’est quand même du finlandais, alors espérons que le rendu final soit à la hauteur des ses illustres prédécesseurs.

On retrouve donc dans ce Revival tous les éléments qui font le bonheur de nombreux fans. Des gros riffs qui brisent la nuque, des refrains mélodiques tout jolie et une énergie débordante. Passé cela il n’y a pas autre chose. Ah si une pochette que je trouve très réussie.

Bon blague a part il faut reconnaître que si le groupe est finlandais cela a forcement une répercussion sur la zic et ce n’est pas faux. A l’écoute de ce disque on ne peut pas trop se planter sur la provenance. Rien a faire il arrive encore a nous bluffer. Cela vient peut être du son cristallin et puissant si typique. Ou alors cela vient peut être de l’incroyable capacité des finlandais a nous pondre des mélodies accrocheuses et jamais lassantes. Jamais lassantes faut quand même pas trop trop pousser car Malummeh arrive parfois a un truc un peu too much mais bon dans l’ensemble ça passe.

Il n’y a pas véritablement a s’étaler sur cet album qui a proprement parler n’a pas de gros défauts, ni de grosses qualités. C’est nu disque bien fait qui s’inscrit dans la continuité de ce qui se actuellement avec pour lui un petit coté nordique sympa.

Voilà un disque qui va sûrement passer a travers mais qui n’est pas dénué d’intérêt pour autant. Agréable a l’écoute il pourra sans peine se faire un petite place chez vous……

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Interview : The Dillinger Escape Plan

interview The Dillinger Escape Plan
1) Salut, d’abord peux-tu nous raconter l’histoire du groupe ?
Les grands moments de la vie du groupe sont à peu près les suivants :
<BR/>1997 Création du groupe dans le New Jersey
<BR/>1998-1999 Le groupe sort l’EP ?Under the Running Board’ chez Relapse et subit ses premiers changements de line-up ? Le guitariste d’origine part et il est remplacé par Brian Benoit puis c’est au tour du bassiste à cause d’un accident de voiture qui le laisse paralysé. Le groupe sort Calculating Infinity qui fait beaucoup parler de lui dans l’underground.
<BR/>2000 Je rejoins le groupe comme bassiste et nous partons dans nos premières tournées européennes et japonaises. Le chanteur d’origine Dimitri quitte le groupe. Les tournées s’enchaînent..
<BR/>2001 Le groupe écrit et enregistre l’EP ?Irony is a Dead Scene’ avec Mike Patton (NDR : ancien chanteur de Faith No More). Greg Puciato nous rejoint au chant. D’autres tournées nous occupent le reste du temps.
<BR/>2003 Le groupe écrit et enregistre Miss Machine. Nous poursuivons les tournées.
<BR/>2005-2006 L’enchaînement des tournées commence à nous peser. Brian est obligé de s’arrêter à cause d’un problème de dégénérescence nerveuse alors que Ben se blesse sérieusement à l’épaule.
<BR/>2006-2007 L’écriture de ce qui donnera finalement ?Ire Works’ commence. Le batteur d’origine, Chris Pennie, part pour rejoindre Coheed And Cambria. Après de multiples difficultés, nous trouvons Gil Sharone pour le remplacer et nous enregistrons alors ce nouvel album que nous considérons comme notre meilleur jusqu’à présent. Jeff Tuttle nous a depuis rejoint et nous devrions commencer à tourner pour un bon moment à partir de ce mois de décembre.
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2) Deux membres du groupe ont quitté le groupe en 2007. Pour quelle raison sont-ils partis ? Est-ce que c’était important pour eux d’enregistrer ce nouvel album avant de partir ?

Aucun d’entre eux n’a enregistré avec nous. Chris devait le faire, mais il a préféré rejoindre Coheed And Cambria à la place. Brian ne pouvait tout simplement plus jouer, il n’a donc pas vraiment été impliqué dans l’écriture de cet album.
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3) Peux-tu nous présenter les nouveaux membres ?

Gil Sharone à la batterie officie dans deux groupes : Stolen Babies et nous. Jeff Tuttle, à la guituare, ?Bitch, he’s the boss ? (NDR : ?Putain, c’est lui le boss’)? je ne vois pas quoi ajouter.
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4) Peux-tu nous décrire ce nouveau CD ? Le processus d’écriture des chansons, les sessions d’enregistrement?

L’enregistrement s’est déroulé en Californie du Sud, dans Orange County de juin à août. La seule chose qui m’ait vraiment influencé c’est que nous étions tous ensemble et que nous avons enregistré tout d’un coup. Dans le temps, nous aurions sûrement enregistré par bouts, quelques chansons par-ci par-là, entre les tournées et parfois nous aurions même eu la chance de pouvoir dormir à la maison après chaque journée au studio. Mais cette fois-ci nous étions tous entassés dans une suite d’hôtel, qui n’était pas tellement confortable. Mais au moins nous avons été capables de focaliser tout notre temps et notre énergie sur un objectif, et nous avons discuté, échangé des idées, laissé les choses se mettre en place avec l’accord de tous? tout ça mis bout à bout a donné celui que nous considérons comme le meilleur album de Dillinger jusqu’à maintenant.
<BR/>A quelqu’un ne nous connaissant pas, je pourrais dire que c’est du Punk-Jazz très sophistiqué, très rapide et agressif? mais décrire comme ?Jazz’ ou ?Math’ quoi que se soit que nous faisons c’est chercher les ennuis, supplier d’être catalogué et d’être qualifié d’attrape pigeon. Cet album, c’est toujours nous mais en mieux. Nous sommes de meilleurs compositeurs parce que nous avons pris des risques sur notre précédent album, ?Miss Machine’ et je pense que ça se voit sur ?Ire Works’. Les chansons les plus rapides et heavy sonnent comme nos vieux titres en terme de vitesse, intensité, longueur, efficacité? Les autres titres servent de ponts tout au long de l’album, lui donnant des moments très forts et d’autres très calmes? et ainsi d’étaler nos autres talents, de donner aux gens quelque chose pour les titiller et ainsi donner de l’attrait à l’album.
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5) Pourquoi avez-vous choisi ce titre pour l’album ?

J’ai trouvé ce titre en altérant le mot ?Fireworks’ (NDR : feu d’artifice). Ca fait référence à une nuit bien précise lors de notre dernière tournée où nous étions assis ensemble à discuter de notre avenir et les choses semblaient alors aller pour le mieux pour nous? Alors que nous finissions notre conversion, quelqu’un sur le parking a commencé à allumer des feux d’artifices? Ce souvenir m’a simplement semblé ironique. Par la suite, après que tout se fut écroulé autour de nous, j’ai repensé à ce moment-là comme étant plus un ?Ire’ works qu’un Fireworks (Ire signifiant une colère ou une haine ironique). Cet album, ces 13 chansons ont été façonnées dans des conditions de difficulté? un état de travail, de travail se nourrissant de cet Ire.
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6) Quel est le thème principal des paroles ?

Ca se serait une question pour Greg. Ces chansons sont à propos des relations humaines. Ne pas subir ou avoir à subir la merde des autres. Réfléchir aux relations qui se sont terminées et les choses négatives et positives que l’on gagne à passer par ça. Il est question de contrôle et de commandement, de hiérarchie, de l’homme contre la femme, de l’homme contre la machine, de tous les principaux problèmes typiques de ce monde.
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7) Peux-tu nous expliquer le graphisme accompagnant Ire Works ?

Nous cherchions quelque chose de propre et sinistre, des images qui soient plus tournées autour de la couleur et de la composition que du contexte. Nous voulions quelque chose de grave et de simple. Il y a donc une sorte de code dans la mise en page, presque comme un cryptogramme? Nous voulions que les fans puissent s’amuser à interagir avec tous les niveaux du packaging.
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8) Votre musique est vraiment dure à décrire, peux-tu le faire en seulement 3 mots ?

Really Fuckin’ Pissed (NDR : Vraiment Vachement Furieuse).
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9) En 2006, vous avez sorti un EP spécialement pour Itunes, peux-tu nous expliquer ce choix ?

Et bien, nous voulions toucher un public plus large que notre base habituelle. Nous voulions nous imposer ce défi d’enregistrer nos partitions chacun de chez soi, ce qui fut excitant tout en nous aidant à limiter les coûts. Nous avons décidé de ne faire que des chansons que nous avions déjà reprises au moins une fois dans notre carrière, à l’exception de ?Jesus Christ Poses’ qui fut à l’époque une demande de Kerrang ou quelque chose comme ça, si je me souviens bien. Nous voulions montrer que nous ne sommes pas uniquement des musiciens de métal, que nous avons d’autres intérêts et d’autres sources d’inspiration? et aussi que nous avons de l’humour.
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10) Peux-tu nous parler d’un souvenir du groupe qui t’a marqué ?

Jouer avec Mike Patton (NDR : ancien chanteur de Faith No More) aux New Years Eve in San Francisco 2003. Nous avons fait une reprise de ?Malpractice’ qui est un titre que Faith No More n’avait jamais joué sur scène. Une fois le show terminé, il a dit quelque chose comme ?Mais où étiez-vous les gars il y a 10 ans alors que je jouais avec ces clowns ?’. Ce jour-là a été un peu mon Noël à moi cette année-la.
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11) Notre site web s’appelle Spirit Of Metal, mais qu’est-ce que l’esprit du métal pour toi ?

Je pense que c’est tout ce qui tire son inspiration des plus sombres instants et tonalités de la vie. C’est la volonté de réaliser ses rêves malgré les goûts étroits de notre société. C’est être fidèle à soi-même au travers de sa musique et de ses goûts musicaux. C’est ne pas être esclave des croyances des autres. C’est avoir un sens de la raison et de soi-même et rester vrai aux deux.
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12) Je te laisse conclure?

Thrash hard or the terrorists win !!! (NDR : Thrash dur ou les terroristes gagneront !!!)
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<BR/>’traduite par HeavyBoy’

En savoir plus sur The Dillinger Escape Plan

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The Dillinger Escape Plan : Ire Works

The Dillinger Escape Plan : Ire WorksOla ! Deux défections dont le départ du monstrueux Chris Pennie. Ca sent bien la noisette cette histoire. Comment ne pas partir avec un a priori gros comme ça lorsque l’on voit ça ? Et pourtant il faut bien s’y mettre mais le fait que Dimitri Minakakis vienne faire un petit guest me fait encore plus douter, car rien de pire que de refaire un petit tour de chant sur l’album d’un groupe dont on a été le frontman pendant des années. On veut jouer sur la corde sensible c’est sûr. Enfin laissons-nous porter j’ai peut-être tort de m’emballer comme ça.

Dès les premières notes je me sens en terrain connu, celui de The Dillinger Escape Plan. Ouf ! La patte est toujours là et tout ce qui va avec. Le côté ultra technique est toujours bien présent, le néophyte sera désarçonné par tant de débauche musicale. Mais en ce qui concerne le fan hardcore c’est peut-être une autre histoire. Car il faut reconnaître que si ce disque ne fait pas tâche, il ne brillera pas non plus par sa remarquable écriture. Je sais que ç’est assez paradoxal avec le début de ma chronique et l’on s’y perd. Essayons de clarifier tout ça.

Si je devais faire simple. Si vous avez déjà jeté une oreille sur Miss Machine, ce disque pourra vous paraître en deçà et c’est normal, il l’est. Si vous n’avez jamais porté l’oreille sur un (chef-d’)Å“uvre de The Dillinger Escape Plan, vous allez vous prendre une grosse claque. C’est vrai qu’il manque ce petit truc qui ferait de ce disque une bombe. Comme si ce disque avait été écrit vite fait sur le coin d’une nappe, mais écrit par des génies. D’où sa qualité mais pas sa super originalité.

Comme annoncé dans l’intro Chris Pennie n’est plus dans le groupe mais force est de reconnaître que la grosse satisfaction vient de son remplaçant, Gil Sharone. Son touché est différent de celui de Chris et cela apporte de la fraîcheur à l’ensemble. Nous voilà rassurés pour la suite des évènements, la baffe sera toujours d’actualité en live.

Amusant également de pouvoir comparer les deux chanteurs du groupe. On se dit que c’est quand même bien dommage que notre ami Dimitri Minakakis soit parti, enfin…….

The Dillinger Escape Plan oblige, le son va faire se décoller plus d’une enceinte. Monstrueux avec un gros volume sonore, ça pète dans tous les sens.

Pas un mauvais disque en soi mais ce n’est probablement pas le meilleur non plus. Mais comme à chaque fois peut être faudra-t-il plus d’une dizaine d’écoutes pour rentrer dans ce disque et se rendre compte qu’il tue. Reste que pour le moment Miss Machine lui est supérieur……

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